Heloise D'ormesson

  • Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l'avis des siens, Julia décide d'enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu'elle a de plus cher.

    Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel' d'Hiv'. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clef en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents...

  • 4 mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir tenu par la charismatique duchesse d'Aleçon qui, au mépris du qu'en-dira-t-on, a accordé le privilège de l'assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d'Estingel, qui vient de rompre ses fiançailles. Dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, la bonté de Sophie d'Alençon leur permettra-t-elle d'échapper au scandale ? Mues par un désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins à jamais liés par l'incendie du Bazar de la Charité.
    Enlèvements, duel, dévotion, La Part des flammes nous plonge dans le Paris de la fin du XIXe au coeur d'une histoire follement romanesque qui allie avec subtilité émotion et gravité.

  • L'homme qui marche Nouv.

    Marié, deux enfants, Théophrastre Sentiero est un homme sans histoires. Aussi prête-t-il peu d'attention à ces tremblements inopinés qui agitent ses jambes et ses pieds en ce soir de Noël. Hélas, ces trépidations s'accentuent et la médecine n'y entend rien. C'est un vieux libraire cacochyme et presque aveugle qui va le tirer d'affaire en lui proposant un remède pour le moins surprenant : écouter ses pieds puisqu'ils sont si pressés d'aller quelque part.
    Au fil de ses déambulations, Théo croise une faune interlope qui compte ses piliers de comptoir et ses prostituées philosophes. Mais il y a surtout cette sylphide qui lui entrouvre les portes d'un horizon insoupçonné...

    Peuplé par des personnages truculents qui surgissent telles les figures du tarot sur le chemin de Théo, L'Homme qui marche est une berceuse enchanteresse. Ode à un Paris évanoui, il envoûtera ceux qui accepteront de s'en remettre à la chance, ou au destin.

  • La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l'événement depuis deux ans, alors qu'importe les pluies diluviennes qui s'abattent sur la Ville Lumière et contrarient les retrouvailles. Mais Linden, le fils cadet, photographe charismatique, pressent que la redoutable crue de la Seine n'est pas la plus grande menace qui pèse sur l'unité de sa famille. Les secrets enfouis déferlent sous le ciel transpercé par les flots...
    Sentinelle de la pluie est un roman d'une rare intensité dramatique où Tatiana de Rosnay déploie une tension psychologique magnifiée par un cadre apocalyptique renversant. Elle fait surgir de l'ordinaire bouleversé, l'insubmersible pouvoir de l'amour et de la rédemption.

  • Robert Desnos a vécu mille vies - écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure -, sans jamais se départir de sa soif de liberté et d'amour. Pour révéler cette vie, aussi héroïque qu'engagée, Gaëlle Nohant a épousé les pas du poète, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours, à Cuba ou à Belle Ile. Comme si elle avait écouté les battements de son coeur dans l'atelier de la rue Blomet, s'était assise aux terrasses du Select ou du Flore en compagnie d'Antonin Artaud, de Prévert et d'Aragon ; avait tressailli en écoutant les anathèmes d'André Breton, fumé l'opium avec la chanteuse Yvonne George, et dansé des nuits entières aux côtés de Kiki et de Man Ray.
    Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans son oeuvre, sondant les âmes en medium, et comme lui, « parle surréaliste ». S'identifiant à Youki, le grand amour de Robert, elle l'accompagne jusqu'au bout du voyage, au camp de Terezín.
    Fabuleuse investigation littéraire, Légende d'un dormeur éveillé ressuscite quinze ans d'histoire, des années 1930 à l'Occupation. Une traversée du XXe siècle, vivante et tumultueuse, sur les traces d'un héros dont on ne peut que tomber amoureux.

  • Paris, porte de la Chapelle. À quelques heures d'intervalle, deux hommes sont retrouvés défigurés, scarifiés, empreintes effacées. L'affaire s'annonce compliquée pour le commandant de la Crim', Marie Tebert. Et elle vire au cauchemar lorsque la légiste succombe à une fièvre hémorragique après l'autopsie. Que cache le rituel autour de ces crimes ? Quel lien unissait les victimes aux profils si différents ? Au fil de l'enquête, Marie et son équipe remontent la piste d'un scandale entre la Creuse et la Réunion. Un drame qui dépasse de loin tout ce qu'elle pouvait imaginer.
    Avec Les Enfants du secret, Marina Carrère d'Encausse signe un polar implacable où les traumatismes de l'enfance enclenchent des bombes à retardement.

  • Avant elle

    Johanna Krawczyk

    Carmen est enseignante, spécialiste de l'Amérique latine. Une évidence pour cette fille de réfugiés argentins confrontée au silence de son père, mort en emportant avec lui le fragile équilibre qu'elle s'était construit. Et la laissant seule avec ses fantômes.
    Un matin, Carmen est contactée par une entreprise de garde-meubles. Elle apprend que son père y louait un box. Sur place, un bureau et une petite clé. Intriguée, elle se met à fouiller et découvre des photographies, des lettres, des coupures de presse. Et sept carnets, des journaux intimes.

    Faut-il préférer la vérité à l'amour quand elle risque de tout faire voler en éclats ? Que faire de la violence en héritage ? Avec une plume incisive, Johanna Krawczyk livre un premier roman foudroyant qui explore les mécanismes du mensonge et les traumatismes de la chair.

  • Baisers de collection Nouv.

    Dans la vie de Jean, il y a ses polars, à succès, sa femme photographe, l'irrésistible Tosca, leur désir d'enfant, jamais assouvi. Épuisée par leurs échecs, Tosca a besoin de s'échapper, emportant avec elle l'inspiration du romancier. Dès lors une obsession poursuit Jean : celle des baisers qu'il a reçus, donnés ou rêvés. Et si cette piste était la clé pour accepter, se pardonner et se réinventer ? S'il fallait la suivre pour retrouver le goût de son métier ?
    Puisque rien n'est jamais écrit, Jean et Tosca vont devoir accueillir le hasard, bousculer leurs certitudes et s'ouvrir à l'inattendu des rencontres.

    Après La Calanque de l'Aviateur, Annabelle Combes signe un roman d'une beauté renversante. Avec une délicatesse infinie, elle affronte la douleur de la perte qu'elle transforme par la création. Donner sa vie à défaut de donner la vie, c'est engendrer une autre facette de la fécondité, celle de l'artiste.

  • La romancière Clarissa Katsef quitte son mari à la suite d'une découverte qui l'a profondément bouleversée et peine à trouver un nouveau toit. La chance semble tourner lorsqu'elle est admise, contre toute attente, dans la très convoitée résidence pour artistes CASA. Mais est-ce vraiment une chance ?
    Après quelques jours passés dans son superbe appartement, au huitième étage d'un immeuble ultramoderne, elle éprouve un malaise diffus, le sentiment d'être observée en permanence. Ses nuits sont agitées, des traumatismes passés reviennent la hanter.
    Qui se cache derrière CASA, projet à visée philanthropique ? Que veut vraiment ce « bienfaiteur » ? Affaiblie par le drame qui a fait imploser son mariage, tenaillée par le doute, Clarissa s'interroge.
    A-t-elle raison de se méfier ou cède-t-elle à la paranoïa, victime d'une imagination beaucoup trop fertile ?

  • Le jour où sa mère est partie, Leena s'est réfugiée dans le silence et les mots des auteurs qu'elle aime et dévore. Jeep, son frère, a préféré les rêves évanescents de la poudre.
    Après le décès de leur père, chacun va suivre son chemin pour tenter de se reconstruire. La jeune femme mutique débarque alors dans un village face à l'océan où elle achète une ancienne mercerie qu'elle va réhabiliter en librairie. Et lorsqu'au cours des travaux, Leena découvre un trésor caché depuis des décennies, elle tient enfin le moyen de renouer avec Jeep, dont la trace s'est perdue outre-Atlantique.
    De sa voix singulière où s'entremêlent souffle romanesque et poésie, Annabelle Combes dévoile en écho le parcours de deux égarés, leurs quêtes et leur renaissance.
    Roman solaire, La Calanque de l'Aviateur est une ode puissante aux mots qui vous marquent et vous bouleversent. Un chant d'amour aux livres qui libèrent.

  • Pastorale

    Aki Ollikainen

    Dans la campagne finlandaise, trois générations vont se croiser et se bousculer le temps d'une chaude journée d'été. Meri initie Kaius à l'amour, Aatu et Elina, derniers installés, traversent un passage à vide dans leur vie de couple, Vilho affronte la maladie de Sirkka, qui s'ignore malade, et Reino vient enterrer un frère qu'il connaît à peine. Alors que les heures s'égrènent, un prédateur rôde pendant que les corbeaux coassent à l'abri des hauteurs, surplombant les habitants et leur troupeau. Autant de présages qui annoncent la ronde de la mort sur cette pastorale.

    Avec une économie remarquable, Aki Ollikainen construit un conte cruel et envoûtant rythmé par les murmures de la nature. On avance à pas de loup dans ce crescendo oscillant entre mythe et chronique familiale où alternent les moments mélancoliques et touchants, vifs et grinçants.

  • Alors que Dom est sur son ordinateur en pleine nuit, son jeu plante tout à coup. Au même moment, la sonnerie de l'entrée retentit et des bruits de voix résonnent dans l'appartement. S'il a l'espoir fou que sa mère soit enfin de retour après cinq ans d'absence, il se retrouve en réalité face aux médecins du SAMU qui tentent de faire repartir le coeur de son père. Que s'est-il passé ? Qui est la mystérieuse blonde qui passait la nuit avec lui et les a appelés ?
    Orphelin à quinze ans, Dom n'est pourtant pas au bout de ses peines. Parmi les condoléances, il reçoit la lettre d'un homme qui a connu ses parents en Argentine à la naissance de leur fille... Oui mais voilà, Dom est fils unique ! Il aurait donc une soeur ? Il ne lui en faut pas plus pour se décider.
    Accompagné de sa tante Tifenn, il quitte Paris et s'envole au bout du bout du bout du monde à la recherche de la vérité.
    De son écriture lumineuse, chatoyante et pleine de surprises, Lorraine Fouchet ne craint pas les épreuves que nous réserve l'existence, et nous apprend à les affronter pour profiter de toutes ses petites et grandes félicités. Une ode réjouissante à la vie !

  • Une année folle

    Sylvie Yvert

    Une année folle suit la vie de deux fidèles de Napoléon. L'un est militaire, l'autre est un homme politique. Ils sont issus de générations différentes, de milieux différents mais, par loyauté envers l'Empereur, lui ont fait allégeance durant l'intermède des Cent-Jours, avant d'être condamnés à mort au début de la Seconde Restauration.
    Avec trois régimes en un an, 1815 est peut-être une des périodes les plus spectaculaires de l'Histoire de France. Face à ces multiples changements, le peuple français, en état d'apesanteur, attend de voir de quel côté le pouvoir va retomber.
    Entre crises d'État, batailles homériques, trahisons et histoires d'amour, Sylvie Yvert revient avec une tragicomédie haute en couleur. À travers cette fable politique, elle démontre avec brio que la fidélité est bien mal récompensée, tandis que la trahison vaut un ministère. Un chassé-croisé rythmé, entre deux hommes de valeur et leurs femmes, qui épouse au plus près le calendrier des événements de cette folle époque...

  • Torrentius

    Colin Thibert

    Au xviie siècle, Johannes van der Beeck, peintre flamand, réalise sous le nom de Torrentius les natures mortes les plus extraordinaires de son temps. Subjugué par son talent, le roi d'Angleterre, Charles Ier, charge un émissaire d'acquérir une de ses oeuvres à n'importe quel prix.
    Mais Torrentius est un séducteur, un noceur, un provocateur qui travaille quand bon lui chante et vend des gravures érotiques sous le manteau. Et certains sont prêts à tout pour nuire à cet homme qui fascine autant qu'il dérange.
    Soupçonné d'être membre de l'ordre des Rose-Croix, les instances religieuses y voient l'opportunité de punir le blasphémateur et l'écrouent après l'avoir torturé. Si la couronne d'Angleterre l'aide à s'échapper, Torrentius, brisé, a tôt fait de renouer avec ses démons. Cette fois, ses relations n'y pourront rien.
    Avec un raffinement aussi précis et coloré que les toiles de son personnage flamboyant, Colin Thibert lève le voile sur un génie méconnu de la peinture des Provinces-Unies.
    À travers son existence aussi passionnante que tragique, il ausculte la figure de l'artiste, trait d'union entre le profane et le sacré.

  • Antoine en est certain : Canard tient le coup du siècle pour toucher le pactole. Ne leur manque qu'un troisième homme. Jean-Jacques, en galère depuis que sa femme l'a fichu à la porte, se laisse convaincre. Le plan ? Enlever Julien, vrai jumeau du milliardaire Thibault Dastry, usurper son identité et vider ses comptes en dupant la banque. Sur le papier, ça pourrait fonctionner. Mais avec un trio de bras cassés aux manettes, la juteuse affaire a tôt fait de virer au fiasco.

    Pas le temps de souffler avec ces pieds nickelés en vadrouille ! Colin Thibert n'a pas son pareil pour croquer les marginaux et nous entraîner dans une équipée aussi désopilante que rocambolesque. Savoureusement immoral.

  • Ce livre - Dieu me pardonne ! - est un roman sur Dieu, sur son oeuvre, sur les hommes et sur rien.

    « Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l'ordre de l'univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard.
    Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens - inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m'en remets à quelque chose d'énigmatique qui est très haut audessus de moi et dont je suis la créature et le jouet.
    Je ne suis pas loin de penser qu'il n'y a que l'insensé pour dire : « Il n'y a pas de Dieu. » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu'il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d'où elle pourrait bien venir s'il n'y avait pas de Dieu. »

  • Punto basta

    Lionel Froissart

    Jocelyne mène une vie tranquille et solitaire à Bobigny. Son petit plaisir c'est de traverser les beaux quartiers de Paris au volant de sa Fiat, qu'elle surnomme affectueusement Paulette. Le soir du 30 août 1997, alors qu'elle rentre par la voie sur berge, Jocelyne est accrochée par une puissante berline. Obnubilée par la maîtrise de son véhicule, elle remarque à peine que la voiture folle s'encastre dans le tunnel du pont de l'Alma. Le lendemain, Jocelyne découvre la terrible nouvelle : Lady Di a succombé à l'accident. Quel rôle a-t-elle joué ? Aurait-elle pu porter secours à la princesse ? Et si la police remontait jusqu'à elle ?

    Avec ce portrait de jeune femme tout en fêlures, Lionel Froissart déjoue les pronostics de cette ténébreuse affaire qui a fait couler tant d'encre. Derrière ce drame de portée internationale, l'histoire d'une Madame Tout-le-monde se téléscopant avec celle d'une étoile.

  • À Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante d'une communauté juive établie depuis deux mille ans. Son mari Aaron est mort et ses enfants sont partis vivre en Israël. Sa vie s'organise entre la synagogue et la cuisine où elle prépare des plats traditionnels judéo-indiens. Quand des promoteurs s'intéressent d'un peu trop près à la synagogue, Rachel s'interpose et préserve le lieu. Et lorsque l'une de ses filles, Zephra, revient en Inde et décide d'épouser un jeune homme du village, le témoin est passé et la tradition perpétuée.
    Chacun des chapitres du Livre de Rachel est introduit par une recette : curry masala, poulet kesari, patates tilkout, qui, en autant de tableaux savoureux, font resurgir les saveurs du passé. À travers ce roman sucré-salé, Esther David a écrit l'histoire touchante et intime d'une femme qui préserve, au fil des repas, mémoire et culture.

  • Élevée dans le culte d'un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Ébranlée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l'île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s'intégrer à la communauté Groisillonne et mener son enquête en toute discrétion. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre ont croisé sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
    Sur place, Chiara se lie d'amitié avec Urielle, une jeune groisillonne qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l'île l'envoûte et l'invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d'amour inattendue s'épanouira-t-elle ?
    Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n'accusent pas réception, où le bateau du courrier apporte bien des surprises, et les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

  • Julien Azoulay, jeune auteur de comédie romantique, perd tragiquement son épouse âgée de trente-trois ans. Malgré ses réticences et la douleur, il honore la dernière volonté de son aimée : écrire trente-trois lettres pour lui raconter l'après, cette vie qui se poursuit sans elle. Ce sera leur dernier secret. Mais, alors qu'il les pensait en sécurité, cachées dans un compartiment de la pierre tombale, les lettres disparaissent... et réapparaissent ! Un poème de Prévert, le dessin d'une fleur ou encore un ticket de cinéma, quelqu'un a répondu à Julien. Pour le jeune homme et son fils Arthur commence une aventure qui conjugue à nouveau l'espoir au présent.
    Nicolas Barreau n'a pas son pareil pour embarquer son lecteur dans une douce romance où l'amour guérit tous les maux. À travers le deuil de l'être aimé, sa plume délicieuse apprivoise le chagrin et parvient à rallumer les coeurs éteints.

  • Jo vient de perdre Lou, l'amour de sa vie. Il est désormais seul sur l'île de Groix, leur île bretonne. Chez le notaire, entouré de ses enfants Cyrian et Sarah, avec lesquels ses rapports sont distendus, il découvre le testament de sa femme. Stupeur !
    Elle l'accuse (à tort !) de l'avoir trahie. Pourquoi ce mensonge ? Lou, mère dévouée et épouse amoureuse, lance un ultime défi à son « piroche ». Jo aura deux mois pour renouer avec Cyrian et Sarah et les rendre heureux. Mais entre une belle-fille rigide et jalouse, un fils sur la défensive, une petite-fille en mal de père et une fille cabossée par l'amour, il a du pain sur la planche.
    Chaque famille a son lot de secrets, de colères tues et de sourires entendus. Est-il jamais trop tard pour se retrouver et rattraper le temps perdu ? Avec Entre ciel et Lou on rit, on pleure, on s'engueule, et surtout, on s'aime ! Un roman aux effluves iodés à dévorer face à la mer.

  • Lorsque Sabine démissionne, ses collègues lui offrent une Real Doll comme cadeau de départ (le modèle se prénomme Sabine). Consciencieuse et effacée, Sabine est décontenancée par ce cadeau. Dans le train qui la ramène chez elle, elle est assise à coté de la poupée aux seins démesurés, au visage poupin tout droit sorti d'un manga. Des jeunes l'abordent. La situation dégénère. Ils agressent sexuellement la poupée. Sabine est terrorisée.
    Une liaison intense va naître entre la jeune femme et sa poupée. Sabine va se livrer comme elle ne s'était jamais livrée. Elle n'a jamais pu avoir d'enfant (au désespoir de sa mère, personnage égoïste, obnubilé par son corps) et vit en couple avec Hans, un metteur en scène (une sorte de Thomas Ostermeier) mondialement connu pour ses mises en scènes ultra réalistes et violentes, dont toute la critique, dithyrambique, prétend qu'elles sont une dénonciation de la violence (alors qu'il est en réalité fasciné par la domination masculine). Dans le temps du roman, Hans met en scène Viol de Botho Strauss, harcelant moralement ses comédiens. On découvre un monstre. Un monstre avec ses comédiens, un monstre avec sa femme. Mais un monstre protégé par son charme, son succès et sa réputation de créateur génial. Plus Sabine se confie à sa poupée, plus la poupée devient humaine, plus Sabine se libère de l'emprise de Hans, mais c'est une libération aux confins de la folie et du meurtre.
    L'Enlèvement des Sabines évoque la violence originelle, le viol comme instrument de pouvoir et la façon dont les femmes rusent pour déjouer la violence des hommes.

  • 1936. Les jeux Olympiques d'hiver de Garmisch-Partenkirchenservent de vitrine au Troisième Reich. Couvrant l'événement pour un grand quotidien berlinois, le chroniqueur sportif Andreas Kuppler ne se reconnaît plus dans les valeurs prônées par Hitler. Magdalena, son épouse, adhère en revanche aux thèses du Führer. À ces divergences s'ajoute la stérilité de leur union, qui pèse lourdement sur un équilibre déjà fragile. Alors que la traque aux ennemis du régime s'intensifie, le nom d'Andreas apparaît sur une liste de journalistes suspects. L'étau se resserre dangereusement sur les Kuppler.

    La Désobéissance d'Andreas Kuppler nous entraîne sur les traces d'un couple ordinaire, pris dans la tourmente de l'histoire, à une époque où les silences nourrissaient la terreur, où la propagande profitait de la peur.

  • « Grâce à Dieu, je vais mourir. Comme tout le monde. Comme vous. Avant vous sans doute : ma vie est déjà longue, j'approche du bout du chemin. Mais rien de plus capricieux que cette mort si certaine. L'histoire est imprévisible. Ce qu'il faut dire avec force dès le début de ce petit livre, c'est que personne n'est sûr de rien. » Ainsi s'ouvre Un hosanna sans fin.
    « Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l'ordre de l'univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens ? inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m'en remets à quelque chose d'énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet. Je ne suis pas loin de penser qu'il n'y a que l'insensé pour dire : « Il n'y a pas de Dieu. » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu'il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d'où elle pourrait bien venir s'il n'y avait pas de Dieu. » Avec ce livre testament Jean d'Ormesson achève sa trilogie (Comme un chant d'espérance, Guide des égarés) qui constitue trois tentatives de réponse à la question : Que fais-je là ? Détective métaphysique, il poursuit ce questionnement et tente avec gaieté de percer ce mystère. Et au fil des pages nous invite à rêver, à espérer, à croire.

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