Mariama Bâ

  • Une si longue lettre

    Mariama Bâ

    • Motifs
    • 10 Octobre 2001

    Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes.
    Au coeur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
    Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les indépendances. mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour.
    La sénégalaise mariama bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.

  • Un chant écarlate

    Mariama Bâ

    • Les prouesses
    • 5 Février 2022

    Une histoire d'amour impossible entre deux étudiants idéalistes, une française et un sénégalais, dans le Dakar des années 1980, où l'apprentissage de l'autre, au-delà des frontières, des cultures et des traditions, s'avère difficile. Ousmane, jeune sénégalais de condition modeste et Mireille, française, fille de diplomate, se rencontrent sur les bancs du lycée, à Dakar. Ils se marient, au grand damne de leurs familles respectives. Mireille coupe les ponts avec les siens et se convertit à l'islam. Ousmane impose sa femme à ses parents, catastrophés. Un fils naît de cet amour, Gorgui. Mais le poids des traditions et la pression sociale et familiale auront raison de leur amour...

  • Bataaxal bu gudde nii (wolof)

    Mariama Bâ

    • Zulma
    • 18 Mars 2016

    À la mort de son mari, Ramatoulaye prend la plume pour se confier à Aïssatou, grande amie de ses années étudiantes. Évoquant leurs aspirations féministes et leurs idéaux d'indépendance, elle revient sur l'injustice qui a scellé leurs sorts : la polygamie, dont elles pensaient s'être mises à l'abri. Dénonçant la condition des femmes sénégalaises, Mariama Bâ signe un roman d'une grande finesse, chef-d'oeuvre des lettres africaines traduit en vingt-cinq langues et classé en 3 e position parmi les 100 meilleurs livres africains du xx e siècle.
    À travers la traduction de Mame Younousse Dieng et Arame Fal, on a parfois l'impression troublante que Mariama Bâ a écrit son livre dans la langue de Kocc Barma plutôt que dans celle de Molière. D'avoir ainsi réussi à rendre si présente la voix de l'auteur est un véritable tour de force.

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