Olivier Maulini

  • Aujourd'hui, 5% des professeurs de collège jugent leur métier socialement respecté. Le mouvement #PasDeVague a récemment dénoncé un manque de soutien face aux difficultés rencontrées par les enseignants.
    Ce livre ne souhaite donner ni raison ni tort à l'école telle qu'elle est : il va chercher sa voie entre engagement et lucidité, idéal démocratique et inscription de cet idéal dans la réalité du travail pédagogique.
    Olivier Maulini propose au lecteur douze synthèses thématiques permettant de situer les phénomènes dans le temps long des pratiques et des débats pédagogiques. Ainsi, il aborde le métier et ses doutes, le travail et ses complications, l'école publique et ses mises en cause, les savoirs et leur interrogation, le lien éducatif et ses tensions, les débats de méthodes et leurs contradictions, le rapport école-familles et ses malentendus, l'évaluation des apprentissages et ses contraintes, ....

  • Ce manuel de sciences de l'éducation et de la formation permet de s'initier et de comprendre les concepts, les méthodes et les diverses questions d'actualité portant sur l'éducation et la formation. Il est composé de trois parties complémentaires : - Une présentation de la discipline. - Les méthodes d'investigation : enquête par entretien d'explicitation, entretien sociologique, questionnaires, instruction au sosie. - « L'éducation en débat » : cette partie vise à alimenter la réflexion de chacun sur l'éducation et la formation à partir de 25 questions d'actualité consacrées aux savoirs scolaires, à la démocratisation de l'enseignement, à la place des acteurs (élèves, enseignants, parents), aux politiques éducatives...

  • Un livre original qui questionne le rôle de l'éducation informelle (au fil de l'expérience) et de l'éducation non formelle (structurée hors de l'école) dans leur appropriation de leur métier et leur professionnalisation Les enseignants et les enseignantes se forment par le biais de leur formation -initiale ou continue - mais pas seulement. Ce qui se joue « entre les murs » de ce processus est complexe et objet de beaucoup d'attention, mais qu'en est-il des apports extérieurs, de tout ce que les professionnels du savoir apprennent hors des écoles où ils reçoivent et donnent tour à tour un enseignement ?
    Cet ouvrage propose un pas de côté : oublions momentanément les objectifs et la rationalité des programmes de formation pour nous pencher sur des expériences et des apprentissages apparemment de contrebande, mais qui pourraient réinterroger et, pourquoi pas, revitaliser la formation formelle.

  • Soumises à de multiples pressions et souvent en tension entre des demandes, attentes ou nécessités provenant de sources multiples, comment les formations à l'enseignement évoluent-elles? Quels facteurs influencent leur trajectoire ?

    Dans le cadre de cet ouvrage, des auteurs français, belges, canadiens, suisses et africains se penchent sur le phénomène de l'évolution des programmes de formation à l'enseignement, cherchant à circonscrire les forces en jeu. Au fil de sa lecture, le lecteur découvrira les facteurs qui ont influencé, d'une façon ou d'une autre, la trajectoire des formations dans chacun des contextes décrits par les auteurs. L'ensemble des contributions permet d'apercevoir des façons dont sont initiées et pilotées les transformations ; la réaction des institutions face à la transformation accélérée des contextes professionnels ; les facteurs qui conditionnent particulièrement l'orientation du curriculum et ceux qui jouent un rôle dans la mobilisation des acteurs. Le phénomène de résistance est aussi abordé par quelques auteurs.

    Structuré en quatre sections, l'ouvrage explore l'influence du contexte d'exercice de la profession, la demande sociale et les cadres législatifs, les attentes et les stratégies des acteurs, et les tensions internes aux dispositifs et aux démarches de formation. On y découvre que les transformations s'inscrivent toujours dans une histoire et dans une culture et qu'elles sont fortement affectées par les rapports de force entre les groupes et les individus.

  • On ne peut pas former à un métier sans reconnaître les savoir-faire existants mais améliorer l'enseignement implique également de chercher ce qui pose problème. A condition, bien sûr, que le souci critique ne décourage pas l'envie de réussir et de s'engager. Cet ouvrage n'a pas pour objectif de décréter une seule bonne manière de procéder mais de prendre appui sur la diversité des contextes de formation dans quatre pays francophones pour faire émerger des variations et des régularités et ainsi interpeller la formation et, au-delà, le métier d'enseignant.

  • Au moment où les démocraties sont confrontées aux défis de l'extrémisme, de la haine et de la compétition entre les personnes et les communautés, il paraît utile d'étudier la façon dont le lien social et la citoyenneté peuvent s'apprendre et se pratiquer à l'école. Cet ouvrage propose une analyse élargie des enjeux relatifs à la participation des élèves dans les situations scolaires en se reposant sur des contributions de différents pays européens pour croiser les contextes et dégager les régularités et variations de l'enseignement.

  • À l'occasion de l'organisation des rencontres de juillet 2019 à Toulouse, le comité d'organisation du Réseau international de recherche en éducation et en formation (REF) et le comité de rédaction des Dossiers des sciences de l'éducation ont décidé de consacrer ce numéro 41 de la revue, qui pa- raît quelques jours avant cet événement, à une mise en perspective de la recherche francophone dans la discipline des sciences de l'éducation et de la formation. Le REF est né en 1989. Ses diverses rencontres, maintenant organisées tous les deux ans dans un des quatre pays fondateurs (France, Belgique, Québec, Suisse), ont vu le nombre de symposiums, qui sont la marque distinctive de son fonctionnement, augmenter de 4 à 37 (Toulouse, 2019) et l'effectif des participants connaître la même croissance. Précédées et/ou suivies par une journée de colloque(s), ces rencontres contribuent à la réalisation et à la diffusion de la recherche comme en témoignent les dizaines de publications (plus de 140 livres ou dossiers de revue à ce jour).

  • À qui profite la formation continue des enseignants ? Obligatoire ou pas, intégrée ou non dans l'emploi du temps, adressée aux personnes ou aux établissements, conçue entre pairs ou décrétée par la hiérarchie, plus moins ou adossée aux projets du terrain et à la recherche éducation, qualifiante par endroits, à d'autres non, la petite soeur de la formation initiale est polymorphe, mais peut-être en voie d'institutionnalisation. C'est un enjeu et un analyseur du processus de professionnalisation. Qu'en pensent et qu'en font concrètement les acteurs ? Comment l'articulent-ils avec leur travail ordinaire ? Pour quel bénéfice estimé, quelle réflexivité, quelle efficacité ? Les chercheurs analysent ici les pratiques et les politiques observables en Belgique, en France, au Québec et en Suisse.
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  • L'objectif de ce livre est de montrer comment s'organise le travail scolaire, comment et par qui il est prédéterminé, à quelles conditions il peut se transformer et comment il conditionne, au final, la rencontre entre chaque élève et le savoir que l'école a mandat de lui enseigner.

  • Faut-il rendre les établissements scolaires autonomes ? Le débat est vif et les positions passionnées : décentraliser serait-il le remède idéal ou, au contraire, la porte ouverte au chacun pour soi et à la compétition généralisée. Dans ce contexte, enseignants, autorités scolaires, parents d'élèves pour politiques militent tour à tour pour, à la fois, davantage de liberté et de règles, de confiance et de contrôle, de participation et de directives, de délégation et d'autorité...
    Au moment même où les systèmes scolaires tâtonnent à la recherche de compromis qui tiennent, cet ouvrage dresse un bilan prospectif et comparatif de la situation en France, Belgique, Suisse et au Québec en particulier. Une première partie montre comment la question de l'autonomie des établissements est revisitée par des politiques éducatives désormais en quête d'efficacité, de traçabilité et de légitimité.
    Une deuxième partie s'approche du terrain pour observer qui décide - et comment - lorsqu'un établissement gagne en marges de manoeuvre et/ou en espaces de participation. La troisième partie descend au niveau de chaque acteur - de l'enseignant au ministre - pour mieux mesurer si l'autonomie reste aujourd'hui vécue comme une conquête par les gens d'école, comme un faux-semblant ou éventuellement comme un cadeau empoisonné.

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