François Esperet

  • À l'heure où chacun est tenté d'accuser ou de regretter le monde d'avant, de refuser ou d'appeler de ses voeux le monde d'après, François Esperet nous appelle à trouver l'élévation ici et maintenant.
    Poète devenu diacre, il officie dans une église orthodoxe de la région parisienne. Depuis trois ans, chaque dimanche, il y commente la lecture apostolique qui précède l'Évangile. Ses homélies accompagnent les fidèles dans leur chemin spirituel en les éclairant sur le texte sacré comme sur la vie profane. Elles renouent ainsi avec les discours des Pères aux sources de l'Église, adressés aux membres d'une communauté mais destinés à tous, croyants ou non.
    Son exégèse intuitive et créative permet à chaque instant de ressentir la vie comme un miracle qui a besoin de nous pour se réaliser.

  • Troisième livre de François Esperet, Visions de Jacob fait suite aux remarqués Larrons (2010, Forges de Vulcain, rééd. Le T emps des cerises) et Gagneuses (2014, Le T emps des cerises). Libre évocation de la figure biblique de Jacob, de sa naissance à sa victoire sur l'ange, le texte tient de la chanson, de l'épopée médiévale, de la prose hallucinée, tout autant que du poème, au sens où le genre se pratique aujourd'hui.
    Véritable flot poétique, Visions de Jacob combine à la manière d'un morceau de free jazz scènes triviales et rêveries mystiques dans un rythme dont on peinerait à trouver des équivalents dans le paysage littéraire contemporain. C'est cette originalité radicale qui a valu leur visibilité aux précédents recueils de François Esperet et qui a amené le Sandre à publier ce livre.

  • Le blanc dissimulé fond de teint plein la gueule et démasqué mamelles et cul laiteux le fond de teint boue répandue matin croûte à midi craquelée quand la nuit tombe le matin la diva décatie peignoir ouvert est seule en loge à s'ensevelir à deux mains le visage le midi les yeux s'ennuient le plâtre a pris c'est un masque au fond des rétros qui se mire la nuit qui monte engloutit le bras languissant pendu le long de la portière on va fermer messieurs les mamelles ont été formées de main d'homme et dorment idoles indifférentes au cri des paumes le cul tout un soyeux des rêves est morcelé jette un regard à tes deux fesses opaques et vergetées En suivant les prostituées et les clients dans l'intimité des passes et des passions, ce roman explore vers après vers les âmes et les corps livrés au mystère du désir.

    Après Larrons, François Esperet livre ici, aux confins du poème et du roman, une oeuvre libre et sauvage dont on ne sort pas indemne.

    Préface de Christophe Mercier.

  • Larrons est un livre difficile à classer. Pour certains c'est un roman, dont les chapitres sont remplacés par des chants, pour d'autres c'est de la poésie, lyrique et narrative :
    Dans Paris prostitué souvent le soir je les vois les princes dérisoires de la nuit les beaux étalons Larrons raconte le Paris d'aujourd'hui à travers le regard de ces « princes dérisoires de la nuit », une bande de jeunes vivant - la nuit - de larcins en tous genres. Ici, ils nous livrent leurs souvenirs, leurs heures de gloire et leurs doutes, avec une sincérité troublante : il y a chez Esperet une maîtrise totale du sujet qui donne le vertige.
    « Une écriture inédite, unique. François Esperet décrit le Paris obscur, des rencontres avec des caïds, des voyous, mais pas seulement.
    Des personnages toujours étonnants, des sentiments à vif. [...] Une poésie brute, un vocabulaire riche et choisi. Un auteur qui observe ses personnages entre compassion et affection. » (Sophie Aurenche, RTL)

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