Michel Rocard

  • Faire la paix est sans doute l'un des tout derniers textes inédits de Michel Rocard. Sa devise « Penser clair, parler vrai, agir juste » y est ici parfaitement illustrée.
    L'ancien Premier ministre y revient sur sa gestion de la crise néocalédonienne après l'épisode sanglant de la grotte d'Ouvéa, en 1988, et sur la signature des accords de Matignon qui ont permis de préserver la paix sur l'archipel océanien.
    D'une façon plus large, Michel Rocard s'y fait aussi théoricien de l'art et la manière d'instaurer la paix - des préceptes qui rendent ce texte profondément original et singulièrement moderne, susceptible de s'appliquer à de nombreux types de conflits.

  • Entre 1943 et 44, différents groupes résistant à l'oppression de l'occupant, venus de tout horizon politique et réunis par Jean-Moulin sous l'autorité de De Gaulle, élaborèrent un programme pour la France. Le Programme du Conseil national de la Résistance a permis d'abord la libération honorable de la France occupée par les Nazis puis sa reconstruction rapide et l'épanouissement économique d'une social-démocratie durant les trente glorieuses. Protection sociale, salaire minimum, régulation de l'économie, indépendance de la presse, nationalisation des productions d'énergie et des services publics et de grandes banques furent les fondations de l'état providence de la fin du XXe siècle. Ce temps semble révolu et de nombreux acquis sont remis en question. Michel Rocard, d'abord Haut-fonctionnaire et militant à la gauche du socialisme, puis homme d'Etat et Premier Ministre se veut l'avocat d'une social-démocratie et nous livre ici ses réflexions à propos de ce programme, en écho à l'état de notre société contemporaine.

  • « Le 12 mai 1945, j'ai décidé que je ferais de la politique.
    A l'époque, je n'avais pas quinze ans et la deuxième guerre mondiale venait juste de se terminer. Sous Hitler, élu du suffrage universel : une terrible énigme. La politique était devenue criminelle et folle. Et quand, ce 12 mai, je suis allé accueillir les déportés qui revenaient des camps - jamais je n'ai oublié ces terribles images -, j'ai pris alors la résolution de défendre et de promouvoir les humbles plutôt que les puissants.
    » Parler vrai en politique voilà ce que Michel Rocard dit, voilà ce qu'il a toujours voulu. Ce livre doit faire comprendre aux jeunes que la politique peut être efficace et compétente, que la gestion des affaires publiques est très difficile, que les décisions à prendre sont complexes, variées, fréquemment entremêlées d'intérêts contradictoires et que la démocratie est aussi fragile que notre planète bleue.
    Le texte est parsemé d'illustrations et de questions. Pierre Boncene interview Michel Rocard avec les nombreuses interrogations des jeunes : C'est quoi le RMI ? Comment entrer en politique ? Peut-on faire carrière en politique ? Gagne-t-on beaucoup d'argent ? Pourquoi, c'est si difficile de faire passer des lois ? Est-ce que vous aussi vous êtes indigné ?

  • Le point sur une situation préoccupante de l'Occident. M. Rocard propose de comprendre les divers problèmes environnementaux, politiques, religieux, et esquisse quelques pistes pour améliorer les comportements, retrouver une certaine sérénité.

  • Pays des Lumières, la France se cantonne aujourd'hui aux profondeurs des classements internationaux concernant l'enseignement supérieur. Parce qu'elle s'interdit de sélectionner, l'université française est inadaptée aux forts comme aux faibles. Pourquoi cette situation ? Quelles évolutions faut-il concevoir pour trouver une dynamique nouvelle ?

    Michel Rocard fait le point sur les causes historiques de cette situation et raconte l'aventure du grand emprunt, avec la formidable impulsion donnée aux transformations de l'enseignement supérieur. Cette analyse est suivie de la présentation d'une dizaine de projets, élaborés dans le cadre du grand emprunt et financés par le Programme des investissements d'avenir, parmi lesquels l'ambitieuse université Paris-Saclay, mais aussi l'institut Jules-Verne à Nantes ou encore l'IHU en maladies tropicales et infectieuses à Marseille.

    Couverture : Portrait de Michel Rocard par Pascal Ito © Flammarion © E.J.L., 2014

  • Édition critique établie sous la direction de Vincent Duclert et Pierre Encrevé, avec la collaboration de Claire Andrieu, Gilles Morin et Sylvie Thénault « Le 17 février 1959, à Alger, un inspecteur des Finances âgé de vingt-huit ans remet au délégué général en Algérie un rapport, qu'il ne lui a demandé qu'officieusement, sur une réalité ignorée de l'opinion publique et pourtant essentielle de la guerre d'Algérie, les camps de regroupement dans lesquels sont parqués plus d'un million de villageois, dont plus de la moitié d'enfants. Faute de nourriture et de soins, ces populations, qui connaissent déjà une mortalité enfantine effrayante, que l'auteur du rapport évalue à près de 500 enfants par jour, sont menacées de famine, dans l'ignorance totale de l'opinion et l'indifférence apparente des autorités civiles et militaires. Alerté par l'auteur lui-même, le cabinet du garde des Sceaux du gouvernement de Michel Debré, Edmond Michelet, décide de communiquer ce rapport à la presse. Le 16 avril, France Observateur et le 17 avril 1959, Le Monde (daté du 18) publient de larges extraits du rapport et soutiennent sa vision alarmiste du sort des populations algériennes.

    Interpellé par Waldeck Rochet à l'Assemblée nationale, le 9 juin, le Premier ministre se risque à dénoncer un complot communiste... Il sait pourtant à cette date que 1a. fuite vient du cabinet d'un de ses ministres et que le rapport est en réalité l'oeuvre d'un inspecteur des Finances tout nouvellement promu, ancien dirigeant des étudiants socialistes, et dont il a demandé en vain en Conseil des ministres la révocation : Michel Rocard. » La question des camps de regroupement reste aujourd'hui encore l'une des tragédies les plus méconnues, et les plus importantes. de la guerre d'Algérie. Le Rapport de Michel Rocard révéla las conditions dramatiques du déplacement de masse dos populations pratiqué par l'armée française et son caractère inhumain. Ce document essentiel est présenté pour la première fois sous le nom de son auteur, accompagné d'un éclairage historique complet.

  • Si la gauche savait

    Michel Rocard

    • Points
    • 1 Mars 2007

    Insolite rencontre que celle de Georges-Marc Benamou, surdoué de la presse et dernier confident de François Mitterrand avec Michel Rocard, l'homme de la 'deuxième gauche', grand intellectuel du socialisme et figure de l'authenticité en politique ! D'un face à face énergique, où chacun traite l'autre avec l'exigence due aux intelligences, les deux hommes font un vivifiant livre-confession sur l'état de la gauche et son avenir. Revenant sur les grands moments de l'histoire récente, Rocard raconte sa guerre d'Algérie et sa révolution de 1968, s'explique sur le gauchisme, évoque la victoire de 1981 et les paradoxes de l'alternance avec toute la finesse d'analyse qu'on lui connaît. Il brosse encore le portrait des grandes figures actuelles, exprime son sentiment sur la montée des extrémistes et sur les nouveaux enjeux politiques, en posant notamment la question clé de l'inventaire du mitterrandisme.
    La réédition de 'Si la gauche savait' est agrémentée d'un entretien exclusif que Michel Rocard a accordé à Sylvain Bourmeau où il évoque entre autres ses interrogations quant aux prochaines élections présidentielles.

  • « "Si ça vous amuse" : voici ce que Mitterrand me disait lorsque, Premier ministre, j'osais aborder un sujet qu'il considérait de son domaine réservé ou lui soumettais une idée à ses yeux incongrue. Pour autant, cette phrase résume aussi mon propre parcours, fait de combats, d'engagements et d'actions. C'est cette trajectoire, passée par le scoutisme, imprégnée de la figure d'un père hors du commun, bouleversée par la découverte des camps de la mort, engagée dans la lutte contre la guerre d'Algérie, que je raconte. C'est cette trajectoire, placée sous le sceau du réformisme - au PSU comme aux ministères du Plan, de l'Agriculture, et évidemment à Matignon, mais encore comme député européen -, que je décris dans ces pages. De ce que j'ai réellement fait, les Français ne savent sans doute à peu près rien. Je me devais donc de réparer cette lacune. Une manière d'extraire de mon long parcours ce qui, je l'espère, en restera. » M.R.

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  • Tout au long de ma vie publique, la presse s'est beaucoup plus occupée de mes relations avec François Mitterrand que de ce que je faisais.
    Dans ce livre j'évoque mes collaborations avec le Président et différentes autres personnalités essentiellement pour décrire le contexte des stratégies et des engagements qui m'ont permis de conduire avec succès de nombreux challenges qu'au départ on pouvait penser irréalisables mais il ne s'agit en rien ici de mémoires ni de biographie, au sens classique du terme.
    Je suis plus un gestionnaire qu'un tacticien, un créateur d'institutions et de comportements qu'un chef politique au sens strict. Je ne regrette pas de n'avoir pas été élu président de la République, car dans toutes les fonctions qui m'ont été confiées, j'ai pu résoudre desconflits, mettre en oeuvre de multiples réformes et projets qui ont modifié durablement notre société avec une liberté que n'a pas un Président.
    Et c'est précisément ce dont je souhaite rendre compte dans cet ouvrage.
    Certaines de mes actions sont connues - la résolution du conflit de la Nouvelle Calédonie, la création du RMI et de la CSG. -, d'autres moins que je souhaite relater : la création de l'économie sociale, les sauvetages d'Air France, Renault, la transformation des P et T en deux sociétés autonomes La Poste et France Télécom, la création de Voies Navigables de France, mon engagement de longue date pour la défense de l'environnement avec le Traité de Madrid, la Déclaration de La Haye et aujourd'hui les Pôles et la taxe Carbone. Sans oublier mon investissement durant plus de 40 ans au côté de l'Afrique, d'Israël et de la Palestine.
    Puisse ce livre éclairer vraiment le public sur mes engagements, mes actes, mes décisions, sur celles et ceux que j'ai croisés et surtout sur mes espoirs pour l'avenir ; puisse ce livre aider à mieux éclairer Ma Trajectoire.

  • Insolite face-à-face que celui-ci : d'un côté, georges-marc benamou, journaliste et écrivain volontiers irrévérencieux, dernier confident de françois mitterrand ; de l'autre, michel rocard, grand homme politique, socialiste de coeur et de tête, qui accuse mitterrand non seulement d'avoir assassiné la " deuxième gauche " mais aussi d'avoir perverti la gauche tout entière.
    Face-à-face surprenant et d'une grande richesse. car à des questions qui ne le ménagent pas, michel rocard répond sans détour. la guerre d'algérie, mai 68, le gauchisme, mai 81, le pen, les coulisses de matignon, mitterrand, l'europe, mais aussi fabius, jospin, delors. il raconte, révèle, avoue, accuse, bref, il rompt l'omerta en vigueur. et quelle magnifique leçon d'histoire politique il donne à l'heure où le parti socialiste est en quête d'un chemin nouveau.

  • "Le monde va mal.
    La France ne va guère mieux. La France est au coeur des tempêtes. Les Français ont peur. Ce livre est né, au fond, de cette inquiétude." M. R. Une analyse approfondie et renouvelée des défis auxquels la France et les Français sont confrontés. Un exercice magistral de réflexion et de proposition sur tous les grands enjeux d'aujourd'hui. De la crise financière au réchauffement climatique, de la réforme de l'Etat à la question du temps de travail, du débat sur le nucléaire au rôle mondial de la France, un véritable projet de société.
    Un appel à l'intelligence. Mes points sur les i propos sur la présidentielle et la crise.

  • Les moyens d'en sortir

    Michel Rocard

    • Points
    • 20 Janvier 1998

    Pour Michel Rocard, une véritable crise de civilisation affecte le travail ; face à une mutation inéluctable, notre société dans son ensemble n'a pas su réagir.
    L'ancien Premier ministre établit un diagnostic sévère qui est aussi une autocritique collective. Il met en évidence les raisons profondes de l'inexorable montée du chômage, démontre l'inefficacité de toutes les techniques utilisées jusqu'ici pour le combattre. Mais Michel Rocard ne se contente pas de dénoncer. Il propose. On ne luttera efficacement contre le chômage massif que par la réduction massive du temps de travail.
    Toute la question est " comment faire ? ". Michel Rocard donne ses réponses.

  • La réflexion et l'action politique ne sont rien si elles ne répondent à une exigence éthique. Le Coeur à l'ouvrage, c'est à la fois l'évocation de l'itinéraire hors du commun d'un intellectuel engagé chez qui le réalisme politique n'a jamais étouffé l'élan de la générosité, c'est aussi l'analyse fouillée des questions économiques, sociales, culturelles qui se posent à la France d'aujourd'hui, c'est enfin un ensemble de propositions en vue de définir les nouvelles règles du jeu politique.

  • La gauche existe-t-elle encore ?
    Quelles sont ses grandes idées, ses valeurs, ses méthodes ? Qu'est-ce qui fonde l'originalité et la pertinence de ses propositions ?
    Michel Rocard renouvelle ici tous les grands thèmes qui ont illustré la tradition du socialisme démocratique.
    Sur la plupart des sujets d'importance et d'urgence que la vie nationale et internationale assigne aux politiques - de " la fin du travail " au désarmement nucléaire, de l'immigration à l'environnement-, il nous livre ses préconisations, toujours actuelles et toujours fécondes, pour aujourd'hui comme pour demain.

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