Alexandre Romanès

  • «Lire Alexandre Romanès c'est connaître l'épreuve de la plus grande nudité spirituelle» écrit Christian Bobin. Ce nouveau recueil est une mise en abyme incroyablement poétique des deux mondes, celui des Gitans et celui de la société occidentale, dans lesquels vit Alexandre Romanès. Il y déplie leurs confrontations qu'il interroge avec un regard implacable et des gestes d'une sublime douceur, avec une violence vitale et une sensibilité issues d'une mémoire intérieure millénaire. En lisant Le Luth noir, les mots simples semblent retrouver la virginité originelle d'une langue commune, celle du coeur, où l'intuition, la pudeur, la liberté, l'émerveillement perdu mais aussi la mortelle nostalgie trouvent le chemin ascendant d'une pensée pure et délivrée de tout artifice, de toute intention.

  • « Lire Alexandre Romanès c'est connaître l'épreuve de la plus grande nudité spirituelle. Juste une voix et surtout le ton de cette voix : une corde de luth pincée jusqu'à l'os, ce luth dont il a joué dans sa jeunesse. Les morts doivent parler avec la même douceur sourde et sans reproche. À la lecture c'est comme si on traversait une larme. Cette larme que le poète refuse de verser fait l'humanité profonde de son livre. Il y a de l'eau, c'est tout, et un tout petit brillant de sel. Dans la dernière partie du livre, il y a de l'air. On a atteint la chambre des résurrections. Une douceur sans mélange, si pure qu'elle fait éclater la vitre de la mort. C'est le silence désormais qui tient le livre entre ses mains. » Christian Bobin.

  • «Pauvre être humain, ta vie, comme la brindille emportée par l'oiseau, comme la poignée de sable qu'on jette.
    Si ton coeur n'est pas royal, tu vas où ?»

  • Ouvrir ce livre, écouter cette parole, c'est suivre les traces des tsiganes - le peuple qui ne veut pas laisser de traces -, écouter les histoires que la famille du cirque se raconte chaque soir autour du feu, peuplées de personnages nommés Tête d'Enclume, Dent de Chien ou Rose Reine.
    Enfant, Alexandre Romanès découvre l'univers du cirque, cette tribu « nomade » aux lois et son mode de vie uniques. Dans ce livre, il nous fait monter sur les échelles libres de son numéro d'acrobate, pénétrer dans la cage aux lions, qu'il parvient à maîtriser de la voix et du regard.
    Alexandre Romanès évoque aussi les rencontres qui ont marqué sa vie : l'écrivain Jean Genet, auteur de Notre-Dame-des Fleurs, la poétesse Lydie Dattas, qui deviendra sa femme, ainsi que les poètes Jean Grosjean et Christian Bobin.

  • La vie d'un gitan, c'est lutter à mains nues avec l'orage. La vie d'un homme de cirque, c'est soulever des tonnes de mâts et de toile. La vie d'un poète, c'est braconner des silences sans repos ni salaire. Alexandre Romanès conjugue ces trois vies. Dans ce nouveau recueil, il déplie leur confrontation avec le monde occidental qu'il interroge avec un regard implacable et des gestes d'une sublime douceur, avec une violence vitale et une sensibilité issues d'une mémoire intérieure millénaire. Dans La steppe et le ciel, sous le soleil visionnaire d'Héraclite, amateur comme lui de phrases courtes, il plante une tente de langage. Sa voix est si nue qu'on croirait entendre la nôtre.

  • « Kesaj est une fée d'un conte tzigane. Elle dit que « pour recevoir de l'amour, il faut d'abord savoir en donner. ». J'espère qu'à votre tour, vous aurez la chance de croiser Kesaj Tchavé, « Les enfants de la fée ».

    Kesaj Tchavé , c'est l'histoire d'une troupe de chants et de danse folklorique, composée d'enfants tziganes et animée par le musicien Ivan Akimov, habitants d' un village au pied des Tatras, à l'est de la Slovaquie. Leurs tournées dans l'Europe entière engendrent un enthousiasme extraordinaire, leur joie débordante et communicative mettant le feu à un public pantois ! Photographe reporter pour la presse magazine, Jean-Michel Delage est allé à leur rencontre, chez eux, puis les a suivi au gré de leurs tournées.

    > Une part des bénéfices de la vente de l'ouvrage sera reversée aux Kesaj Tchavé.

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