Transboreal

  • Bergère Nouv.

    Florence Debove a, à de multiples reprises, séjourné en estive dans les Pyrénées avec ses moutons et ses chiens. Isolement, orages, ours, mais aussi échanges avec ses voisins bergers, voire avec les randonneurs, sont de la partie.

  • Un hiver de coyote Nouv.

  • Une mésange explore le feuillage d'un chêne au coeur d'une forêt du Val de Loire. À l'autre bout de la Terre, cent mille manchots résistent au vent sur une plage de sable noir. Trait d'union entre ces deux mondes : l'observateur, amateur ou scientifique, en quête d'émerveillement et de connaissances. Face à lui :
    L'oiseau, animal familier autant qu'être mythique.
    L'observer, c'est le redécouvrir, mais aussi révéler les relations étroites que nous entretenons avec lui sans en avoir conscience et, au-delà, reconsidérer notre propre regard sur l'humanité et son lien à la nature.

  • En juillet 2019, Yannick Billard, son épouse Marie-Hélène et leurs trois enfants, Simon, Coline et Amandine, quittent Chambéry pour un fabuleux voyage à vélo qui les conduira, par les cols pyrénéens, les montagnes de l'Atlas et le désert de Mauritanie, jusqu'à Bignona, en Casamance. Plus de 7 000 kilomètres séparent la famille de son objectif ; en perspective, six mois de pédalage intense, de rencontres et d'émerveillement.
    Sur les traces des pionniers de l'Aéropostale, avec Le Petit Prince comme fil conducteur, l'aventure familiale prend un sens qui dépasse la simple prouesse physique : partir à la rencontre d'hommes et de femmes qui s'efforcent de rendre l'humanité plus solidaire.

  • à l'ombre de l'Ararat ; une géographe en Arménie Nouv.

    Pendant plus de deux décennies, de la fin des années 1990 à nos jours, Françoise Ardillier-Carras, universitaire, géographe de formation, a sillonné l'Arménie. Ses nombreux voyages - aussi bien de recherche que de découverte, ou pour accompagner des groupes -, sa fréquentation régulière et passionnée de la population, lui ont fourni une moisson d'histoires qui racontent l'Arménie vue et vécue par les Arméniens.
    Entre récit de voyage et guide culturel, A l'ombre de l'Ararat propose à tous, voyageurs et curieux, les clés pour découvrir, mieux comprendre et aimer l'Arménie.

  • Une fois transfigurée par l'hiver, sublimée par la neige, la haute montagne devient inaccessible. Seule la randonnée à ski permet alors de s'y aventurer et, partant, d'éprouver tout ce qu'une excursion dans un monde absolument vierge peut offrir. Le ski de randonnée est d'abord un ski de liberté : ne s'agit-il pas de créer son propre itinéraire, de vagabonder par ses propres forces entre terre et ciel ? Et, de surcroît, sans rien laisser d'autre derrière soi qu'une trace éphémère ?
    Le randonneur à ski n'entreprend pas une ascension sportive mais un véritable voyage, coûteux en efforts certes, mais en osmose avec la montagne et le grand mystère blanc. Parmi les récompenses de cet engagement : une communion avec le milieu et, bien sûr, de sensationnelles descentes.

  • Les missions de la Croix-Rouge internationale et du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies se doublent depuis leurs débuts de l'action caritative d'associations confessionnelles, d'agences gouvernementales et d'innombrables organisations non gouvernementales. Le personnel de ces ONG, confronté à l'urgence, fait régulièrement la une des médias.
    Totalement désintéressé, toujours efficace, apolitique, l'altruisme vient atténuer les tragédies auxquelles la diplomatie mondiale ou les relations bilatérales ne peuvent plus remédier. Y a-t-il une ambiguïté de l'engagement humanitaire qui entacherait son caractère exemplaire par les désordres économiques, sociaux voire sanitaires qu'il peut aussi induire ? À quelles conditions, en somme, l'ingérence humanitaire resteraitelle vertueuse ?

  • Ce que Naraa Dash ignore durant l'enfance, c'est que la maladie emportera sa mère et trois de ses frères, c'est que la chaleur nomade atténuera la rigueur d'un climat implacable, c'est que la chape de plomb soviétique scellera le destin de son peuple, et enfin que son père, brave et clairvoyant, s'évertuera à lui indiquer le chemin. Ce récit est celui de l'ascension d'une femme, de la pauvreté des steppes aux ors d'Oulan-Bator en passant par la France et son industrie du cinéma.
    De la yourte aux palaces, elle fait preuve d'ardeur pour se forger un destin, se faire une place dans un monde d'hommes, sans rien craindre. A 48 ans, elle a déjà eu plusieurs vies, qu'elle raconte avec la candeur de l'enfant pauvre qu'elle fut, puis avec le regard de l'adulte épanouie qu'elle est devenue. Son témoignage est une leçon de résilience qui ramène à la lumière, celle de la steppe.

  • Comment survivre à travers l'immensité québécoise ? Pour la baleine menacée dans le golfe du Saint-Laurent ou la jeune activiste écologique lancée dans une bien étrange chasse sous les frondaisons gaspésiennes, pour l'Inuite qui garde le front haut dans les tourbillons de l'existence et les bourrasques du Grand Nord ou pour le condamné à mort qui couche ses mémoires sur le papier, l'heure est fatidique.
    Ailleurs, deux compères libertaires évoquent leur lutte à bord d'un voilier voguant sur la rivière des Outaouais tandis que, dans sa banlieue-dortoir, un immigré afghan se démène pour sa famille et qu'un trio de marcheuses quitte les Laurentides en plein été indien pour réfuter l'avenir qu'on a écrit pour elles. En empoignant la vie à pleines mains, ces personnages aux origines diverses et aux destins chahutés deviennent les acteurs de huit nouvelles disséminées aux quatre vents de la Belle Province.
    Pour tout l'or de la forêt est l'occasion de les suivre, à leur rythme, pour découvrir les confins et l'histoire d'un territoire grandiose et fantasmé.

  • La Grande Traversée des Alpes est avant tout le récit d'un voyage à pied depuis le lac Léman jusqu'à Nice. Il offre, avec légèreté, le point de vue singulier d'un amoureux de la montagne et jeune médecin urgentiste. Dans une recherche de retranscription fidèle du parcours effectué et des impressions ressenties, le récit est construit au jour le jour. Trois semaines de promenade et de rencontres intimes avec le "monde des hauteurs" , celui qu'un berger du vallon des Ayes près de Briançon appelle "la France d'en haut" .
    Si les tracasseries et difficultés du randonneur sont souvent rapportées avec humour, elles ne détournent pas l'attention du lecteur de l'ambition principale du livre : proposer un regard à la fois poétique, philosophique et montagnard sur la traversée des Alpes.

  • En 2011, Laetitia Kloz s'installe avec son mari et leurs deux enfants, pour trois ans, en Arabie Saoudite. La famille réside dans un camp d'expatriés situé dans la province Est. Commence alors pour la jeune femme une vie nouvelle, d'abord marquée par l'expérience du camp, sorte de cité hors-sol coupée de la société saoudienne. La découverte d'un lieu si étrange, et de la petite communauté qui s'y trouve rassemblée, pousse Laetitia à partir à la rencontre des Saoudiennes.
    Récit sensible qui révèle de l'intérieur la vie des femmes, Intime Arabie montre l'étonnante diversité des situations, des vies et des rêves de chacune, mais aussi les blocages engendrés par une société inégalitaire, qui s'est construite en empêchant hommes et femmes d'exister autrement que comme deux communautés séparées.

  • À l'heure où explosent les formes de voyage rapide et facile, pourquoi la marche reste-t-elle un mode privilégié de relation au monde ? Pourquoi permet-elle une plus grande acuité du regard porté sur la nature et une plus grande disponibilité aux autres ? Quels sont les états mentaux auxquels accède le marcheur au long cours ? Grâce à la diversité des terrains et des climats qu'il affronte, au rapport spécifique qu'il tisse avec les lieux qu'il aborde, le voyageur à pied témoigne de découvertes et de sensations particulières, intimement liées à l'ascèse et à la simplicité de sa vie nomade : la rencontre humaine, que la marche rend plus sincère, le face-à-face avec la faune sauvage, qu'elle permet d'approcher de plus près, un retour méditatif sur soi enfin, sont les récompenses de celui qui fait l'effort de cheminer librement et de prendre son temps.

  • Pourquoi aller au sommet quand on peut se contenter du col ? Pourquoi chercher les itinéraires les plus directs, les plus difficiles, les plus engagés ? Pourquoi affronter le danger, le froid, l'inconfort, la souffrance, quand les sentiers balisés offrent une découverte tranquille de la montagne ? L'esprit de l'alpinisme n'est pas celui des succédanés aseptisés que la société moderne propose en lieu et place de l'aventure alpine. Au fondement de cette passion, le besoin mystérieux de se confronter à une nature immense qui accueille et domine. Cette mystique de l'effort inutile, enracinée dans la tradition occidentale du dépassement de soi, conduit à une expérience qui transcende toutes celles que la vie ordinaire réserve : l'euphorie des cimes, la plus belle des récompenses.

  • Parmi les exploits authentiques, il convient de saluer celui de Gleb Travine, ouvrier soviétique qui, en 1927, seul, sans assistance, accomplit à vélo le tour de l'URSS. Parti du Kamtchatka, il gagne Vladivostok, traverse le Caucase et l'Asie centrale, la Crimée, l'Ukraine, atteint Mourmansk d'où il s'élance dans une stupéfiante épopée arctique, roulant sur la banquise, se nourrissant de ce qu'il chasse ou pêche, s'amputant luimême de ses orteils gelés. Quatre ans plus tard, le Centaure de l'Arctique, « l'homme qui chevauche un renne de fer » - comme le décrivent les autochtones -, a bouclé son périple, et rapporte le journal où il a consigné les péripéties du voyage. Hélas, Staline est au pouvoir, les exploits individuels sont proscrits - et le livre qu'écrira Travine sera mis à l'index.

  • Sandra Mathieu a suivi le canal de la Siagne pour céder une nouvelle fois à sa tentation d'un « infime voyage », micro-exploration modeste mais concrète et profonde d'un territoire voisin et circonscrit pour s'y fondre. Elle flâne et redécouvre l'intérêt de marcher dans une nature protégée pour échapper à la routine et continuer à s'émerveiller. Elle recherche avant tout l'enracinement dans des paysages proches, l'émergence de pensées nouvelles et la renaissance impromptue de souvenirs anciens. Dans son sillage, on relie des ouvrages hydrauliques et des vestiges tels que bergeries, moulins, oratoires et voies médiévales. On croise aussi les lieux de villégiature d'écrivains et d'artistes célèbres : Picasso, Bonnard ou Domergue.
    Avec un peu de courage, on est toujours capable de moins.

  • En 1963, suite à une peine de coeur, Jean Pastureau part pour une errance à durée indéterminée à Bruxelles. Errance, car il n'a sur place aucun logement et n'emporte avec lui ni valise ni argent ; à durée indéterminée, car s'imposant un jeûne il ne sait combien de temps va durer l'expérience. Une histoire belge est le récit de cette aventure, authentique et singulière, à la découverte d'une ville en plein chantier (grands travaux de rénovation urbaine), et à la découverte de ses propres limites en tant qu'être de passage, ni résidant ni touriste, dans une métropole étrangère. Tenu secret pendant un demi-siècle, ce voyage, dont l'écriture se confronte à la volatilité des souvenirs, est aussi l'occasion d'une réflexion sur les limites et l'effacement de la mémoire.

  • Pendant plus de quinze siècles, les feuilles de thé des provinces du Yunnan et du Sichuan furent échangées contre les chevaux tibétains, nécessaires aux conquérants de l'Empire céleste. Partis du berceau historique du thé, Julie Klein et Philippe Devouassoux ont affronté à pied durant six mois 2 500 kilomètres de rizières, de forêts luxuriantes et de montagnes jusqu'au Toit du monde. Mus par « l'envie de se souvenir », ils ont eu pour guide les cartes anciennes et, empruntant les mêmes sentiers que jadis, ils ont pris le pouls des campagnes chinoises en mutation. C'est à l'été, aux sources du Mékong et du Yangtsé, que les marcheurs ont débouché sur le plateau tibétain, trouvant dans l'hospitalité et la ferveur d'un peuple opprimé matière à rassasier leur soif de rencontre.

  • Quelle lubie s'empare du voyageur qui, de longues heures durant, tend son pouce gaillardement au bord de la route ? En patientant, un pied sur le bitume, l'autre dans les herbes du bas-côté, il se remémore ses expériences passées. Du sympathique cocaïnomane au vigile en baggy, du chef d'entreprise au hippie, du camionneur roublard à l'énergique mère de famille, il a tendu l'oreille à d'improbables histoires de vie. Déjà, il pressent que le prochain trajet tiendra sa promesse d'attente anxieuse - qu'un simple coup de frein vient délicieusement rompre -, de rencontres inattendues et d'apprentissage exaltant. Dans un monde qui s'individualise et se crispe ne porte-t-il donc pas toujours plus haut la bannière de la fraternité, de la confiance et du partage, valeurs maîtresses du stop ?

  • Au-delà de l'émerveillement touristique, le globe-trotter se doit de réfléchir à la distance qui le sépare de peuples parfois relégués au rang de figurants dans le panorama mondial qu'il rêve d'embrasser. C'est que l'odyssée routarde, qui se révèle souvent commune, a perdu de sa noblesse. Conscient de la tension instaurée entre la tentation de s'abandonner au tourisme et la réalité d'un univers autochtone qui, derrière les sourires, est néanmoins impitoyable, l'auteur cherche la juste place du voyageur. Quelle posture morale adopter face à des pratiques injustes et révoltantes ? Et quel sillage laissons-nous dans des pays souvent trop vite visités ? Une réflexion parfois désabusée sur la possibilité d'établir un rapport authentique à l'autre et de comprendre la réalité du vaste monde.

  • Seul et à pied, pendant des semaines, Franck Buchy parcourt les Vosges, exactement sur l'ancienne frontière franco-allemande de 1871 à 1918, aujourd'hui ligne intérieure reliant l'Alsace au reste du pays.
    Personne ne l'a fait avant lui. Il force les obstacles du paysage, hors des sentiers battus, au fond de ravins ou en équilibre sur la ligne bleue des Vosges, chère à Jules Ferry. De borne en borne, Franck Buchy interroge cette frontière au coeur d'une Europe saisie par les nationalismes un siècle après la fin de la Grande Guerre.
    Il côtoie le GR5, recoupe les sentiers du Club vosgien, et brosse ce faisant le portrait d'un massif contrasté et attachant. Son carnet de friches est un éloge des lisières, un manifeste de l'esquive et un hymne à la nature.

  • À 35 ans, Antoine Bertrandy s'est arraché au confort urbain et familial pour s'élancer, courbé sous le poids d'un sac à dos rempli d'idéalisme et de petits tourments, vers le mystère de Saint- Jacques. Sur le Camino Real Francès , si les uns y marchent au-devant de la Foi tandis que d'autres viennent accomplir une performance, tous s'éprouvent dans la joie et la douleur, et chacun peut épuiser ses fantasmes jusqu'à expérimenter une renaissance intérieure. Ce récit chaleureux, riche de rencontres truculentes, attachantes ou dérangeantes, de pénibles séparations et de moments drolatiques, apporte des réfl exions originales sur le sens de cette longue marche initiatique, sur les raisons de son exil le long d'un chemin rebattu, et sur son passage parmi les hommes ; en somme, sur la vie.

  • Le voyage peut, par la prodigalité de ses étapes - imprévus, haltes forcées, rencontres inattendues voire inespérées -, instituer une relation différente au temps, au point que ce sont les interstices du programme projeté qui en constituent l'intérêt. Si le chemin vaut plus que le but, l'étape vaut mieux que le déplacement, et parfois le temps perdu à un comptoir, dans un sofa, à une terrasse ou pour un détour marquera le voyage plus qu'un monument ou un point de vue répertorié. C'est à une forme d'éloge de la paresse et de la nonchalance que nous sommes conviés, pour découvrir avec l'auteur, de l'éruption de l'Eldfell en Islande aux clandés du Mato Grosso, d'une cellule de prison au Pérou à l'Extrême-Orient Express, toute la saveur du « temps retrouvé ».

  • L'escalade n'est plus considérée comme un simple entraînement en vue de gravir des sommets. Comment s'est opérée la métamorphose qui, dans les années 1980, avec les danses verticales de Patrick Edlinger, a fait passer cette activité secondaire au rang de pratique sportive et artistique à part entière, totalement nouvelle et plus populaire que l'alpinisme classique ? L'escalade moderne - la « grimpe » - est devenue une fin en soi, une ascension débarrassée de tout objectif sinon celui de la perfection du geste. Jouer avec la pesanteur et apprivoiser le vide dans le but d'évoluer le long de parois de plus en plus lisses ou déversantes, selon ses propres forces et sa propre intelligence, avec grâce, précision et souplesse, constitue à présent un véritable art de vivre. Que ce soit sur des blocs de grès à Fontainebleau ou Rocklands, sur des falaises calcaires comme à Céüse, Rodellar et Kalymnos, ou au flanc des immenses murs granitiques du Yosemite, celui qui adopte la discipline et rejoint la communauté des nomades amoureux du rocher se lance dans une longue quête existentielle, qui lui fera découvrir les plus beaux endroits de la planète, expérimenter des sensations toujours nouvelles et repousser sans cesse ses limites jusqu'à devenir, avant tout et pour son plus grand bonheur, un grimpeur de corps et d'esprit.

  • Nombreux sont ceux qui rêvent de finir en cabane... Non derrière les barreaux mais à l'ombre de celle qu'ils se construiraient en marge des hommes, sous le soleil de la liberté retrouvée. Nouveau symbole de la vie simple, de la sobriété heureuse et de la décroissance, le recours aux cabanes offre une alternative à la civilisation de l'abondance, une échappatoire propice à la renaissance, à l'élévation spirituelle. Dans les yourtes, tipis et isbas, la fenêtre comble mieux le regard que les écrans, la nature sert de calendrier, le calme et la solitude de confort. Ces refuges pansent ainsi les âmes meurtries par le progrès, en quête de renouveau ou d'humanité. Plus qu'une évasion, la cabane représente un défi à l'uniformisation des modes de vie et permet de goûter une félicité inattendue.

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