Le Clezio J-M

  • Porté, à son tour, par le trois mâts La Boudeuse, J.M.G. Le Clézio part à la découverte de l'Océanie, le continent invisible. Invisible parce que, comme l'auteur le rappelle, les voyageurs qui s'y sont aventurés la première fois ne l'ont pas aperçue et, parce qu'aujourd'hui, elle reste un lieu sans reconnaissance internationale, un passage, un territoire qui fit rêver bien des explorateurs qui risquèrent leur vie pour l'atteindre et essayer d'en cartographier les contours. Devant l'immensité de l'océan, les myriades d'îles, d'îlots et d'atolls, il réalise qu'en Océanie mythe et réalité se rejoignent. C'est donc à l'approche de cette Océanie constituée de mer plus que de terre qu'il nous convie, un continent qui s'égrène en archipels, volcans émergés des profondeurs et massifs coralliens. Dans un style où le réel et l'imaginaire s'entrelacent, une prose où la poésie affleure, dans ce tangage de la pirogue à balancier propice à la rêverie, J.M.G. Le Clézio nous invite à la découverte de cette culture polynésienne et au repérage au moyen des étoiles, émerveillé par l'amour de ces mères protégeant leurs enfants dans la tempête.

  • Essai discursif, à l'opposé de tout système, composé de méditations écrites en toute tranquillité, destinées à remuer plutôt qu'à rassurer, oui, à faire bouger les idées reçues, les choses acquises ou apprises. C'est un traité des émotions appliquées. «Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.» «La beauté de la vie, l'énergie de la vie ne sont pas de l'esprit, mais de la matière».
    Douloureusement, cliniquement, l'auteur parle de lui pour lui : de sa chambre, de la femme, du corps de la femme, de l'amour, d'une mouche, d'une araignée, de l'écriture, de la mort, de son idée de l'absolu.
    «Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.» Le Clézio nous livre frénétiquement le secret d'une découverte mais, bien entendu, le secret demeure entier.

  • Un petit garçon qui s'ennuie décide de partir au pays des arbres. Car il sait qu'on peut apprivoiser les arbres, écouter leurs histoires, les connaître comme des amis, et même danser avec eux... Ce voyage sera l'occasion de merveilleuses rencontres avec la nature et ses éléments. Une nouvelle très poétique racontée par un grand auteur contemporain.

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  • «Awaïté Pawana!» John, le matelot de Nantucket, oubliera-t-il jamais le cri lancé par l'homme de vigie des baleiniers? Qu'est devenue la lagune de légende où les géants des mers venaient se cacher? Pourquoi le capitaine Charles Melville Scammon a-t-il tant voulu découvrir ce lieu sans nom aussi vieux que le monde? Comment peut-on détruire ce qu'on aime?

    Un magnifique récit sur les baleines, l'aventure des hommes et la fragile beauté du monde. Illustré en couleurs. "Pawana" (baleine en langue nattick indienne) fut écrit en 1988 pour le théâtre. C'est l'histoire authentique de Charles Melville Scammon qui, après avoir découvert au Mexique une lagune où se reproduisaient les baleines grises, décida de les exterminer. Puis, se rendant compte qu'il commettait une erreur irréparable, il consacra sa vie à leur sauvegarde, aidé par les révolutionnaires mexicains.

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  • Au cours du mois de mars 1517, les ambassadeurs de moctezuma, seigneur de mexico-tenochtitlan, accueillent le navire de hernan cortés et cette rencontre initie une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois.
    De ce choc des mondes vont naître des siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du mexique. rêve du soldat bernal diaz del castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des aztèques, rêve de bernardino de sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent.
    Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest, rêve que poursuit antonin artaud, jusque dans la montagne des signes, au pays des indiens tarahumaras.
    Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?

  • Deux enfants vivent une expérience qui bouleverse leur vie : petite croix, jeune aveugle en quête de la couleur bleue, découvre la beauté du monde au cours d'un étonnant voyage intérieur, tandis que gaspar, élevé dans une ville, se voit révéler la liberté du nomadisme...
    Des histoires insolites où les enfants sont des magiciens qui nous entraînent de l'autre côté du miroir. récits initiatiques, passages d'un monde à un autre, ces nouvelles poétiques semblent nées du rêve d'un écrivain.

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  • Ceci n'est pas tout à fait un essai, pas tout à fait une tentative pour comprendre quelques mystères, ou pour forger quelques mythes.
    Ceci est une histoire, écrite sur plusieurs cahiers d'écolier italiens, en même temps que, selon un autre mode, et sur des feuilles de papier machine 21 x 27, s'écrivaient les phrases de mondo et autres histoires.
    C'est une longue histoire, qui pourrait être celle d'un oiseau, celle d'un poisson et celle d'un arbre, car elle parle beaucoup du ciel, de la mer et de la terre oú avancent les racines.
    A la fin de cette histoire, rien n'a changé, ou presque. mais c'est comme une très longue journée qui serait passée, depuis la première heure de l'aube jusqu'à la nuit.
    Ceci est peut-être aussi, tout simplement, l'histoire d'un petit garçon inconnu qui se promène au hasard sur la terre, pas loin de la mer, un peu perdu dans les nuages - et qui aime la lumière extrême du jour.

  • « Personne n'aurait pu dire d'où venait Mondo. Il était arrivé un jour, par hasard, ici dans notre ville, sans qu'on s'en aperçoive, et puis on s'était habitué à lui. C'était un garçon d'une dizaine d'années, avec un visage tout rond et tranquille, et de beaux yeux noirs un peu obliques. Mais c'était surtout ses cheveux qu'on remarquait, des cheveux brun cendré qui changeaient de couleur selon la lumière, et qui paraissaient presque gris à la tombée de la nuit. [...] Quand il arrivait vers vous, il vous regardait bien en face, il souriait, et ses yeux étroits devenaient deux fentes brillantes. C'était sa façon de saluer. Quand il y avait quelqu'un qui lui plaisait, il l'arrêtait et lui demandait tout simplement : "Est-ce que vous voulez m'adopter oe" »

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  • La guerre

    Le Clezio J. M. G.

    " la guerre a commencé, personne ne sait oú ni comment.
    " en fait, elle a toujours existé, il y a eu des trêves, l'illusion de la paix, mais elle est destinée à être la compagne de l'homme. la catastrophe est permanente. une jeune fille, béatrice b. , promène son regard étonné sur le monde, elle sait qu'elle ne peut échapper ni à la lumière ni à la violence. elle inspecte la matière en espérant trouver les mots, les signes, qui l'aideront à déceler le mal, qui l'aideront à conjurer le sort si un sursis lui est donné.

    Sa longue promenade avec m. x. la conduit dans les endroits les plus fascinants et les plus familiers de notre société, qui prennent, sous son regard, une dimension extraordinaire. en défaisant leur mécanisme, béatrice b. reconstruit une genèse des temps modernes : les voitures, les autoroutes, les aérodromes, les grands magasins, les cafés, les boîtes de nuit, les cantines permettent à la nouvelle pythie de l'apocalypse d'exprimer sa vision de la guerre et de la paix, de la guerre et de l'amour.

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  • Cinq saisons, cinq nouvelles, cinq femmes ; libbie-saba, zobéïde, la bohémienne aux roses, gaby et zinna.
    Une par nouvelle. une par saison. cinq femmes vues ou entrevues, rêvées, pour tenter de dire la fragilité, l'étrangeté et la recherche de l'amour, la recherche de soi-même, l'errance et l'appartenance, la mémoire ou l'oubli, le temps qui ne passe pas et les lieux anciens qui s'enfuient.

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  • Watasenia qui forme l'ouverture de ce roman-voyage est une exploration géologique et moléculaire de l'eau oú mers et pluies, chutes et fleuves, torrents et rivières se font et se défont dans un cycle d'éternel retour.
    Une fois traversée, l'eau nous fait découvrir alors une des plus singulières figures de femme jamais conçue par un écrivain: naja naja, rassemblant sur elle les tissus intemporels du mythe, est une éblouissante lilith moderne capable d'atteindre l'autre côté de toutes les parois, concrètes ou non. on la suit, cette fille qui est tour à tour flamme, flèche, fumée, vent. elle est dure et douce à ceux qui, l'ayant entrevue une seule fois, ne peuvent que se soumettre à son itinéraire fou "à travers les pays oú l'on ne parle pas".

    Alligator barks, louise, sursum corda, gin-fizz, yamaha, léon, ses compagnons, sont ancrés dans le monde occidental d'aujourd'hui avec ses réseaux routiers, ses villes, ses paysages : ils pressentent que naja naja, comme le fruit d'un rêve vécu, les mène en silence et minutieusement vers la liberté.

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  • Le narrateur Alexis a huit ans quand il assiste avec sa soeur Laure à la faillite de son père et à la folle édification d'un rêve : retrouver l'or du Corsaire, caché à Rodrigues. Adolescent, il quitte l'île Maurice à bord du schooner Zeta et part à la recherche du trésor. Quête chimérique, désespérée. Seul l'amour silencieux de la jeune « manaf » Ouma arrache Alexis à la solitude. Puis c'est la guerre, qu'il passe en France (dans l'armée anglaise). De retour en 1922 à l'île Maurice, il rejoint Laure et assiste à la mort de Mam. Il se replie à Mananava. Mais Ouma lui échappe, disparaît. Alexis aura mis trente ans à comprendre qu'il n'y a de trésor qu'au fond de soi, dans l'amour et l'amour de la vie, dans la beauté du monde.

  • Pouce et Poussy se ressemblent tant que tout le monde les croit jumelles. Même visage espiègle. Même rire enfantin. Un jour, elles quittent l'usine et décident de partir. Avec leurs maigres économies, elles s'achètent un billet pour le Sud, pour mener enfin la grande vie. Celle dont elles ont toujours rêvé...

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  • " la première fois que beaumont dut faire connaissance avec sa douleur, ce fut au lit, vers quelque chose comme trois heures vingt-cinq du matin.
    Il se retourna sur le matelas, péniblement, et sentit la résistance des couvertures et des draps qui participaient à son mouvement de rotation, mais d'une façon incongrue, en s'y opposant. comme si une main invisible avait tordu les tissus autour de son torse et de ses hanches immobiles. " cette nouvelle de j. m. g. le clézio a été publiée pour la première fois en 1964, après le succès de son premier roman, le procès-verbal, prix renaudot 1963.

  • Revolutions

    Le Clezio J. M. G.

    Ce n'est pas le paradis qui est perdu, c'est le temps avec ses révolutions.
    Nice, dans les années cinquante et soixante, était l'endroit rêvé oú rendre un culte intérieur et un peu désespéré à l'île maurice de mes ancêtres. la réalité semblait ne cesser de s'y transformer, des populations très pauvres, venues de tous les coins de l'europe et de l'asie, des russes, des italiens, des grecs, des émigrés africains, et les premiers rapatriés fuyant la guerre d'algérie, s'y croisaient chaque jour, et quelque chose de la fabrication de la pensée classique, c'est-à-dire de la philosophie, y était encore perceptible.
    Peut-être, à un degré différent et sur un autre mode, ce qu'était alger ou beyrouth à la même époque. l'exil, la recherche d'une terre, font partie de ce qui m'a été donné premièrement. il m'a toujours semblé, comme l'a dit flannery o'connor, qu'un romancier doit être porté à écrire sur les premières années de sa vie, oú le principal lui a été donné.
    J. m. g. l. c.

  • Ourania

    Le Clezio J. M. G.

    " Quand j'ai compris que Mario était mort, tous les détails me sont revenus. Les gens racontaient cela en long et en large à ma grand-mère. Mario traversait le champ, un peu plus haut, à la sortie du village. Il cachait la bombe dans un sac, il courait. Peut-être qu'il s'est pris les pieds dans une motte de terre, et il est tombé. La bombe a explosé. On n'a rien retrouvé de lui. C'était merveilleux. C'était comme si Mario s'était envolé vers un autre monde, vers Ourania. Puis les années ont passé, j'ai un peu oublié. Jusqu'à ce jour, vingt ans après, où le hasard m'a réuni avec le jeune homme le plus étrange que j'aie jamais rencontré. " C'est ainsi que Daniel Sillit?, géographe en mission au centre du Mexique, découvre, grâce à son guide Raphaël, la république idéale de Campos, en marge de la Vallée, capitale de la terre noire du Chernozem, le rêve humaniste de l'Emporio, la zone rouge qui retient prisonnière Lili de la lagune, et l'amour pour Dahlia.

  • Pendant l'été 1943, dans un petit village de l'arrière-pays niçois transformé en ghetto par les occupants italiens, esther découvre ce que peut signifier être juif en temps de guerre : adolescente jusqu'alors sereine, elle va connaître la peur, l'humiliation, la fuite à travers les montagnes, la mort de son père.

    Une fois la guerre terminée, esther décide avec sa mère de rejoindre le jeune etat d'israël. au cours du voyage, sur un bateau surpeuplé, secoué par les tempêtes, harcelé par les autorités, elle découvrira la force de la prière et de la religion. mais la terre promise ne lui apportera pas la paix : c'est en arrivant qu'elle fait la rencontre, fugitive et brûlante comme un rêve, de nejma, qui quitte son pays avec les colonnes de palestiniens en direction des camps de réfugiés.

    Esther et nejma, la juive et la palestinienne, ne se rencontreront plus. elles n'auront échangé qu'un regard, et leurs noms. mais, dans leurs exils respectifs, elles ne cesseront plus de penser l'une à l'autre. séparées par la guerre, elles crient ensemble contre la guerre.
    Comme dans onitsha, avec lequel il forme un diptyque, on retrouve dans etoile errante le récit d'un voyage vers la conscience de soi.
    Tant que le mal existera, tant que des enfants continueront d'être captifs de la guerre, tant que l'idée de la nécessité de la violence ne sera pas rejetée, esther et nejma resteront des étoiles errantes.

  • " au point du jour, en prenant son quart, juan moguer eut son regard attiré par ce qu'il crut d'abord être un tas de chiffons posé sur le pont, à bâbord, contre le rebord du rouf.
    La mer était calme, une vague lueur éclairait un nuage à l'est. la côte était déjà loin, seules les hautes montagnes enneigées étincelaient au soleil.
    Moguer ouvrit la porte du cockpit et pointa sa torche sur l'objet insolite. dans la pénombre, le tas de chiffons se défit un peu dans le vent et deux grands yeux noirs brillèrent dans un petit visage sombre qui paraissait celui d'un enfant. " comment nassima, déguisée en garçon, s'embarqua à bord du azzar et ce qui s'ensuivit.
    Les deux courts romans (ou longues nouvelles) qu'on va lire, hasard et angoli mala, sont séparés par quinze années. il m'a semblé qu'ils parlaient du même apprentissage, de l'amour de la nature, du mal aussi. mais au moment de les réunir, je ne sais plus très bien lequel est le miroir de l'autre.

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