Arts et spectacles

  • Tout savoir sur les bastides Nouv.

    Les bastides sont des villages neufs, au plan régulier, qui sont nés au cours du Moyen Âge dans le sud-ouest de la France. Plus de 300 d'entre elles ont été fondées durant les XIIIe et XIVe siècles par de grands personnages français ou anglais pour des raisons politiques, démographiques ou sécuritaires. Les nouveaux habitants, paysans pour la plupart, y ont trouvé des libertés qu'ils ne connaissaient guère jusquelà, des avantages financiers et de grandes possibilités agricoles.
    Les bastides ont, à leur époque, amené une double révolution architecturale et sociale. Elles ont certes traversé des périodes difficiles comme la guerre de Cent Ans ou les guerres de Religion mais beaucoup d'entre elles abritent encore aujourd'hui un beau patrimoine qu'il nous faut précieusement conserver. ??

  • Arnaud Begay, photographe professionnel, signe ici un ouvrage d'une qualité rare, en nous offrant de partager le regard qu'il porte sur les Pyrénées. En parcourant ces pages, nous réalisons que la beauté réside, avant tout, dans la vision que nous avons d'un site, d'un paysage. Cet album est une ode aux Pyrénées.
    Anne Lasserre-Vergne, docteur ès lettres, a consacré ses travaux de recherche à l'image des Pyrénées dans la littérature française.

  • Ce livre retrace la vie de Goya à Bordeaux pendant ses quatre dernières années (1824-1828). Une période d'une grande intensité et créativité artistique. Francisco de Goya y Lucientes affirme son autonomie et sa liberté, à partir des dessins et de l'expérimentation des nouvelles techniques en lithographie. De peintre de chambre du roi Charles IV, en passant par reporter de guerre, précurseur du photo-journalisme, l'artiste devient chroniqueur de Bordeaux en s'intéressant aux invisibles de la ville. Ce dernier Goya apporte un nouveau regard, peu abordé, d'un penseur et reporter en quête de vérité. Le livre explore son univers le plus intime, sa deuxième famille, le cercle d'amis, les sources de sa création ainsi que sa dimension journalistique, politique et philosophique. Ses dessins et portraits à Bordeaux ouvrent les portes de la modernité et restent d'une grande actualité...

  • Les gisants de la plage

    Philippe Lauga

    • Cairn
    • 12 Avril 2021

    Entre le 15 décembre 1968 et le 27 décembre 1980, en très exactement douze ans, neuf cargos et pétroliers, ayant souvent Bayonne comme port de départ ou de destination, ont fait naufrage le long de la côte basco landaise. Une série noire impressionnante et d'autant plus extraordinaire que l'on parle ici de navires modernes en acier, dotés de machines puissantes et d'instruments de navigation performants. Tempêtes monstrueuses, sauvetages héroïques, histoires d'hommes, parfois dramatiques, le tout saupoudré d'anecdotes régionales cocasses, ce livre, illustré de superbes photographies, retrace les circonstances de ces neufs naufrages, la ferveur qui s'est emparée de la population locale, le destin parfois tragique de ces grands navires, devenus gisants de la plage.

  • Comment vivons-nous la montagne, aujourd'hui ?
    Qu'est-ce qui nous trouble, nous émeut, nous étonne ?
    Où voyons-nous la beauté ?
    Ce livre engage une expérience en vraie grandeur, celle d'aller enquêter quelques situations choisies en certains lieux de la chaîne pyrénéenne dans lesquels des artistes ont inscrit ou initié, à différentes époques, certains de leurs travaux. Ils sont peintres, dessinateurs et artistes marcheurs, photographes et cartographes, géologues, voyageurs, etc.
    Certains sont intervenus de manière éphémère ou pérenne dans le paysage, d'autres se sont consacrés à la représentation des montagnes, d'autres encore ont fait oeuvre utile en apportant une contribution déterminante pour la connaissance et l'image des Pyrénées.
    Le projet consiste, finalement, à interroger, en même temps, la montagne et l'art. Ou plutôt la montagne par l'art (et réciproquement).
    Dans les Pyrénées. Ne pas se demander pourquoi quitter l'abri sûr.
    Boucler le sac...
    - La gourde est pleine ? On y va.

  • Le livre retrace quarante ans de travail photographique de Jean-Marc de Faucompret au travers de clichés pour la plupart inédits. Il propose entre autres une photographie panoramique de toute la chaîne des Pyrénées, unique en son genre. Les grands sommets, la moyenne montagne et les personnages sont les sujets abordés. Le texte du berger Joseph Paroix (Berger dans les nuages) apporte de la poésie à cet ouvrage.

  • Comme un manteau d'arlequin...
    Le regard d'un artiste s'est posé sur les maisons des Landes, sujets emblématiques d'un paysage et d'une culture. La maison d'habitation est, dans sa diversité, une expression de la pluralité d'un territoire.
    La zone forestière est, par excellence, le domaine des constructions de bois et de torchis où l'auvent est omniprésent. La zone littorale se caractérise par l'apparition de briques fougères, de façades sans auvent aux liens croisés. La Chalosse se distingue par l'apparition de la pierre, de toits à deux pentes et de murs d'argile et de galets.
    Réduire le département à seuls trois types de construction, c'est méconnaître la diversité géographique de ce vaste territoire.
    Il faut donc éviter toute présentation simpliste et bien considérer qu'une même construction de bois, par exemple, dispose de particularités qui sont le génie propre des charpentiers de telle petite région.
    Les maisons présentes dans cet ouvrage sont les témoins attachants et toujours vivants de la profonde originalité de ce département, pluriel et singulier. Le propos de l'artiste est de montrer la diversité, la richesse et la multitude de personnalités architecturales singulières. En pointant chaque détail méticuleusement repéré sur le dessin, en reprenant chaque trace originale du bâtiment observé, il atteint paradoxalement une impression générale d'unité que la mise en couleur par Francine Callède confirmera.
    Pour réaliser ce livre, Dominique Duplantier a sillonné l'ensemble du département des Landes. Sa connaissance approfondie de ce territoire l'a guidé dans une approche curieuse, celle d'un amoureux. Il ne s'agit pas d'une recherche systématique mais plutôt d'un appel esthétique d'un inventaire subjectif, composé au gré des impressions du regard, au gré des sensations.
    Jean Tucoo-Chala présente les caractéristiques essentielles de l'habitat traditionnel du département des Landes et rappelle les recherches ethnographiques passées. Denis Caniaux a écouté murmurer les tuiles, les poutres, les torchis, les murs de galets. Les enduits à la chaux sont bavards pour le promeneur qui fait silence et devient un lecteur attentif.

  • Le bien nommé Splendid est l'un de ces trésors pour lesquels le terme « chef-d'oeuvre » a été inventé. Avec l'Atrium voisin, il campe parmi les constructions majeures de la période Art Déco, et s'impose comme l'un des projets phares dans la carrière de son concepteur, André Granet. L'épure de ses décors en majorité encore intacts, et de sa façade, en fait l'un des rares témoins d'une époque foisonnante et des hautes heures d'un art de vivre typiquement français. L'histoire du Splendid méritait d'être racontée depuis son origine, née de l'imagination du visionnaire local Milliès-Lacroix qui rêva sa ville en station thermale à la pointe de la modernité. La réouverture de l'hôtel en avril 2019, après d'importants travaux de rénovation, marque une nouvelle étape dans son histoire, un siècle après son inauguration, et permet de faire l'inventaire de ses qualités architecturales et décoratives exceptionnelles.

  • Maison d'Aure et du Louron

    Janine Colonel

    • Cairn
    • 8 Décembre 2020

    L'étude de la Maison de la vallée d'Aure et du Louron a permis d'appréhender dans une approche pluridisciplinaire comment l'humain a pu s'installer au plus profond de ces vallées et développer une activité pour subsister. L'architecture est la réponse à cette implantation audacieuse. Elle nous renseigne sur la capacité des hommes à s'adapter à la nature sauvage, à lutter contre le climat, à la difficulté des reliefs, et sa capacité à savoir tirer parti de chacune de ces difficultés.
    L'architecture nous dévoile, avec quelle intelligence, on a trouvé des solutions pour faciliter la vie quotidienne, avec quelle habileté on a installé une vie agréable. Car l'architecture vernaculaire loin d'être rustique et modeste, est au contraire, riche d'une expertise où chacun trouve sa place dans une hiérarchie, où le raffinement n'est pas un vain mot. Le décor est présent partout, chaque pièce de bois, chaque pierre est un sujet d'émerveillement. On ne peut qu'être impressionné par la perfection de cette organisation où l'activité agricole est gérée avec pragmatisme et l'unité de la vie familiale basée sur des règles strictes. Un modèle social où architecture répond aux attentes avec une précision hors du commun.

  • Pays basque dessiné

    Vincent Brunot

    • Cairn
    • 21 Novembre 2016

    C'est grâce au dessinateur et ami Dominique Duplantier que j'ai découvert le Pays Basque. Depuis sa maison de Gayères où j'ai eu la chance de séjourner à plusieurs reprises il m'a d'abord fait découvrir Bayonne, les bords de l'Adour et de la Nive, puis le village de Bardos où j'ai participé à une exposition collective en 2001 avec mes premiers dessins de Boucau, Bayonne et de la côte basque. Ensuite j'ai découvert les villages du Labourd, puis au gré de mes séjours en 2008 et 2009 ceux de Basse-Navarre et de Soule, mais surtout les magnifiques paysages de la montagne basque. Après un dernier séjour au printemps 2016 j'ai finalement complété et finalisé l'ensemble des dessins qui illustrent ce livre consacré aux trois provinces françaises du pays Basque. Il ne s'agit pas d'un travail exhaustif, ni d'un guide mais plutôt d'un recueil reflétant le fil de mes promenades et des lieux qui ont attiré mon regard et ma curiosité. Avec Bayonne comme point de départ le livre propose un vaste itinéraire et j'espère ainsi faire partager au lecteur, tout au long de ces pages, le plaisir que j'ai eu à découvrir et à dessiner un pays au caractère bien trempé, façonné autant par l'histoire que par l'attachement des basques à leur littoral et à leur montagne !

  • Compás flamenco

    Michel Dieuzaide

    • Cairn
    • 21 Novembre 2006

    michel dieuzaide vit avec l'espagne depuis plus de 30 ans.
    c'est donc naturellement qu'il a suivi les méandres souvent improbables du flamenco qui se diffuse avec parcimonie des villages de la basse andalousie jusqu'aux théâtres des capitales européennes. en un peu plus de 150 images, il tente de nous donner sa perception de ce qui est non seulement un art, mais aussi une manière de vivre. en parallèle à ces photographies des grandes " figuras " du flamenco nous livre quelques extraits de son carnet de voyages a coeur de la communauté flamenca.
    a ses textes, répondent ceux plus poétiques de certaines " copias " choisies dans le répertoire écrit et oral. francis marmande, amateur averti et grand connaisseur de l'espagne assure la préface de ce travail photographique qu s'échelonne de la fin des années 70 à nos jours. après aficion paru dans cette même collection, où il nous donnait son regard sur la tauromachie; rien n'était plus normal que michel dieuzaide, nous livre sa vision de cet autre aspect singulier de la culture espagnole.

  • « Il y a de cela six ou sept mois, nous étions quelques-uns à deviser des vacances et chacun faisait ses projets. L'un voulait aller à Royan, l'autre à Arcachon, le troisième à Biarritz...
    - Et vous ? me dit-on.
    - Moi ! je veux aller dans un pays inconnu de ses propres habitants... Je veux aller en Périgord. Là-dessus tous s'esclaffèrent en se gaussant de moi : aller en Périgord ! Mais vous y êtes ! Quelle plaisanterie ! Vous voulez rire !
    Hé bien, ce voyage à travers le Périgord, je l'ai fait, et voici mon carnet de notes.» Eugène Le Roy 100 ans, plus tard, José Correa suit à la trace la balade de Eugéne Le ROY, l'auteur de Jacquou le Croquant.Crayons, pinceaux et carnet d'aquarelle en bandoulière, il prend le temps de l'innocence...
    Croire que l'on peut encore croiser quelques Croquants...
    S'égarer sur des chemins de traverse pour retrouver l' esprit du Périgord

  • Pour qui veut peindre les Pyrénées des hommes, plus que celles des hautes cimes, la propriété privée et les aménagements contemporains sont autant d'obstacles à surmonter. Il convient donc de scruter patiemment le territoire à la recherche de points de vue plastiquement et émotionnellement identifiables. C'est la tâche à laquelle s'attelle Philippe Lhez depuis de nombreuses années avec la gourmandise insatiable de l'émerveillé constant. Il livre ici le témoignage de cette quête et vous propose une introduction à la technique de l'aquarelle, à sa technique de l'aquarelle faudrait-il dire! Philippe Lhez vit et travaille à Bagnères-de-Bigorre où il mène en parallèle ses activités d'artiste, d'illustrateur et d'enseignant. Il a illustré pour les éditions Cairn en 2010, un ouvrage de M. Bérot intitulé: " De pierre, de bois et de main d'homme, les Pyrénées ".

  • Voici un livre vivifiant qui nous parle de l'histoire, de l'élan et de l'énergie du béret basque, loin de l'imagerie qui voudrait en faire le vestige d'une époque révolue.
    Laulhère est aujourd'hui le dernier fabricant historique français, entreprise située à Oloron-Sainte-Marie qui commence son aventure en 1792 et qui se retrouve gardien d'un savoir-faire ancestral.
    En suivant le parcours de Laulhère, quatre histoires intimement entrelacées vous seront révélées au fil des chapitres:
    Celle du béret, celle du Béarn, celle d'Oloron-Sainte-Marie et celle de Laulhère.
    Vous y découvrirez, richement illustrée par de nombreuses photos, gravures, cartes et dessins, une épopée riche en couleurs. Celle des liens très forts entre Oloron et le royaume d'Aragon, celle du négoce de la laine mérinos avec l'Espagne, celle des particularités du Béarn, celle des fabricants-négociants oloronais, celle des fabriques de bérets.
    Et si le béret puise ses origines au plus profond des traditions locales, pour autant il n'a jamais signifié immobilisme car le passé lui sert de tremplin pour inventer son devenir.
    Le mouvement, la vitalité, la liberté font partie de l'ADN du béret basque, ce qui explique que ce simple couvre-chef ait réussi le tour de force de devenir une figure emblématique de la modernité.

  • À l'heure où le Frac Aquitaine se prépare à écrire une nouvelle page en s'installant à la MÉCA, équipement phare, symbole d'une poltique culturelle régionale ambitieuse, il nous est apparu important de revenir sur son histoire. Fondée sur un partenariat exemplaire entre l'État et la Région, celle-ci est faite de rencontres artistiques, d'oeuvres d'art, d'expositions, de collaborations menées sur le territoire (en Nouvelle-Aquitaine), en compagnie d'artistes et au contact de nombreux acteurs culturels.
    L'objectif ? Se présenter et décrire une histoire nourrie d'art et d'aventures humaines. Le Frac Aquitaine a imaginé un ouvrage à la croisée d'un catalogue, d'un livre d'artiste et d'un documentaire, illustré par l'artiste Géraldine Kosiak, coédité avec les éditions Cairn, qui rendra compte de son évolution depuis sa création en 1982 jusqu'à son emménagement au sein de la MÉCA en 2019.

  • Le nom d'Henri Matisse est spontanément associé à Collioure ou à Nice ; son séjour sur la Côte Basque au printemps 1940 est beaucoup moins connu. Fuyant Paris au moment de l'Exode, le peintre rejoint la zone libre en compagnie de son modèle. Après quelques aventures, ils s'établissent à Saint-Jean-de-Luz, puis à Ciboure. Henri Matisse vit alors une parenthèse chaotique tant sur le plan artistique que familial, dans un contexte historique non moins apaisé... Et tente de trouver un climat serein, face au port, à quelques mètres de la fameuse maison de Maurice Ravel et de la pension d'artistes Anchochury. Alors que les peintres « régionalistes » exploitent tous les thèmes extérieurs de ce pays de cocagne, Henri Matisse poursuit sa réflexion sur les natures mortes et les intérieurs, sans se couper pour autant de ses relations. L'ouvrage Matisse à Ciboure, printemps 1940 retrace ces trois semaines méconnues. À travers les oeuvres produites par l'artiste sur place, mises en perspective avec ses propres chefsd'oeuvre puis certains tableaux de Perico Ribeira ou Ramiro Arrue, le lecteur découvrira une richesse iconographique étayée par des documents rares (correspondances, témoignages), rassemblés pour la première fois dans cet ouvrage, qui ravira tant les amateurs de la station balnéaire que ceux de cet artiste majeur du XXe siècle.

  • Il y a différentes manières de découvrir une région.
    J'aime fureter au hasard, alterner vues d'ensemble et détails graphiques inattendus et surprenants. Cadrer serré, et forcer le lecteur à imaginer ce qu'il y a hors du champ. Lui donner, peut-être, l'envie de découvrir autrement. Mon monde n'est pas divisé en régions ni cartographié précisément. C'est un assemblage de formes et de couleurs dont j'espère parvenir à restituer la beauté.

  • Fondée en 1863, la Société des Amis des Arts de Pau, créa, dès l'année suivante, le Musée des Beaux-Arts de Pau. Charles Le Coeur, architecte de profession, premier président de la Société et conseiller municipal de Pau, devint le premier conservateur du musée, fonction qu'il occupa bénévolement jusqu'à sa mort survenue à Pau, en 1897.
    Des centaines d'artistes de France, d'Europe et même d'Amérique, accomplissant depuis 1864 une sorte de « pèlerinage » artistique, se rendirent personnellement à Pau afin de participer aux Salons organisés par la Société ou adressèrent leurs oeuvres pour qu'elles y soient exposées (Abbema, Barye, Bergès, Boudin, Bouterwek, Butin, Carrière, Castaing, Courbet, Degas, Daubigny, Devéria, Díaz de la Peña, Dinet, Etcheverry, Fantin-Latour, Gabart, Galos, Landelle, Levy, Manet, Monet, Monticelli, Morisot, Pissaro, Podolecki, Raffaelli, Ralli, Renoir, Rodin, Sisley, Toulouse-Lautrec, Zo, Zuloaga...) Produits de cette floraison picturale, plus de deux cents tableaux, exposés lors des différents Salons, meublent actuellement le Musée municipal de Pau et peuvent être admirés par les visiteurs.
    Plus d'un siècle et demi après le premier Salon tenu en 1864, la Société des Amis des Arts de Pau existe encore et le musée qu'elle a créé, qui débuta, tout modestement, avec une trentaine de tableaux, est parvenu à devenir le deuxième musée d'Aquitaine !

  • Pau, mes flâneries

    Beatrice Horellou

    • Cairn
    • 12 Novembre 2018

    À quoi servirait-il de flâner et de dessiner si l'on garde ce plaisir pour soi ? Après ses périples à pied aux quatre coins de la France, Béatrice Horellou fait le tour de Pau comme le tour du monde. Ses flâneries, au coeur des rues et monuments palois, ses observations et ses rencontres sont une succession enchantée de découvertes délicieuses à déguster comme le repas du roi.

  • Españas

    Michel Dieuzaide

    • Cairn
    • 26 Novembre 2009

    La relation de Michel Dieuzaide avec l'Espagne est constante de puis plus de trente ans. Dans ses deux premiers livres, " Aficion " et " Compas " il nous offrait sa vision de la tauromachie et du flamenco. Avec ce troisième ouvrage " Españas " qui clôt sa trilogie sur ce pays, il tente de décrypter en images, à la fois le jeu infini des contrastes qui animent sans cesse l'Espagne, mais aussi les traces du croisement des civilisations qui se sont succédées sur cette terre Ibère, ou l'enracinement de l'histoire continue de marquer les lieux et les esprits. Agrémenté de quelques pages de son carnet de voyage, Michel Dieuzaide a également parsemé son livre de phrases souvent méconnues, extraites de la littérature française, espagnole, ou même américaine, pour tenter de cerner au mieux l'identité d'un pays que nous n'avons jamais vraiment bien compris... Ce livre est à prendre comme un essai qui voudrait contribuer à une perception plus juste de l'Espagne.

  • Jacques Roux ;1977-2017

    Jacques Roux

    • Cairn
    • 3 Avril 2018

    Acheté dès 1983 par le Fonds national d'art contemporain, Jacques Roux, artiste autodidacte, n'a cessé de se réinventer tout au long de sa carrière artistique, explorant avec bonheur une grande diversité de techniques et bâtissant un monde ou l'énergie et l'imaginaire ont joué un rôle prépondérant. Cet imaginaire omniscient l'a poussé à s'intéresser aux profondeurs de la psyché ainsi qu'aux mythes et aux archétypes, mettant en exergue le fait que l'acte créatif contient une charge magique primordiale. Influencé par le psychédélisme des années 1960, sa gamme chromatique étendue se décline selon des modulations surprenantes qui finissent par subjuguer le regard. La composition n'est pas en reste de par son originalité car en s'affranchissant d'un classicisme jugé trop restrictif, l'artiste s'est créé un monde d'harmonies oscillantes et acérées. Comme l'avait commenté la psychanalyste et critique d'art Murielle Gagnebin lors de l'exposition de l'artiste au Musée des beaux-arts de Pau en 1989 : « Jacques Roux explore les gouffres et les sortilèges de la déraison en poussant le spectateur confronté à un espace comprimé à l'extrême, à découvrir en lui un monde psychique suffisamment vaste et paisible pour intérioriser ce monde de feu ».

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