Actes Sud

  • Le docteur Dominique Giniaux (1944-2004) a marqué l'histoire de la médecine vétérinaire, en y introduisant une discipline nouvelle - et révolutionnaire -, l'ostéopathie. Reçue d'abord avec méfiance, cette pratique finit par remporter l'adhésion de tous, au vu des résultats obtenus. Dès les années 1986-1987, Dominique Giniaux consigne ses découvertes dans des ouvrages qui, malgré de nombreuses rééditions, sont devenus introuvables. Ce sont ces 2 petits traités d'acupuncture et d'ostéopathie équine qui, augmentés de nombreux documents et témoignages inédits qui composent la matière du présent volume. L'ouvrage est préfacé par Bartabas.

  • Décédé en 2009 à la veille de son 80e anniversaire, l'écuyer Jean-Claude Racinet, qui a passé sa vie à défendre et illustrer la belle équitation de tradition française (qu'il était finalement parti enseigner aux Etats-Unis), a laissé une oeuvre écrite foisonnante: articles dans des revues spécialisées, chroniques acidulées, pamphlets, ouvrages de doctrine, sans compter une abondante correspondance technique inédite. Ses disciples se proposent de réunir et présenter en un volume cette oeuvre originale, multiforme et salutaire. Saluée, en tout cas, par les plus grands noms de la spécialité, tel le général Pierre Durand, écuyer-en-chef du Cadre Noir de Saumur et longtemps directeur de l'Ecole Nationale d'Equitation. Paraissant dix ans après sa mort, le présent recueil n'est pas seulement un légitime hommage rendu à un cavalier d'exception. Donnant un aperçu de la richesse de sa pensée et de son enseignement, il sera le livre de chevet de tous ceux qui, aujourd'hui encore, sont confrontés aux mystères de l'équitation et de la relation homme-cheval.

  • De 1951 à 1956, Nuno Oliveira écrit une soixantaine d'articles concernant le cheval et l'équitation dans deux revues portugaises?: «Diana», de 1951 à 1954, puis «Vida Rural», jusqu'à la fin de 1956. Si Oliveira a alors une trentaine d'années, il est déjà un écuyer accompli et possède une longue expérience. Les articles qu'il rédige, qui peuvent sembler des propos à bâtons rompus, ne se départissent jamais d'une grande hauteur de vue concernant l'équitation. La plupart de ces textes sont des modèles de cette grande intelligence équestre, qui reste l'une des marques de sa personnalité. Nous présentons ici une traduction intégrale et inédite de ces articles, agrémentée de quelques photographies des mêmes années.

  • Alexandre Blaineau s'est imergé dans les archives liées à Rimbaud pour découvrir et exhumer cette partie inconnue de Rimbaud, sa relation aux chevaux. Rimbaud en cavalier : cela ne va pas de soi de le concevoir ainsi... En effet, la marche est à l'évidence le prolongement de son être, ses pas marquant les chemins de l'Ardenne, d'Europe et d'ailleurs comme autant d'empreintes construisant par touches impressionnistes cette figure du passant considérable. Et pourtant, il devint cavalier dans la deuxième partie de sa vie, alors qu'il arpentait en tous sens les terres immenses de l'Afrique orientale.
    Malgré ces promesses de crépuscule, Rimbaud à cheval s'emploie à  poursuivre sa route, à la recherche de l'autre, à la recherche de soi, et c'est ce que ce livre tente d'appréhender.

  • Nul n'a voyagé à cheval autant qu'elle. Nul ne connaît mieux quelle la planète équestre : des pampas argentines aux déserts australiens, des hauteurs himalayennes aux profondeurs des canyons américains, des savanes d'Afrique aux steppes d'Asie centrale, de l'Ethiopie à l'île de Pâques. Anne Mariage a parcouru en selle les cinq continents.
    C'est une randonnée en immersion dans la nature sauvage qui a fait basculer sa vie. Après avoir commencé à enseigner les lettres, Anne choisit de changer de métier et décide de ne plus vivre qu'à cheval. Désireuse de partager sa passion, elle crée en 1972 un concept de voyages qu'elle appellera "Cheval d'Aventure". Ce sera vite le rendez-vous des cavaliers en quête de découvertes, un groupe d'amis. "presque une tribu". dira un habitué. Elle leur propose des randonnées aux quatre coins du monde. En quarante ans. Anne Mariage entraînera ainsi dans d'inoubliables chevauchées des milliers de cavaliers unis par le même amour de découvertes authentiques.
    En une trentaine de chapitres, elle raconte ici ces voyages qui ont été pour elle et ceux qui l'accompagnaient l'occasion de découvrir chaque fois des paysages inconnus, des races de chevaux et des techniques équestres différentes, mais aussi et surtout de nouvelles personnes et d'autres cultures. Aussi cet ouvrage est-il à la fois un recueil de belles histoires pour rêver d'évasions lointaines ou de rencontres émouvantes et un extraordinaire atlas mondial de peuples cavaliers.

  • Le général Alexis L'Hotte passe pour le plus orthodoxe promoteur de l'équitation classique française, aujourd'hui inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité. Elève chéri de deux fameux écuyers antagonistes, François Baucher, « l'artiste sublime », et le comte d'Aure, « le plus parfait centaure », L'Hotte se voit crédité d'une synthèse illusoire de l'enseignement des deux maîtres.
    En vérité, il a pioché chez l'un et chez l'autre au gré des situations sans pour autant échafauder une véritable doctrine. Son « Calme, en avant, droit » peut orienter une quête ; il ne fonde pas une méthode.
    Beau, élégant jusqu'à la coquetterie, sobre et précis, L'Hotte subjugua tous les cavaliers qu'il eut à former, à Saint-Cyr comme à Saumur. Il fascina la cour impériale, se fit encore du tout jeune Lyautey un admirateur indéfectible. Il demeura néanmoins un maître avare de conseils. Quant il mettait pied à terre, c'était aussitôt pour prendre des notes, debout à son plan de travail, solitaire et silencieux. Et, paradoxalement, cette distance accrut son prestige. Pour le reste, le général ne combattit jamais, ce qui le distingue notoirement de tous ses frères d'armes. Il n'en fut pas moins autorisé à prononcer des avis définitifs - et parfaitement rétrogrades - sur les nécessaires mutations de la cavalerie militaire ; légitimiste notoire, il n'en fut pas moins le « fusible » de ministres républicains. Jamais, enfin, il ne pressentit le naufrage de la civilisation équestre.
    Un pédagogue taciturne, un soldat sans guerre, un politique fourvoyé, ce pourrait être un peu court. Cependant l'impeccable parcours de l'écuyer se confond avec l'histoire de la question équestre au XIXe siècle. Or jamais jusqu'alors la question n'avait à ce point obnubilé les esprits. En effet, le paradoxe mérite d'être relevé, le « siècle de l'industrie » fut aussi, et d'abord, presque, celui du cheval.

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