Arlette Namiand

  • Les égarés du Chaco

    Arlette Namiand

    • Solitaires intempestifs
    • 25 Septembre 2014

    On nous a dit « la terre est à toi ». Vis, lutte, aime, hais, construis de tes mains ton bonheur, considère ton corps comme un trésor et ton intelligence comme un privilège, ta force physique comme une gloire, un alcool, une ivresse ! Et au sommet de cette fête, la guerre ! Jetés en pâtures à ces monstres ! Une guerre contre les fantômes, les fauves, les bêtes nocturnes, la peur, la soif, le vide ! Vivre ! Alors que tout dit « meurs » ! « Meurs » !

    En pleine guerre du Chaco entre la Bolivie et le Paraguay (1932-1935), un bataillon bolivien tombe dans une embuscade et se disperse dans les bois pour éviter d'être encerclé. C'est dans cette nature hostile, ce Chaco aride semé de broussailles et de forêts sèches impénétrables, qu'un groupe d'hommes (comme il y en eut beaucoup dans cette guerre) va se perdre, tenter de trouver une hypothétique lagune, dormant le jour, marchant la nuit pour survivre à la chaleur écrasante.

    Mais la réserve d'eau s'épuise, les hommes aussi, et l'espoir.

  • Oma

    Arlette Namiand

    • Avant-scene theatre
    • 1 Juin 2002
  • Ombres portées

    Arlette Namiand

    • Solitaires intempestifs
    • 5 Septembre 2011

    Amants‚ père‚ fille‚ frère‚ soldat‚ ennemis‚ amis portent ici le corps de l'autre‚ ou la trace‚ l'ombre qu'il a laissée dans leurs bras. Aux prises avec les forces de vie et de mort qui les habitent‚ ils forment des petits blocs d'humanité qui marchent‚ tracent‚ titubent‚ errent à la surface de la terre‚ et font‚ qu'ils le veuillent ou non‚ l'expérience de l'amour‚ même paradoxal‚ mystérieux‚ ou violent. cet infini mouvement entre lumière et ténèbres.

  • Une fille s'en va

    Arlette Namiand

    • Solitaires intempestifs
    • 23 Août 2000

    Plus tard... j'ai refermé la porte derrière moi, te laissant étendu là, gisant au milieu du désordre de la chambre, comme après une lutte, un meurtre, un cataclysme intime dont on n'arrive plus à démêler le combat de l'étreinte, la morsure de la dévoration, la jouissance de la mort, laissant sur ta peau, criminelle désinvolte, des marques de dents, traces de langue... la rue appelait... je sentais pas le froid je marchais dans un autre corps... j'espérais une route... c'est une gare qui s'est mise devant. J'ai cherché Paris à l'affichage des trains. En tête de liste, un train pour Hambourg partait dans la minute, je n'ai pas réfléchi, je suis montée. D'abord seule, dans le compartiment, à chercher dans la vitre le reflet de la jeune épousée mais seulement ces quelques mots incompréhensibles " disperser à tous vents ses propres cendres ". (...)

  • Les yeux d'encre

    Arlette Namiand

    • Avant-scene theatre
    • 1 Janvier 2003
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