Capricci

  • Une fois la caméra sortie de la chambre, qu'a fait l'homme au noeud papillon, raide sur son fauteuil comme un mannequin de cire ? La femme au visage de nacre dans le matin bleu de cobalt à Moscou, prend-elle toujours le bus au petit jour ?
    De Saute ma ville, tourné à dix-huit ans en 1968, à No Home Movie en 2015, l'année de sa mort, en passant par Jeanne Dielman, News from Home ou D'Est , Chantal Akerman nous a fait habiter des lieux et rencontrer des personnages qui n'ont pas fini de nous hanter. Ce livre est un hommage à l'intensité sans égale de son cinéma.

  • « Prendre un taxi ? Pour où ? » C'est l'interogation que Philippe Azoury prend pour fil conducteur de ce court livre de notes, de conversations, de rapprochements musicaux et littéraires sur le cinéma de Jim Jarmusch.
    Dans sa langue d'écrivain-journaliste, il évoque un cinéaste toujours insaisissable 37 ans après le premier de ses 14 films, dont Dead Man, Ghost Dog, Broken Flowers ou Only Lovers Left Alive.
    De New York au Maroc ou à la Louisiane, à Detroit, à Paterson (lieu et titre d'un nouveau film qui sortira fin décembre), ce livre est une déambulation avec Jim Jarmusch, nourri de quelques longues rencontres avec le cinéaste et de tous les fantômes qui lui ouvrent la route.

  • Le cinéma d'animation est au-delà du réel : canonique comme la beauté de Blanche-Neige ; iconoclaste comme Le Roi et l'Oiseau de Prévert et Grimault ; chimérique comme une créature de Ray Harryhausen ; mimétique et rebelle comme Jerry Lewis ; émerveillé comme une enfant de Miyazaki ; ectoplasmique comme Final Fantasy ; vif comme l'esquisse. Cet ouvrage traverse plus d'un siècle d'animation et démontre que le réalisme est loin d'être une affaire de prise de vues directe.

  • Bela Tarr, né en 1955 en Hongrie, a commencé à filmer à la fin des années 1970.
    Il est l'un des plus grands réalisateurs des trois dernières décennies. Son dernier film, Le cheval de Turin, qui sortira à la fin de l'année, a reçu le Grand prix du jury à la Berlinale. Des rumeurs prétendent qu'il mettrait bientôt fin à sa carrière.
    Le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective intégrale et accompagne ce livre avec les éditions Capricci, dans lequel Jacques Rancière décrit un jeune cinéaste hongrois qui fait partie de ceux qui voulaient bousculer le futur de son pays en prenant la cause de ceux qui voulaient voir les mots traduits en réalité.
    Le cinéma de Bela Tarr décrit ce monde.
    Il montre que le cinéma peut prendre le temps d'affirmer tous ses pouvoirs de montrer et de suggérer. La caméra n'est plus pressée. Rien à voir avec un esthétisme formaliste. Ce n'est pas non plus un constat désabusé. La colère l'habite, intacte.

  • Que font alors les nombreux films qui s'y déroulent, pour respecter ou contourner cette loi scientifique, et ne pas être silencieux ?

    De La Femme sur la Lune de Fritz Lang à First Man en passant par Alien, Gravity, Interstellar ou encore 2001, l'Odyssée de l'espace, ce livre revisite sous l'angle inédit du son le genre du space opera. Il veut aussi donner l'idée d'une histoire du cinéma qui ne serait pas refermée sur elle-même, mais baignerait dans une histoire plus grande - celle des connaissances, de la science et des techniques, des conceptions de l'Univers et de l'aventure humain.

  • Parler des studios Pixar, c'est parler de l'histoire du cinéma d'animation depuis Disney jusqu'à aujourd'hui ; des histoires qui plaisent aux enfants et celles qui plaisent aux adultes ; de la révolution informatique et numérique ; de l'avenir de l'espèce humaine. C'est parler d'une réussite industrielle incontestable qui est aussi une réussite artistique éblouissante. Impossible en somme de s'intéresser à l'état du cinéma et des images sans passer par le Génie de Pixar. À la fois éloge et récit, manuel d'histoire et de science-fiction, ce livre retrace la chronique d'un succès exceptionnel sur tous les plans. Ce livre est enfin une odyssée extraordinaire, celle de Wall-E, Le Monde de Némo, Monstres et Cie ou encore Là-Haut : l'utopie d'une animation parlant à tous.

  • Les Soprano demeure un modèle. Des livres ont paru, sur la philosophie de Tony Soprano ou sur ses plats préférés, mais il manque un essai critique qui saurait répondre à une triple question. En quoi Les Soprano sont-ils une grande oeuvre de notre temps ? En quoi permettent-ils de définir et de comprendre ce qu'est devenue la série télévisée ? Pourquoi les cinéphiles se tournent-ils de plus en plus vers ce genre ? Divisé en quatre parties, cet essai tient à la fois de l'exercice d'admiration et de l'analyse, de l'étude de cas et de la réflexion sur la situation contemporaine des images

  • Comment Wes Craven a définitivement changé le film d'horreur.
    Que faire en 1972 quand on débute dans le cinéma à New York, au moment où l'industrie pornographique domine la production locale, et qu'on reste marqué par son éducation puritaine ? Un film d'horreur, littéral et naturaliste, à l'opposé de tout ce qui se fait à Hollywood : La Dernière Maison sur la gauche.

    Que faire ensuite, quand on décide de travailler pour l'industrie hollywoodienne ? Ce que font parfois les étrangers quand ils veulent s'intégrer : donner des gages, faire profil bas, en attendant qu'une occasion se présente pour réaliser Les Griffes de la nuit ou Scream - des films, ironiques, romantiques, grâce auxquels Wes Craven a pu concilier ses propres exigences avec l'horreur ludique, en vogue à Hollywood dans les années 1980-1990.

    Ce livre interroge l'évolution du cinéma horrifique à travers les films et le parcours d'un de ses plus grands maîtres.

  • Depuis au moins vingt ans, Clint Eastwood est tenu en France pour un très grand cinéaste.
    L'objet de cet essai est de comprendre les causes de cette réputation, étant entendu que la qualité des films ne saurait suffire à l'expliquer. Ses moins bons films, dont personne ne le tient réellement responsable, tombent dans un oubli sans conséquence tandis que ses meilleurs sont immédiatement qualifiés de chef-d'oeuvre. C'est qu'Eastwood se transforme en fétiche. Ses histoires sont d'abord sur lui-même, il est tout occupé à bâtir son mythe.
    Sa légende prend d'abord la forme d'un personnage récurrent: moderne cow-boy solitaire, mal à l'aise avec les lois, justicier à sa façon et guerrier blessé. Mais il se transforme également en l'Amérique elle-même, il incarne ce qui lui arrive, dans la lignée d'artistes qui se sont pensés comme modèle pour le pays. A travers la plupart de ses films, et particulièrement ceux réalisés depuis les années 1990, jusqu'à J.
    Edgar (qui sort en France le 11 janvier 2012), voici donc le portrait filmique d'un artiste américain qui a fini par produire lui-même une série inlassable d'auto-portraits et à devenir, pour beaucoup de spectateurs français, le rêve américain en soi. Ou ce qu'il en reste.

  • Qui sont les véritables tueurs en série derrière de grands classiques tels Massacre à la tronçonneuse, L'Inspecteur Harry, Scream, Arsenic et vieilles dentelles, Le Silence des agneaux ou M le Maudit ? Comment les scénaristes ou cinéastes ont-ils utilisé ces vies criminelles ? En onze chapitres, l'ouvrage révèle les faits réels, souvent sordides, qui ont donné naissance à la fiction.

  • Toy Story, Le Monde de Nemo, Wall-E, le studio Pixar est devenu le bon génie de l'animation numérique.
    Cet essai en dresse un portrait inédit. Au-delà des prouesses technologiques, voici comment les ordinateurs font leurs adieux à l'homme.

  • Connu pour ses chroniques amoureuses sur la télévision au journal Libération, Louis Skorecki a également écrit abondamment sur un artiste : Bob Dylan.
    A 70 ans passés, le musicien poète continue de développer un catalogue conséquent et de passionner des publics chaque année plus larges. Preuve en sont les dizaines de biographies qui existent aujourd'hui. Mais s'il manque bien un ouvrage, c'est un regard passionné et critique qui, année après année, saisirait le mouvement perpétuel de Dylan. Comme une relation épistolaire amoureuse sans réponse, les articles de Louis Skorecki, parus principalement dans Libération, suivent toute la carrière de Bob Dylan.
    L'enregistrement du culte Higway 61 Revisited, Dylan photographié par Bernard Gidel, Dylan en programmateur radio, le film Renaldo et Clara, la déception d'un album parfois, autant d'articles qui glissent le long d'une vie d'artiste. S'il l'adresse amateurs de Dylan, ce livre est aussi une histoire contemporaine : Dylan a traversé la contre-culture américaine et la Guerre du Vietnam. Dylan par Skorecki, c'est en somme une haletante chronologie, musicale et biographique, rock et symphonique, passionnée et passionnante.

  • En quinze ans, le réalisateur de clips et de publicités est devenu un cinéaste comptant parmi les plus respectés de l'industrie et les plus admirés des cinéphiles. Son obsession est toutefois restée la même : reformuler pour notre époque les obsessions et les paranoïas propres au Nouvel Hollywood ; montrer les puissances et les cauchemars d'un monde toujours plus livré aux forces du numérique. C'est donc la continuité et la nouveauté d'une oeuvre que met en valeur cet essai.

  • EXTRAIT : « Les dommages collatéraux, le chantage et les menaces, l'inanité des dispositifs votés, rien ne compte plus. Trois contrôles fiscaux s'abattent en quinze jours sur les premiers signataires de la lettre du 7 avril, tandis qu'il est conseillé à un quatrième de se « tenir à carreau ». A cela s ajoutent des doutes quant à l'opportunité d'avoir « trahi » des frères d'armes. Le front tiendra toutefois : les signataires sont bientôt 50, avec le renfort de producteurs indépendants comme Gilles Sandoz, de prestigieux critiques et historiens du cinéma comme Jean Douchet, ou encore Jean Sainati, l'ancien délégué général de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa). Les artistes du cinéma, mais aussi de la musique, sont de plus en plus nombreux à retirer leur soutien à Hadopi. » --www.capricci.fr

  • Ses défenseurs sont aussi illustres que divers : Michel Foucault, Isabelle Huppert, Bulle Ogier, Fassbinder , Wim Wenders, Jean-Jacques Schuhl. Réalisateur de plus de trente films, metteur en scène de 75 opéras, à la fois cinéaste underground et héritier de Visconti et Pasolini, Werner Schroeter, mort en avril dernier, reste encore à découvrir. Le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective intégrale et coédite ce livre avec les éditions Capricci, dans lequel Philippe Azoury décrit en cinquante fragments le fonctionnement intime, la respiration musicale, les constructions folles d'une oeuvre baroque et anarchiste. A Werner Schroeter. est l'occasion pour le public français de découvrir l'homme et l'oeuvre par un de ses spécialistes, en parallèle des projections au Centre Pompidou et des DVD existants et à paraître

  • 25 ans après, Twin Peaks recommence. 25 ans après, le cadavre de Laura Palmer est déterré, les marionnettes de l'agent Cooper et des autres personnages ressortent du placard. A l'époque, la série télé créée par Mark Frost et David Lynch fut une expérience fondatrice. Est-ce que cela peut encore marcher aujourd'hui ? Pour y répondre, on décide de tenir à chaud une sorte de journal, au fil de la prise hebdomadaire de Twin Peaks saison 3, d'épisode en épisode, de monde en monde. Ce n'est pas la nouvelle saison d'une série, c'est une nouvelle dimension, où flottent certes les fantômes du Twin Peaks passé, mais aussi les zombies des eighties et les démons de l'audiovisuel contemporain. Une saison en enfer : quel meilleur programme en 2017 ?

empty