Patrick Mauriès

  • D'une personne disparue ne nous reste qu'une poussière d'images et de moments, une suite incohérente d'instantanés qui persistent inexplicablement et, pour ainsi dire, s'alourdissent avec le temps. Le disparu, ici, s'appelle Roland Barthes ; et ces quelques pages voudraient suivre les reliefs ténus qu'il a laissés dans la mémoire d'un ami, inventorier le disparate de quelques scènes, affronter les énigmes que laisse, dans l'esprit de l'un de ses proches, un homme qui fut un maître.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Le sol inondé, à certaines périodes de l'année, d'un café vénitien, sous les Procuraties ; le service de porcelaine blanc et orangé du café Greco à Rome ; les murs de miroirs et de mogano, acajou sombre et poli, du Baratti à Turin...
    C'est à la fascination pour ces endroits immatériels, transitoires par essence, que ce petit livre veut donner corps. En brassant, sans fausse pudeur, réminiscences, descriptions, anecdotes, bavardages - sinon médisances - sur des rites perdus, des boissons merveilleuses, des muphtis d'Arabie, des amoureux lunatiques et des excentriques de toutes sortes, parmi lesquels le regretté Tabacchino, chien, amateur de café, dont l'émouvant éloge funèbre, qu'on lira ici, fut justement prononcé dans le lieu qu'il hanta, l'air gourmand, le regard vide, une vie durant.

    Ajouter au panier
    En stock
  • De sa première collection, en 1962, jusqu'à la dernière, en 2002, Yves Saint Laurent a conçu des accessoires uniques pour parer ses mythiques créations haute couture. Réalisé en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, cet ouvrage est le seul, à ce jour, à mettre en lumière les superbes bijoux, chapeaux, chaussures et sacs à main qui ont sublimé les créations de l'un des plus grands couturiers de tous les temps.
    - Présente les accessoires cultes d'Yves Saint Laurent, comme les exemples conçus pour la robe Mondrian ou les boucles d'oreilles en forme d'oiseaux inspirées par Picasso, et d'autres moins connus, comme des ceintures, des gants ou des parures pour coiffures de mariées.
    - Richement illustré, le livre présente des photographies d'accessoires spécialement réalisées pour l'ouvrage et une mine de trésors méconnus comme des esquisses préparatoires, des portraits intimes de Saint Laurent en pleine création et des clichés de mannequins dans les coulisses des défi lés.
    - Une parution coïncidant avec l'inauguration de deux musées, l'un à Paris, l'autre à Marakkech, consacrés à l'oeuvre et à la carrière d'Yves Saint Laurent.

  • La Maison Lesage incarne la quintessence de la haute-couture en matière de broderie. Fondés en 1858 puis rachetés en 2002 par Chanel, ses ateliers de création ont produit plus de 70 000 broderies et ont collaboré avec les couturiers les plus exceptionnels : Elsa Schiaparelli, Hubert de Givenchy, Cristobal Balenciaga, Christian Dior, Yves Saint Laurent, Valentino, Alexander McQueen... Cet élégant ouvrage nous ouvre les portes des archives de la Maison Lesage et nous fait entrer dans le monde privé des chefs-d'oeuvre de l'artisanat de haute volée.

  • Louise de Vilmorin revint à de multiples reprises sur cet épisode de son enfance où, de retour de promenade, elle constata avec effroi que sa poupée préférée, la seule, la " poupée chimère ", avait disparu.
    Froide et indifférente, sa mère l'avait donnée, pour la distraire, à la fille d'une amie de passage. Louise fit là l'épreuve de l'irréparable, que nous sommes tous appelés à connaître sous une forme ou sous une autre; et vit ensuite dans cet objet perdu la source de tous les objets dont elle aima à s'entourer sa vie durant, élaborant un " art de vivre " qui loin de se réduire à un superficiel sens du decorum lui fut véritablement essentiel.
    Ses livres autant que sa vie sont ainsi ponctués de décors magiques et de scénographies rêvées qui renvoient comme autant d'échos de sa fantaisie. C'est à cet art que cet album veut rendre hommage, rassemblant pour la première fois images et portraits par les plus grands photographes (de Beaton à Brassaï), décorations intérieures et photos de famille, tableaux naïfs et dessins de mode, écrits autobiographiques et petits essais : mosaïque, en un mot, de souvenirs et d'objets de plaisir - le plaisir n'étant jamais chez Louise que l'ombre portée d'une légère mais poignante tristesse.

  • Dans ce premier ouvrage visant à retracer les différentes représentations de l'androgynie, Patrick Mauriès a sélectionné les images les plus étonnantes qui illustrent le brouillage des genres, dont celles des photographes David Sim, Bruce Weber, Patrick Demarchelier, etc. Plus qu'un recueil d'images, Androgyne replace ce qui apparaît comme une tendance actuelle dans son contexte historique, entre littérature et peinture, et interroge l'aspect revendicatif qui fait aujourd'hui partie intégrante de l'androgynie. Également disponible en anglais (9780500519356).

  • Gabrielle Chanel était un être de contrastes: en contrepoint de cette « bijouterie fantaisie » qu'elle sut imposer au monde, elle imagina une joaillerie inouïe par son exigence de luxe et de raffinement. C'est cet héritage merveilleux et secret que l'on présente ici en 260 photographies, croquis et documents d'archives dont beaucoup sont inédits.

  • IL y a une énigme Vivant Denon.
    Cet homme qui traversa tout le XVIII siècle, au point d'en être, pour Anatole France, l'expression par excellence, a gardé un étonnant silence sur lui-même. Tour à tour diplomate, joli coeur, espion, courtisan, aventurier, graveur, personnage officiel, collectionneur, il est une figure de la cour de Louis XV et de Louis XVI, de la République, du Directoire, du Consulat et de l'Empire, il s'impose dans l'expédition d'Egypte, dirige la politique culturelle de Napoléon et se trouve à l'origine du musée du Louvre.
    Il écrit quelques textes, invariablement sujets à des querelles d'attribution, et disparaît des mémoires, apprécié des seuls connaisseurs, pour resurgir soudain, et avec quelle force, dans quelques livres récents. L'étrange parcours (et peut-être le silence) de Dominique Vivant Denon ne manque pas cependant d'exciter très tôt la curiosité; et gravitent, dès le XVIIIe siècle, autour de cette figure secrète, témoignages et hypothèses, évocations et tentatives biographiques.
    C'est la majeure partie de ces reliquiae, d'une qualité littéraire souvent remarquable, que l'on s'est proposé de recueillir ici, rassemblant les fragments d'une biographie par définition lacunaire. S'esquisse ainsi l'image d'un personnage hors du commun, dont il ne nous reste que quelques éclats réfractés dans le regard de spectateurs subjugués. Graveur de grand talent remarquable collectionneur et amateur d'art écrivain occasionnel, Dominique Vivan Denon (1747-1825) fut tour à tour diplomate et artiste, avant de suivre Bonaparte en Egypte.
    Directeur des musées de 1802 à 1815, il finit ses jours au milieu de ses collections, qu'il avait réuni dans un appartement du quai Voltaire.

  • Pierre skira

    Patrick Mauriès

    Crânes renversés, parchemins déchirés, violoncelles éclatés, livres démembrés : c'est, en apparence, la dépouille de la « vanité » janséniste ou baroque qui reprend chair, en pleine modernité, dans l'oeuvre de Pierre Skira. Oeuvre violemment déplacée, paradoxale, inactuelle ou encore « soliste », pour reprendre le terme dont se flattait un lointain précurseur, le peintre Jean-Étienne Liotard à Genève, au XVIIIe siècle.
    On aurait tort de ne voir, pourtant, dans cette coïncidence ou ce retour qu'un simple jeu de citations, l'expression d'une nostalgie ou un désir de reconstitution... Quand bien même persistent ici (au sens de la persistance rétinienne) un registre symbolique, un vocabulaire de formes, ils n'apparaissent jamais que littéralement défaits, pris dans un autre emploi, tenus à distance dans leur proximité même.
    Ce livre rassemble pour la première fois, en plus de deux cents illustrations en couleurs, le résultat de trente années d'une recherche patiente et obstinée : « figurative » à l'ère du virtuel, « savante » mais jamais littéraire, sensuelle dans sa rigueur même, exlusivement dédiée, enfin, à la pratique de ce medium minoritaire, tout au long de l'histoire de l'art, qu'est le pastel. Recherche dont l'objet central serait moins l'obsolescence et l'usure des choses qu'au contraire leur miraculeuse résistance, leur présence vibrante sous une exaltante et fragile lumière de deuil.

  • Extraordinaire créatrice de bijoux, qui a travaillé pour Balenciaga, Schiaparelli, les Windsor ou Leonor Fini, parmi tant d'autres, Lina Baretti, disparue en 1994, ne s'adressa qu'à un cercle de happy few, ce qui contribua à son total effacement de la mémoire de la mode.
    Stupéfiants d'invention et de beauté formelle, ses bijoux se distinguent par le choix résolu de matériaux « pauvres » - liège, mica, velours « sabrés », cannetille, perles - et par un esprit proche de celui de Fulco di Verdura ou de Jean Schlumberger.Les formes naturelles de son enfance en Corse - coquillages, élytres de scarabées, ancolies, pommes de pin, écailles de poissons - soutiennent son inspiration tout au long de son trajet, jusque dans les années 1970. Précises et fragiles, scintillantes et minutieuses, ces découpes de fines feuilles de métal aux surfaces chatoyantes ont la légèreté et la souplesse des vrilles de la vigne.
    Première monographie consacrée à cette créatrice singulière, ce livre est une véritable révélation, rassemblant ses bijoux et parures les plus remarquables, en même temps qu'il offre un nouvel aperçu sur les cercles artistiques et mondains d'après-guerre.

  • Une anthologie des campagnes photographiques réalisées par Karl Lagerfeld pour Chanel. Le couturier est le premier de l'histoire à avoir voulu photographier lui-même les modèles des nouvelles collections pour la publicité. Cet ouvrage présente plus de 800 campagnes mettant en avant les différents départements de création de la maison Chanel : haute-couture, prêt-à-porter, croisière, métiers d'art et accessoires.

  • Né à Los Angeles en 1957 et prématurément disparu en 1999, David Seidner a laissé une oeuvre aux registres multiples, encore largement méconnue. Dès ses débuts - il avait dix-huit ans lorsqu'il exposa pour la première fois -, ses séries personnelles jouent de l'image du corps et du visage à travers des processus de fragmentation, de découpage, de glissement, de diffraction et de condensation qui provoquent un sentiment proche de ce que Freud nommait « inquiétante étrangeté ».
    Collaborateur des revues les plus prestigieuses, de Vogue Italie à Harper's and Queen et Vanity Fair, il assura durant plusieurs saisons les campagnes photographiques de la maison Yves Saint Laurent.
    Les deux livres qu'il se vit confier par le Musée des Arts décoratifs - Moments de mode et Le Théâtre de la mode - sont aujourd'hui ardemment recherchés ; ils prennent place auprès d'Artists' Studios, sans doute son ouvrage majeur, où sont rassemblés les portraits, tant photographiques que littéraires, qu'il mit plusieurs années - et toute son énergie - à recueillir, établissant à sa manière une petite histoire de l'art contemporain.
    Articulées autour de différents thèmes - corps fragmentés, nus, portraits, ainsi qu'une ultime, et éblouissante, séquence d'orchidées -, les oeuvres ici présentées allient le souci formel le plus extrême à la sensualité la plus raffinée, tout en restant soumises à ce qui fut peut-être le principe directeur de son approche : l'ouverture aux puissances créatrices du hasard, de l'aléa et du changement.
    Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition « David Seidner » présentée à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent du 2 octobre 2008 au 29 janvier 2009, est le premier à remettre en lumière la force d'une oeuvre que diverses circonstances ont quelque peu maintenue dans l'ombre depuis la mort du photographe.

  • Découvrez Dans la baie des anges - Ou La chanteuse magnétisée, le livre de Patrick Mauriès. Comme les fugitives figures d'espion que 1'on y croise, rien, dans ce livre, n'est ce qu'il a l'air d'être. Le paysage d'une ville qui inspira la malice de Jean Vigo et d'incandescents noir et blanc à Jacques Demy, la couleur de ses matériaux et de ses façades, des vies d'architectes baroques, d'humbles destins de femmes s'y mêlent à l'évocation du chant bouleversant d'une diva hypnotisée. Surgie de l'imagination d'un écrivain, elle devait, selon Henry James, lui coûter cher... Entre ces motifs, nulle solution de continuité, en apparence, si ce n'est de tremblants jeux d'échos et de reflets, l'intime conviction aussi de la nécessité du superflu. Le lien existe pourtant, qu'il appartient au lecteur de découvrir - comme il pourrait le faire du visage d'un inconnu dans les éclats d'un miroir brisé.

  • Nietzsche a séjourné cinq fois à Nice ; lorsqu'il quitte une dernière fois la ville, le 2 avril 1888, c'est pour sombrer quelques mois plus tard dans la folie.
    À Nice, il retrouve la lumière d'acier, sèche et limpide, l'air «africain», la légèreté diététique, l'alacrité de pensée, les courants alcyoniens.
    Dans la librairie où il se rend régulièrement pour provoquer le hasard, il lève peut-être la tête du livre qu'il feuillette et croise le regard d'un jeune homme aux yeux clairs, philosophe lui aussi, aux thèmes et à l'écriture souvent étonnamment proches des siens, en qui il pourrait reconnaître son double.
    De Jean-Marie Guyau, célèbre alors, et destiné à disparaître quelques semaines plus tard, il ne reste plus aujourd'hui que quelques traces dans la mémoire des érudits, et l'ombre pâle d'un penseur fiévreux, trop tôt happé par la mort.

  • Le deuil d'un amour, la violence de l'abandon lancent un amant dans une errance sans fin, au coeur d'un Paris nocturne et déserté, traversé de présences furtives, ponctué de lumières faibles.
    Dans la salle bruyante d'un bar où il trouve par hasard refuge, il se lie peu à peu d'amitié avec des présences fantomatiques, aux destins brisés. Rencontres qui lui permettent de se retrouver un peu, c'est-à-dire de se perdre dans un long thrène amoureux et dans les méandres d'une mémoire où se mêlent acteurs oubliés et travestis sarcastiques, personnages fameux - de Barthes à Warhol - et figures éphémères de la nuit : motifs désordonnés, dans les vapeurs de l'ivresse, d'une toile de fond ou de théâtre, sur laquelle se détache la forme brûlante d'une absence.

  • Serge roche

    Patrick Mauriès

    Ouvrage réalisé à l'initiative d'Aline Chastel et de Laurent Maréchal

  • From his inaugural collection in 1962 to his final presentation in 2002, Yves Saint Laurent conceived one-of-a-kind accessories to complement his legendary couture clothing.
    Designed and edited in close collaboration with the Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, Yves Saint Laurent Accessories is the only book to date to shed light on the exquisite and rarely documented jewellery, hats, shoes, and handbags that elevated the outfits created by one of the most influential fashion designers of all time.
    - Patrick Mauriès is a French writer, editor, and journalist. He has written over forty titles, including books on Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Jean-Paul Goude, and Chanel.
    He is a regular contributor to Vogue, Purple Magazine, AD, and The World of Interiors.
    Key Selling Points - The only book on Yves Saint Laurent's accessories and an unprecedented glimpse into his highly confidential archives.
    - Includes YSL's most iconic pieces, such as the stilettos designed for the Mondrian dress and the bird-shaped earrings inspired by Picasso, as well as lesser-known pieces such as bridal hair accessories, belts, and gloves.
    - Features specially commissioned photography of the accessories alongside a treasure trove of rare materials including preparatory sketches, intimate portraits of Saint Laurent at work, and behind-the-scenes snapshots of models.
    - The book's release is timed to coincide with the opening of two museums dedicated to YSL's work and career in Paris and Marrakech.

empty