Corps 16

  • «Les programmes de Mrs Manford étaient immuables. On en venait à douter que la maladie, ou même la mort, puisse les désorganiser. Tenter de modifier la mosaïque complexe de ses rendez-vous aurait été comme chercher à démolir la pyramide de Khéops...» Prise dans le tourbillon de la vie new-yorkaise, Pauline ne s'épargne pas. Guérisseurs, assistantes sociales, gourous et marchands d'art s'arrachent le temps de cette femme exemplaire qui préfère s'adonner aux exercices d'élévation de l'âme plutôt que de se plier aux aspirations intimes de son époux.
    Rien d'étonnant à ce que celui-ci soit sensible à l'extrême légèreté de Lita, sa belle-fille, à son profil d'ange primitif, voire à ses extravagances. Mais ce besoin d'évasion annonce un drame...

  • L'épouse d'un professeur respecté d'une ville universitaire et puritaine entrevoit le grand amour avec un jeune anglais de passage.
    Une femme du monde confond le jour de sa permanente avec celui du départ en bateau de son amant. un homme demande à un ami peintre de faire le portrait de la femme dont il est amoureux. tout l'art d'edith wharton est présent dans ces sept nouvelles la description fascinante d'une société bourgeoise tissée de simulacres, de magnifiques portraits de femmes, une écriture subtile, tour à tour féroce et tendre, qui plonge au cour des tourments humains.

  • "Susy avait la même échelle de valeurs que ces gens; elle parlait leur langage, même si elle en comprenait d'autres; elle avait soif des mêmes plaisirs qu'eux, même si elle n'adorait pas leurs dieux. Mais, du jour où elle était devenue sa propriété, il avait élaboré au sujet de cette femme une conception qui répondait à un besoin de vénération profondément ancré en lui." Susy et Nick Lansing passent leur voyage de noces en Italie chez des amis plus fortunés. Leur mariage d'amour et le pacte qui les lie ne sauraient souffrir de concessions ou de bassesses. Mais les idéaux peuvent-ils se heurter à la dure réalité du couple et de la vie mondaineoe Lorsque Suzy accepte un marché peu moral qui lui permet de faire partie de la jet-set, le conflit larvé qui les mine déjà se déclenche...
    Dans ce roman flamboyant, passion et raison s'opposent toujours, orgueil et jalousie rencontrent inlassablement les caprices du destin.

  • Le premier texte, écrit en 1877 à l'âge de 14 ans, décrit les chassés-croisés amoureux de Georgie et de Guy Hastings et contient en germe les thèmes whartoniens : l'impossibilité d'aimer son égal, l'horreur du mariage ou la solitude de l'adolescence. La seconde nouvelle, rédigée trente ans plus tard, se moque des ambitions littéraires passées d'E. Wharton et des moeurs éditoriales.

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