Jean Dubuffet

  • Asphyxiante culture

    Jean Dubuffet

    • Minuit
    • 1 Octobre 1986

    Lorsqu'en 1968 parut la première édition d'asphyxiante culture, jean dubuffet ne prenait pas en marche le train de la mode.
    Ses positions étaient anciennes, exprimées dès 1946 dans son prospectus aux amateurs de tous genres.
    Aujourd'hui encore la culture institutionnalisée, publicitaire, continue de régner dans l'attente de cette autre, souhaitée par jean dubuffet, qui désignerait "l'actif développement de la pensée individuelle".

  • En ce début d'année 1985, Jean Dubuffet, qui a cessé de peindre, partage désormais son temps entre le dessin et l'écriture.
    Du 12 février au 25 mars, il se consacre à la rédaction de son autobiographie, qui sera son dernier écrit. Il meurt chez lui à Paris, le 12 mai, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Rédigée "au pas de course", ce dont témoignent à la fois sa forme et son style, cette biographie nous raconte les années de jeunesse de l'auteur passées au Havre, son éducation, son amitié pour Georges Limbour, ses hésitations de jeune homme, ses allées et venues entre activités artistiques et activités commerciales, entre passion et raison.
    La rencontre avec Jean Paulhan, en 1943, sera décisive. Eluard, Guillevic, Ponge, Fautrier et Queneau fréquentent tour à tour son atelier. Jean Dubuffet fait soudain l'objet d'une notoriété dans les cénacles littéraires puis bientôt dans le milieu artistique : sa première exposition à la Galerie Drouin fait l'effet d'une bombe ! Il se lie avec Henri Michaux, participe au comité de soutien pour Antonin Artaud, fonde la Compagnie de l'Art brut avec André Breton, défend Louis-Ferdinand Céline lors de son procès.
    Ce récit intime et passionnant est celui d'un " homme du commun " devenu artiste qui, arrivé au soir de sa vie, nous raconte son parcours atypique et les anecdotes qui ont peuplé son aventure pendant plus de quatre-vingts ans. Cette nouvelle édition de la Biographie au pas de course est enrichie d'une quarantaine de documents d'archives. Elle a été publiée à l'occasion de l'exposition Jean Dubuffet, une biographie au pas de course, présentée à la Fondation Dubuffet à Paris, du 5 octobre 2001 au 12 janvier 2002, dans le cadre du centenaire de la naissance de l'artiste.
    Texte repris de l'édition originale inclus dans le tome IV de Prospectus et tous écrits suivants (Gallimard, Paris, 1995).

  • «L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté.» Ces lignes, extraites de la «Mise en garde» de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs.
    L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les «irréguliers de l'art». Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les «réflexions» du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.

  • «L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté.» Ces lignes, extraites de la «Mise en garde» de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs.
    L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les «irréguliers de l'art». Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les «réflexions» du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.

  • En accompagnant la publication de Plu Kifekler Mouinkon Nivoua, la réédition de Poirer le Papillon (publié par Lettres Vives en 1987) vient illustrer la formidable complicité de ces deux grands acteurs de la vie artistique de la seconde moitié du XXe siècle. Une chasse aux papillons à Chaillol en 1949 fut le point de départ d'une étonnante amitié qu'illustre cette correspondance de Jean Dubuffet à Pierre Bettencourt : les lettres de Dubuffet nous révèlent avec une légèreté qui n'est qu'apparente l'engagement total d'un artiste dans la création, un engagement où vision de l'art et vie personnelle se confondent avec audace, justesse et humour. Ainsi, Pierre Bettencourt nous avertit : Poirer le papillon veut aussi dire (cela va sans) que dans la vie, il y a une minute de grâce pour que les choses soient ou ne soient pas. Cette minute, qui sut mieux que Jean Dubuffet, à travers la fièvre de tant de griffonnages, l'attraper au vol la poirer. Et qui sait, ce flambé de la belle époque, Dubuffet lui-même, se trouve-t-il, dans les mailles légères de ces lettres, pris sur le vif, incomparablement poiré.

  • Il s'agit de la première étude approfondie sur le rôle de la ville dans l'oeuvre de l'artiste français Jean Dubuffet (1901-1984), enraciné dans son lieu et son époque, participant aux activités et aux débats de la vie publique. Accompagnant et prolongeant une exposition chez Hauser & Wirth Zürich, ce volume inclut des reproductions en couleurs des oeuvres de Dubuffet, ainsi que des documents d'archives peu connus de la Fondation Dubuffet et plusieurs textes de l'artiste, traduits pour la première fois en anglais.

  • Ces relations épistolaires entre le pourfendeur de l'asphyxiante culture et Alain Pauzié révèlent la générosité, la réflexion et la passion de Jean Dubuffet.

  • En 1949, Pierre Bettencourt rencontra Jean Dubuffet et leur amitié allait durer jusqu'à la mort de ce dernier, en 1985. Un an après leur rencontre, Pierre Bettencourt qui s'était alors acheté une presse et avait commencé à imprimer des livres à petits tirages composa lui-même et imprima sur sa presse Plu Kifekler moinkon Nivoua, un livre de 60 pages qu'il tira à 175 exemplaires. Voici enfin le reprint de ce petit texte drôle les adeptes des SMS verront en Dubuffet un précurseur génial insolite, et complètement inconnu du public, agrémenté d'une préface de P. B. et de 3 lettres de Jean Dubuffet : J'ai eu bien de la surprise et du contentement à voir ce petit livre. Il est parfait ! Comme vous avez bien fait cela ! Quel énorme travail ça représente ! Le choix des caractères, parfait ! La composition, la mise en page, les coupures de mots, parfait ! Mille fois mieux fait que par moi-même ! Je suis enchanté et vous félicite beaucoup. Pourvu que ça se vende ! Pourvu que vous ne soyez pas poursuivi en justice pour impudeur !

  • C'est ici la correspondance probablement la plus considérable de Jean Dubuffet, adressée à celui dont les poèmes se sont trouvés intimement liés aux suites conjuguées des récits et des Figurations, deux séries majeures de travaux de l'artiste.

    L'échange suscité par cette forte amitié donne au peintre l'occasion de commenter avec la plus grande liberté et dans sa langue drue et châtiée, mais riche d'inventions et d'éclat, sa vie et son oeuvre. Affection, camaraderie, encouragements réciproques, deux hommes parlent, deux artistes se rencontrent.

  • Batons rompus

    Dubuffet/Benoit

    • Minuit
    • 1 Octobre 1986

    Au cours du second semestre 1976, jean dubuffet eut de nombreuses conversations sur son travail avec marcel péju, lequel en établit ensuite une transcription.
    Mais jean dubuffet s'opposa à sa publication : dans son esprit, il s'agissait seulement d'une ébauche en vue de la préparation d'entretiens plus élaborés. cependant, il autorisa en 1980 jacques berne à mettre ces textes au net et, quelques mois plus tard, il s'en inspira pour rédiger lui-même une série d'entretiens fictifs. ce sont ces pages, regroupées à l'origine sous le titre questionnaire à bâtons rompus qui constituent les cent quatre premiers numéros du présent volume.
    A la mort de jean dubuffet, en mai 1985, on trouva le manuscrit sur sa table, pourvu du titre, abrégé, de bâtons rompus et augmenté, selon sa propre expression, d'un "train de rallonge", rédigé en mai 1983 et en avril 1984.

  • Des lettres échangées entre 1978 et 1985 par Jean Dubuffet et Valère Novarina, rien ne devrait nous permettre de dire qu'elles sont de l'ordre de l'amitié, de la déférence, ou de l'admiration. Bien plus, on ne saurait à les lire tenir pour assuré, quoi qu'en disent les biographes, que l'un est un des peintres majeurs de son temps, arrivé au grand âge, et l'autre un écrivain au tout début de sa reconnaissance, peintre au vif et dramaturge.
    Pour un peu c'est l'inverse qui pourrait être vrai, tant ce qui paraît compter n'est pas de cet ordre-là. Pas de croustillant dans l'entretien d'un vieil homme avec un plus jeune sur l'art et la langue, mais un vivant essor, réciproquement salué. (P.V.) Préface de Pierre Vilar Édition complète de la correspondance entre les deux artistes, largement inédite, augmentée d'un entretien, et de textes de Valère Novarina en échos à la figure de Jean Dubuffet. Avec la reproduction de 46 documents et oeuvres tous inédits.

  • Édition complète de la correspondance inédite échangée entre le peintre et l'écrivain entre 1969 et 1984, suivie d'un essai de Marcel Moreau écrit spécialement pour cette publication. Avec la reproduction de 20 documents (lettres et dédicaces) tous inédits.

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