Arts et spectacles

  • Un examen inédit du rôle joué par les idéologies nationalistes et conservatrices dans les débats autour de l'histoire de l'art et la production artistique contemporaine en France avant la Première Guerre mondiale, traçant les contours de la réaction critique et pratique engagée contre un art d'avant-garde : une réévaluation radicale des enjeux culturels d'une période souvent considérée dans le cadre restreint d'un panthéon de novateurs modernistes.
    En 1911 le critique d'art conservateur Marius Vachon déplore, dans une « défense de l'art national » le « déracinement de nos traditions nationales, [la] désagrégation des forces vives de notre pays ». L'art français - « l'expression du génie de notre race » - sombre devant l'assaut de la démocratie laïque, vivifiée par de néfastes influences culturelles importées de l'étranger. Vachon contribue à un long débat sur la nature de la culture française - sa singularité, ses affinités stylistiques, ses origines ethniques, sa généalogie et ses périls - qui a soulevé les passions dans les années précédant la Grande Guerre.
    Dans ce livre, Neil McWilliam fait revivre ce débat à travers une étude des groupes qui s'attachent plus particulièrement à imposer une généalogie de l'art français conforme à leurs objectifs politiques ou religieux. Il examine trois mouvements - le renouveau catholique, la royaliste Action française et le nationalisme républicain appelant à une « renaissance française » -, et leurs disciples, tels Maurice Denis, Joachim Gasquet et Émile Bernard, en s'intéressant au rôle joué par l'esthétique, qui véhicule des idéaux d'ordre sacré ou séculier tout en leur servant de métaphore. Il se penche également sur la manière dont ces modèles sont utilisés pour évaluer l'art du passé et porter un jugement sur l'art contemporain, considéré comme le baromètre de la vitalité française.
    Au lieu de considérer l'art visuel comme l'objet incident d'idéologies forgées pour l'essentiel dans d'autres contextes, ce livre propose à démontrer que la critique culturelle sert de catalyseur à une réflexion sur la tradition et l'identité et qu'elle est au coeur du projet politique des trois groupes étudiés ici. Mais les critiques s'efforcent aussi d'influer sur la production artistique contemporaine en fonction de critères fondés sur des valeurs héritées du passé, valeurs qui permettront d'enrayer ce que beaucoup à droite considèrent comme le déclin culturel de la nation. Ce livre porte donc le regard au-delà des groupes canoniques d'avant-garde privilégiés jusqu'ici par les chercheurs, et explore un terrain artistique largement inconnu. Il s'agit de réévaluer radicalement les enjeux culturels d'une période souvent considérée dans le cadre restreint d'un panthéon de novateurs modernistes.

  • Une anthologie réunissant un ensemble de textes de référence à l'approche contextualiste, dont chacun est commenté en introduction par un spécialiste de la question.

    L'art est dans le monde. Tout au long du XXe siècle, des historiens d'art ont voulu montrer la possibilité et la nécessité d'éclairer la production artistique par ses conditions matérielles, sociales, économiques, institutionnelles. Mais l'histoire de l'art elle-même est dans le monde. Elle est une histoire, mais elle a aussi sa ou ses histoires, et doit elle aussi être (re)lue et pratiquée à la lumière des contextes, divers, foisonnants, parfois instables, qui la situent et la justifient. Tel est le propos qui inspire cette anthologie.
    En deux volumes et trente-quatre textes, dont certains méconnus et/ou traduits pour la première fois en français, tous présentés et commentés par des historiens d'art d'aujourd'hui, l'ouvrage balaie chronologiquement le XXe siècle, de 1930 à 2000, entre Europe et Etats-Unis. De la Renaissance florentine à la photographie, de l'art des Pays-Bas à l'histoire des musées, des lectures marxistes aux gender studies, se dessine un panorama des formes et problèmes d'une histoire de l'art aux prises avec les sciences humaines, les batailles idéologiques et l'activité politique. Les commentaires contemporains démultiplient ce panorama, mettent cette histoire (ces histoires) en perspective, sans faire l'impasse sur les crises, les tensions, les apories, les silences même, qui l'ont ponctuée.

    Ce premier volume, qui va de 1930 au début des années 1970, contient des textes de Jacques Mesnil, Max Raphael, Francis Donald Klingender, Gisèle Freund, Meyer Schapiro, Anthony Blunt, Martin Wackernagel, Frederick Antal, Pierre Francastel, Arnold Hauser, Jan Gerrit Van Gelder, Herbert Read, Francis Haskell et John Berger, présentés et commentés respectivement par Michela Passini, Philippe Bordes, François-René Martin, Sophie Triquet, Jody Patterson, Maria Grazia Messina, Andreas Beyer, Paul Stirton, Johan Popelard, Andrew Hemingway, Michael Orwicz, Catherine Fraixe, Philippe Sénéchal et Dorothea Dietrich.

  • Une anthologie réunissant un ensemble de textes de référence à l'approche contextualiste, dont chacun est commenté en introduction par un spécialiste de la question.

    L'art est dans le monde. Tout au long du XXe siècle, des historiens d'art ont voulu montrer la possibilité et la nécessité d'éclairer la production artistique par ses conditions matérielles, sociales, économiques, institutionnelles. Mais l'histoire de l'art elle-même est dans le monde. Elle est une histoire, mais elle a aussi sa ou ses histoires, et doit elle aussi être (re)lue et pratiquée à la lumière des contextes, divers, foisonnants, parfois instables, qui la situent et la justifient. Tel est le propos qui inspire cette anthologie.
    En deux volumes et trente-quatre textes, dont certains méconnus et/ou traduits pour la première fois en français, tous présentés et commentés par des historiens d'art d'aujourd'hui, l'ouvrage balaie chronologiquement le XXe siècle, de 1930 à 2000, entre Europe et Etats-Unis. De la Renaissance florentine à la photographie, de l'art des Pays-Bas à l'histoire des musées, des lectures marxistes aux gender studies, se dessine un panorama des formes et problèmes d'une histoire de l'art aux prises avec les sciences humaines, les batailles idéologiques et l'activité politique. Les commentaires contemporains démultiplient ce panorama, mettent cette histoire (ces histoires) en perspective, sans faire l'impasse sur les crises, les tensions, les apories, les silences même, qui l'ont ponctuée.

    Ce second volume s'ouvre avec Linda Nochlin et se poursuit avec Michael Baxandall, Ferdinando Bologna, Nicos Hadjinicolaou, T. J. Clark, Françoise Levaillant, Jean Laude, Klaus Herding, Enrico Castelnuovo, Michel Melot, Carol Duncan et Allan Wallach, Carlo Ginzburg, John Michael Montias, Otto Karl Werckmeister, Svetlana Alpers, Thomas Crow, Martin Warnke, Robert Herbert et Griselda Pollock, présentés et commentés respectivement par Todd Porterfield, Étienne Jollet, Jean-François Luneau, Jean Pierre Sanchez, Tom McDonough, Rossella Froissart Pezone, Laurence Bertrand Dorléac, Christian Joschke, Olivier Bonfait, Neil McWilliam, Daniel Sherman, Frédéric Elsig, Jan Blanc, Vivian Rehberg, Johanne Lamoureux, Dominique Poulot, Michele Tomasi, Mark Antliff et Giovanna Zapperi.

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