Anne-Sophie Novel

  • «L'État nous pisse dessus et les médias nous disent qu'il pleut», et vice versa. Facile de résumer le ressenti de beaucoup à l'égard de la profession de journaliste. Il suffit de lire ce tag inscrit en haut d'une rame de métro pour (sou)rire, dans un premier temps, puis mesurer, ensuite, ce que résume ce trait d'humour - les médias nous manipulent, ils mentent et sont à la merci des pouvoirs. Prise en étau entre la fin d'un modèle économique et un rejet global des institutions, la presse a du plomb dans l'aile et le public semble en avoir ras le bol des informations déversées du matin au soir. Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Est-il possible de renouveler le métier journalistique ? D'adopter une autre posture entre producteur et consommateur d'informations ?
    Cet ouvrage explique que les pistes de réconciliation passent par un travail commun mené par les journalistes et le public. Il propose d'explorer l'évolution de notre rapport aux médias, le rôle qu'ils jouent dans notre vision du monde et la façon dont ils nous permettent, ou non, d'être en prise avec le réel - et par extension avec les enjeux du siècle.
    En dressant des pistes de solutions illustrées de nombreux exemples, Anne-Sophie Novel part du principe que bien s'informer aujourd'hui devient aussi nécessaire que bien manger il y a vingt ans. Elle tend à dépasser les débats stériles qui nous empêchent de prendre de la distance vis-à-vis de l'actualité et de nous focaliser sur les vrais défis de notre époque. Elle prouve qu'il est possible de tracer de nouveaux chemins de faire et de mieux participer ainsi au débat de société.

  • Smartphone cassé, lave-linge en panne, collants filés, imprimante inutilisable... quel est le point commun entre ces biens de consommation ? Ils sont tous victimes d'obsolescence programmée, symbole d'une société du jetable, qui nuit autant à l'environnement qu'aux consommateurs, tout en reposant sur un modèle économique à bout de souffle. La mort précipitée de nos produits est-elle réellement planifiée ? Quels sont les impacts de la reconnaissance en 2015 du délit d'obsolescence programmée ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, à l'aide d'une analyse sans concession du problème et l'exploration audacieuse de solutions individuelles et collectives.
    Il s'agit dans un premier temps de définir ce qu'est l'obsolescence programmée, d'envisager ses conséquences non seulement en termes économiques et environnementaux, mais aussi d'un point de vue sociétal. Car la société de surconsommation entraîne la perte d'autonomie des citoyens et l'aggravation des inégalités sociales. A travers des illustrations et des témoignages, les auteurs font également le point sur les modèles économiques dits "durables", tels que l'économie collaborative, circulaire ou basée sur l'usage.
    Ils montrent que les moyens de combattre cette obsolescence accélérée existent et que grâce à eux, une nouvelle manière de consommer et de produire, plus responsable et durable, est en marche.

  • Pierre Rabhi est aujourd'hui l'un des penseurs les plus influents de l'écologie en France. En 2002, il est encore inconnu du grand public lorsque Rachel et Jean-Pierre Cartier lui consacrent un livre. Ils y racontent la vie de cet homme né dans le sud algérien en 1938. Adopté par une famille française après la mort de sa mère, il sera ouvrier à Paris avant de s'installer en Ardèche en 1960.
    Là, Pierre Rabhi découvre l'agriculture biologique et écologique.
    C'est d'abord dans sa ferme de Monchamp qu'il pratique, en pionnier, l'agroécologie - un mode de culture qui vise à diminuer la quantité d'engrais et de pesticides pour respecter la qualité des sols et des productions. Tout au long des années 1980, il fait partager son expérience, au Burkina Faso, au Mali, puis au Niger, au Maroc et en Tunisie, donnant naissance à l'association Terre et Humanisme, qui aujourd'hui encore, prolonge son approche. Reconnu comme expert pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la désertification, il participe à différents programmes, y compris sous l'égide de l'ONU.
    En 2002, ses amis poussent Pierre Rabhi à entrer dans la course à l'élection présidentielle. Faute de parrainages suffisants, il doit se retirer, mais la dynamique est lancée.
    En 2007, la création des Colibris - Mouvement pour la terre et l'humanisme - permet d'agréger les énergies citoyennes qui se sont mobilisées pour lui. Le mouvement compte aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers d'adhérents, attachés à promouvoir la vision humaniste de Pierre Rabhi.

  • Nécessaires à cette évolution se trouve la collaboration. Qualifiée de " radicale " par certains hommes d'affaires américains convaincus de l'urgence de travailler en bonne intelligence pour construire le monde durable de demain, la collaboration peut renouveler nos façons de faire à différents niveaux de la société.
    En le faisant passer du " moi " au " nous ", la corévolution donne un autre espace de déploiement concret au développement durable. Cet ouvrage décrypte donc ce phénomène de partage : il valorise différents exemples et cas d'école, et montre en quoi les corévolutions impactent profondément nos organisations (groupes humains, associations, collectivités, mouvement politique, entreprises, etc.). L'émergence du web participatif facilite la mise en réseau et encourage la transparence des échanges : cette logique imprègne peu à peu notre façon de penser, d'agir, de consommer (mouvement de " consommation collaborative " qui nous incite à couchsurfer, covoiturer, cotravailler, autopartager, " louer citoyen ", etc.), mais aussi d'entreprendre (dépasser la logique de compétition), de militer et de manager.
    Alors que 2012 a été déclarée année internationale des coopératives, tout porte à croire que la tendance va prendre de l'ampleur dans les années à venir.

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