Louis Massignon

  • Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad « la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui - écrivait Massignon - me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine. » « Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur. C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore. »

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  • L'expérience hallagienne de Louis Massignon, expérience christique et messianique, modèle la conception qu'il se fait de l'islam et plus particulièrement du soufisme. « Tous ces documents remués n'ont pas affaibli mon impression primitive, mais l'ont fortifiée. Il y a vraiment une vertu, une flamme héroïque, dans cette vie ; dans la mort surtout ; qui l'a scellée. J'ai été vivre, près de sa tombe, en son pays. À l'étudier, peu à peu, ici et là, je crois avoir assimilé quelque chose de très précieux et que je voudrais faire partager à d'autres.Heureux si d'autres que moi ressentent un jour, pour s'être familiarisés avec lui, - ce désir pressant de s'imprégner de la Vérité pleine, non pas abstraite, mais vivante, qui est le sel offert à toute existence mortelle. »

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  • « Ainsi commencé, par goût profane, pendant deux ans, cet ouvrage continué depuis par obéissance chrétienne, s'achève au bout de quatorze années.Et maintenant, me voici de nouveau à l'orée d'un désert : entendant le vent se lever, sur le seuil de la tente, entre les pierres du foyer, à la brise avant-courrière de midi ; heure bénie, où trois passants qui s'en allaient incendier une cité perdue, s'arrêtèrent, - et offrirent à Abraham, leur hôte d'un instant, l'amitié divine. »

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  • Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.

  • Tome I :
    Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.

    Tome II :
    Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad « la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui - écrivait Massignon - me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine. » « Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur. C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore. » Tome III :
    L'expérience hallagienne de Louis Massignon, expérience christique et messianique, modèle la conception qu'il se fait de l'islam et plus particulièrement du soufisme. « Tous ces documents remués n'ont pas affaibli mon impression primitive, mais l'ont fortifiée. Il y a vraiment une vertu, une flamme héroïque, dans cette vie ; dans la mort surtout ; qui l'a scellée. J'ai été vivre, près de sa tombe, en son pays. À l'étudier, peu à peu, ici et là, je crois avoir assimilé quelque chose de très précieux et que je voudrais faire partager à d'autres.Heureux si d'autres que moi ressentent un jour, pour s'être familiarisés avec lui, - ce désir pressant de s'imprégner de la Vérité pleine, non pas abstraite, mais vivante, qui est le sel offert à toute existence mortelle. » Tome IV :
    « Ainsi commencé, par goût profane, pendant deux ans, cet ouvrage continué depuis par obéissance chrétienne, s'achève au bout de quatorze années.Et maintenant, me voici de nouveau à l'orée d'un désert : entendant le vent se lever, sur le seuil de la tente, entre les pierres du foyer, à la brise avant-courrière de midi ; heure bénie, où trois passants qui s'en allaient incendier une cité perdue, s'arrêtèrent, - et offrirent à Abraham, leur hôte d'un instant, l'amitié divine. »

  • Louis Massignon (1883-1962) est le plus grand orientaliste français du xxe siècle. Sa prodigieuse connaissance du monde musulman, des dogmes, des littératures mystiques, poétiques ou populaires des pays d'Islam est aujourd'hui encore un guide indispensable pour comprendre les conflits dans lesquels les nations occidentales s'affrontent aux revendications islamiques.
    Massignon a fait oeuvre de pionnier dans les domaines de l'art et de la spiritualité chrétienne. Il fut un grand acteur de la politique de fraternité entre les peuples et du rayonnement de la France dans le monde sous trois Républiques. Chrétien intransigeant, ami inconditionnel des pauvres et des exclus, militant et enseignant, il confia ses plus riches pensées à des centaines d'écrits publiés pendant plus d'un demi-siècle. On y croise les figures essentielles de sa méditation : de Charles de Foucauld jusqu'à Gandhi, de son guide intérieur Hallâj jusqu'aux mysticisme shî'ite, de Jeanne d'Arc à Paul Claudel ou J.-K. Huysmans. Massignon y apparaît comme un personnage complexe : un témoin majeur de l'Empire colonial français, puis un homme engagé dans les luttes des peuples pour l'indépendance ; un fidèle de la religion d'Abraham, attaché à la vertu unique du peuple juif comme aux droits imprescriptibles des victimes arabes de la partition de la Palestine. Ces écrits, rassemblés pour la première fois en une édition critique, renouvellent la lecture d'une oeuvre et d'une pensée toujours d'actualité.

    Les 200 textes publiés ici, réunis pour la première fois en une édition critique, sont introuvables depuis un demi-siècle en librairie, et parfois n'ont jamais été édités ou réédités. S'y ajoutent l'ensemble des résumés des leçons professées au Collège de France. La demande internationale, de les voir à nouveau disponibles, mainte fois répétée, est enfin satisfaite.

  • Orientaliste, titulaire de la chaire de sociologie musulmane au Collège de France, Louis Massignon respecta et renouvela la tradition d hospitalité savante des études arabes, iraniennes, turques, en révélant au public occidental les richesses de la spiritualité musulmane. Rien de l islam ne lui était étranger : religion, mystique, philosophie, art, rituels, folklore et langues classiques ou vulgaires. Lire ses études sur le monde musulman est aujourd hui encore la meilleure façon de comprendre l islam, sans adhésion aveugle mais sans les voiles que nos préjugés interposent entre islam et conscience occidentale. Cette rage de connaître ne pouvait se perpétuer sans l universalité d une vocation. Massignon, par son intransigeante foi chrétienne, s ouvrit aux horizons du monde. Il se voulut l interprète de notre temps, qu il conçoit comme le moment critique de l Histoire, en déchiffrant les signes de notre destination spirituelle dans les figures de justice, d amour, d abnégation, de Jeanne d Arc à Gandhi, de Fatima à Judah Leon Magnes, qui préparent la réconciliation de l humanité, à Jérusalem. Cette attente vibrante de l Esprit soutient une activité militante ardente en fraternité avec tous les exclus, les victimes des puissances étatiques, les humiliés et les offensés.

  • En arabe, badaliya signifie " remplacement, échange avec un soldat tiré au sort ". Le mot désigne l'attitude qui consiste à se mettre à la place de l'autre, à donner sa vie pour lui. Cette offrande de soi pour ses frères en Islam, Louis Massignon (1883-1962) en fit l'idéal de toute sa vie. Alors qu'il renaît à la foi chrétienne en Orient, au cours d'un voyage d'études à Bagdad, le célèbre orientaliste devint, en 1947, l'inspirateur d'une association de prière aux dimensions internationales, la Badaliya, dont il demeura, jusqu'à sa mort, l'infatigable animateur. Les quinze lettres annuelles et les quatre-vingt-onze convocations mensuelles de la Badaliya constituent autant d'invitations à une véritable consécration qui ne soit pas évasion compassionnelle, mais sommation d'incarnation dans l'actualité la plus contemporaine. Le contexte dramatique de la décolonisation exige des engagements en faveur d'une " paix sereine entre chrétiens et musulmans ", particulièrement en Orient et en Afrique du Nord. Il fallait qu'un dialogue authentique puisse enfin se construire, dans le respect de la " parole donnée ". Les membres de la Badaliya s'y consacrent dans " la prière, la charité, la sanctification personnelle en vue du témoignage ". Diaire incomparable qui permet de suivre les événements et les conflits de l'époque, mais aussi, génie de Massignon de s'initier à une lecture mystique de l'histoire, ces précieux documents livrent quinze années d'une aventure spirituelle singulière. Encadrés par une longue introduction présentant la genèse du projet, dès 1912, et par des témoignages, ils permettent de saisir la fécondité de cet " esprit de Badaliya ". Aucun texte n'avait encore permis de pénétrer aussi profondément au coeur même de la spiritualité et des combats de Louis Massignon, qui demeure, encore aujourd'hui, un maître pour notre temps.

  • Tome I : Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.
    Tome II : Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad "la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui, écrivait Massignon, me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine." "Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur.
    C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore." Tome III : L'expérience hallagienne de Louis Massignon, expérience christique et messianique, modèle la conception qu'il se fait de l'islam et plus particulièrement du soufisme. "Tous ces documents remués n'ont pas affaibli mon impression primitive, mais l'ont fortifiée. Il y a vraiment une vertu, une flamme héroïque, dans cette vie ; dans la mort surtout ; qui l'a scellée.
    J'ai été vivre, près de sa tombe, en son pays. A l'étudier, peu à peu, ici et là, je crois avoir assimilé quelque chose de très précieux et que je voudrais faire partager à d'autres. Heureux si d'autres que moi ressentent un jour, pour s'être familiarisés avec lui, ce désir pressant de s'imprégner de la Vérité pleine, non pas abstraite, mais vivante, qui est le sel offert à toute existence mortelle." Tome IV : "Ainsi commencé, par goût profane, pendant deux ans, cet ouvrage continué depuis par obéissance chrétienne, s'achève au bout de quatorze années.
    Et maintenant, me voici de nouveau à l'orée d'un désert : entendant le vent se lever, sur le seuil de la tente, entre les pierres du foyer, à la brise avant-courrière de midi ; heure bénie, où trois passants qui s'en allaient incendier une cité perdue, s'arrêtèrent, - et offrirent à Abraham, leur hôte d'un instant, l'amitié divine".

  • Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.

  • Louis Massignon (1883-1962) est le plus grand orientaliste français du xxe siècle. Sa prodigieuse connaissance du monde musulman, des dogmes, des littératures mystiques, poétiques ou populaires des pays d'Islam est aujourd'hui encore un guide indispensable pour comprendre les conflits dans lesquels les nations occidentales s'affrontent aux revendications islamiques.
    Massignon a fait oeuvre de pionnier dans les domaines de l'art et de la spiritualité chrétienne. Il fut un grand acteur de la politique de fraternité entre les peuples et du rayonnement de la France dans le monde sous trois Républiques. Chrétien intransigeant, ami inconditionnel des pauvres et des exclus, militant et enseignant, il confia ses plus riches pensées à des centaines d'écrits publiés pendant plus d'un demi-siècle. On y croise les figures essentielles de sa méditation : de Charles de Foucauld jusqu'à Gandhi, de son guide intérieur Hallâj jusqu'aux mysticisme shî'ite, de Jeanne d'Arc à Paul Claudel ou J.-K. Huysmans. Massignon y apparaît comme un personnage complexe : un témoin majeur de l'Empire colonial français, puis un homme engagé dans les luttes des peuples pour l'indépendance ; un fidèle de la religion d'Abraham, attaché à la vertu unique du peuple juif comme aux droits imprescriptibles des victimes arabes de la partition de la Palestine. Ces écrits, rassemblés pour la première fois en une édition critique, renouvellent la lecture d'une oeuvre et d'une pensée toujours d'actualité.

    Les 200 textes publiés ici, réunis pour la première fois en une édition critique, sont introuvables depuis un demi-siècle en librairie, et parfois n'ont jamais été édités ou réédités. S'y ajoutent l'ensemble des résumés des leçons professées au Collège de France. La demande internationale, de les voir à nouveau disponibles, mainte fois répétée, est enfin satisfaite.

  • Limité de destinataires. A partir du récit de la Genèse de ces " trois prières étonnantes " d'Abraham, devant Sodome, près de Mambré, pour Ismaël, à Beersheba, et lors du sacrifice d'Isaac, au mont Moriah, Louis Massignon développe une méditation insolite, étayée par l'érudition, animée par la " rage laïque de comprendre ", sur le cheminement de la révélation dans l'histoire des trois grandes religions monothéistes pour en déchiffrer le sens, tentative sous-tendue par une foi ardente et une vision prophétique du devenir humain. De son retour au christianisme en 1908 à sa mort en 1962, il a écrit des versions successives en tenant compte des réactions et des commentaires du cercle restreint d'amis à qui il les avait diffusées. Les textes présentés ici, réunis par Daniel Massignon, constituent les ultimes versions, avec les mises à jour que Louis Massignon avait annotées en marge de ses exemplaires personnels. Une annexe donne une idée des commentaires de quelques-uns des destinataires choisis : " un exemple péremptoire de ce qui peut et doit être une anthropologie ouverte... ", (Maurice Merleau-Ponty) ; " analyse fulgurante... " (Jean Genet) ; " ces pages si pleines d'une prodigieuse érudition, plus riches encore d'intuitions divinatrices et d'intuitions unitives " (Maurice Blondel) ; " A chaque instant, un mot, une ligne, ouvre des trouées où l'on aimerait s'engager... ", (Paul Claudel).

  • Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad «la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui - écrivait Massignon - me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine.» «Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur. C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore.»

  • Tome I :
    Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.

    Tome II :
    Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad «la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui ? écrivait Massignon ? me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine.» «Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur. C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore.» Tome III :
    L'expérience hallagienne de Louis Massignon, expérience christique et messianique, modèle la conception qu'il se fait de l'islam et plus particulièrement du soufisme. «Tous ces documents remués n'ont pas affaibli mon impression primitive, mais l'ont fortifiée. Il y a vraiment une vertu, une flamme héroïque, dans cette vie ; dans la mort surtout ; qui l'a scellée. J'ai été vivre, près de sa tombe, en son pays. À l'étudier, peu à peu, ici et là, je crois avoir assimilé quelque chose de très précieux et que je voudrais faire partager à d'autres.Heureux si d'autres que moi ressentent un jour, pour s'être familiarisés avec lui, ? ce désir pressant de s'imprégner de la Vérité pleine, non pas abstraite, mais vivante, qui est le sel offert à toute existence mortelle.» Tome IV :
    «Ainsi commencé, par goût profane, pendant deux ans, cet ouvrage continué depuis par obéissance chrétienne, s'achève au bout de quatorze années.Et maintenant, me voici de nouveau à l'orée d'un désert : entendant le vent se lever, sur le seuil de la tente, entre les pierres du foyer, à la brise avant-courrière de midi ; heure bénie, où trois passants qui s'en allaient incendier une cité perdue, s'arrêtèrent, ? et offrirent à Abraham, leur hôte d'un instant, l'amitié divine.»

  • Tome I :
    Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.

    Tome II :
    Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad «la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui ? écrivait Massignon ? me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine.» «Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur. C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore.» Tome III :
    L'expérience hallagienne de Louis Massignon, expérience christique et messianique, modèle la conception qu'il se fait de l'islam et plus particulièrement du soufisme. «Tous ces documents remués n'ont pas affaibli mon impression primitive, mais l'ont fortifiée. Il y a vraiment une vertu, une flamme héroïque, dans cette vie ; dans la mort surtout ; qui l'a scellée. J'ai été vivre, près de sa tombe, en son pays. À l'étudier, peu à peu, ici et là, je crois avoir assimilé quelque chose de très précieux et que je voudrais faire partager à d'autres.Heureux si d'autres que moi ressentent un jour, pour s'être familiarisés avec lui, ? ce désir pressant de s'imprégner de la Vérité pleine, non pas abstraite, mais vivante, qui est le sel offert à toute existence mortelle.» Tome IV :
    «Ainsi commencé, par goût profane, pendant deux ans, cet ouvrage continué depuis par obéissance chrétienne, s'achève au bout de quatorze années.Et maintenant, me voici de nouveau à l'orée d'un désert : entendant le vent se lever, sur le seuil de la tente, entre les pierres du foyer, à la brise avant-courrière de midi ; heure bénie, où trois passants qui s'en allaient incendier une cité perdue, s'arrêtèrent, ? et offrirent à Abraham, leur hôte d'un instant, l'amitié divine.»

  • Tome I :
    Husayn ibn Mansûr Hallâj, martyr mystique de l'amour inconditionnel de Dieu, éprouvé jusqu'à la damnation volontaire, fut exécuté à Bagdad le 26 mars 922. Sa figure, sa présence accompagnèrent Louis Massignon (1883-1962), l'un des plus grands maîtres de l'orientalisme occidental au XXe siècle, depuis sa découverte du saint en 1907, qui conduisit à la rédaction de sa thèse principale de doctorat, jusqu'à la publication du grand oeuvre dans cette édition posthume, considérablement augmentée de tous les compléments et rajouts qui furent le fruit d'une incessante quête.

    Tome II :
    Mars 1907, Massignon prépare au Caire un plan de recherches archéologiques et dans les textes qu'il réunit sur l'histoire du Khalifat à Bagdad «la physionomie d'al Hallâj ressortait, avec une puissance qui - écrivait Massignon - me frappa : le plus beau cas de passion humaine que j'eusse encore rencontré, une vie tendue tout entière vers une certitude supérieure. Le désir me vint de pénétrer, de comprendre et de restituer cet exemple d'un dévouement sans conditions à une passion souveraine.» «Il n'est pas question de prétendre ici que l'étude de cette vie pleine et dure, et montante, et donnée m'ait livré le secret de son coeur. C'est plutôt lui qui a sondé le mien ; et qui le sonde encore.» Tome III :
    L'expérience hallagienne de Louis Massignon, expérience christique et messianique, modèle la conception qu'il se fait de l'islam et plus particulièrement du soufisme. «Tous ces documents remués n'ont pas affaibli mon impression primitive, mais l'ont fortifiée. Il y a vraiment une vertu, une flamme héroïque, dans cette vie ; dans la mort surtout ; qui l'a scellée. J'ai été vivre, près de sa tombe, en son pays. À l'étudier, peu à peu, ici et là, je crois avoir assimilé quelque chose de très précieux et que je voudrais faire partager à d'autres.Heureux si d'autres que moi ressentent un jour, pour s'être familiarisés avec lui, - ce désir pressant de s'imprégner de la Vérité pleine, non pas abstraite, mais vivante, qui est le sel offert à toute existence mortelle.» Tome IV :
    «Ainsi commencé, par goût profane, pendant deux ans, cet ouvrage continué depuis par obéissance chrétienne, s'achève au bout de quatorze années.Et maintenant, me voici de nouveau à l'orée d'un désert : entendant le vent se lever, sur le seuil de la tente, entre les pierres du foyer, à la brise avant-courrière de midi ; heure bénie, où trois passants qui s'en allaient incendier une cité perdue, s'arrêtèrent, - et offrirent à Abraham, leur hôte d'un instant, l'amitié divine.»

  • Écrites un demi-siècle durant, de la veille du premier conflit mondial (1913) à la fin de la Guerre d'Algérie (1962), les 492 lettres et cartes échangées par Louis Massignon (1883-1962) et Jacques Maritain (1882-1973), Raïssa Maritain (1883-1960) y figurant plus passagèrement, apparaissent comme un des grands dialogues spirituels du xxe siècle. Un concert intérieur tendu et vibrant qui unit deux hommes apparemment dissemblables mais que soude l'essentielle vérité : celle de leur foi en Christ. En effet, si Maritain est l'homme de la clarté radieuse, d'explicitations calmes et rigoureuses, proche des milieux artistiques et cheville ouvrière d'un néo-thomisme où la raison rayonne, portée par la grâce, un défenseur d'Israël persécuté, Louis Massignon, professeur au Collège de France, initiateur de l'islamologie mystique par ses travaux sur Hallaj, incarne la passion doloriste et sacrificielle d'un catholicisme issu de Huysmans et de Charles de Foucauld, une âme encordée à la Croix du Golgotha, marquée par le message de Gandhi, dont la vocation fut la défense des plus pauvres, au premier rang desquels les victimes de l'ordre colonial et le peuple palestinien. Massignon-Maritain, fraternellement dissemblables, que des combats et des dévotions communes surent néanmoins rapprocher : un amour pèlerin pour Notre-Dame de la Salette, une vision tragique commune de l'histoire, imprégnée du millénarisme d'un Léon Bloy, qui trouva à s'exprimer lors des multiples conflits qui marquèrent leur siècle.
    Un jalon essentiel, catholique, humaniste et mystique, pour la compréhension du XXe siècle.

  • L'me de l'Iran, grand classique de l'iranologie dans ce qu'elle a eu de meilleur au XXe sicle, rassemble en un dialogue rare les meilleurs spcialistes de la civilisation perse, l'une des plus anciennes, et aujourd'hui encore au coeur de l'histoire mondiale. "Patrie des philosophes et des potes", selon l'expression d'Henry Corbin, l'Iran est au carrefour de deux continents spirituels. En clbrant tout l'hritage mystique de la Perse, de l'ancienne religion de Zoroastre jusqu' l'islam chi'ite, et en saisissant au vol l'me de cette civilisation qui fut le creuset o se rencontrrent et se mlrent tant de cultures, les auteurs clbrent les retrouvailles de l'Orient et de l'Occident en leur berceau commun. Daryush Shayegan, dans sa prface, souligne la valeur toujours actuelle de ce volume aux intervenants prestigieux.

    Avec : Henry Corbin, Louis Massignon, Ren Grousset, Henri Mass, Jacques Duchesne Guillemin, Jan Rypka et Parviz Natel Khanlari.

  • De 1908, année de la " conversion " de Louis Massignon (1883-1962), à 1953, deux ans avant la mort de Paul Claudel (1868-1955), les deux hommes ont échangé une belle et profonde correspondance, qui touche aux choses essentielles de l'esprit, du coeur et de l'âme, pour l'un comme pour l'autre indissociables.
    Une partie de ces lettres, celles de la première période (1908-1915) avait déjà été publiée en 1973. Il était cependant regrettable de voir cette correspondance arbitrairement interrompue, et, de surcroît, amputée, du fait de nombreuses coupures, de son intérêt intime et puissamment spirituel. Toutes les lettres retrouvées sont ici restituées dans leur intégralité, mettant au jour la " passion " intérieure de Massignon, être calciné, et la sagesse parfois quelque peu interloquée de son aîné, toujours patiente et compatissante, sauf quand le poison de la politique vint, dans les derniers temps, gravement affecter sans pourtant la ruiner une amitié fondée sur une confiance absolue et de douloureuses confidences.
    Mais même la politique est ici, à sa manière, une sphère du spirituel. Le face-à-face épistolaire de Claudel et Massignon, c'est aussi celui du poète et de l'érudit, le premier cherchant à s'instruire dans le domaine de l'orientalisme, le second lui livrant, pêle-mêle mais dans une étonnante cohérence intérieure, le résultat de ses recherches, ses méditations, ses innombrables pérégrinations savantes qui étaient autant de pèlerinages, ses lieux de prédilection et tout le réseau des " intersignes " qui assurent l'unité de ces curieuses expériences.
    Ils se rencontrent dans l'acceptation commune d'une vie réglée par la prière, la liturgie, la direction et les exercices spirituels ; la " coopérative de prières " fondée par Claudel, et qui trouvera une prolongation spécifique dans la " Badaliya " de Massignon, les réunit autour de la haute figure sacerdotale de l'abbé Fontaine, qui fut le dernier confesseur de Huysmans. Une commune piété mariale nourrit leurs échanges, mais aussi leurs oeuvres et le subtil système analogique qui les régit.
    Enfin, nous assistons ici au dialogue de deux vrais écrivains, dont l'un n'a plus à faire ses preuves, tandis que l'autre s'impose par la densité elliptique et l'étrangeté rythmique d'une phrase poreuse à l'influence d'une longue familiarité avec le " lyrisme saccadé, condensé, disruptif " des langues sémitiques, et surtout de l'arabe.

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