Arnauld Pierre

  • Après avoir été l'animateur d'un cirque de figurines miniatures et dessiné dans l'espace avec du fil de fer, Calder a inventé l'une des expressions les plus neuves et les plus audacieuses de la sculpture du xxe siècle : le mobile.
    Des formes abstraites en suspension décrivent dans l'espace la danse des planètes ou évoquent la faune et la flore naturelles. Ces constructions aériennes trouvent bientôt un pendant de poids avec les stabiles, géants de métal posés au sol. Avec eux, Calder est devenu l'un des principaux créateurs d'art public et monumental du siècle. Dépassant le mythe tenace de l'artiste-enfant et du génial bricoleur, Arnauld Pierre montre l'importance historique des inventions de Calder, dont il retrace la genèse et qu'il situe à leur véritable place : une des toutes premières.

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  • Après avoir été l'animateur d'un cirque de figurines miniatures et dessiné dans l'espace avec du fil de fer, calder a inventé l'une des expressions les plus neuves et les plus audacieuses de la sculpture du xxè siècle : le mobile.
    Des formes abstraites en suspension décrivent dans l'espace la danse des planètes ou évoquent la faune et la flore naturelles. ces constructions aériennes trouvent bientôt un pendant de poids avec les stabiles, géants de métal posés au sol. avec eux, calder est devenu l'un des principaux créateurs d'art public et monumental du siècle. dépassant le mythe tenace de l'artiste-enfant et du génial bricoleur, arnauld pierre montre l'importance historique des inventions de calder, dont il retrace la genèse et qu'il situe à leur véritable place : une des toutes premières.

  • Tania mouraud

    Arnauld Pierre

    L'intérêt que suscite aujourd'hui l'oeuvre de Tania Mouraud, artiste française née en 1942, est principalement lié à certaines questions dont elle est porteuse, sur l'identité, notamment féminine, sur la responsabilité de l'artiste dans la société et face à l'histoire.
    Si elle ne cherche pas à gommer cette dimension, l'interprétation d'Arnauld Pierre préfère se recentrer sur les stratégies auto-réflexives grâce auxquelles l'artiste, qui s'est d'abord formée dans la mouvance de l'art conceptuel, démontre comment se " voir voyant " doit permettre d'aller se ressaisir du sentiment vital de soi. L'investigation continue des fonctions perceptives et cognitives, par la stimulation sensorielle dans les environnements de la fin des années 1960, par les moyens analytiques de l'art conceptuel dans les années 1970, par l'imbrication du vu et du lu dans les contre-formes peintes des décennies suivantes, constitue bien l'un des fils rouges de cette oeuvre polymorphe.
    Environnements sensoriels, photo-textes conceptuels et pseudo peintures dissimulant des énoncés linguistiques apparaissent comme autant de moyens de produire du concept à propos de percept.

  • " c'est debout, en état de guerre avec la société, que ces oeuvres vivantes ont été conçues et forgées ", écrivait fernand léger vers 1955, à la fin de sa vie.
    Amené au cubisme par les oeuvres de cézanne, léger dépasse rapidement le parti de braque et de picasso, pour élaborer, au coeur d'une bataille des volumes, des lignes et des couleurs, sa théorie des contrastes, qu'aucune évolution ultérieure ne remettra en cause. trouvent pleinement la justification de ce langage pictural dans la vie moderne et sa violence mécanique, léger prône un " nouveau réalisme ", accordé à la beauté plastique de la civilisation industrielle.
    Cependant, cet art s'écarte bientôt de ses modèles mécanistes pour fournir l'antidote aux fatigues du monde moderne. il fait place à d'utopiques visions d'un éden terrestre, où l'harmonie sociale régit les rapports entre les hommes, désormais réconciliés avec la nature et leur environnement. retraçant un des parcours les plus exemplaires de ce siècle, arnauld pierre montre en quoi fernand léger, le classique de la modernité, a rempli l'objectif qu'il s'était assigné : créer l'art le plus fidèle à son époque.

  • L'alternance déroutante des styles et des manières qui caractérise l'art de francis picabia (1879-1953) a souvent été mise sur le compte d'un tempérament versatile et d'un goût du changement pour le changement sans grande conséquence.
    Toute la carrière de picabia manifeste en fait une grave crise de confiance envers les pouvoirs de la peinture. la prise de conscience de la possible obsolescence de la peinture et de son inutilité met fin chez lui à l'expérience impressionniste et lui fait rechercher les voies salvatrices de l'abstraction. mais la guerre sonne la fin des illusions : avec dada, picabia décrète la mort de l'art, se lance dans de provocants éloges du faux et inflige à sa pratique, par le recyclage d'images mécaniques, la " marque infamante de la reproduction " (walter benjamin).
    De tous les assassins de la peinture, cependant, picabia est sans doute celui qui aura le moins sereinement assumé son geste tout son oeuvre ultérieur témoigne d'une alternance de phases pendant lesquelles il semble croire à nouveau en la prétention de l'art à incarner les plus hautes significations, et de crises destructrices oú la peinture est ravalée à la fabrication de croûtes kitsch et vulgaires.
    Tour à tour, picabia aura donc tenu deux postures ambivalentes et contradictoires : celle d'un iconoclaste, destructeur d'aura, et celle d'un farouche défenseur de positions conservatoires perdues d'avance. mais les deux figures également excessives de l'exaltation et du dénigrement de la peinture ne sont pas autre chose, au fond, que les deux aspects d'un même complexe du peintre au xxe siècle. c'est celui-ci que ce livre explore, au long d'une plongée dans l'oeuvre de picabia permise par l'exploitation de sources et documents nombreux et inédits.

  • Carlos Cruz-Diez

    Arnauld Pierre

    Né en 1923 à Caracas, au Venezuela, Carlos Cruz-Diez est, avec Soto, l'une des grandes figures du mouvement " cinétique " apparu dans les années 60. Ce groupe de peintres et de sculpteurs voulait faire bouger la surface statique de la toile et de la sculpture. Carlos Cruz-Diez, tout comme Vasarely, se concentre sur la recherche optique et la perception de la couleur sur la rétine. Il expérimente des juxtapositions de fines bandes colorées et applique ses recherches à des supports très différents, notamment au travers de réalisations monumentales conçues en collaboration avec des architectes. Ses oeuvres sont exposées dans le monde entier.
    Première monographie sur l'oeuvre de Cruz-Diez : toiles, sculptures, mosaïques et réalisations monumentales.

  • Vers 1900, Frantisek Kupka donne une des images les plus mystérieuses du courant symboliste international, Le Commencement de la vie. En 1968, le cinéaste Stanley Kubrick réalise l'un de ses chefs-d'oeuvre, 2001, A Space Odissey. À des années de distance, c'est la même vision enchanteresse de « l'enfant des étoiles », un foetus flottant et irradiant dans la nuit cosmique. Par quel réseau de significations obscures ces deux images sont-elles liées ? En répondant à cette question, l'essai d'Arnauld Pierre fait émerger les contours d'un mythe de notre temps, situé à la croisée des théories de l'évolution et de l'astronomie moderne : le mythe de la «maternité cosmique». L'«embryon d'or» kupkien et «l'enfant des étoiles» kubrickien n'en sont jamais que les représentations les plus évocatrices. Elles voisinent avec celles d'autres artistes, du romantique Philipp Otto Runge au futuriste Enrico Prampolini, de Casimir Malevitch à Barnett Newman, et font place à des images issues de la culture scientifique comme de l'imagerie populaire, de la gravure du XIXe siècle au cinéma commercial. Cette iconographie cosmique est replacée dans la grande tradition des récits de renaissance, les palingénésies, qui inscrivent l'origine et le destin de l'humanité dans celui de l'univers tout entier. Loin de borner l'homme à son état de développement actuel, ils le projettent vers de nouveaux stades de l'évolution, vers l'accomplissement de l'«être compréhensif » capable de résoudre l'énigme du monde.

    À la croisée de l'évolutionnisme et de l'astronomie, (de Kupka à Kubrick) un champ d'inspiration pour les artistes de la modernité, fascinés par les mythes des origines et de l'accomplissement de l'humanité. L'auteur vient de remporter le prix national des antiquaires pour son ouvrage sur Calder (2009).

  • L'émergence de l'abstraction au début du XXe siècle a mené à un changement total de paradigme. Cet ouvrage vise à retracer l'épopée de ces oeuvres qui s'émancipent du réel et la rupture majeure qu'elles provoquent dans l'histoire de l'art.
    Ni absence du monde, ni sacrifice de la signification, l'abstraction vise un langage universel, en lien étroit avec les mutations technologiques de la société portées par les nouveaux médias, de la photographie au cinéma jusqu'à la vidéo et la révolution des cultures numériques.
    Ce champ élargi des pratiques de l'art abstrait oblige à repenser la géographie globale de son histoire et de ses développements, en prenant en compte les circulations mondiales de cette aventure de l'esprit et des formes.
    Des aquarelles de William Turner aux expérimentations cybernétiques dans l'art contemporain, ce voyage en abstraction montre à l'échelle internationale - de l'Europe au Japon en passant par l'Amérique latine et les États-Unis - la pluralité des formes, des pratiques et des concepts qui ont nourri cette quête.

  • "A une civilisation mondiale doit correspondre un langage plastique mondial, simple, beau et acceptable par tous. Mieux : utilisable par tous." Victor Vasarely.

  • Le livre partira d'une sélection de sculptures, de peintures, de dessins et de documents emblématiques de son oeuvre, dont des inédits provenant directement de l'atelier et du fonds d'archives de l'artiste. L'oeuvre et la pensée prospectives de Nicolas Schöffer trouvent cependant une actualité nouvelle à l'heure où de nouvelles utopies cybernétiques se font jour, et façonnent à nouveau notre univers matériel.

  • Un panorama complet de la pratique picturale d'Olivier Mosset sur six décennies.
    Olivier Mosset est devenu une référence incontournable pour plusieurs générations de peintres abstraits suisses, européens et américains. Avec une conscience aigüe de l'histoire, la radicalité de son art ne cesse d'interroger la peinture, et les moyens dont celle-ci dispose pour résister aux assauts répétés du spectacle et de la réification. A l'occasion de la rétrospective que lui consacre le MAMCO, la publication revient sur les différentes étapes de sa carrière, de ses premières expérimentations dans le Paris des années 1960 jusqu'aux monumentaux travaux récents, en passant par l'appropriation, la peinture radicale ou encore son rapport au cinéma expérimental. L'iconographie repose sur une série de prises de vues de grande qualité réalisées pendant l'exposition au MAMCO.
    Couverture sérigraphiée avec de l'encre thermochromique, changeant de couleur à partir de 27,5°C (le lecteur imprime temporairement ses empreintes lorsqu'il manipule le livre).

    Publié à l'occasion de l'exposition d'Olivier Mosset au MAMCO, Genève, du 25 février au 6 décembre 2020.

  • Son habituelle dénomination de Logique de Port Royal cet Art de Penser d'Antoine Arnauld et Pierre Nicole la mérite tout à fait, et cela en dépit d'un usage et d'un impact dépassant largement et profondément les limites jansénistes.
    L'art de penser est un « renouveau » relatif à une logique dynamique, à la fois rigoureuse, équilibrée et riche de réalistes perspectives, fruit d'une culture janséniste où les exigences d'un christianisme sévère s'allient à un sens de la liberté individuelle fécond, et fécondant, dans le domaines des idées.

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