John Kenneth Galbraith

  • Euphorie, spéculation, réductions d'impôts, innovations hasardeuses dans la finance d'entreprise sont les causes de la crise économique de 1929. La lecture de cet essai classique de John Kenneth Galbraith (1908-2006) sur la Grande Dépression s'impose plus que jamais si l'on veut comprendre les grands krachs boursiers du XXe siècle et les scandales financiers de ce début de XXIe siècle.

  • Euphorie, spéculation, réductions d'impôts, innovations hasardeuses dans la finance d'entreprise sont les causes de la crise économique de 1929. La lecture de cet essai classique de John Kenneth Galbraith (1908-2006) sur la " grande dépression " s'impose plus que jamais si l'on veut comprendre les grands krachs boursiers du XXe siècle et les scandales financiers de ce début de XXIe siècle.

  • Publié en 1967, cet ouvrage est devenu un classique. Il a bousculé les idées reçues en montrant, par une analyse du système économique américain, qu'un ensemble quasi omnipotent de grandes sociétés anonymes conditionne désormais le comportement du consommateur et impose largement sa loi à la puissance publique. La «techno-structure», sorte d'autorité collégiale dont les motivations et les objectifs n'ont qu'un lointain rapport avec ceux des actionnaires et des managers d'hier, mène une série d'actions stratégiques (planification, maîtrise des prix, publicité) dont la fin n'est plus la maximisation du profit, mais la croissance pour la croissance. Cette hégémonie a ses dangers (l'un d'eux est la course aux armements). L'économiste se fait donc philosophe et moraliste et appelle à la constitution de «pouvoirs compensateurs» : la collectivité scientifique et enseignante peut en être un.
    L'auteur considère comme définitive la troisième édition que voici. Il y riposte à ses critiques, notamment sur la prétendue souveraineté du consommateur, sur le profit maximum, sur le rôle du capitaliste et celui du bureaucrate. Il précise sa pensée sur les deux modes de planification : celui qui répond au marché, celui qui remplace le marché. Il constate aussi deux changements importants : l'épanouissement des conglomérats d'entreprises de second rang, pris en charge par la technostructure, et leur fonctionnement au détriment du profit.

  • Avec un mélange de scepticisme et d'humour, d'ironie et de détachement, passionné pour tout et pour tous - sauf pour lui-même -, John Kenneth Galbraith (1908-2006) raconte dans Une vie dans son siècle son exceptionnelle carrière et la faune internationale qu'elle lui a permis de croiser : de Roosevelt à Albert Speer, de Kennedy à Nehru, sans oublier de Gaulle.
    Ce fils de farmers de l'Ontario a vingt ans quand le spectacle de la Grande Dépression renforce à la fois son sens de l'absurde et son progressisme inné. Entré dans l'administration Roosevelt en 1934, militant dans la campagne démocrate de 1940 et directeur de l'Office des prix pendant la guerre, le voilà présent à Nuremberg où il interroge, entre autres, Goering et Ribbentrop. Professeur à Harvard, il participe aux campagnes de Stevenson et de Kennedy.
    Ambassadeur en Inde, il contribue, en 1962, à mettre fin au conflit sino-indien. Président de l'Americans For Democratic Action, il se lance dans les mouvements contre la guerre au Vietnam. Economiste de réputation mondiale et inventeur du concept de " technostructure ", journaliste choyé des médias, grande figure de l'intelligentsia à l'américaine, Galbraith était d'abord un homme qui veut comprendre son siècle et le faire comprendre.
    C'est ce parfait " honnête homme " qui transparaît à chaque page de ces Mémoires.

  • Un texte brillant et passionnant de Galbraith, considéré comme l'un des plus grands économistes du 20eme siècle, mort en 2006, qui montre comment toute société cherche à ignorer ses pauvres.
    Aujourd'hui, à travers un capitalisme financier outrancier qui privilégie la rente au détriment des pauvres et du travail. Un texte promis à devenir un grand classique. Par l'auteur de livres célèbres : Le Nouvel Etat industriel, Les mensonges de l'économie. Puis le texte de Laurent Cordonnier : Alors que s'ouvre une nouvelle campagne présidentielle, le niveau de vie des catégories populaires continue à se dégrader, en particulier à cause du coût du logement.
    Et quand le chômage recule, cela tient pour beaucoup à l'importance des classes d'âge qui partent à la retraite, à la généralisation des stages et contrats sous-payés, enfin à la rigueur punitive de l'indemnisation des chômeurs. On ne présente plus le texte de Swift, qui dans un récit satirique, explique que la meilleure façon de régler le problème des pauvres, est de les manger.

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