Bernard Pingaud

  • Un essai etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.


    Un dossier bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.

    Une iconographie des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale.

    Un ouvrage efficace, élégant. une nouvelle manière de lire.

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  • La fragilité des souvenirs, «certains si usés que l'on est obligé de les manier avec grande précaution de peur qu'ils ne se déchirent», est le matériau premier de ce beau roman, dont le sujet principal est le temps. La vie de Georges Guillou n'a pas de ces reliefs notables qui font les destins. Traversée comme toute autre d'épreuves intimes, la mort de la mère, la perte du fils, un divorce, une séparation douloureuse, elle s'est pourtant poursuivie simplement jusqu'à la vieillesse qui maintenant le hante. Petits ou grands malheurs se trouvent ramenés à la même aune ; le temps a fui et M Georges, réfugié solitaire dans un village du Gard, s'interroge avec anxiété : était-ce vraiment une «vie» que ce parcours si prudent et déjà si proche de son terme ? «Quand tout le sable sera passé, je ne retournerai pas mon horloge de verre». De facture claire, dans une langue «faite de petits éclats et de longues tirades», qui semble procéder phrase après phrase au décompte des jours, sans égards particuliers pour la chronologie, ce récit touche par son évidence et sa discrétion : on propose, mais on n'impose rien. Sous ses dehors épurés et dépassionnés se cache une réflexion lucide sur ce qu'il y a d'insupportable dans le temps, sur l'impossibilité de le «retrouver» et sur l'espoir douteux que cette vie, si on était capable de la raconter, pourrait, au final, trouver un sens.

  • " Invité à un congrès d'écrivains à Helsinki, le narrateur, un soir, fausse compagnie à ses collègues pour assister à un concert de l'Opéra national.
    Au programme figure un concerto de Mozart qu'il ne connaît pas. Il n'a pas une passion pour Mozart, mais il admire le pianiste, Christoph Biedermeier, dont les apparitions en public sont très rares. L'andante du concerto l'enchante à un point tel que, de retour à Paris, il n'a de cesse d'en trouver l'enregistrement. Hélas, ses recherches sont vaines et, après avoir consulté les spécialistes, il doit se résigner à admettre que le concerto en question n'existe pas.
    Jusqu'au jour où, à Vienne. " B. P.

  • Les romanciers d'autrefois aimaient faire croire que leur ouvrage avait été trouvé dans le grenier d'un château ou le tiroir d'une commode.
    Ces notes, prises pendant vingt ans, en marge de travaux romanesques, ces textes plus ou moins achevés, fragments, vestiges divers d'une activité d'écriture dont je ne sais moi-même si elle est la chose la plus importante ou la plus futile, quand je les relis, me paraissent écrits par un autre. Avec l'âge, ils ont pris une sorte d'autorité. Et je me dis que toute la littérature, peut-être, est faite de " papiers trouvés ".
    B. P.

  • A Vienne dans les années trente, Max B.
    A pour collègue de bureau un certain Franz Klaus. Un jour, F. K. disparaît, sans explication. Quelque temps plus tard, Max reçoit de Berlin un paquet de récits, fragments et notes diverses, accompagné d'une lettre lui suggérant, sans le lui notifier clairement, de détruire ces " griffonnages ". Cette responsabilité l'embarrasse ; il range le paquet dans un tiroir.
    Les années passent. L'Autriche est gagnée par la peste brune, et Max B.
    , militant socialiste connu, doit s'enfuir aux Etats-Unis. A son retour, en 1947, il apprend que Franz est mort à Dachau. Il décide alors de publier un choix de textes de F. K. , en racontant tout ce qu'il sait de lui ? C'est une façon de sauver sa mémoire, et peut-être aussi de lui dire adieu, définitivement.

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  • Le prisonnier

    Bernard Pingaud

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  • Il y a un autre dont on ne connaîtra le visage qu' à la fin, quand il aura pris forme. ..» Dans Mon roman et moi, Bernard Pingaud écrit sur sa propre expérience d'auteur, sur sa relation personnelle vers cet autre : Il décrit les différents états que tous les deux traversent - lui-même, comme auteur, et son roman, le personnage tout d'abord inconnu.
    Ce « couple infernal » est décrit comlne un couple réel mais en particulier, comme deux personnages qui doivent vivre ensemble en supportant tous leurs défauts sans avoir le droit de reculer car ils ont mutuellement besoin de l'autre.
    Le livre est structuré en trois parties: « Pendant », « Après » et « Plus tard ». La relation entre l'écrivain et son roman passe donc par différentes étapes: tout d'abord, l'écriture. Il s'instaure un rapport de pouvoir entre les deux protagonistes. Puis Bernard Pingaud observe avec intérêt la relation qui se tisse entre lui et son reuvre, une fois la phase d'écriture terminée, tous les deux doivent se montrer au public, doivent faire face aux réactions des lecteurs. En réfléchissant sur cette période, Bernard Pingaud imagine aussi le lecteur idéal: unique comme son roman et heureux en le lisant.
    Le récit de Bernard Pingaud rend hommage au personnage du roman, le « compagnon imaginaire » de l'auteur, et permet au lecteur de participer activement au travail d'écrivain.
    Bernard Pingaud est l'auteur d'une reuvre abondante mêlant récits, essais, romans et textes de présentation.

  • Bernard Pingaud confronte ici son expérience de l'écriture avec les théories des spécialistes sur le «texte». Il évoque aussi les effets de la publication, le statut d'auteur, l'avenir du livre à l'âge du numérique et présente un choix d'articles publiés entre 1950 et 2000.

  • Vous

    Bernard Pingaud

    Un vieil écrivain qui a perdu son public s'adresse dans une lettre imaginaire à une ancienne et fidèle lectrice qui avait une grande admiration pour son oeuvre. Il lui raconte la liaison qu'il a eue lorsqu'il était très jeune homme avec une violoniste qui vivait près de son studio. Avec le temps, il s'est aperçu qu'il était passé à côté de l'amour qui pourtant s'offrait à lui. Pourtant il est sans amertume, ni nostalgie.
    Vingt ans plus tard, il retrouve son ancienne lectrice par hasard dans la librairie où il l'avait rencontrée la première fois. Ils correspondent. Il s'attache à elle. C'est une femme de caractère, lucide et intelligente. Elle lui propose de venir la voir dans la ville où elle vit. Il hésite puis la rejoint, s'installe dans sa maison où elle vit seule. Elle est très malade. Il veille à ses côtés jusqu'à sa mort. Plus tard, il décide de composer un dernier livre : c'est celui que l'on lit : l'histoire, décrite avec une implacable sobriété d'un « homme à qui il manque quelque chose du côté du coeur. »

  • " L'occupation des oisifs " : telle est, pour Flaubert, l'idée communément " reçue " sur la littérature.
    Bernard Pingaud confronte ici son expérience personnelle de l'écriture avec les propositions des théoriciens de la " littérarité ".
    Il évoque aussi les effets de la publication sur la littérature. Il s'interroge enfin sur l'avenir du livre à l'âge du numérique.
    Vient ensuite, en complément des pages théoriques de l'ouvrage et sous le titre L'Honnête Courtier emprunté à Blanchot, un choix d'articles publiés dans la presse entre 1950 et 2000. Ces textes font écho à la rumination constante de l'écrivain sur son propre travail.

  • La " vraie vie" est un mythe tenace qui résiste à tous les démentis rationnels et peut prendre les formes les plus contradictoires. Pour Rimbaud, elle est "absente". Pour Proust, c'est la "littérature", donc elle n'existe que dans les livres. Certains croient possible de l'atteindre à la faveur d'une expérience exceptionnelle : il n'y aurait pas de vraie vie, mais des moments de vraie vie. D'autres, à l'inverse, dénoncent ce qu'ils considèrent comme une pure illusion et tiennent qu'il faut trouver la vraie vie dans la vie tout court : loin d'être l'exceptionnel, elle serait le plus banal, le plus ordinaire.
    A vingt ans, je cherchais déjà une réponse. Tout en me répétant avec une ferveur morose le mot de Rimbaud, je ne désespérais pas d'avoir un jour ma "vraie vie" à moi, dont je me faisais une idée extrême. Si elle n'avait pas été extrême, elle n'aurait pas été à la hauteur de l'exigence qui était la mienne à l'époque.
    Soixante ans plus tard, fouillant les livres et la presse pour y retrouver les traces du mythe, je m'aperçois que ce problème resté en suspens touche de près une autre réflexion que je mène depuis longtemps sur le " romanesque ", catégorie tout aussi insaisissable et ambiguë. L'objet des pages qui suivent est de proposer, à partir de l'examen de ces deux notions, une hypothèse générale sur le roman. Je la confronterai ensuite avec ma propre expérience d'écrivain et avec une brève histoire du genre, tel que le voient les romanciers eux-mêmes.

  • Madame de La Fayette

    Bernard Pingaud

    • Points
    • 2 Octobre 1997

    " Les passions peuvent me conduire mais elles ne sauraient m'aveugler ".

    Madame de La Fayette.

  • Solitude de l'écrivain ou engagement du militant : j'aurai passé soixante-dix ans de ma vie à vouloir concilier les deux.
    De vichy à l'egypte. en passant par la guerre d'algérie. le nouveau roman. mai 68. prague et l'écroulement du bloc soviétique. j'ai eu la chance de travailler avec des personnalités comme mendès-france. sartre. robbe-grillet. resnais. mitterrand. rocard. c'est l'histoire d'une désillusion. ce n'est pas pour autant un constat de faillite. a 8. ans. je crois toujours qu'on peut " changer la vie ". b. p.

  • Les textes de ce livre étaient destinés à une autobiographie, plusieurs fois commencée, plusieurs fois abandonnée. Par paresse sans doute, mais surtout parce que, voulant retracer mon itinéraire intellectuel et politique, je retombais dans la rumination d'un drame familial dont je ne comptais pas parler : la séparation tumultueuse de mes parents en 1934. Beaucoup d'autres que moi ont subi les conséquences toujours douloureuses et parfois comiques d'une telle rupture. Il se trouve qu'elle m'a marqué au point que je m'en inquiète encore aujourd'hui.
    Au risque de me répéter, j'ai essayé à trois reprises de la raconter. Ce sont ces récits, publiés et échelonnés sur plusieurs années que je réunis ici, avec quelques pages romanesques sur le thème du retour au père et l'adieu final. Sartre a écrit qu'une vie n'était rien d'autre qu'« une enfance mise à toutes les sauces ». Voici comment j'ai accommodé la mienne.
    Bernard Pingaud

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