Arts et spectacles

  • Jusqu'en 1968, l'École des Beaux-Arts de Paris organise les concours d'émulation en architecture. Cette sélection de 35 dessins, réalisés durant une seule séance sous le Second Empire, montre la richesse des créations, les matériaux utilisés ou encore les techniques à l'aquarelle.

  • La caricature attaque le corps et le visage par l'exagération de leurs singularités ou de leurs défauts, à des fins comiques ou satiriques. Si ce corps est celui des individus, il peut également accéder à une dimension symbolique et représenter une entité abstraite ou collective. Faire l'histoire de la caricature consiste donc à en suivre les déclinaisons. Le plus souvent, elles transgressent les règles ou les conventions du grand art qui aspire à l'idéal. Mais elles contribuent aussi à le faire évoluer vers des modes d'expression nouveaux.

    La caricature comme genre spécifique fondé sur la déformation de la figure humaine apparaît en Italie à la Renaissance avant de se propager à l'Europe entière, puis au-delà.

    Depuis lors, la caricature a constamment été enrichie par l'évolution des techniques, jusqu'à celles du numérique, dans des médias toujours plus variés, pour une diffusion sans cesse accrue.

  • Fonder la signification des oeuvres d'art sur des sources historiques, les étudier avec la même rigueur philologique que des écrits, telle est la méthode de François Fossier. Les contributeurs du présent recueil, de formations et de spécialités diverses, ont choisi de le suivre dans cette voie. S'il s'agit d'interroger les notions de "texte" et d'"image", il s'agit surtout d'étudier comment des artistes les ont utilisées et confrontées, mais aussi comment les historiens de l'art, à leur tour, peuvent procéder pour écrire sur le visuel.
    Les études rassemblées explorent toutes les périodes, de l'Antiquité celte jusqu'au XXe siècle, et s'intéressent à tous types d'oeuvres : sculpture, peinture, décor, photographie et illustration. Les unes s'intéressent au texte de l'oeuvre, à son discours ; d'autres montrent l'importance du texte comme source de l'élaboration d'une image ou d'une généalogie de représentations ; certaines explorent les parentés esthétiques entre littérature et arts visuels ; d'autres enfin montrent comment le texte s'anime pour devenir visuel.
    L'ensemble constitue un volume d'une érudition foisonnante qui contribue avec bonheur à la réflexion contemporaine sur les méthodes de l'histoire de l'art.

  • Le terme " caricature " est souvent appliqué sans distinction à la gravure de moeurs, aux cartoons, voire au dessin d'humour en général. Son étymologie indique cependant qu'il vient de l'italien caricatura et du latin caricare qui signifie, au propre comme au figuré, " charger ". La caricature attaque donc le corps et le visage par l'exagération de leurs singularités ou de leurs défauts, à des fins comiques ou satiriques. Si ce corps est celui des individus, il peut également accéder à une dimension symbolique et représenter une entité abstraite ou collective. Faire l'histoire de la caricature consiste donc à en suivre les déclinaisons. Le plus souvent, elles transgressent les règles ou les conventions du grand art qui aspire à l'idéal. Mais elles contribuent aussi à le faire évoluer vers des modes d'expression nouveaux. La caricature comme genre spécifique fondé sur la déformation de la figure humaine apparaît en Italie à la Renaissance avant de se propager à l'Europe entière, puis au-delà. Une de ses spécificités réside d'ailleurs dans l'importance de sa diffusion, largement favorisée par les nouvelles techniques de gravures apparues au même moment. Depuis la Réforme, l'estampe a été le vecteur de la caricature, qu'elle soit religieuse ou politique, tout comme l'imprimerie a été celui de la fustigation par le pamphlet. La lithographie a ensuite joué un rôle central dans l'essor de la presse satirique au XIXe siècle, tandis que les nouveaux procédés de reproduction ont permis la démocratisation des images. Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de compter quelques caricaturistes parmi les premiers photographes. Ces nouvelles formes de reproductibilité induisaient une conception de l'art moins élitiste qui faisait écho aux préoccupations des théoriciens de l'art et des penseurs politiques. Autour de 1900, être caricaturiste de presse fut souvent un engagement. Parce qu'elle remettait en cause les principes de la représentation traditionnelle, la caricature intéressait les artistes des avant-gardes. Mais elle fut surtout le creuset de la bande dessinée et du dessin animé, deux formes emblématiques de la culture visuelle populaire. Depuis lors, la caricature a constamment été enrichie par d'autres techniques, jusqu'à celles du numérique, dans des médias toujours plus variés, pour une diffusion sans cesse accrue.

  • Le corps un miroir de l'âme ? Depuis ses origines, l'homme occidental est convaincu de l'analogie entre l'âme et le corps. Mais c'est l'art, particulièrement sous l'impulsion du théologien Lavater (XVIIIe) qui a su le mieux exploiter les relations entre physique et moral. La " physiognomonie ou l'art de connaître les hommes " est née et rencontre dès lors un écho considérable , singulièrement auprès des artistes (peintres, sculpteurs, architectes).

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