Alexandre Vialatte

  • Pendant un demi-siècle, Alexandre Vialatte a cultivé l'art de la chronique. Ses oeuvres constituent une sorte d'encyclopédie des activités humaines vues au travers du kaléidoscope d'un observateur malicieux qui sait résumer d'une sentence, lapidaire et drôle, le fond de son propos.
    Nourri de textes inédits, ce recueil témoigne des différentes formes journalistiques pratiquées par Alexandre Vialatte, des années 1920 à sa mort en 1971. Il apprend son métier en collaborant à La Revue rhénane, en même temps qu'il s'initie à l'Allemagne, découvre Goethe et Kafka, et suit de près l'actualité du pays.
    Dans Le Petit Dauphinois, comme dans l'Almanach des quatre saisons, autre florilège de sa fantaisie, Vialatte s'en donne à coeur joie, avec la plume d'un poète, l'imagination d'un conteur, l'humour d'un savant désabusé. Les chroniques cinématographiques parues dans Bel Amour du foyer constituent un volet inattendu de son oeuvre de journaliste. Vialatte s'amuse à y distiller ses conseils et ses opinions sur des films dont il raconte l'histoire à sa manière, toujours singulière et décalée.
    Il a aussi tenu pendant près de dix ans une chronique dans Le Spectacle du monde, constituée de promenades littéraires plus que de véritables critiques. Là comme ailleurs, il exprime ses goûts, ses admirations avec une intelligence savoureuse, une virtuosité et une liberté de ton qui n'ont cessé d'enchanter ses innombrables lecteurs et lui valent d'occuper aujourd'hui une place prépondérante dans notre histoire littéraire.

  • La prose à la fois précise et bon enfant d'Alexandre Vialatte, son intérêt pour tout ce qui respire, marche, nage ou vole, ses passions d'entomologiste et son amour de la zoologie, et surtout les nouvelles «grandes et magnifiques» qu'il ne cesse de nous donner de l'homme «depuis la plus haute antiquité», tout concourait à la réunion de ces textes, pour la plupart issus du journal auvergnat La Montagne. Quant aux illustrations d'Honoré, qui allient les grandes masses noires qui semblent des gravures sur bois à la précision de la technique des «encres», elles apportent un humour subtil et répondent comme un véritable contrepoint aux textes de Vialatte.

  • Pour tous ceux qui ont eu le plaisir de découvrir ou de redécouvrir le talent et la fantaisie d'Alexandre Vialatte à la lecture du premier volume de L'Abécédaire, paru en 2014 et pour ceux qui n'ont pas eu encore ce plaisir, Alain Allemand, en composant ce deuxième volume, a redoublé d'intuition et de discernement pour nous offrir le meilleur et le plus significatif de l'oeuvre d'Alexandre Vialatte.
    De l'Auvergnat, à Françoise Sagan ; d'une multitude d'animaux qu'il chérissait, à l'Homme, motif d'inspiration inépuisable, en passant par Victor Hugo, l'URSS ou les Gaulois, les entrées de ce recueil, qui puise à toutes les sources de l'oeuvre (romans, chroniques, correspondance...), proposent de faire connaissance de manière ludique avec l'univers à nul autre pareil d'Alexandre Vialatte et révèlent en filigrane le portrait sensible d'un auteur désormais culte.

  • L'étourdissant Alexandre Vialatte, qui fut le premier à introduire et traduire en France Kafka, éprouvait pour le grand écrivain autrichien une attraction toute singulière qui lui fit notamment écrire : « Qui fut exactement Kafka ? J'ai toujours cherché à ne pas le connaître, à me le rendre moi-même mystérieux. Pourquoi parler de lui ? Pourquoi lui enlever le prestige de n'être connu que comme auteur d'une oeuvre unique, étrange et géniale ? » On trouvera réunie ici la totalité des essais et articles consacrés par Vialatte à Kafka. À son Kafka.

  • Un abécédaire

    Alexandre Vialatte

    De son vivant " auteur notoirement méconnu ", comme il aimait lui-même à se présenter, Alexandre Vialatte (1901-1971) vit pourtant, année après année, le cercle de ses lecteurs s'agrandir, et sa gloire posthume ne cesse de prospérer.
    Méconnu, Vialatte le demeure cependant encore du grand public. L'explication tient peut-être à la richesse et à la profusion de son oeuvre, dont témoignent les chroniques prodigieuses qu'il a livrées pendant vingt ans au journal La Montagne. Une richesse et une profusion qui peuvent également provoquer chez ceux qui souhaiteraient la découvrir un léger sentiment de vertige au moment de sauter le pas...
    Une autre raison explique le déficit de notoriété dont continue de souffrir l'auteur des Fruits du Congo : sa personnalité. D'un tempérament discret, peu porté sur les mondanités, ce graphomane, forçat des lettres, consacrait la majeure partie de son temps et de son énergie à l'écriture - laissant à d'autres le soin de s'exposer sous les feux de la rampe.
    Un abécédaire vient opportunément lever le voile à la fois sur l'oeuvre et sur l'homme et réparer ainsi une forme d'injustice. De l'Auvergne d'où il était originaire à Kafka qu'il traduisit, de l'hippopotame qu'il chérissait à l'Homme, motif d'inspiration inépuisable, en passant par Napoléon, Sempé ou le western, cet abécédaire, qui puise à toutes les sources de l'oeuvre (chroniques, romans, correspondance...) propose une manière ludique de faire connaissance avec l'univers à nul autre pareil de Vialatte et révèle en filigrane le portrait sensible d'un auteur désormais culte.

  • Un Vialatte inédit, poétique, magique. Ce «cri du canard bleu», prose de 1933 est une envie romanesque laissée à l'état d'esquisse. On y trouve Étienne, qui s'ouvre à la beauté par la voie d'affriolantes affiches où scintillent «Estelle», star des «Ballets féériques». Un Vialatte inédit, poétique, magique. Ce Cri du canard bleu, prose de 1933, est une envie romanesque laissée à l'état d'esquisse. On y trouve Étienne, qui s'ouvre à la beauté par la voie d'affriolantes affiches où scintille « Estelle », star des « Ballets Féeriques ». On trouvera également, au fil du récit, ces ingrédients essentiels au merveilleux vialattien : un missionnaire gothique, un oncle à moustache, un magasin général, caverne d'Ali Baba du surnaturel quotidien, des coffrets à goûter, « une auberge de complainte et de grand vent ». Vialatte transforme, à vue, pour nous, l'Auvergne en terre de féerie. Vialatte, seigneur des anneaux... chinois, dont acte.

  • Les éditions arléa 16, rue de l'Odéon, 75006 Paris Tél. 01 43 26 98 18 Fax. 01 44 07 04 88 Mél : arlea@wanadoo.fr Site : www.arlea.fr Office d'octobre 2010 (1) Ballainvilliers le 27 septembre 2010 En librairie le 7 octobre 2 "Littérature" Alexandre Vialatte Critique littéraire 176 pages, 17 € EAN 9782869599154 Alexandre Vialatte, dont Arléa a publié La Maison du joueur de flûte, La Dame du Job et Dubuffet et le Grand Magma, dans ses chroniques, éparpillées dans de nombreux journaux et périodiques (La Montagne, Le Spectacle du monde, etc.), s'est très souvent livré au difficile exercice de critique littéraire, et ce sont ces articles-là, où le ton inimitable du grand écrivain, ajouté à son humour, a sans doute montré le meilleur de son talent, que nous regroupons dans ce livre.
    Le choix auquel nous nous sommes astreints tient compte, bien entendu, de la connaissance qu'un lecteur d'aujourd'hui peut avoir des auteurs d'il y a cinquante ou soixante ans. Tel qui brillait alors parmi les préférés du public et des médias n'éveille parfois plus aucun écho aujourd'hui ; d'autres, modestes de leur vivant, mais dont le talent s'est affirmé au cours des années, sont à leur tour sur le devant de la scène littéraire.
    Le panel retenu dans ce livre est donc un dosage entre les grands noms, les écrivains consacrés, et d'autres, plus confidentiels mais de grand talent, où la verve de Vialatte s'est montrée tellement incisive, son humour tellement brillant, qu'on ne pouvait pas ne pas les faire figurer dans ce recueil.
    D'Emmanuel Berl à Sempé, en passant par Antoine Blondin, Franz Kafka, Raymond Queneau, André Malraux, Joseph Delteil, Charles De Gaulle, Julien Green, Louis-Ferdinand Céline, Chaval ou Pierre Mac Orlan, ce sont toutes les gloires (grandes ou moins grandes) des années 1950, 60, 70 qu'on trouvera, plus ou moins exaltées, plus ou moins malmenées, voire éreintées, dans cet ouvrage.

    Mise en place souhaitée : 1 500

  • Égypte 1938.
    L'ombre de Bonaparte traîne encore sur les calendriers-réclames des petits cafés du port d'Alexandrie. Les avenues du Caire mènent droit au désert où les Pyramides battent immobilement la cadence. Par pur esprit de contradiction, les gens écrivent de droite à gauche. L'hiver est chaud, le désert frais. Et vingt nations s'entendent comme des soeurs. Alexandre Vialatte, professeur de français au lycée franco-égyptien d'Héliopolis, y réalise son rêve d'Orient.
    Il nous en rapporte ces chroniques, telles des cartes postales, où, comme à son habitude, se mêlent éloquence et cocasserie. Au coin du désert ou quand l'Égypte fait la conquête d'Alexandre.

  • Alexandre Vialatte Le Fluide rouge Il dormait depuis un demi-siècle dans un dossier jauni, ce Fluide rouge, dont le titre parodie les romans d'aventures pour la jeunesse qui firent rêver l'auteur, écolier sage en sarrau noir au temps de Paul d'Ivoi. Ce roman, heureusement porté par la bonne humeur, nous éclaire sur la jeunesse et la genèse de l'écrivain. On y trouve des décors, des personnages et tout un bric-à-brac merveilleux qui l'obséderont tout au long de son oeuvre. Et, déjà, une surabondance de ces métaphores et comparaisons qui n'appartiennent qu'à Alexandre Vialatte.

  • Nous la proclamions belle et nous l'aimions d'un amour refoulé.
    Nous l'appelions Mata Hari faute de savoir son vrai nom, à cause d'une photographie qui se trouvait dans un magazine et qui était censée lui ressembler et que je n'ai d'ailleurs aucune raison de supposer elle-même ressemblante. Elle pouvait avoir vingt ans. Elle était venue habiter aux vacances le château des Messieurs Bourdier que les propriétaires louaient pour la saison. Nous ne disions pas " le château " comme les gens de la région, mais " la Maison de la Plante du Songe " sous l'influence d'un romancier chinois, car nous aimions tout exotisme et ne vivions que de frissons cosmiques.

  • Cette complainte à multiples couplets que nous fredonne cet enfant frivole de Vialatte est un lâcher de senteurs : effluve de l'encre, parfum de l'éponge, odeurs de préau. Son âge d'or est fait de rentrées des classes, d'automnes à recoins mystiques où se troquent de minces secrets enrobés dans du papier d'argent, de pèlerines à l'abri desquelles se trament les contrebandes enchantées de l'enfance.

  • En 1932, Le Figaro commande une série de chroniques à Alexandre Vialatte. Le jeune journaliste, écrivain et traducteur de Kafka, va rendre visite aux communautés indiennes, arabes, russes et chinoises pour écrire ces "Étrangers de Paris", qui paraîtront de décembre à mars de l'année suivante.
    Avec la fantaisie dont il fera preuve, 20 ans plus tard, dans ses chroniques pour le journal La Montagne, il fait un récit savoureux de ses rencontres. Et si le jeune chroniqueur ne s'affranchit pas de tous les stéréotypes de son époque, il s'attache avec délicatesse à retourner les préjugés.

  • Vialatte amoureux.
    Telle est la raison de ce petit volume. C'est l'histoire d'un échec sentimental au sortir de sa vie étudiante, une aventure née en 1922 quand il dirigeait à Mayence La Revue Rhénane. Avec les stratégies de la correspondance amoureuse brillamment analysées par Pierre Jourde dans sa préface, beaucoup de Vialatte s'y retrouve : goût de l'Allemagne romantique et de l'Auvergne aux " chemins pavés d'améthiste ", intérêts littéraires et influences, dilection pour les personnages singuliers et les images.

  • Vialatte est inextinguible. Il narre par le menu des faits divers piquants à base d'hommes ternes et de chiens savants, de bric-à-brac et d'antiquités tardives. Le monde qui en découle est un grenier dans la rue où la main agrippe ce qu'a promis le rêve éveillé. Pour lors, l'année est un perchoir à étages, une volière chaotique. Pour parler de l'oiseau de malheur ou de la chaisière, il trouve aux êtres des significations inédites, des liens de parenté inattendus. Entrez dans le monde de Vialatte !

  • Alexandre Vialatte a publié ce recueil en 1937.
    Si le siècle a changé de numéro, les écrits de Vialatte, la force de son invention, la cocasserie des situations et l'originalité des personnages n'ont pas pris une ride. Ce qui frappe surtout, c'est la liberté du ton et la virtuosité de la langue. En lisant Vialatte, on se retrouve très vite dans cet état d'euphorie délicieuse qui précède l'éclat de rire.

  • 1968 ; chroniques

    Alexandre Vialatte

    • Julliard
    • 23 Octobre 2008

    Laissons à alexandre vialatte, inégalable observateur des moeurs de son temps, le soin de clore avec sa sagesse et son irrévérence coutumières, les célébrations de mai 68.
    Le millésime 1968 des chroniques réunies dans ce volume est un grand cru. on y apprendra mille détails essentiels sur " les plus vastes choses et les plus hauts sujets " - océans, fleuves et îles ; montagnes, plaines et continents - qui tous " remontent à la plus haute antiquité ". on y croisera surtout, comme toujours, la route de l'homme " vaincu par ses conquêtes ". au coeur des événements considérables qui ont marqué l'année 1968, alexandre vialatte pose la question essentielle qui reste, aujourd'hui, terriblement d'actualité : " que peut faire l'homme sans auto à laver ? ".
    Année après année, le cercle des admirateurs de viala auteur " notoirement méconnu " tel qu'il se définissait lui-même, ne cesse de grandir. de pierre desproges à amélie nothomb, nombreux sont ceux qui revendiquent une filiation avec son humour absurde son style prodigieux. et, tout particulièrement, philippe meyer, son lecteur le plus fidèle, qui a bien voulu préfacer brillamment ce recueil.

  • La Correspondance Alexandre Vialatte - Henri Pourrat est un ensemble épistolaire quasi inédit de plus de mille lettres qu'échangèrent entre 1916 et 1959.
    Alexandre Vialatte (1901-1971) et Henri Pourrat (1887-1959). Ont déjà été publiés, aux Presses Universitaires Blaise Pascal, les volumes suivants : Lettres de collège (1916-1921), 2001 ; Lettres de Rhénanie 1 (1922-1924), 2003 ; Lettres de Rhénanie 2 (1924-1927), 2004 ; Les Grandes Espérances (1928-1934), 2006 ; De Paris à Héliopolis (1935-1939), 2008. A cet ensemble vont succéder deux nouveaux volumes, intitulés Les Temps noirs 1 (1939-1942) et Les Temps noirs 2 (1942-1946) qui ont pour arrière-plan des périodes dramatiques : guerre, occupation, libération et épuration.
    Ils offrent donc un appareil critique important, qui restitue le conteste historique et apporte un éclairage nouveau sur les deux écrivains. Les Temps noirs 1, présentés ici, offrent d'abord des images de la guerre de 1939-1940. Pourrat, déjà quinquagénaire, demeure à Albert et poursuit avec constance ses travaux sur la paysannerie, tandis que Vialatte, mobilisée dans l'armée d'Alsace comme "conducteur du train hippomobile", subit la drôle de guerre, puis la débâcle et la captivité, épreuves qui provoquent en lui une grave dépression nerveuse.
    Puis en 1941, les deux épistoliers sont de nouveau géographiquement proches. Via Latte se retrouve à Vichy, où sa femme Hélène est en poste. Il peine à retrouver son équilibre malgré les contacts divers qu'il noue avec le milieu des journalistes qui travaillent dans l'entourage du maréchal Pétain. Après des articles pour le journal Le Petit Dauphinois et une collaboration à Visages de l'Auvergne, ouvrage dirigé par Pourrat, il accomplit enfin l'indispensable catharsis qui lui rend le goût de l'écriture, en composant en quelques semaines (août-septembre 1942), Le Fidèle Berger, magnifique roman de la guerre et de la folie.
    Pourrat, qui s'efforce de l'aider, poursuit ses travaux à Ambert. Ayant fait allégeance au Maréchal Pétain dès octobre 1940, il s'investit dans l'action sociale comme -"délégué" du Secours national et dans l'action culturelle, tout en publiant plusieurs ouvrages, révélateurs de ses choix idéologiques comme L'Homme à la bêche, Le Chef français, Vent de mars (prix Goncourt 1941) ou Le Blé de Noël. Les lettres des Temps noirs 1 apportent ainsi un témoignage précieux sur la première période du Régime de Vichy.

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