Paul Léautaud

  • "Je n'ai rien créé, je n'ai rien inventé. Je suis un rapporteur de propos, de circonstances, un esprit critique, qui juge, apprécie, extrêmement réaliste, auquel il est difficile d'en faire accroire. Rien de plus. Je peux ajouter : le mérite d'écrire avec chaleur, spontanément, sans travail, prompt et net, - et quelque esprit". Lire le Journal littéraire de Paul Léautaud, c'est vivre une deuxième vie.
    Sourire à la malice, aux indiscrétions de celui que Jean Chalon surnomma le concierge des lettres, son Attila. Mais plus qu'une galerie de portraits - de Valéry, Apollinaire, Giraudoux, Sacha Guitry entre tant d'autres - ou l'observation minutieuse d'une société, c'est le quotidien même de son auteur qui nous est ici décrit. Paul Léautaud y apparaît avec sa tristesse, son égocentrisme, son inflexible liberté de penser.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Jeudi 18 février - A l'Acropole, de dix heures un quart à onze heures et demie. Elle soupe. Je prends un chocolat. Je la reconduis à sa porte. Propose un petit tour dans un coin de la gare, sans lumière, pour quelques baisers. Grand plaisir à la tenir dans mes bras. Je... J'ai des velléités de certaines petites choses. S'y refuse, par prudence. Je lui dis comme elle est déplaisante, en pareil cas.
    Le Journal particulier de Paul Léautaud, qui constitue une branche annexe de son fameux journal littéraire, est parvenu jusqu'à nous grâce à Marie Dormoy, sa maîtresse. Chargée de dactylographier le monumental Journal, elle en a ôté et isolé les pages la concernant, trop explicitement érotiques et sexuelles. Elles constituent le Journal particulier, dont le Mercure a déjà publié les années 1933, 1935 et 1936.
    En 1937, sur un coup de tête, Léautaud retire à sa maîtresse son statut de légataire universelle. Il se ressaisira bien vite et reconnaîtra que Marie Dormoy est bien celle qui protège à la fois l'homme, l'écrivain et son oeuvre avec une infinie dévotion amoureuse...

  • In memoriam

    Paul Léautaud

    • Sillage
    • 31 Mai 2016

    "In memoriam parut en 1905, deux ans après la mort du père de Léautaud. Ce décès marque le point de départ d'un vagabondage dans ses souvenirs d'enfance et une tentative de réponse à ces questions intemporelles, particulièrement ardues dans son cas : quel homme était mon père ? quel couple formaient mes parents ?
    Fils d'un homme de théâtre, séducteur invétéré auprès de qui il grandit sans en être jamais proche, et d'une actrice qui déserta définitivement le domicile conjugal peu après sa naissance, Léautaud s'interroge, esquive, raconte, dans le style impeccable dont il est coutumier - sans amertume, mais avec une élégance parfaite, et une impitoyable ironie."

    Ajouter au panier
    En stock
  • Le petit ami

    Paul Léautaud

    " j'ignore si le lecteur s'amusera beaucoup des souvenirs d'enfance que je vais raconter.
    Il y a bien cinq ans que je me demande si je dois les écrire, moi, et je viens seulement de m'y décider ! qui sait aussi si cet enfant que j'ai été et que je revois en ce moment avec une netteté qui touche au prodige ne me reprochera pas, quand j'aurai achevé, d'avoir été, à son sujet, si loin dans ce livre. pauvre chéri ! comme disent si tendrement mes amies, quand je leur en parle. enfin, ça fera peut-être quelques bonnes pages.
    "

    Ajouter au panier
    En stock
  • On connaît l'histoire de Paul Léautaud et de Marie Dormoy qui se rencontrèrent dans le hall du Mercure de France, le 13 janvier 1933.
    Marie Dormoy voulait faire acheter par la bibliothèque Doucet le manuscrit du Journal que tenait Léautaud depuis 1893. Elle entreprit donc de faire le siège de Léautaud. Ainsi commença leur aventure amoureuse. À partir de 1935, Léautaud accepta que Marie dactylographie le manuscrit de son Journal. À cette occasion, elle découvrit au sein même de ce Journal des évocations et des descriptions parfois très crues de la liaison qu'elle entretenait avec lui depuis le 4 février 1933. L'activité de dactylographie consolida la relation des deux amants en même temps qu'elle nourrit et parfois transforma le texte original. Coupes, refonte, collage... Le travail monumental aboutit à la naissance de deux journaux parallèles : celui qualifié de « littéraire », que nous connaissons bien, et le second, dit « particulier », beaucoup plus intime.
    Après les années 1933 et 1935, c'est l'année 1936 de ce Journal particulier qui est aujourd'hui publiée. On y lit des épisodes inédits de la relation amoureuse complexe de Paul Léautaud avec Marie Dormoy.

  • Amours

    Paul Léautaud

    "mes souvenirs, en effet, s'arrêtent là, de ce grand jour où je fis avec jeanne, et pour la première fois, l'amour pour de bon.
    Ce n'est même pas la peine que je me fatigue à chercher. je revois ce corps d'un rose pâle, ces seins pleins et durs, ce visage brillant d'ardeur, d'autres beautés encore plus intéressantes..."

  • Léautaud comptait ses véritables amis parmi les animaux. La preuve: ce Bestiaire (1959), composé des parties du Journal consacrées aux bêtes, supprimées par l'auteur et données ici dans leur intégralité de 1908 à 1926. A Paris, puis à Fontenay-aux-Roses, les demeures de l'auteur furent constamment envahies de chiens et de chats, malades ou abandonnés. Follement attendri, Léautaud reconstitue leur histoire.

  • Voici, extraites de sa préface, les très érudites remarques qu'Édith Silve, la spécialiste incontestée de Léautaud, a écrites pour l'édition de poche du Petit Ouvrage inachevé. «À quoi tient le charme discret de ce petit récit, dont Marie Dormoy acheva d'établir le texte en 1944 et qu'elle ne livra à la publication que vingt ans après ? Au style ? Il est de facture classique. Au mouvement alerte et sec des phrases ? Aux bons mots, bien frappés, vulgaires pour certains, «délicieuses polissonneries» pour d'autres ? Aux propos prélevés par une langue de vipère sur la masse des souvenirs de l'auteur ? Aux anecdotes d'une rare méchanceté qu'on penserait découpées à vif dans le quotidien de la vie d'un couple, le tout cyniquement spirituel et qui pimente ce petit récit où les sentiments n'ont pas cours... «Et il est vrai que les phrases trottinent joliment lorsqu'il s'agit d'évoquer Mme C..., à genoux, de six à sept, dans le bureau de Léautaud et le chapeau sur la tête... «Ceux qui, en 1964, lurent, et ils furent peu nombreux, Le Petit Ouvrage inachevé, qui connut un faible tirage aux éditions du Bélier, durent se demander qui étaient, entre toutes, cette maîtresse dont Léautaud disait avoir été l'amant. Mais le Journal particulier que l'écrivain réserva en 1933 à Marie Dormoy permet de l'identifier sous les multiples initiales qui la masquent. Elle est Fanny, CN, XXX, Charlotte, N..., Irène, et même une simple parenthèse (...). «L'année 1935 est probablement une année charnière pour les deux amants. Tandis que Marie découvre avec ravissement le manuscrit de ce Journal tant désiré, et qu'elle commence, émerveillée, à le déchiffrer et à le dactylographier, Léautaud tombe amoureux de cette femme qui sait le séduire, répondre à son attente et l'accepter jusque dans sa jalousie, sa misanthropie, son attachement aux animaux dont il s'entourait, et que le nombre contraignait aux tâches ménagères les plus absorbantes. Il se lance donc dans le récit de ses dernières amours, et compose ce livre comme une mosaïque de notes et d'observations que lui ont inspirées les états amoureux qu'il a traversés au cours de ses deux dernières liaisons avec Anne Cayssac puis avec Marie Dormoy. C'est seulement à partir de 1938 que ce récit prend le titre de Petit Ouvrage. Le terme d'inachevé apparaît sans explication dans le Journal littéraire le 30 novembre 1945. Est-ce parce que l'auteur a définitivement renoncé à l'achever ? «L'inachevé ne correspond-il pas, finalement, dans cet ouvrage, à la rêverie, cette part mystérieuse de la création en laquelle les mots n'ont plus cours et que représentent symboliquement les pointillés dans le texte ? «Tandis qu'Anne Cayssac, la rivale, est renvoyée aux ténèbres des sens, et qu'elle n'est plus qu'une femme ayant eu une relation charnelle avec Léautaud, l'hommage que rend l'écrivain à cette «inconnue» éclaire de mille nuances le portrait qu'il fait de Marie Dormoy, la femme qu'il a passionnément aimée.»

  • « On trouvera bien des enfantillages de ma part, dans ces lettres. C'est que je me suis retrouvé si enfant quand je l'ai retrouvée, la créature à qui elles sont adressées ! Je donnerais d'ailleurs beaucoup pour les écrire encore. Comme la vie a passé depuis ! J'étais heureux, au moins j'avais l'illusion d'un certain bonheur. Ce fut un moment unique dans ma vie, et même le souvenir que j'en ai, il n'est aucune de mes autres émotions, amoureuses ou de succès littéraire, qui l'égale. » Publié en 1956, Lettres à ma mère retranscrit la brève correspondance échangée entre Paul Léautaud et sa mère. Débutant en 1901, après des retrouvailles bien tardives, elle va s'échelonner sur quelques années et se clore par un nouvel abandon. S'y dévoile toute la sensibilité de l'homme de lettres qui aurait tant aimé rattraper son enfance « orpheline ».

  • Découvrez Journal particulier 1935, le livre de Paul Leautaud. Le 1er janvier 1935. Ensuite elle a pris son bain. Je me suis assis à côté de sa baignoire. C'est vrai ce que je lui ai dit des mille nuances de tendresse que me font éprouver certaines de ses façons de me faire plaisir, de se montrer tendre elle-même.
    Pour la première fois de ma vie, je trouve une femme à qui pouvoir parler de cette sorte. J'ai même fini par tourner cela en plaisanterie, en disant qu'il m'arrivera peut-être, moi qui ai toujours célébré uniquement le derrière, de tomber dans l'amour platonique, en quoi m'aidera la nature un jour en me supprimant tous moyens.

  • C'est à Marie Dormoy, que Léautaud a confié la publication de son Journal Littéraire. Grande preuve d'estime, de confiance et aussi d'amitié. Les lettres publiées ici sont extraites de la correspondance qu'il lui a adressée de l'année 1922, à l'occasion d'un article publié par elle dans le Mercure de France, à l'année 1956, la dernière lettre ayant été écrite le matin même de sa mort.
    C'est par Marie Dormoy que Léautaud est entré dans un monde qui, jusqu'alors, lui avait été totalement inconnu : les familles régulièrement constituées, les structures normalement établies, ce qui lui a causé de grandes surprises.Cette correspondance est donc, en quelque sorte, un complément au Journal. Léautaud s'y exprime à coeur ouvert, sur le meilleur et sur le pire, cela dans la proportion du cheval et de l'alouette, celle-ci figurant, bien entendu, le meilleur, celui-là le pire.
    Ce meilleur et ce pire ne sont toutefois pas absolument ceux du Journal. Ecrivant à une femme pour laquelle il avait, quoi qu'il en ait dit, quoi qu'il lui ait fait, une sincère affection, il y a, dans ces lettres, un ton, une « étoffe » aurait dit Valéry, qu'on ne retrouve dans aucune autre de ses oeuvres.

  • "Je n'ai rien créé, je n'ai rien inventé. Je suis un rapporteur de propos, de circonstances, un esprit critique, qui juge, apprécie, extrêmement réaliste, auquel il est difficile d'en faire accroire. Rien de plus. Je peux ajouter : le mérite d'écrire avec chaleur, spontanément, sans travail, prompt et net, - et quelque esprit". Lire le Journal littéraire de Paul Léautaud, c'est vivre une deuxième vie.
    Sourire à la malice, aux indiscrétions de celui que Jean Chalon surnomma le concierge des lettres, son Attila. Mais plus qu'une galerie de portraits - de Valéry, Apollinaire, Giraudoux, Sacha Guitry entre tant d'autres - ou l'observation minutieuse d'une société, c'est le quotidien même de son auteur qui nous est ici décrit. Paul Léautaud y apparaît avec sa tristesse, son égocentrisme, son inflexible liberté de penser.

  • "Je n'ai rien créé, je n'ai rien inventé. Je suis un rapporteur de propos, de circonstances, un esprit critique, qui juge, apprécie, extrêmement réaliste, auquel il est difficile d'en faire accroire. Rien de plus. Je peux ajouter : le mérite d'écrire avec chaleur, spontanément, sans travail, prompt et net, - et quelque esprit". Lire le Journal littéraire de Paul Léautaud, c'est vivre une deuxième vie.
    Sourire à la malice, aux indiscrétions de celui que Jean Chalon surnomma le concierge des lettres, son Attila. Mais plus qu'une galerie de portraits - de Valéry, Apollinaire, Giraudoux, Sacha Guitry entre tant d'autres - ou l'observation minutieuse d'une société, c'est le quotidien même de son auteur qui nous est ici décrit. Paul Léautaud y apparaît avec sa tristesse, son égocentrisme, son inflexible liberté de penser.

  • "Je n'ai rien créé, je n'ai rien inventé. Je suis un rapporteur de propos, de circonstances, un esprit critique, qui juge, apprécie, extrêmement réaliste, auquel il est difficile d'en faire accroire. Rien de plus. Je peux ajouter : le mérite d'écrire avec chaleur, spontanément, sans travail, prompt et net, - et quelque esprit". Lire le Journal littéraire de Paul Léautaud, c'est vivre une deuxième vie.
    Sourire à la malice, aux indiscrétions de celui que Jean Chalon surnomma le concierge des lettres, son Attila. Mais plus qu'une galerie de portraits - de Valéry, Apollinaire, Giraudoux, Sacha Guitry entre tant d'autres - ou l'observation minutieuse d'une société, c'est le quotidien même de son auteur qui nous est ici décrit. Paul Léautaud y apparaît avec sa tristesse, son égocentrisme, son inflexible liberté de penser.

  • Éditions originales séparées en 1929 et 1964. Nouvelle édition en un volume

  • « Dans le domaine des choses de l'esprit, nous n'avons aujourd'hui que des auteurs et des oeuvres remarquables. Ce manque de différenciation dans les valeurs, cette égalité dans le dithyrambe, cette mise de tout sur le même plan, pas de meilleure preuve du manque de culture et du manque de goût de notre époque. Quand on ne connaît rien, on trouve tout admirable. » Publié pour la première fois en 1947, mais rédigé essentiellement dans les années 1920 et 1930, Propos d'un jour mêle les aphorismes, notes et réflexions diverses d'un esprit plein d'ironie et d'intelligence sur son époque et ses contemporains.

  • "Je n'ai rien créé, je n'ai rien inventé. Je suis un rapporteur de propos, de circonstances, un esprit critique, qui juge, apprécie, extrêmement réaliste, auquel il est difficile d'en faire accroire. Rien de plus. Je peux ajouter : le mérite d'écrire avec chaleur, spontanément, sans travail, prompt et net, - et quelque esprit". Lire le Journal littéraire de Paul Léautaud, c'est vivre une deuxième vie.
    Sourire à la malice, aux indiscrétions de celui que Jean Chalon surnomma le concierge des lettres, son Attila. Mais plus qu'une galerie de portraits - de Valéry, Apollinaire, Giraudoux, Sacha Guitry entre tant d'autres - ou l'observation minutieuse d'une société, c'est le quotidien même de son auteur qui nous est ici décrit. Paul Léautaud y apparaît avec sa tristesse, son égocentrisme, son inflexible liberté de penser.

empty