Astor Dorian

  • Contre les opinions trop assurées et les convictions aveugles, contre ce germe de fanatisme qui couve sous toute certitude trop tranchée, le philosophe Dorian Astor fait l'éloge de l'incertitude, entre souffrance et légèreté. Partant de cet aphorisme provocant de Nietzsche : "Ce n'est pas le doute qui rend fou, c'est la certitude" , Dorian Astor s'est mis en quête d'un scepticisme heureux à la Montaigne - il sait toutefois que l'incertitude reste une inquiétude inhérente à la vie et aux signes équivoques du monde, tissée de crainte, de courage, mais aussi de curiosité passionnée.
    Il l'a traquée chez les animaux, chez les humains, en lui-même, loin des procédures classiques d'établissement de vérités certaines. Se faisant tour à tour moraliste, éthologue, anthropologue, psychologue, romancier, poète, le philosophe dissèque, d'une écriture aussi subtile que lumineuse, la passion de l'incertitude - sans être assuré du sens qu'il faut retenir du terme "passion" : grand amour ou martyre...

  • C'est l'histoire d'un "monstre naissant" qui commet le premier de ses crimes : l'empereur Néron, après avoir écarté Britannicus du pouvoir, cherche à lui ravir sa fiancée Junie et prépare déjà l'assassinat de sa propre mère, Agrippine.Britannicus, qui se situe dans le contexte de l'Empire romain, fournit aussi matière à réflexion sur le pouvoir royal au XVIIIe siècle. Racine confère ainsi une dimension universelle à sa pièce.Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • Romancière, essayiste, psychanalyste, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) est avant tout un esprit libre. À vingt ans, elle fait le pari d'une amitié philosophique avec Nietzsche, et joue avec le feu de son amour. À trente, compagne de Rilke, elle le guide sur la voie de la création, et se dérobe à sa passion. À quarante, elle est accueillie par Freud comme sa disciple la plus intelligente, et lui fait accepter ses hérésies. Femme parmi les hommes, elle a rêvé d'un « monde de frères », de mariage sans sexualité, de maternité sans procréation, d'inconscient sans pulsion de mort. Philosophie, poésie et psychanalyse ont été les instruments d'une seule grande affirmation : le lien indissoluble entre l'individu et la vie tout entière. Lou Andreas-Salomé n'aura eu qu'une obsession - qui est aussi le titre d'une de ses nouvelles : « le Retour au Tout ».

  • « Les mots et les concepts, écrivait Nietzsche en 1879, nous induisent continuellement à penser les choses plus simples qu'elles ne sont. » Conscients de cette mise en garde et du danger qu'il y a à prendre les mots pour des choses, les auteurs de ce Dictionnaire ont suivi un fil d'Ariane dans le labyrinthe de la pensée nietzschéenne : toute interprétation doit être elle-même interprétée, toute valeur doit à son tour être évaluée, avec ce sens de la nuance et cet « art de bien lire » recommandés par le philosophe-philologue, qui était aussi artiste et médecin.

    Ce Dictionnaire Nietzsche, le premier d'une telle ampleur, fait pénétrer le lecteur dans le monde de la volonté de puissance, du surhumain et de l'éternel retour, dans l'univers de la tragédie et du gai savoir, dans la généalogie « humaine, trop humaine » des passions, des croyances, des idéaux et de la vérité elle-même. Il évoque aussi les adversaires et les alliés, les livres et les lieux, les arts et les sciences qui ont inspiré Nietzsche, reconstituant de proche en proche sa vie et son oeuvre. Ce Dictionnaire témoigne de l'inépuisable créativité du philosophe, esprit libre et solitaire, critique sans concession du passé et du présent, penseur intempestif d'une philosophie de l'avenir dont les remèdes, parfois radicaux mais le plus souvent extrêmement subtils, n'ont pas fini de nous solliciter et de mettre à l'épreuve nos manières de penser.

    Plus de trente spécialistes de Nietzsche, français et internationaux, ont contribué à ce Dictionnaire qui non seulement cristallise l'état présent des recherches mais indique aussi des directions pour leur évolution future. Accessible à différents niveaux, il s'adresse à tout lecteur curieux, qu'il soit familier ou non de Nietzsche et de la philosophie, en lui offrant des points de repère et des analyses approfondies pour découvrir l'une des pensées les plus déterminantes de l'époque moderne et contemporaine.

  • Nietzsche

    Dorian Astor

    « La disproportion entre la grandeur de ma tâche et la petitesse de mes contemporains s'est manifestée en ce que l'on ne m'a ni entendu, ni même aperçu. Je vis du seul crédit que je m'accorde. Peut-être même mon existence est-elle un préjugé ?... » Comment un jeune professeur, passionné par les Grecs et par Wagner, devient-il le philosophe le plus courageux de son temps, capable de dynamiter l'idée qu'on avait de toute croyance ? De réévaluer toute morale à l'école du soupçon ? De débusquer, au plus profond de la vérité, du langage, et de l'homme même, des puissances hostiles à la vie ? Friedrich Nietzsche (1844-1900) a tout sacrifié à ce projet, tout ce qui comptait pour lui, jusqu'à sa santé et à l'amitié. Se vouant à la solitude, il tente de transfigurer la souffrance pour surmonter l'humain. Derrière les figures de l'esprit libre, de Zarathoustra ou deDionysos, il avance masqué. Mais Nietzsche a aimé la vie au point d'en vouloir l'éternel retour, quitte à devenir fou, préférant passer pour un pitre plutôt que pour un saint.

  • Que pouvons-nous entendre aujourd'hui de ce que dit Nietzsche ? Voilà (presque) le seul objet de ce livre.
    Il ne s'agit pas d'un pur commentaire explicatif de la philosophie de Nietzsche (lequel s'explique très bien tout seul, quand il le fait), mais d'une évaluation, entre ses textes et notre lecture, de son pouvoir de dire et de notre volonté de lire.
    Le type d'homme auquel Nietzsche s'est adressé et dont il a interrogé la puissance et la volonté, il l'a appelé l'homme moderne. Il sentait bien que ses lecteurs n'existaient pas encore ; ses vrais lecteurs, c'est nous désormais. C'est à nous en tant que sujets de raison et de droit, démocrates et citoyens de sociétés libérales, qu'il s'adresse comme à un problème insurmonté : la modernité est inachevée, et plus de cent cinquante ans après, nous n'en avons toujours pas fini avec la détresse du présent éprouvée par Nietzsche et sa philosophie.
    Jusqu'où pouvons-nous et voulons-nous l'entendre ?

  • "Que dit ta conscience?- Tu dois devenir celui que tu es." La formule est célèbre mais paradoxale : ne suis-je pas déjà moi-même ? Qui donc pourrait être cet "autre moi" que l'on m'enjoint d'atteindre ? De Pindare à Nietzsche, de Freud à Deleuze, les philosophes se sont approprié ce fameux mot d'ordre. Pour Dorian Astor, devenir soi ne signifie pas qu'il faille devenir maître de son destin, ni même qu'on doive devenir quelque chose ou quelqu'un. Devenir ce que l'on est, c'est aussi et surtout une disposition qui nous élève, une manière de se faire moins personnel et, peut-être, d'être plus libre.

  • C'est un art tout jeune... de quatre siècles. Il se chante, il se joue, il se danse; il émeut, il amuse, il enchante... C'est l'opéra. Monteverdi lui a donné son certificat de naissance et, depuis, il se promène de l'Italie à l'Allemagne, de la France à l'Angleterre, de la Russie aux États-Unis. Il est universel. Et pas réservé à une élite qui aurait l'oreille absolue, non, car il parle à tous ceux qui savent écouter. Si vous faites partie de ceux-là, vous allez (re)trouver avec bonheur vingt-cinq hit opératiques présentés sous des jours inattendus et passionnants, vous découvrirez des éclats de vie des vingt-cinq compositeurs choisis, les relations qu'entretiennent leurs oeuvres avec la littérature, les chanteurs qui ont marqué leur partition. Et vous verrez à quel point les scènes actuelles savent rendre la vitalité de ces ouvrages lyriques. Au fait, c'est Bernstein et West Side Story qui ferment le ban : l'opéra, ça swingue. Dans ces 25 découvertes. L'extrait du livret. Un premier temps, "Tendre l'oreille", qui décrit ce qu'on entend pour guider une première écoute. Un parcours historique et culturel autour du musicien et de son oeuvre. Des mises en scène modernes ou historiques. Et pour écouter les morceaux, rendez-vous sur www.musiclassics.com

  • Glorifiée en France et en Allemagne au XIXè siècle, l'image de Wagner a été détournée : révolutionnaire proche de Bakounine, les national-socialistes ont enrôlé l'art de Wagner au service de leur propagande.
    Les auteurs reviennent sur la vie de Wagner, sa philosophie et la réception contrastée de son oeuvre. Ils nous rappellent le choc émotionnel qu'il a suscité et démontrent qu'il y a un avant et un après Wagner dans l'histoire culturelle européenne.

  • Ce guide est composé de deux parties : la première propose un grand nombre de phrases usuelles et d'indications de prononciation, la seconde propose un lexique d'environ 5.000 mots et expressions, complété d'une grammaire concise pour maîtriser l'essentiel de la langue. Propose également une carte de la capitale ou des principales villes du pays et les adresses et numéros de téléphone utiles.

  • La figure de Luchino Visconti (1906-1976) traverse le siècle du cinéma européen.
    Il passa les trente-cinq premières années de sa vie dans le dilettantisme et l'oisiveté. Mais en 1941 - à la mort de son père - commence une existence d'infatigable labeur, période de créativité où s'enchaînent les films, les mises en scène d'opéra et de théâtre, jusqu'à sa mort, en 1976. Par une étrange symétrie, cette seconde période dura, elle aussi, trente-cinq ans. Ce livre tente de rendre compte de l'esthétique de Visconti, telle qu'elle se manifeste à travers ses écrits et ses dix-sept films.
    Comment rendre justice à un artiste prométhéen et perfectionniste, tout en répondant aux besoins du public d'aujourd'hui ? Le premier rôle a été confié à Visconti lui-même : à travers un choix d'écrits autobiographiques, de textes concernant son théâtre, ses acteurs et ses films, l'artiste nous révèle les secrets de son art, de sa personnalité et de sa vision. L'autre intérêt essentiel est la vaste iconographie qui illustre le cinéma de Visconti.
    Elle doit son authenticité au soin apporté par le cinéaste, des années durant, au choix de ses photographes de plateau : artistes tels qu'Herbert List, Horst P. Horst, Osvaldo Civirani, Paul Ronald, G. B. Poletto, Rosario Assenza, Mario Tursi. La filmographie établie par Wolfram Schlitte, les synopsis qui accompagnent les images, font du présent ouvrage un guide indispensable du cinéma de Visconti. Un chapitre est consacré aux stars dont la carrière a été indissolublement liée aux films de Visconti.
    Il a su très tôt s'entourer d'un grand nombre d'acteurs et d'actrices qu'il a portés au sommet, au point qu'il ne serait pas exagéré de qualifier Visconti d'authentique créateur de stars : entre autres Alain Delon, Dirk Bogarde, Helmut Berger, Burt Lancaster, Clara Calamai, Anna Magnani, Annie Girardot, Claudia Cardinale, Romy Schneider, Silvana Mangano, Charlotte Rampling... sans oublier le lien privilégié qu'il entretint avec Maria Callas.
    La dernière partie est constituée par l'histoire de la vie et de l'ceuvre de Visconti, dont Caterina D'Amico, sous forme de chronologie exhaustive, éclaire le contexte familial et culturel. On y découvre le travail de l'artiste dans les domaines du théâtre et de l'opéra, et surtout les trente-cinq années de gestation d'où est née sa carrière.

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