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Procès d'une très belle femme, plus très jeune, qui écoute dans le boxe des accusés le récit de sa propre vie : l'enfance, l'exil, l'absence du père, le mariage, les relations houleuses avec sa fille, l'âge et le déclin, jusqu'à l'acte irréparable. Un huis clos qui questionne aussi la culpabilité du temps, l'érosion des sentiments et l'illusion passionnelle. Irène Némirovskv fut contrainte à un premier exil lorsque, après la Révolution russe, les soviets mirent à prix la tête de son père. Après quelques années d'errance en Finlande et en Suède, elle s'installe à Paris. Maîtrisant sept langues, riche de ses expériences et passionnée de littérature, Irène a déjà beaucoup publié lorsqu'en 1929 elle envoie à Bernard Grasset le manuscrit de David Golder. Et Irène devient une personnalité littéraire - injustement oubliée pendant des années - fêtée par Morand et Cocteau. Il ne faudra pas dix ans pour que ce rêve tourne au cauchemar : victime de l " aryanisation " de l'édition, Irène n'a plus le droit de publier sous son nom tandis que Michel, son mari, est interdit d'exercer sa profession. Puis la guerre l'arrache de nouveau à son foyer. Emportée sur les routes de l'exode, elle trouve refuge dans un village du Morvan, avant d'être déportée à Auschwitz où elle est assassinée en 1942.
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