Jean Markale

  • Comment les celtes considéraient-ils la femme ? l'auraient-ils rêvée ? n'est-ce pas l'image de la femme, plus que sa réalité, qu'ils nous ont léguée dans leurs traditions et leurs légendes ? ce livre s'efforce de répondre à ces questions.
    A travers les témoignages des grecs et des latins, à travers l'abondante littérature médiévale irlandaise, à travers la tradition bretonne et les fameux romans de la table ronde, ainsi que les nombreux contes populaires de l'europe occidentale, surgit la troublante silhouette d'une femme inconnue, la femme-soleil, sous les noms les plus divers : dahud la " bonne sorcière ", rhiannon la " grande reine ", guenièvre le " blanc fantôme ", blodeuwedd la " née des fleurs ", et beaucoup d'autres, jusqu'à yseult, soleil incarné qui inonde de son amour l'homme-lune tristan, et cette étrange " pucelle au graal " qui tient entre ses mains un vase d'oú émane une lumière surnaturelle.

  • Merlin partage son temps entre la forêt mythique de Brocéliande où il ne fait qu'un avec la nature, et la cour où il guide Arthur avec sagesse.
    Mais qui est Merlin l'Enchanteur ? On le présente souvent comme un magicien prêt à plaisanter et à jouer des tours. C'est là réduire l'une des incarnations les plus audacieuses et les plus originales de la Sagesse. À travers Merlin, conseiller du roi Arthur et organisateur de la Table Ronde, se cristallisent les rapports mystérieux entre l'homme et la nature, entre le passé et l'avenir, entre la connaissance et le trésor caché qui gît au coeur de l'âme. Pour redécouvrir ce secret ultime de l'homme, des choses et des êtres, le vieux sage, du fond de sa retraite de Brocéliande, nous montre le chemin de l'Amour, clé de l'expérience initiatique.

  • Cette reconstitution chronologique du mythe Graal , dans le langage d'aujourd'hui, est une nouvelle version complète et lumineuse de l'ensemble des romans de la Table Ronde.
    Jean Markale, grand spécialiste des légendes médiévales, propose ainsi l'essence des textes originaux, souvent perçus de façon fragmentaire et confuse. Il révèle aussi avec éclat la dimension originelle et immuable d'un mythe qui demeure, pour les hommes en quête de sagesse et d'un monde meilleur, un message d'espérance et de sérénité. La Naissance du Roi Arthur : Les origines de la légende : la mystérieuse figure de Merlin, tour à tour inspiré par Dieu et par le diable, e deus ex machina " de tous les événements qui vont se dérouler sur les terres anciennes d'Angleterre et de Bretagne, mais aussi sur l'énigmatique et brumeuse île d'Avalon.
    Les Chevaliers de la Table Ronde : L'ascension et la prise du pouvoir du roi Arthur, protégé par Merlin l'enchanteur : seul, le roi réussit à soulever l'épée Excalibur, gage et symbole de la souveraineté. Il rassemble autour de lui les a "chevaliers-servants" pour assurer l'équilibre d'un monde nouveau. Ainsi naît la Table Ronde. Lancelot du Lac : Fils de roi, Lancelot du Lac est soustrait à sa mère dans son enfance et élevé par la Dame du Lac dans un palais de cristal, au fond des eaux.
    Une fois adulte, il devient le héros d'une série d'épreuves héroïques, déjouant les pièges et les embûches de monstres et de démons. Il apparaît bientôt comme le champion des forces bienfaisantes, triomphant du Mal, et parvient à la cour du roi Arthur où il surpasse tous les chevaliers. La reine Guenièvre lui révèle l'Amour. La Fée Morgane : Lancelot du Lac a gagné l'amour de la reine Guenièvre. Mais cet adultère l'empêche de devenir le roi du Graal.
    C'est à son fils Galaad qu'il reviendra d'accomplir son destin. Pendant ce temps, tapie dans la forêt de Brocéliande, la fée Morgane, sensuelle et ambiguë, énigmatique et provocatrice, trouble les coeurs, pervertit les âmes ou les sauve. Elle est la déesse, l'ordonnatrice suprême, la femme éternelle : amante, mère et fille. C'est l'une des images mythologiques féminines les plus rayonnantes que l'imaginaire a créées.

  • L'image du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde évoque un univers héroïque peuplé de fées, harcelé par des sortilèges de toutes sortes et rythmé par des combats où l'honneur le dispute à la prouesse.

    On y voit également de vastes châteaux entourés de murailles monumentales, des forêts impénétrables, des vergers merveilleux où se retrouvent les amoureux. Cette image semble surgie d'une miniature du Moyen Age, elle est ancrée dans nos esprits, mais ne faut-il pas remonter plus loin ?

    En effet, qui est le roi Arthur ?
    Qui sont les chevaliers de la Table Ronde ?
    Un mythe ou une réalité historique transposée dans la légende ?

    Ce livre s'efforce de présenter d'abord le roi Arthur tel qu'il a été vu par les romanciers du Moyen Age, dans le cadre médiéval et dans son contexte politique, c'est-à-dire le règne d'Henry II Plantagenêt et de ses fils.

    Puis, en remontant le temps, il tente de retrouver la véritable image d'un roi Arthur, chef guerrier du VIe siècle dans l'île de Bretagne, au moment de la disparition de l'Empire romain et des premières invasions saxonnes. Cette image est double, historique et mythique, l'histoire et l'épopée se confondant sans cesse.

    Enfin, à travers les aventures arthuriennes reconstituées dans leur contexte authentique, l'ouvrage se termine par une analyse de la société celtique des Ages Sombres de l'île de Bretagne et par une conclusion qui suppose la permanence des tendances profondes de cette société celtique jusque dans la crise actuelle de l'Occident et la montée des revendications régionalistes.

  • " quand on veut étudier l'histoire des celtes, on se heurte constamment au mythe.
    Le mythe envahit ce domaine et semble lui donner une coloration particulière. il n'y a pas d'exemple plus frappant de synthèse harmonieuse entre l'élément imaginaire et l'élément de réalité pure. " il n'y a pas de domaine plus étrange ni plus déroutant à explorer que celui de ce peuple surgi de l'obscurité vers le ve ou le vie siècle avant j. -c. , qui conquit toute l'europe occidentale et qui disparut sous la poussée combinée des romains, des germains et aussi des chrétiens.
    " disparu, le peuple celtique ? en apparence, comme tout ce qui le concerne, car aucun peuple n'a finalement eu autant d'influence profonde sur l'avenir, quand bien même cette influence dut se résoudre à emprunter des chemins détournés ou des courants sous-jacents. ".

  • La civilisation celtique a dominé les deux tiers du continent européen pendant une dizaine de siècles, de -500 avant notre ère au va siècle, avec des prolongements dans certaines régions jusqu'à la fin du Moyen Age.
    La société occidentale toute entière ne serait pas ce qu'elle est sans cet apport fondamental. Comment les peuples celtes, gaulois, bretons, irlandais, galates et autres ont-ils vécu leur sexualité et comment ont-ils tenté de résoudre l'insoluble problème de l'amour et les rapports entre le sexe et le sacré ?

  • Le Graal ? Tout le monde le cherche, mais personne ne sait exactement ce que c'est.
    Des fictions romanesques récentes n'en font pas un objet spécifique, mais une sorte de secret concernant une possible postérité de Jésus-Christ et de Marie-Madeleine, dont l'étrange village de Rennes-le-Château, dans l'Aude, aurait été le refuge et le point de départ d'une nouvelle croisade. Cette hypothèse s'appuie sur le fait que, dans les manuscrits du Moyen Age, la graphie Sangréal peut être séparée en deux termes, d'abord " Saint-Graal ", ce qui ramène à l'image d'un vase contenant le sang du Christ, mais ensuite " Sang Royal ", ce qui a une toute autre signification.
    De toute façon, le mot graal provient de l'ancien occitan gradal, et désigne un simple récipient. Dans ces conditions, on peut y mettre tout ce qu'on veut, le meilleur comme le pire. Et l'on ne s'en est certes pas privé au cours des siècles. Cet ouvrage a pour but de remonter aux sources mêmes du thème du Graal, un roman inachevé de Chrétien de Troyes, à la fin du XIIe siècle. A partir de là, on s'efforcera de montrer, à travers diverses oeuvres littéraires, quelle a été l'évolution du thème et surtout ses perversions à travers Parzival de Wolfram von Eschenbach, répercuté dans l'opéra de Richard Wagner, mais également dans le cadre de certaines sociétés secrètes comme les Illuminés de Bavière ou l'énigmatique Société Thulé qui est responsable de l'éclosion du nazisme.
    Car les nazis, Himmler surtout, ont recherché le Graal qu'ils considéraient comme un secret permettant l'obtention d'une énergie absolue. Et tout cela mène à l'image de Marie de Magdala, tant honorée à Rennes-le-Château, qui est probablement la " Porteuse de Graal " présentant au monde ébloui l'étonnante lumière du " Sang Royal ".

  • De nos jours, la mort a été bannie de la société humaine, et nos cimetières autrefois serrés autour de nos églises ont été rejetés loin des villes et des hommes.
    La modernité a voulu tuer la mort, en oubliant ce que nous transmettaient les traditions orales d'antan : les défunts demeurent, de façon mystérieuse, dans le domaine des vivants. Si la mort prédispose à l'évocation des craintes les plus diverses, c'est qu'elle est avant tout un passage : passage d'un état à l'autre et d'un monde à l'autre, avec tout ce que cette traversée comporte de souffrance et d'inconnu.
    Jean Markale nous emmène ici dans cet inconnu à la fois terrifiant et merveilleux, où les morts sont à la fois les ennemis qu'il faut conjurer et les alliés qu'il faut savoir se concilier. A travers 82 contes et légendes issus de tous les "pays" de la France ancienne, il nous invite à l'écoute de ce monde de la nuit avec lequel nous devons vivre, sous peine de fausser le subtil processus du devenir humain.


  • Montre quels sont les liens existant entre le chamanisme qui se multiplie aujourd'hui et les druides disparus lors de la conquête romaine ou absorbés dans le christianisme : des traditions qui auraient perduré ou un fonds commun qui remonterait aux origines de l'humanité oe



  • Soucieux de cerner les faits à la lumière des plus récentes découvertes
    archéologiques et d'écarter les légendes saugrenues, Jean Markale se
    penche sur quatre hauts lieux de la France, dont l'histoire, entourée de
    mystères, ne cesse de susciter des interrogations depuis des siècles.
    Brocéliande et l'énigme du Graal. Depuis le haut Moyen Age, l'imaginaire
    s'est cristallisé autour du thème de Brocéliande, forêt merveilleuse,
    peuplée de chevaliers, de princesses, de fées et d'enchanteurs. On l'appelle
    aujourd'hui la forêt de Paimpont, en Bretagne. Au coeur de ses légendes,
    surgit la flamboyante image du Graal. Quelle est donc la vérité de ce
    trésor ineffable oe
    La Bastille et l'énigme du Masque de fer. Symbole de l'arbitraire et de
    l'intolérance, la Bastille, détruite à la Révolution, continue de hanter
    les esprits. Parmi ses prisonniers célèbres : le Masque de fer. Se fondant
    sur de patientes recherches et une convaincante érudition, Jean Markale
    nous entraîne dans une enquête pleine d'imprévus.
    Chartres et l'énigme des Druides. L'un des plus beaux sanctuaires de la
    chrétienté est dédié à la Vierge. Mais, bien avant l'introduction du
    christianisme en Gaule, les Druides semblent y avoir vénéré une Virgo
    Paritura, sorte de Mère universelle, de Déesse des commencements. Ce
    mystérieux sanctuaire était-il celui dont parle César et où se tenaient,
    une fois par an, de très secrètes liturgies oe
    Rennes-le-Château et l'énigme de l'or maudit. Qui était l'énigmatique
    abbé Saunière ? Jusqu'à sa mort, en 1917, son église fut dotée de munificences
    inexplicables. Avait-il trouvé un trésor ? Personne n'a encore
    déchiffré le message obscur, laissé à sa mort. Jean Markale ouvre des
    pistes étrangement négligées jusqu'ici.
    Quatre dossiers complets, quatre aventures palpitantes à travers lesquels
    se perpétue la mémoire collective.
    Après Le Cycle du Graal et La Grande Épopée des Celtes, le second
    volume de L'Histoire de la France secrète, qui fait d'ores et déjà référence.


  • Le spécialiste de la Bretagne et de la légende arthurienne démontre que les féess et les korrigans sont toujours présents dans la péninsule mystérieuse.

  • Vercingetorix

    Jean Markale

    Neuf mois pour sortir de l'ombre et entrer dans l'histoire: tel est le singulier destin de Vercingétorix, ce héros pas comme les autres. Vaincu à Alésia en -52 avant notre ère par Jules César, il reste une véritable énigme. Le seul témoignage qui nous soit directement parvenu provient de son ennemi intime, l'auteur de la Guerre des Gaules. Qui est donc le victorieux de Gergovie et le vaincu d'Alésia? Comment ce petit chef a-t-il rassemblé et unifié les différentes tribus gauloises pour affronter les armées romaines? Quelles sont les raisons de ses victoires et de ses défaites? Pour tenter de percer le mystère qui entoure Vercingétorix, Jean Markale replace le personnage dans son contexte et explore la société gauloise du premier siècle avant notre ère. Ses sources? Bien évidemment, les récits de César, mais également des contemporains qui ont décrit les Gaulois - Plutarque, Tite-Live -, ainsi que des textes irlandais du Haut Moyen Âge. Résultat: un ouvrage extrêmement bien documenté. Un seul regret: l'absence d'illustrations. --Sylvain Lefort

  • Quand on prononce le mot "vampire", une image vient aussitôt à l'esprit: celle de Dracula penché sur sa victime.
    Mondialement, cette vision s'est imposée peu à peu dans la littérature, et plus tard au cinéma. Mais l'énigme des vampires dépasse largement le cadre de ces évocations. Elle remonte très loin dans le temps. En effet, si l'Histoire nous a laissé le souvenir d'un Dracula d'épouvante, ce Vlad l'Empaleur, sanguinaire seigneur de Transylvanie au XVe siècle, si la funeste comtesse Bathory n'imaginait pouvoir survivre que dans des bains de sang, le mythe nous en apprend bien davantage encore.
    Le vampire est-il une réalité ou un fantasme de l'imaginaire? Est-il un corps sans âme ayant, par magie, retrouvé son esprit? Qu'en est-il vraiment du Livre d'Abremelin le Sage prétendant pouvoir rendre la vie à un mort? Persuadé que le vampire est à l'image même de l'humanité en quête perpétuelle de son âme, Jean Markale, au fil d'expériences et de récits qui font frémir, explore en profondeur ce phénomène dont les métamorphoses constantes perpétuent la fascination.

  • Brocéliande est dans ma mémoire, c'est-à-dire dans ma vie, celle d'avant comme celle d'après. Brocéliande est dans mon rêve, mais je ne sais pas ce qui distingue le rêve de ce qu'on nomme réalité. Au bord d'un étang, lorsque je regarde les arbres, je ne sais pas déterminer où sont les arbres réels, pendus vers le ciel, et leur refl et, tendu vers l'immensité de l'eau. Et cela n'a aucune importance, de même qu'en ce temps-là, le nom de Brocéliande n'avait aucune importance. Je me préoccupais peu de savoir quel en était le nom ancien, Bréchéliant ou Brécilien, ni d'en connaître la signifi cation. Je pense maintenant qu'il s'agit de la « Forteresse de l'Autre-Monde », et tant pis si les autres ne sont pas d'accord : c'est mon Autre Monde à moi. Et je le garde pour moi, jalousement, amoureusement, mystérieusement, comme une image désuète mais non défraîchie qu'un enfant conserve dans un livre, entre une page poussiéreuse et une fl eur séchée. Jean Markale.

  • Le moyen-âge est le temps du merveilleux. du merveilleux chrétien et de des miracles. du diable et de ses maléfices. magiciens, sorciers, alchimistes, astrologues explorent l'invisible pour en obtenir des pouvoirs. les grimoires, si on les décrypte, assurent la puissance, la richesse, l'art des envoûtements et dévoilent la composition des philtres aux propriétés magiques.

    Et l'imaginaire médiéval va bien au-delà de dieu et du diable. il élabore un monde étrange où l'on ne distingue pas la frontière entre le naturel et le surnaturel, la réalité et l'illusion. ainsi des héros deviennent des demi-dieux, les plantes révèlent des propriétés surprenantes et les animaux semblent issus des rêves les plus fantastiques.

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