Henry de Montherlant

  • La reine morte

    Henry de Montherlant

    C'est pendant la guerre, avec la création de La Reine morte, que Montherlant, célèbre depuis une vingtaine d'années déjà pour ses romans et ses essais, se fait connaître sur la scène française. Persuadé que la tragédie est l'une des clefs pour déchiffrer l'énigme des agissements humains et des rapports entre les êtres, Montherlant ressuscite avec La Reine morte la grande tragédie, mêlant conflits politiques et affrontements familiaux, dressant pour l'éternité dans une lutte à mort le fils contre le père. On connaît l'argument : un roi, très malade, fait tuer la femme, Dona Inès, que son fils Don Pedro a épousée secrètement. Il meurt devant le cadavre de «la reine morte».

    Ajouter au panier
    En stock
  • En se penchant un peu en arrière, il voyait, derrière le dos de solange, la jeune femme qui était assise à côté d'elle ; adossée dans son fauteuil, elle écoutait, bouche entrouverte et les yeux clos.
    Elle n'était pas jolie, mais costals la désirait : 1° parce qu'il trouvait convenable que, dans la même minute où il caressait pour la première fois une jeune personne, il en désirât une autre; 2° parce que, donnant l'apparence du sommeil, il était impossible qu'elle ne levât pas en lui la pensée d'abuser de ce sommeil; 3° parce qu'il lui semblait que, pour éprouver une telle extase d'un phénomène aussi insipide que cette musique, il fallait qu'elle fût détraquée ; or, il n'aimait que les filles saines et simples, comme solange, c'est pourquoi cela lui était agréable d'avoir envie d'une femme détraquée.

  • C'est pendant la guerre, avec la création de La Reine morte, que Montherlant, célèbre depuis une vingtaine d'années déjà pour ses romans et ses essais, se fait connaître sur la scène française. Persuadé que la tragédie est l'une des clefs pour déchiffrer l'énigme des agissements humains et des rapports entre les êtres, Montherlant ressuscite avec La Reine morte la grande tragédie, mêlant conflits politiques et affrontements familiaux, dressant pour l'éternité dans une lutte à mort le fils contre le père. On connaît l'argument : un roi, très malade, fait tuer la femme, Dona Inès, que son fils Don Pedro a épousée secrètement. Il meurt devant le cadavre de « la reine morte ».

  • Ajouter au panier
    En stock
  • Cette " ville ", c'est le collège religieux que Montherlant chantait dans sa première oeuvre, La Relève du matin, et qui lui inspira encore, en 1969, Les Garçons.
    C'est en ce lieu que se situe le drame de deux enfants et d'un prêtre attirés les uns vers les autres par des sentiments puissants où il entre de l'amitié, de la tendresse, de la charité, du désir. Drame tout intérieur, d'une admirable sobriété, que domine la figure inquiétante de l'abbé de Pradts, prêtre incroyant que sa passion des êtres égare jusqu'à le conduire au seuil de la révolte.
    " C'est une des plus belles pièces de la littérature mondiale moderne " (Harold Hobson, The Sunday Times).

    " C'est la pièce la plus importante de notre théâtre depuis le début du siècle " (Jean Meyer, France-Soir).

    Ajouter au panier
    En stock
  • «Montherlant (1895-1972) n'a jamais refait le même roman : tantôt barrésien, tantôt balzacien, ennemi des femmes ou ami des garçons, il coule une personnalité encombrante dans un style classique. Le théâtre donne à son talent la tension la plus grande, et rien ne lui fait peur : Port-Royal est une gageure. Le culte du moi aboutit, dans les dernières oeuvres, lorsque les plaisirs se sont enfuis, à une élégance désespérée, celle de Sénèque, Romain d'Espagne comme lui.» Jean-Yves Tadié.

  • Les celibataires

    Henry de Montherlant

    Ajouter au panier
    En stock
  • Dès sa première adolescence, montherlant s'est enthousiasmé pour les courses de taureaux, découvertes au cours de vacances en espagne.
    Il a lui-même pratiqué l'art tauromachique et a reçu, en 1925, un assez grave coup de corne. les bestiaires oú l'on retrouve le héros du songe, alban de bricoule, rajeuni de quelques années - est l'oeuvre que l'écrivain a tirée de son expérience des taureaux et de sa connaissance de l'espagne. dans les corridas, montherlant ne voit pas seulement une épreuve tragique oú l'homme affronte la mort, mais une cérémonie religieuse, un sacrifice sanglant hérité de l'ancienne religion de mithra.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Service inutile

    Henry de Montherlant

    • Folio
    • 22 Août 2005

    « On a réuni sous ce titre des écrits qui tous disent : "Je juge que ceci est bien. Je juge que ceci est mal." Tous cherchent donc à servir ; là est leur unité. Au mot service, qui exprime bien le caractère de ces textes, il était indispensable d'ajouter inutile. L'âme dit : service, et l'intelligence complète : inutile. » Henry de Montherlant.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Port-royal

    Henry de Montherlant

    La " trilogie catholique " commencée avec le maître de santiago, poursuivie avec la ville dont le prince est un enfant, s'achève avec port-royal, le plus authentiquement chrétien des ouvrages de montherlant.
    Cet épisode de la persécution des religieuses de port-royal par louis xiv suit de près l'histoire. c'est un des moments les plus pathétiques de la vie spirituelle de la france qui est ici porté à la scène, dans une oeuvre simple et puissante, ou les larmes n'excluent pas le sourire, ni même le rire.

  • Montherlant, au retour du front, s'adonne aux sports, notamment au football et à la course à pied (il court le cent mètres en 11 secondes 4/5). Les émotions que lui ont procurées les jeux du stade, associées aux réminiscences antiques, lui inspirent des poèmes, des nouvelles, des essais qui composent les deux volumes des Olympiques (publiés d'abord séparément) : Le Paradis à l'ombre des épées et Les Onze devant la Porte dorée.
    De tous ses livres, c'est celui que Montherlant préfère. Il y chante avec un bonheur constant d'inspiration, une grande fraîcheur de ton, les sentiments les plus purs qui soient au coeur de l'homme : la joie de l'effort physique, la camaraderie, le sens de l'équipe.

  • OEuvre capitale pour la compréhension de Montherlant, ces Carnets qui couvrent une période de quinze années (1930-1944) comprennent des notes de toute nature et de toute longueur. Prises au jour le jour, elles abordent les sujets les plus divers, et constituent une véritable «somme» de la pensée, des sentiments, des réactions de Montherlant.
    Ont été supprimées des Carnets toutes les notes qui, s'y trouvant primitivement, ont passé dans des volumes déjà publiés. Le fait que les Carnets aient ainsi nourri de nombreux volumes, en particulier ceux de la série des Voyageurs traqués et les ouvrages «civiques», montre assez leur importance. Embrassant une large période, ils ont en outre l'intérêt de faire saisir au lecteur l'évolution de Montherlant de même que ses «permanences».

  • Les carnets présentés ici sont des carnets posthumes qui, à la différence de Tous feux éteints parus en 1975, n'ont pas été réunis par l'auteur mais par son ami et exécuteur testamentaire Jean-Claude Barat, qui les a sauvés du chaos des brouillons laissés derrière lui.
    En quelque sorte, des carnets en marge des carnets qui s'étendent de 1924 à 1972. Un lent et minutieux travail a d'abord permis de déchiffrer des textes souvent illisibles, gribouillés à la hâte sur toutes sortes de papiers (publicités, courrier, factures, faire-part de décès...). Leur retranscription a ensuite abouti à la découverte de deux matériaux différents. D'un côté, des notes et des pensées inédites ; de l'autre, des fragments isolés par la main de l'auteur du reste de sa production littéraire : il peut s'agir ici d'une réplique de théâtre simplement manuscrite et que rien ne signale en tant que telle ; là d'une phrase qui, séparée de son contexte, se transforme soudain en aphorisme cinglant ou en adage définitif, ou encore de passages soigneusement prélevés au coeur de ses essais mais réécrits, comme " re-formatés " afin de venir s'intégrer à la formule des carnets.
    Bref, une somme d'éléments aussi épars que variés, provenant de tous les horizons de son oeuvre. Pouvait-on, d'un point de vue éditorial, maintenir ensemble ces deux matériaux ? Fallait-il conserver au travers de ces multiples variantes ce qui constitue aujourd'hui l'un de ses derniers gestes d'écrivain ? C'est dans ces nouveaux carnets que, faute de réponse, s'est trouvée une justification indispensable à l'élaboration de cet ouvrage.
    Il s'agit d'un texte daté du 27 janvier 1954 qui s'intitule " Garder tout en composant tout " et qui est la définition du double concept qu'il a toujours revendiqué : le syncrétisme (garder tout) et l'alternance (en composant tout)...

  • Ces nouveaux Carnets sont la suite des Carnets 1930-1944 et de Va jouer avec cette poussière (Carnets 1958-1964) publiés en 1957 et 1966. Henry de Montherlant répugne à l'épithète de « moraliste ». Il trouve qu'un homme qui réfléchit sur les événements et les autres hommes n'a besoin d'aucune autre épithète : il fait ce que chacun de nous fait, ou devrait faire, sans plus.

empty