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  • Promenade des Champs-Elysées, place Vendôme, Palais des glaces, hippodrome de Chantilly... Les gravures à l'eau-forte et à l'aquatinte en couleurs de Pierre Gatier nous invitent à entrer dans le sillage des élégantes Parisiennes de la Belle Époque et à les suivre sur les lieux de rendez-vous alors en vogue. Une attention toute paticulière est portée aux toilettes de ces dernières, des chapeaux jusqu'aux bottines. Aussi, l'ouvrage revient-il sur les liens qu'a entretenu l'artiste-graveur avec le couturier Jacques Doucet et avec la mode de son époque. Mais Pierre Gatier n'est pas que le peintre de la bonne société ; fils et petit-fils de marins, il s'est aussi intéressé à la mer et aux bateaux.
    1915-1918. La guerre marque une rupture dans l'oeuvre de Pierre Gatier. Les linoléums qu'il produit alors traduisent la dureté des temps. Ils contrastent stylistiquement et de manière radicale avec ses aquatintes en couleurs de la vie parisienne.
    Une nouvelle rupture marque à nouveau son oeuvre de l'après-guerre, avec l'adoption d'un style plus graphique, au burin et à la pointe sèche. Gatier grave alors exclusivement au trait et en noir, souvent en hachures parallèles. Il prend pour sujets des lieux parisiens, notamment de spectacles, et surtout des scènes rurales, des paysages du Val-d'Oise, de montagnes, ainsi que des marines.
    Nous partons à la découverte d'un artisan passionné, qui parvint à révéler toutes les potentialités expressives des différentes techniques de gravure qu'il aborda : aquatinte, eau-forte, linogravure, burin et pointe sèche.

  • À partir d'un socle iconographique originaire de l'Inde, puis diffusé dans l'ensemble des pays asiatiques - de l'Afghanistan au Japon et de la Chine à l'Indonésie -, la mise en image de la vie du Bouddha historique constitue une part essentielle des arts religieux du monde extrême-oriental. L'ultime existence terrestre de celui que l'on désigne indifféremment comme l'Éveillé (Bouddha), le Bienheureux (Bhagavant) ou encore le Sage du clan des Shâkya (Shâkyamuni) a donné lieu à d'innombrables oeuvres immédiatement identifiables.
    L'ouvrage se propose donc de mettre en exergue la richesse des traditions iconographiques et stylistiques se rapportant à la représentation de la vie exemplaire et édifiante du fondateur de la quatrième religion au monde en nombre de fidèles. Narrant le destin d'un homme aux qualités intellectuelles et morales exceptionnelles, la vie du Bouddha se déroule telle une geste de l'esprit, tour à tour concrète et banale ou miraculeuse et transcendante.
    Sans omettre de rappeler les circonstances de l'apparition du bouddhisme en Inde, aux environs du V e siècle avant J.-C., ni d'évoquer la teneur de la « bonne Loi » et les principales évolutions doctrinales qui ont marqué son développement - boudd- hisme ancien (theravâda), bouddhisme du grand Véhicule (mahâyâna) et bouddhisme du Véhicule de diamant (vajrayâna).

  • L'art brut existe-t-il ?

    Collectif

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    • 21 Mars 2019

    La question de ce qui est art brut ou non se pose. Art des enfants ? Art populaire ? Art naïf ? Art hors-les-normes ou art singulier ?
    Le nom-même est questionné : pourquoi l'appeler « brut » quand des artistes comme ceux de Cobra s'attachent eux aussi à faire des expressions artistiques libérées des codes traditionnels de représentation ?
    Jean Dubuffet emploie pour la première fois le terme « art brut » lors de visites dans les hôpitaux psychiatriques suisses avec Jean Paulhan en 1945. Et il écrit dans son manifeste pour la première exposition collective de l'Art Brut à la galerie René Drouin en 1949 : « Nous entendons par là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique ».
    Les productions esthétiques réalisées en hôpital psychiatrique ont joué un rôle déclencheur, dont bien sûr celles d'Antonin Artaud. Or, certains contestent le qualificatif même d'« art » pour ces productions, d'autres y voient une source de « thérapie . Nom et contenu posent donc de nombreuses questions qui sont ici abordées grâce à des contributions riches et utiles. La question de la sélection et des processus de valorisation est interrogée, éclairée par une importante et variée iconographie.

  • Giampietro Campana, directeur du mont-de-Piété à Rome, a constitué la plus grande collection privée du XIX e siècle, qui rassemblait aussi bien des objets archéologiques que des peintures, des sculptures et des objets de la Renaissance. Cette collection se carac- térisait tant par sa quantité (plus de 10 000 pièces) que par sa qualité, comptant de nombreux chefs-d'oeuvre, du Sarcophage des Époux à La Bataille de Paolo Uccello et aux sculptures de Della Robbia. À travers cette collection, à nulle autre pareille, Campana mettait en lumière le patrimoine culturel italien, au moment même où émergeait l'Italie comme nation.
    Après ses démêlés avec la justice pontifi cale, Campana vit sa collection dispersée en 1861 entre la Russie du tsar Alexandre II et la France de Napoléon III, ce qui suscita alors une émotion profonde en Italie et en Europe. C'est ainsi que l'essentiel de la collection Campana arriva au musée du Louvre. Aujourd'hui encore, la galerie Campana, où sont exposés les vases grecs, garde le nom de cette collection qui a joué un rôle décisif dans la constitution des collections du Louvre.
    Ce catalogue entend donner, pour la première fois depuis sa dispersion, une vision d'ensemble de cette légendaire collection.
    Il présente la personnalité fl amboyante de Campana et la société dans laquelle il évolua, l'histoire de la collection, la reconstitution de salles du musée Campana à Rome, le goût du collectionneur pour les pastiches et les faux. Il met également en lumière l'infl uence immense de la collection Campana dans l'art et l'artisanat de la seconde moitié du XIX e siècle.

  • Sur le motif

    Collectif

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    • 24 Mai 2018

    « Sur le motif » : l'expression, popularisée par les impressionnistes, s'applique généralement à une peinture réalisée en exté- rieur, sans dessin préalable. Sous-entendant les notions de spontanéité, de rapidité d'exécution et de transportabilité du maté- riel (tubes de couleur, petits formats), cette peinture se focalise donc sur le paysage. Paysage rural ou urbain, mais aussi intérieur et extérieur.
    Cet ouvrage met en relation les oeuvres peintes, dessinées et gravées de quatre artistes contemporaines travaillant sur le motif : Delphine D. Garcia, Chiara Gaggiotti, Virginie Isbell et Corinne Pauvert. On y percevra leurs préoccupations communes et leurs goûts particuliers, des façades des maisons anglo-normandes, chères à Delphine D. Garcia, aux multiples façettes de la cour intérieur de l'immeuble parisien de Chiara Gaggiotti, en passant par les paysages montagneux de Corinne Pauvert et les contemplations ensoleillées de Virginie Isbell.
    Ce catalogue se compose ainsi de cinq livrets réunis dans un élégant coffret, un par artiste et le cinquième contenant un essai de l'historien de l'art Brice Ameille, spécialiste du paysage.

  • Sous le règne de Mutsuhito, l'empereur Meiji, le Japon connaît une refonte sans précédent de ses systèmes politiques, écono- miques et sociaux aboutissant à une modernisation extrêmement rapide du pays : c'est la restauration Meiji.
    La vocation de cet ouvrage est ainsi de mettre en lumière les différents aspects de la modernisation du Japon et de l'internatio- nalisation de sa production culturelle à travers différentes techniques artistiques. Pièces d'orfèvrerie, cloisonnés, photographies, textiles, peintures, bronzes, céramiques... illustrent les mutations opérées dans la société tout entière et dans l'art en particulier.
    Au fi l des pages richement illustrées, on y découvre de grands noms de l'art, tel Kawanabe Kyôsai ou Shibata Zeshin. Les liens entre artistes et créateurs japonais et européens sont également évoqués par des rapprochements entre oeuvres japonaises et occidentales contemporaines.
    Nous partons à la découverte d'un chapitre de l'histoire des arts trop méconnu qui montre comment le Japon inventa lui aussi un « japonisme ».

  • Homère ou les deux fleuves

    Collectif

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    • 18 Avril 2019

    Homère, avec les deux monuments littéraires que sont l' Iliade et l' Odyssée qui lui sont généralement attribués, est sans conteste une des sources majeures les plus anciennes de la culture occidentale. Au-delà de leur importance dans la littérature, ces deux oeuvres ont irrigué depuis lors l'imaginaire des différentes civilisations héritières de la Grèce. Ainsi, confusément, la Guerre de Troie, les noms d'Achille, d'Hector ou d'Ulysse continuent encore à raisonner dans nos esprits aujourd'hui. À plus fort titre, les artistes dans l'Antiquité, comme depuis la Renaissance, y ont puisé une multitude de sujets fondamentaux dans l'histoire de l'art.
    Homère n'en finit pas d'être présent, de susciter des interrogations et de rester mystérieux : poète aveugle et errant ou écrivain génial et inspiré ? Ou bien fantôme créé de toutes pièces par une sorte d'horreur du vide, pour donner un auteur à deux oeuvres anonymes mais indispensables ? Inépuisable répertoire de références et de paradigmes, l' Iliade et l' Odyssée sont de véritables palimpsestes. Leurs figures plurielles, aux prodigieuses potentialités narratives, maintes fois repensées, interprétées, actualisées, authentiques mythes fondateurs, ne cessent de fasciner les hommes.
    Les quelque 300 oeuvres présentées, d'une grande diversité de techniques et d'époques, permettent de faire voir la richesse d'inspiration des poèmes sur les différents arts et de comprendre la complexité de la « question homérique » ainsi que les raisons qui ont fait d'Homère le « maître d'école de la Grèce » (Platon), faisant du poète une autorité dans des domaines aussi divers que la langue, la littérature, les sciences, les arts, la morale et l'art de vivre.

  • On danse ?

    Collectif

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    • 7 Février 2019

    Que signifi e danser ? Faut-il un geste spécifi que, une suite ou une combinaison particulière de gestes ou de mouvements ? Faut-il qu'un geste, quel qu'il soit, soit répété, reproductible, fait à plusieurs ? Faut-il de la musique, un rythme ?
    La danse moderne et post-moderne et la danse contemporaine nous ont appris que la danse n'était pas forcément virtuose. Que des gestes très quotidiens peuvent « faire » danse.
    La danse n'est-elle alors qu'une question de regard ? Est danse ce que l'on décide de regarder comme tel : une foule dans une ville, un enfant qui fait ses premiers pas, des mouvements naturels créés par le vent, un animal qui se déplace, un mouvement répété, répétitif...
    L'acte de danser ne serait donc pas que l'apanage d'un corps stéréotypé, formé, formaté, exercé. Le corps en serait néanmoins l'outil premier.

  • Le mystère Clouzot

    Collectif

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    • 5 Octobre 2017

    L'Enfer, La Prisonnière , Quai des Orfèvres , Le Salaire de la peur , Les Diaboliques ... Dans la mémoire cinéphile, le nom d'Henri-Georges Clouzot est associé à cette « qualité française » que contestèrent les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague : un cinéma lisse, artisanal sinon académique, en tout cas peu propice à soulever des émotions fortes. Pourtant, les fi lms de Clouzot continuent de fasciner. En témoignent les remakes, les rediffusions qui attirent une large audience ou le succès du documentaire sur L'Enfer . C'est la redécouverte de ce versant expérimental qui donne envie de se pencher sur le « mystère Clouzot », caché derrière sa réputation convenue de raconteur d'histoires effi cace. Il y a un mystère Clouzot, il y a même un vertige et une folie qui n'appartiennent qu'à lui, et qui le ramènent sans cesse au même point : la recherche d'une forme idéale, une forme que l'artiste pourrait maîtriser totalement et qui deviendrait la fi gure même de la vérité. Cette ambition insensée, il l'a côtoyée - sans jamais tout à fait l'étreindre - dans ses portraits fi lmés de grands artistes ( Le Mystère Picasso par exemple), ou lors des projets réfl exifs qui traversent sa dernière période. Mais elle est déjà présente, comme une obsession lancinante, dans le cinéma soi-disant classique qui l'a rendu célèbre. L'ouvrage aborde, à la lumière d'une riche et inédite iconographie, le rapport de Clouzot aux arts plastiques et à la modernité picturale mais aussi sa pratique photographique ou sa passion de la musique.

  • Henri Cueco

    Collectif

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    • 6 Février 2020

    Cette monographie rétrospective est une tentative de dire l'oeuvre d'Henri Cueco dans son ensemble, depuis les premières toiles exposées au Salon de la Jeune Peinture jusqu'à la disparition de l'artiste en 2017, et dans sa diversité, à la fois oeuvre peinte, dessinée, mais aussi installations, tapisseries, décors de théâtre...
    Dès les années 60, Cueco développe une peinture figurative qui s'interroge sur les corps, sur l'ambiguïté des désirs et la violence des rapports humains, sur la tension entre la place de l'homme dans la nature et son occupation des espaces urbains. Toutes ces thématiques, essentielles, sont fondatrices de toute l'oeuvre à venir.
    Cueco est un artiste travaillant en séries, épuisant un thème, une figure pour passer à une autre, mais capable d'y revenir, l'air de rien, des années après. Son oeuvre se tient sans cesse entre ordre et désordre, entre articulation et désarticulation, autour d'une grande question qui est essentiellement celle de notre rapport à la nature.
    Si Cueco a peint et dessiné de nombreux animaux, moutons, cochons, serpents..., ce sont, parmi les figures animales, les chiens qui reviennent le plus régulièrement dans son oeuvre. S'il s'intéresse plastiquement aux chiens, dont les formes et les lignes le fascinent, c'est bien leur proximité avec l'humain qui l'intéresse et le pousse à faire, souvent, du chien un double métaphorique de l'homme, entre domestication et sauvagerie, entre nature et culture.

  • Comment utiliser les techniques du textile et les appliquer au végétal avec délicatesse et poésie ? Marinette Cueco a réussi ce pari comme par magie. Plasticienne française, née en 1934 à Argentat en Corrèze, son travail est empreint d'une grande délicatesse et d'une certaine fragilité ; il émane de ses oeuvres une liberté et une grande poésie.
    L'artiste utilise les techniques séculaires du tissage, du tressage, mais uniquement manuel. Elle rend ainsi hommage à sa grand-mère et à sa mère qui lui ont transmis toutes les arcanes de « l'art souple, l'art textile » ; des techniques qui sont alors transposées de manière graphique et poétique en végétal.
    Nous sommes captivés et littéralement attrapés dans cette toile végétale qu'elle file pour « se vider la tête ». Marinette Cueco crée des formes géométriques nouées à l'inifini, tantôt des sphères, tantôt des carrés, ou bien encore des rectangles... de la broderie végétale en quelque sorte.

  • Si l'amour est un sentiment universel, les manières d'aimer sont multiples et n'ont cessé d'évoluer au cours de l'Histoire. D'une époque à l'autre, les transformations de la relation amoureuse constituent une inépuisable source d'inspiration pour les artistes.
    L'ouvrage se propose d'écrire une histoire des manières d'aimer, depuis le pêché originel jusqu'à la quête de liberté à la fi n du XIX e siècle. Cette histoire d'amours évoque tour à tour l'adoration, la passion, la galanterie, le libertinage ou encore le romantisme.
    Elle montre comment, partant d'une stigmatisation du féminin, chaque époque a réhabilité successivement la femme, l'amour, la relation, le plaisir et le sentiment pour aboutir à l'invention de l'amour libre.
    Rendue sensible à travers un fl orilège de quelques 250 oeuvres d'art, croisant les techniques et les civilisations, cette histoire ne prétend pas à l'exhaustivité, mais privilégie un point de vue d'auteur. Chacun des chapitres met en lumière un tournant majeur dans l'histoire de la relation amoureuse.
    Au fi l de ce récit, ponctué de citations littéraires et d'extraits de fi lms, se dévoilent des chefs-d'oeuvre de la statuaire antique, des objets précieux du Moyen Âge, des peintures de Memling, Fragonard, Delacroix, ou encore des sculptures de Canova, Rodin et Claudel.

  • Cet ouvrage dresse l'inventaire complet des dessins français des XVI e et XVII e siècles du musée des Beaux-Arts de Rouen, qui abrite l'une des plus belles collections d'art français du XVII e siècle, de l'époque d'Henri IV au règne de Louis XIV.
    Il met aussi en avant une sélection de quelques 120 feuilles choisies parmi les plus remarquables, par Bellange, Callot, Vouet, La Hyre, Poussin, Le Brun ou Jouvenet et illustre tous les types de dessin pratiqués à l'époque : projets pour des compositions historiées, études de draperies, vues de ruines, panoramas urbains, scènes campagnardes, portraits ou encore caricatures.

  • Banquier richissime, amateur éclairé, humaniste artisan d'un projet pacificateur, Albert Kahn a investi la plus grande partie de sa fortune personnelle dans un immense projet, au nom du progrès des sciences sociales et de l'humanité, désireux de donner aux hommes les moyens de mieux se connaître. De cette volonté, il reste le fonds des Archives de la Planète, inventaire des réalités culturelles saisies à travers près de soixante-douze mille autochromes et plus d'une centaine d'heures de films.
    Derrière une homogénéité des supports, les Archives de la Planète constituent un projet polysémique, présentant une réelle hétérogénéité des sujets traités, croisant différents types de récits, disciplines, influences, relations à l'ailleurs... Ce projet s'inscrit en effet au coeur d'une époque complexe, charnière entre deux siècles, aux références multiples. Il rend compte d'un monde qui se modifie en profondeur, qui s'étend en même temps qu'il se circonscrit. Un monde dont les parties nouvellement mises en contact communiquent, s'influencent, s'affrontent... Un monde où un progrès technologique sans précédent permet de raccourcir les distances, d'explorer l'infiniment grand et l'infiniment petit, d'enregistrer mécaniquement le réel...
    Une oeuvre foisonnante, faite d'images convenues ou inattendues, belles ou banales, vite oubliées ou inscrites durablement dans l'imaginaire collectif.

  • Avec la Révolution industrielle, la mobilité a connu un bouleversement sans précédent en Occident. La constitution du réseau ferré au XIX e siècle a permis de relier facilement des territoires autrefois éloignés, grâce à une vitesse de déplacement bien plus importante que celle de la marche, du bateau ou du cheval. Au XX e siècle, le développement du système automobile a intensifi é ces transformations en apportant la souplesse des horaires et les trajets en porte-à-porte. Enfi n, l'avion a permis de rejoindre en quelques heures seulement n'importe quel point du globe.
    L'organisation des territoires a été remodelée sous l'infl uence des possibilités offertes par ces nouveaux modes de transport.
    Nos modes de vie en ont été complètement transformés : ils sont beaucoup plus dispersés dans l'espace qu'auparavant.
    L'accès à une mobilité rapide a été vécu comme une liberté extraordinaire, dont témoignent les écrivains du début du XIX e siècle mais aussi les citadins chinois contemporains, qui ont connu en quarante ans le passage d'une société traditionnelle à une société mobile. Tous les continents sont concernés par ce « tournant de la mobilité ».
    Mais, si la mobilité est une formidable source de liberté, elle génère également des problèmes majeurs : pollution, émissions de gaz à effet de serre, étalement urbain, fatigue, congestion... Alors demain, pourrons-nous et voudrons nous encore nous déplacer autant ?

  • Cet ouvrage propose d'explorer une image méconnue de Napoléon Bonaparte. Loin des champs de bataille et des cérémonies officielles, il met en lumière une face plus intime de l'empereur, dont la famille, les amis et les convictions forgeront la personne publique, puis la légende. Peintures, gravures, caricatures, livres, objets... brossent le portrait d'un homme et nous font pénétrer dans l'intimité du couple impérial, et plus largement dans l'intimité du cercle familial. Mariage, divorce, remariage, enfants, fille de coeur, succession au trône... autant de facettes de la vie intime de Napoléon I er ainsi dévoilées. Ici, le héros ne pose pas pour la postérité, il se donne à voir en papa-poule, en beau-père aimant, en mari attentionné...

  • L'ouvrage explore le monde de l'estampe contemporaine en s'intéressant en particulier aux productions les plus spectaculaires et les plus hétérodoxes. Cinq cents ans après Albrecht Dürer, dont le monumental Arc de triomphe de Maximilien I assemblait pas moins de 36 feuilles imprimées, les artistes plébiscitent plus que jamais le grand format, l'estampe n'étant plus depuis longtemps un instrument de diffusion de l'image mais bien un champ d'expérimentation et un moyen de faire oeuvre.
    Dépasser les règles de l'édition commune conduit à s'emparer de toutes les techniques sans a priori, des plus traditionnelles (gravure sur métal et sur bois, lithographie, sérigraphie...) aux plus novatrices (photogravure, tirage numérique, papier mural...), à jouer avec les limites de l'estampe (gigantisme, support autre que le papier, sérialité, collage...), à interroger enfin les modes de représentation comme les systèmes de fabrication des images.
    Beaucoup d'acteurs majeurs de l'art de ces cinquante dernières années ont relevé ce défi tout autant intellectuel, visuel, technique qu'économique, parmi lesquels Pierre Alechinsky, Georg Baselitz, Christiane Baumgartner, Pierre Buraglio, Gunter Damisch, Jim Dine, Franz Gertsch, David Hockney, Anselm Kiefer, Frédérique Loutz, Julie Mehretu, Richard Serra, Jose Maria Sicilia, Antoni Tapiès... et bien d'autres.

  • Nicolas Régnier est un artiste du xvii e siècle cosmopolite, audacieux et atypique. Flamand par son lieu de naissance, mais français par la langue et l'esprit, il réalise toute sa carrière en Italie. À Parme, à la cour des Farnèse, puis à Rome et Venise, où il vécut autant d'expertise et de commerce d'oeuvres d'art que de ses propres tableaux. À la renommée de l'artiste s'ajoutaient celle du collec- tionneur, de l'homme du monde et de la beauté de ses filles, qui furent ses modèles préférées.
    L'ouvrage révèle l'extraordinaire modernité de cet artiste qui passa d'une peinture « au naturel » à la sensualité délicate et idéale d'oeuvres mêlant érotisme et mélodrame. La production très originale et variée de Régnier embrasse les portraits des plus grandes cours et les commandes religieuses les plus importantes, mais également, avec humour, la vie de bohème des tavernes et du peuple. La dimension subversive de certaines de ses toiles, évoquant le visage sombre ou grivois de la Rome du xvii e siècle, font de Régnier un peintre d'avant-garde qui sut renouveler le langage du Caravage.
    Au-delà de la passionnante évolution stylistique du peintre, il s'agit également de découvrir la personnalité audacieuse de celui qui fut également un grand collectionneur et avait réuni des chefs-d'oeuvre de Giorgone, Dürer, Titien ou encore Rubens. Régnier s'affirme comme l'un des principaux marchand d'art de la place de Venise, capable de négocier les plus importants chefs-d'oeuvre ou de vendre en bloc à l'ambassadeur d'Angleterre vingt-trois tableaux de grands maîtres.

  • Lucien Hervé

    Collectif

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    • 23 Novembre 2017

    Lucien Hervé (1910-2007), d'origine hongroise, est reconnu comme l'un des plus grands photographes d'architecture. Outre la reconnaissance internationale, la quinzaine d'années de sa collaboration avec Le Corbusier lui a offert un sujet original et unique.
    L'oeuvre de l'architecte lui a permis de devenir constructeur de l'image : un détail pour parler de l'ensemble, le tranchant entre l'ombre et lumière pour exprimer l'espace. Si ses principaux collaborateurs ont été des architectes, le parcours de l'artiste ne s'est pas restreint à l'architecture. Or, cette partie de son oeuvre reste relativement méconnue du grand public.
    Lucien Hervé était humaniste, profondément intéressé par la diversité des cultures rencontrées à l'occasion de ses nombreux voyages autour du monde. En Inde, au Pérou, aussi bien qu'en France, il sera attentif aux conditions de vie et de travail. Sans anecdotisme, il captera enfants et vieillards. Leur gestuelle sera un moyen pour lui de jouer avec la géométrie. Ses cadrages en plongée, ses vues en oblique, un certain dépouillement et une volonté d'abstraction caractérisent un style photographique très différent de celui de ses contemporains.
    L'ouvrage propose donc une approche inédite qui allie les photos sur l'architecture à celles sur « le vivant ». Cette juxtaposition forte entre les thèmes chers à l'artiste permet de mieux saisir la conviction qu'il exprimait : « L'humain se cache dans la manière de photographier. Quand je photographie un homme ou une architecture, mon point de vue reste le même. »

  • Réunie par sir William Burrell, un riche armateur, collectionneur d'art, et offerte de son vivant à la ville de Glasgow en 1944, la collection Burrell, aujourd'hui conservée dans le Parc Pollock au sud de la ville, est vaste et hétéroclite : pas moins de 8 000 oeuvres et objets d'art - parmi lesquels un impressionnant ensemble de vitraux - qui couvrent différents lieux et époques :
    Art antique, islamique, art chinois, moderne...
    L'ouvrage présente ici une sélection d'oeuvres signées des grands maîtres de la peinture française : Courbet, Cézanne, Degas, Manet, Pissarro, Boudin, Sisley, Daumier...

  • Né à Lyon, en 10 av. J.-C., Tiberius Claudius Drusus fut proclamé empereur par la garde prétorienne, en 41 de notre ère, après l'assassinat de Caligula. Un avènement inattendu pour cet homme d'âge mûr, que des troubles neurologiques avaient jusque-là écarté de toute prétention dynastique.
    Le regard porté sur l'empereur Claude pâtit longtemps de l'image peu fl atteuse transmise par la littérature, la sulfureuse renom- mée de ses épouses Messaline et Agrippine, et le destin funeste de son fi ls Britannicus.
    Depuis peu cependant, les historiens restituent le portrait d'un homme cultivé, soucieux de son peuple et promoteur de ré- formes administratives effi caces pour l'Empire, la plus célèbre concernant l'accession des Gaulois au sénat romain (Table clau- dienne). Dans la continuité de ses prédécesseurs, Claude étendit l'Empire par l'annexion et la conquête de cinq nouvelles provinces, dont la plus importante, Britannia (sud de l'Angleterre), qui lui valut les honneurs. Il engagea également une politique de grands travaux, comme la création du port de Rome à Ostie-Portus.
    C'est ce nouveau visage de l'empereur Claude que cet ouvrage nous invite à découvrir, à travers près de 150 oeuvres (statues, bas-reliefs, camées et monnaies, objets de la vie quotidienne, peinture d'histoire, etc.), des extraits de fi lms, des restitutions 3D et des photographies de l'artiste Ferrante Ferranti.

  • Graver pour le roi

    Collectif

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    • 7 Mars 2019

    Le mot chalcographie désigne tout à la fois l'art de la gravure en taille-douce et une collection méconnue, initiée par le pouvoir royal au XVII e siècle et qui a connu un développement extraordinaire avant l'apparition de la photographie.
    La chalcographie (du grec, khalkos , cuivre, et graphein , écrire) désigne donc non seulement un lieu de conservation mais aussi une technique de reproduction d'images en multiple à partir de cuivres gravés. Jusqu'à l'invention de la lithographie (1796) et de la photographie (1839), la gravure constituait la seule technique de reproduction de l'image. Née au milieu du XV e siècle, la taille douce, où le trait est incisé en creux au moyen d'un burin ou d'un acide sur un cuivre, va progressivement s'imposer et faire des estampes un medium des plus populaires.
    Signe manifeste de cette évolution, Colbert fonda en 1660 le « Cabinet des planches gravées du Roi », pour illustrer et diffuser les grands événements du règne de Louis XIV, les résidences et les collections royales. Destinées à diffuser l'image de la magni- fi cence du pouvoir, ces planches sont l'oeuvre des meilleurs graveurs du temps, tels que Claude Mellan, Gérard Audran, Gérard Edelinck.
    Ce fonds a survécu à la Révolution. Le Directoire, en 1797, crée la Chalcographie en réunissant en particulier le Cabinet du Roi et le fonds de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture. Le caractère encyclopédique de cette institution devient une réalité et concrétise les exigences de perfection et d'universalité défi nies dès l'origine de cette entreprise.

  • Brusk. in nomine artis

    Collectif

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    • 13 Septembre 2019

    Passionné de dessin depuis son plus jeune âge, l'artiste français Brusk découvre le graffiti et la culture hip-hop en 1991. Dès lors, la ville devient son terrain de jeu et il l'arpente sans cesse à la recherche de nouveaux supports capables d'accueillir ses créations. Autoroutes, voies ferrées, trains, terrains vagues, friches, églises désacralisées, tout est prétexte pour qu'il déploie son univers visuel délirant fait de torsions typographiques, d'explosions abstraites, de personnages ultra réalistes et de scènes d'émeutes urbaines.
    Dans cette nouvelle monographie, Brusk embrasse l'art dans sa globalité et revient aux fondamentaux de l'art classique, inspiré par les plus grands maîtres de la peinture et de la sculpture. Michel-Ange, Monet, Picasso, Giacometti, Magritte... Brusk revisite des oeuvres de la Renaissance, de l'impressionnisme, du surréalisme jusqu'au Pop-Art en y introduisant sa touche personnelle, ses questionnements actuels et ses préoccupations citoyennes notamment en matière d'écologie.

  • En complément de l'ouvrage scientifi que et exhaustif Un rêve d'Italie. La collection Campana , l'album retrace les grands moments de l'histoire de cette formidable collection, constituée à grands frais par Giampietro Campana, entre les années 1830 et 1850, et vendue par les États pontifi caux après le procès pour malversation intenté à Campana, alors directeur du mont-de-piété. À la suite d'une rivalité entre les principaux musées européens, une partie importante de la collection a été achetée par le tsar pour le musée de l'Ermitage ; le reste de la collection a été acheté par Napoléon III et a été transféré en grande partie au Louvre.
    Cet album entend mettre l'accent sur les principaux chefs-d'oeuvre de la collection et mettre en lumière la personnalité fl am- boyante de Campana et la société dans laquelle il évolua.

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