Signe

  • « La femme a le droit de monter sur l'échafaud. Elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ! » Considérée comme la première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) se trouve tout entière dans cette phrase : directe, déterminée et combattante.
    Le 5 septembre 1791, elle propose, sur le modèle de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen proclamée deux ans plus tôt, une Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne. Ce texte, le premier à évoquer l'égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes, est destiné à être présenté à l'Assemblée législative pour y être adopté. La Convention le refuse.
    Auteure de pièces de théâtre et d'articles, pamphlets et textes politiques, Olympe de Gouges se bat sur tous les fronts : elle attire l'attention sur le sort des Noirs réduits en esclavage, se prononce en faveur de la baisse du prix du pain pour les nécessiteux, la création de foyers destinés aux sans-abris, la suppression du mariage religieux, l'instauration du divorce et la reconnaissance des enfants naturels et s'oppose à la peine de mort. Toutes ces revendications, provenant qui plus est d'une femme, provoquent irritations et hostilités. Olympe de Gouges comparaît devant le Tribunal révolutionnaire et est condamnée. Elle a quarante-cinq ans lorsqu'elle monte sur l'échafaud le 3 novembre 1793.

  • Tout au long de sa vie, Jean Jaurès (1859-1914) a collaboré à La Dépêche, le grand quotidien du Sud-ouest, où il publie le 15 janvier 1888, sa Lettre aux instituteurs et institutrices sur le rôle primordial des enseignants du primaire dans la formation des futurs citoyens de la République.

  • Secrets de Compostelle

    Collectif

    • Signe
    • 21 Mai 2021

    Découvrir le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle à travers des photos et des textes, loin des chemins battus mais dans les secrets des paysages et de l?expérience intérieure vécue par les pèlerins.

  • La Bretagne est sans doute la région de France qui a le plus inspiré les cinéastes. Ses paysages au caractère fort et rugueux, l'omniprésence de la mer fouettant les rochers, ses îles symboles de courage et de lutte contre les éléments, la richesse de son folklore et de ses traditions, le mystère de ses légendes, les rebellions et les révoltes qui ont marqué son histoire comme de ses engagements patriotiques, la réputation de ses habitants à la personnalité a rmée : autant de sujets, autant de décors, autant d'histoires à raconter pour Jean Grémillon, Robert Bresson, Claude Chabrol, Pierre Schoendoerferr, Eric Rohmer, Bertrand Tavernier, Philippe de Broca, Céline Sciamma et des dizaines d'autres réalisateurs.

  • Avec un style artistique, Valérie Meyer propose page après page, des créations originales et touchantes ! Certaines sont réalisées avec ce que peut offrir la nature, d?autres sont issues de matériaux de récupération que chacun peut avoir chez soi.
    Les enfants seront ravis de créer, dessiner ou peindre avec leurs petites mains, mais ils pourront aussi pratiquer tout seuls certaines activités  ! Le livre divertira les enfants, tout en développant leur créativité et leur éveil à une pratique artistique.

  • Sur le fil

    Elise Fischer

    • Signe
    • 23 Avril 2021

    1960, Nancy. Dans sa cellule de prison, Lina attend sans illusions l'issue de son proce`s. C'est au parloir, gra^ce a` sa visiteuse, soeur Marie- Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgre´ tout libe´rer sa parole, sa me´moire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohe`me dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'a` sa rencontre avec Rene´. Parce qu'il lui avait montre´ un visage avenant, parce qu'il semblait re´ellement e´pris, elle, la jolie saltimbanque, a accepte´ de s'unir a` lui. Mais comment se relever de l'e´preuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, a` bout, elle l'a laisse´ mourir. Elise Fischer a toujours e´pouse´ la cause des femmes en racontant au fil de ses romans leurs passions, leurs blessures, leurs combats.

  • Jusqu'à n'être que solitude Nouv.

    L'ouvrage se compose de douze poèmes qui abordent les thèmes du métissage, de l'identité, de la famille, du passage de l'adolescence à l'âge adulte et de la vie urbaine.
    L'écriture de Miles Hodges est brute et évocative, jouant d'images fortes et d'analogies pour décrire ses états d'esprit, son rapport à la poésie et ses déchirements les plus intimes. L'auteur se livre ici à une introspection sans fard et nous confronte, à travers de nombreuses références, à la culture populaire américaine et à nos propres questionnements.
    Ses textes, nourris des cultures qui font la richesse de son métissage, sont étroitement liés au rythme syncopé et intense des battements de la vie. Ses mots frappent, claquent, s'entrechoquent et leur vibration crée l'émotion. Il se joue des moments de confusion de l'esprit et les intègre dans son e´criture, confe´rant a` cette dernie`re une dimension onirique.

  • Texte intégral de la deuxième partie de la traduction officielle liturgique de la Bible.
    Brèves introductions aux 27 livres du Nouveau Testament.
    Plus de 600 illustrations accompagnées de légendes : des tableaux se rapportant à la vie de Jésus et des premières communautés fondées par les apôtres, et des photographies et cartes des lieux apparaissant dans le récit.
    Près de 1 000 notes de lecture et commentaires brefs.
    Recueil de textes « repères » du Nouveau Testament classés par ordre alphabétique.

  • Ces deux textes, écrits dans un style clair et vivant, rappellent, loin de tout ton polémique, que l'anarchie - le refus de toute domination - est aussi ancienne que l'humanité et que ses principes sont ancrés au coeur même de chaque individu.

  • Pendant un peu plus de trente ans, Georges Braque a peint une soixantaine de tableaux ayant pour sujet des barques, toujours échouées sur la grève et toujours solitaires, sous des ciels sombres et au bord d'une mer souvent agitée. Il commence cette série en 1928 à Varengeville, en Normandie, où il s'est fait construire un atelier (et où il est enterré) et la poursuit jusqu'à sa mort. Une série très peu connue et qui occupe une place à part dans son oeuvre.
    Ces petits tableaux d'une apparente simplicité dans la construction dégagent une atmosphère de mélancolie teintée d'un certain désespoir. L'homme secret qu'était Braque y dévoile une partie de son intimité. Il est difficile de ne pas imaginer qu'en peignant ainsi ces esquifs fragiles au bord de la nuit et hors de toute présence humaine, l'artiste n'ait pas pensé au "grand passage" , celui qui conduit là d'où l'on ne revient pas.

  • Au coeur d'une Bretagne magnifique, que la petite Nina retrouve avec bonheur, quittant la capitale pour deux longs mois de ville´giature, c'est la vie d'une grande famille en apparence heureuse, en apparence seulement, que l'on suit au fil d'une de´cennie. Nina ne vit que pour ses e´te´s. Magiques, au regard de son quotidien en banlieue parisienne. Chaque anne´e, la fillette renoue avec sa famille maternelle bretonne, tribu flamboyante aux rituels immuables et aux grandes table´es. Elle voue a` chacun des Bremeur- Duval un amour inconditionnel que sublime le cadre enchanteur de Grande-Maison.

    Mais, au fil des e´te´s, Nina s'interroge. Quelle est sa place au sein de ce clan qui ne vit que dans le parai^tre ? Eleve´e par une employe´e de sa me`re, n'est-elle pas e´trange`re a` leur monde ?

    En de´couvrant la face secre`te des Bremeur- Duval, Nina apprend la ve´rite´ sur sa propre histoire. Il lui faut grandir, quitte a` renoncer aux mirages tant aime´s de sa jeunesse et affronter, enfin, une nouvelle re´alite´...

  • Fin du XIXe sie`cle et premie`re moitie´ du XXe sie`cle, entre le bassin houiller des Ce´vennes et la re´gion de Clermont-Ferrand. Les soeurs Delalande ont tout pour que se dessine, a` l'aube de leur vie, un destin merveilleux. Les drames et les chagrins sauront unir les deux soeurs a` jamais. Elles ont grandi dans un e´crin d'amour et de douceur, sous l'exube´rante glycine mauve de la demeure familiale des Ce´vennes. De`s le berceau, Agne`s et Eva ont tout pour que se de´ploient devant elles de beaux lendemains. Elles sont inse´parables, jusqu'a` ce qu'un e´le´gant courtier en vins emme`ne Agne`s vers un nouveau foyer, a` Chamalie`res, laissant la cadette inconsolable. C'est au de´but du XXe sie`cle que le destin des deux soeurs connai^t de douloureux revers. Epreuves familiales, guerre, solitude, deuils, rien ne leur sera e´pargne´. Mais, en puisant dans les valeurs fortes de leur enfance, les dames de La Glycine vont prodiguer le meilleur de ce qu'elles ont rec¸u. Jusqu'a` l'heure des choix et des re´sistances...

  • Les demoiselles de Beaune

    Karine Lebert

    • Signe
    • 23 Avril 2021

    Balbine de Joinville est religieuse aux hospices nouvellement fonde´s a` Beaune. Elle a choisi de s'enfermer en ces lieux, l'anne´e de ses dix-huit ans, pour cacher la honte d'avoir e´te´ viole´e par son oncle dans le cha^teau familial. Elle y est demeure´e par passion pour les herbes me´dicinales - une passion qui nourrit un talent de the´rapeute qu'appre´cie le me´decin Maric Lambert, attire´ par cette religieuse singulie`re. Du viol, une petite fille est ne´e, Jeanne. Elle est e´leve´e par le jardinier, non loin de sa cousine Alix, seule he´ritie`re des Joinville. Bien qu'elles ignorent ce qui les lie, une forme de rivalite´ s'installe entre elles. Tout les oppose : Alix renonce a` un grand amour pour faire un mariage de prestige ; Jeanne devient chef d'une bande de brigands et disparai^t peu a` peu de la me´moire de ses proches. Jusqu'au jour ou` une blessure plus grave que les autres la conduit aux hospices de Beaune...Balbine, Alix, Jeanne : trois destins de femmes s'entreme^lent pendant un demi-sie`cle.

  • Port-des-vents

    Hortense Dufour

    • Signe
    • 23 Avril 2021

    « Quand on nai^t femme, ici, il faut savoir tout faire. Aimer, accoucher, allaiter l'enfant, peiner au me´nage, a` la lessive, s'activer au plus dur : courbe´es sur la vase, les mains rougies, peiner au parc des hui^tres et des coquillages ; renai^tre, mourir ici. » A` Port-des-Vents, village-i^lot charentais borde´ par l'oce´an, souffle un vent continu, ravageur. Parmi les habitants, une ligne´e de femmes puissantes, soude´es, qui habitent une petite maison de pe^cheurs. Les hommes de la famille sont morts. Le rude monde marin et les passions se sont charge´s de ces morts- la`. Les femmes, elles, reba^tissent sans cesse ce que le vent de´truit. Autour d'Ade`le, l'ai¨eule, vivent quatre ge´ne´rations de femmes :Adrienne, Marjolaine, Indiana et Elena. Il y a celle, enfin, par qui tout est arrive´ : Adrienne. « Tout est de la faute de la belle Adrienne. » Car a` Port- des-Vents, les passions sont de´vastatrices...

  • A quoi tient notre fascination pour les aéroports ? Au voyage bien sûr, à l'ailleurs vers lequel on part. Aux séparations douloureuses et aux retrouvailles joyeuses aussi, dont ils sont les théâtres. Aux hommes et aux femmes venus du monde entier qui s'y croisent. Aux intrigues qui s'y nouent ou aux drames qui s'y jouent. Le cinéma s'est, bien sûr, emparé de ces lieux hors du temps. Avec humour, tendresse, légèreté ou gravité.
    Jean-Luc Godard, Federico Fellini, Sam Mendes, Quentin Tarantino, Woody Allen, Clint Eastwood, Pedro Almodóvar, Cédric Klapisch, Michel Hazanavicius, Pascale Ferran, entre autres, y ont posé leurs caméras.

  • Digne héritière d'Olympe de Gouges, Olympe Audouard (1832-1890), aujourd'hui tombée dans l'oubli, fut pourtant l'une des féministes françaises les plus actives du 19e siècle, Grande voyageuse, conférencière, auteure d'une vingtaine d'ouvrages (du roman à l'essai), directrice de revues, elle défendit courageusement la liberté d'expression (elle fut convoquée près de vingt fois au ministère de l'Intérieur pour ses articles et provoqua un patron de presse en duel !) et lutta sans se lasser contre l'inégalité faite aux femmes. Elle se battit notamment pour que les journalistes femmes puissent écrire des articles politiques dans leurs journaux, ce qui était interdit par la loi à l'époque où seuls les hommes pouvaient aborder ce domaine.
    Son pamphlet Guerre aux hommes, qui  t scandale lors de sa publication en 1866, mêle ré exion et humour. Il souligne, dans un style vivant et très moderne, l'inégalité existante entre les deux sexes, son injustice, son hypocrisie et sa négation des valeurs humaines, au travers de très nombreuses et très vivantes références historiques, anecdotes et mises en situation. Ce texte se termine par une irrésistible galerie de portraits d'hommes-types (le lâche, le  atteur, le salaud, l'égoïste, etc.), brossés d'un trait acerbe en même temps que comique, faisant penser aux dessins de Daumier.

  • Gueules cassées ; sourire quand même ; 100 ans Nouv.

  • Prophète désespéré, fouilleur du néant, de ses violences et de ses dangereuses tentations, naufragé de la vie, Antonin Artaud n'a plus - quatre ans avant sa mort, et alors qu'il est enfermé dans l'hôpital psychiatrique de Rodez où il subit une série d'électrochocs -, que ses mots auxquels se raccrocher, comme à des bouées. Des mots qu'il façonne dans des phrases qu'il maltraite et qui découvrent tout un monde, « son » monde.
    Dans Révolte contre la poésie, comme dans la lettre qu'il adresse à Anne Manson en février 1944 - les deux textes publiés dans le présent ouvrage -, Artaud semble à bout : il a perdu tout espoir de trouver la pureté sur cette terre, et chez les « spectres » et les « pourceaux » qui la peuplent. Même la culture a disparu, lui enlevant son dernier espoir, son ultime refuge. Il se retrouve seul dans un « face-à-face » insupportable avec son corps, ses démons et ses « viles pensées », contre lesquels il a engagé un combat pour sauver son âme.

  • Que connaît-on vraiment de la peinture de Francis Bacon (1909- 1992) ? Des corps tordus, des visages déchirés, des bouches grandes ouvertes, des couleurs suaves et criardes, et tout ce que lui-même a pu con er lors des nombreuses interviews qu'il a accordées.
    Mais, que se passait-il vraiment lorsqu'il peignait ? Quel sens donnait-il aux formes apparues sur ses toiles et pourquoi tant d'émotion s'en dégaget- il ?
    Pour tenter de le découvrir, l'auteur a choisi d'aborder ses oeuvres latéralement, en les frôlant, en en retenant des indices signi catifs - une ampoule électrique, une ombre, une seringue, un miroir, etc. -, autant de « motifs » chers au peintre et qui prennent tous un sens dans son univers.

  • Les trois textes du 19e siècle proposés dans cette présente édition traitent du journalisme. Ils auraient pu être écrits aujourd'hui tant les observations et les interrogations qui s'y trouvent nous amènent à réfléchir sur ce que pourrait être, à l'heure d'Internet, une presse d'informations.

  • Hildegarde ... une légende allemande née en plein XIIe siècle, à l'ère des croisades, dans un contexte historique mouvementé, avec bien des similitudes avec notre époque ... Touchée par la grâce de Dieu, elle est à la fois conseillère spirituelle, visionnaire, musicienne, compositeur d'opéras, de pièces de théâtre et de chants liturgiques ... Et, plus que tout, elle est passionnée de nature. Elle compose une encyclopédie naturelle : le Physica, nous laisse un héritage précieux sur les vertus médicinales des plantes et nous transmet un savoir médical impressionnant, dont les nombreux remèdes de santé redécouverts en 1970 ! Enfin, elle nous laisse un message : " Accepter la vie, la joie de vivre et d'être vraiment dans la louange pour apprécier la vie qui nous est donnée.

  • Dès les premières heures qui suivent l'incendie dramatique de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, la question de sa restauration est déjà posée. Faut-il reconstruire à l'identique ce qui a disparu (charpente, toiture,  èche) ou « pro ter » de ce malheureux accident pour e ectuer certains aménagements plus modernes, quitte à modi er quelque peu la physionomie de l'édi ce, voire faire intervenir en certains endroits du bâtiment des créateurs contemporains ?
    Cette interrogation avait été exprimée à peu près dans les mêmes termes un peu moins de deux siècles auparavant lorsque, devant les altérations dues au temps, les dégradations, mutilations et autres reconstructions plus ou moins heureuses qui menaçaient la cathédrale, le gouvernement d'alors décida de lancer un concours pour sa restauration. C'est le projet présenté par les deux architectes Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Antoine Lassus qui fut  nalement choisi en 1844.
    Dans un rapport adressé au ministre en charge du dossier, les deux architectes exposent leur conception de la restauration des bâtiments anciens : ne pas se contenter de colmater les usures et les brèches, mais s'e orcer de retrouver les formes disparues a n de redonner à l'édi ce son rayonnement passé, sans transformer en quoi que ce soit son architecture. Ils expliquent ensuite les travaux à entreprendre à Notre-Dame, leur importance et leurs di cultés, avec qui et avec quels moyens.
    Ce document, particulièrement intéressant, nous fait pénétrer dans les coulisses de l'un des édi ces les plus visités de Paris - en dévoilant au passage quelques secrets. Il fournit surtout au lecteur d'aujourd'hui des éléments pour mieux comprendre et juger les projets de restauration de Notre-Dame à venir.

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