Giorgio De Chirico

  • « L'art de ce jeune peintre est un art intérieur cérébral qui n'a point de rapport avec celui des peintres qui se sont révélés ces dernières années. Il ne procède ni de Matisse ni de Picasso, il ne vient pas des impressionnistes. Cette originalité est assez nouvelle pour qu'elle mérite d'être signalée. Les sensations très aiguës et très modernes de M. De Chirico prennent d'ordinaire une forme d'architecture. Ce sont des gares ornées d'une horloge, des tours, des statues, de grandes places, désertes ; à l'horizon passent des trains de chemin de fer. Voici quelques titres simplifiés pour ces peintures étrangement métaphysiques : L'Énigme de l'oracle, La Tristesse du départ, L'Énigme de l'heure, La Solitude et le sifflement de la locomotive. » Guillaume Apollinaire, 30 octobre 1913

  • Hebdomeros

    Giorgio De Chirico


    hebdomeros, c'est le fantôme paisible, le spectre lumineux de giorgio de chirico: dante et virgile en une seule personne.
    ii accomplit un périple complet à travers le monde créé par le peintre. de même que les peintures de chirico demandent à être lues, ce livre exige qu'on le "regarde" ainsi que l'on regarde un tableau. "l'un des livres les plus superbement personnels qui nous aient jamais été offerts. je pense que l'on suivra avec ravissement les détours du beau rêve romantique qui prend la place de la banale existence à condition que l'on ne s'arrête pas à l'aspect superficiel de la réalité.
    aller jusqu'au fond de l'ordinaire, c'est le secret et c'est la méthode de chirico comme de kafka, et c'est le seul moyen efficace d'accéder à un univers fantastique", écrivait andré pieyre de mandiargues.

  • Monsieur Dudron

    Giorgio De Chirico

    Traduit en italien vingt ans après la mort de chirico, monsieur dudron, rédigé en français, est resté inédit en france.

    A mi-chemin entre hebdomeros, oeuvre métaphysique (1929) et le récit autobiographique de souvenirs de ma vie (1945), monsieur dudron couvre les deux registres. il est aussi une profession de foi sur le métier de peintre dont la grandeur et la décadence sont analysées par la voix de isabella far, l'amie philosophe de monsieur dudron dans le roman, l'épouse de chirico dans la vie. monsieur dudron apparaît donc, sans nul doute, comme un autoportrait du peintre dont les souvenirs sont autant rêvés que réels et dont les interrogations sur la peinture nous parviennent renvoyées par un discours théorique qui n'est pas sans humour.
    Le livre s'achève sur ces mots : " l'auteur de ces pages ira aussi se coucher, gracieux lecteur, ou gracieuse lectrice. il est aussi fatigué et il est tard, presque une heure après minuit. il ira se coucher et dormira au moins jusqu'à midi ; il a toujours besoin de dormir beaucoup et cela, du reste, est tout à fait normal, car, comme avait l'habitude de dire arthur schopenhauer, un long sommeil est indispensable aux hommes de génie.
    ".

  • Mémoires

    Giorgio De Chirico


    14 juillet 1911 : dans les rumeurs de la fête, giorgio de chirico débarque à paris.
    bientôt, ce sont les samedis d'apollinaire, les soirées chez les surréalistes, que traversent aragon, éluard, breton, max jacob, derain. bref, tout ce que paris compte alors d'illustrations dans le domaine de l'intelligence et des arts et que l'on va bientôt apprendre à vénérer. mais l'auteur de ces mémoires, lui, ignore les "gloires établies". ii exerce sur chacun une dent bien aiguisée, à paris comme à travers le monde, rome, munich, new york ou milan.


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