Lorsque Jay Mendelsohn, âgé de quatre-vingt-un ans, décide de suivre le séminaire que son fils Daniel consacre à l'Odyssée d'Homère, père et fils commencent un périple de grande ampleur. Ils s'affrontent dans la salle de classe, puis se découvrent pendant les dix jours d'une croisière thématique sur les traces d'Ulysse.
Croisant les thèmes de l'enfance et de la mort, de l'amour et du voyage, de la filiation et de la transmission, cette exploration fascinante de l'Odyssée fait écho au récit merveilleux de la redécouverte mutuelle d'un père et de son fils.
Enfant déjà, Daniel Mendelsohn savait que son grand-oncle Shmiel, sa femme et leurs quatre filles avaient été tués dans l'est de la Pologne en 1941. Plus tard, il découvre des lettres désespérées de Shmiel à son frère, installé en Amérique. Des lettres pressant sa famille de les aider, des lettres demeurées sans réponse... Parce qu'il a voulu donner un visage à ces six disparus, Daniel Mendelsohn est parti sur leurs traces. Cette quête, il en a fait un puzzle vertigineux, un roman policier haletant, une plongée dans l'histoire et l'oubli - un chef-d'oeuvre.
Trois anneaux raconte l'histoire de trois écrivains en exil qui se sont tournés vers les classiques de la littérature pour créer leurs propres chefs-d'oeuvre. Erich Auerbach, philologue juif qui fuit l'Allemagne nazie pour Istanbul afin d'y écrire sa grande étude des lettres européennes, Mimésis. François Fénelon, l'évêque du XVII? siècle auteur d'une suite de L'Odyssée, Les Aventures de Télémaque, best-seller de son époque qui lui valut le bannissement. Et l'écrivain allemand W.G. Sebald, qui s'exila en Angleterre et dont les récits si singuliers explorent les thèmes du déplacement et de la nostalgie.À ce conte d'exils, Daniel Mendelsohn ajoute sa propre voix, entrelaçant l'histoire de la crise qu'il traversa entre l'écriture de la grande fresque mémorielle des Disparus et celle du récit intimiste d'Une odyssée.«L'art poétique» qui en résulte est un hommage aux mondes grec et juif, un trait d'union entre Orient et Occident, et une ode à la littérature française.
Une enfance dans une famille juive unie autour de la figure fondatrice du grand-père, une jeunesse incandescente et hantée, voilà ce qui a forgé les deux passions de Daniel Mendelsohn : passion pour les langues anciennes, passion pour les garçons. Dès lors, sa " grammaire de l'identité" suivra des méandres bouleversants. Lorsqu'une amie lui propose d'incarner le père auprès de l'enfant qu'elle porte, il va partager sa vie entre les " garçons " de Chelsea et la banlieue où habite sa nouvelle famille. Et toujours, chez l'auteur des Disparus, poèmes latins et tragédies grecques se font l'écho d'un secret de famille lancinant.
Ce recueil réunit une vingtaine de critiques sur des oeuvres cinématographiques (Marie-Antoinette de Sofia Coppola, Avatar, etc.) et littéraires («L'empreinte de l'ange» d'Alice Sebold, «Un homme» de Philip Roth, «Le maître» de Colm Toibin, etc.) parues dans la «New York Review of books» et le «New Yorker».