Pierre Giner

  • Invité à revisiter le fonds photographique du Centre national des arts plastiques à partir de sa base de données, le photographe et plasticien Patrick Tosani s'est livré à une traversée des 12 000 oeuvres photographiques de la collection, pour en prélever un nombre important (1000 oeuvres, 300 photographes). Ce choix, subjectif et scientifique à la fois, constitue une sorte d'atlas sans légendes, mettant en mouvement les images, qui constituent en elles-mêmes des « champs de force », selon l'expression de l'historien allemand Karl Sierek. Aux grands noms de la photographie et à leurs chefsd'oeuvre vient s'ajouter un contenu en partie inédit, nombre d'oeuvres retenues n'ayant jamais été exposées ou très peu. Il s'agit d'une proposition de redécouverte de l'histoire de la photographie contemporaine, à partir de l'une des plus importantes collections de photographies en Europe.
    Ce livre-album de 500 reproductions est accompagné d'entretiens entre Patrick Tosani, Pierre Giner, le critique Laurent Roth et la philosophe Marie-Josée Mondzain, textes portant sur la question de la réception des images aujourd'hui.

  • "Quand on parle de frontières, dans notre monde globalisé, les diverses réalités apparaissent dans notre mémoire invisible et les imaginaires produisent des interprétations visibles dans notre quotidienneté et dans nos souvenirs. La frontière, c'est, en fait, l'union des contraires : « réalité et imaginaire », invisible et visible, logique et raison. La relation qui se trouve partout est de ce fait une pensée trinômique - de même que l'espace est tridimensionnel, la pensée l'est aussi."

  • L'enfant s'emporte et répond en criant :
    Je vous tiens pour responsable de la mort de tous les membres de ma famille et je vous hais ! Malgré tout, je veux bien que vous restiez avec moi, car j'ai très peur dans le noir. Avant de devenir agriculteur comme son père, mon papa travaillait dans une usine de fabrication de matériel agricole. Lorsqu'il a perdu son travail, nous avons mené une vie difficile, nous n'avions que les produits de notre petit lopin de terre pour vivre. Mon grand-père a obtenu des autorités locales une parcelle jouxtant celle d'un voisin très méchant. C'est à partir de là que nos ennuis ont commencé.
    Comment s'appelle ce voisin ?
    Ibravic. Il est méchant, sans cesse il menaçait et insultait mon papa.
    Nikola, à cet instant, comprend la démarche de leur informa¬teur. Il ne peut pas taire cette information, il en parlera dès le lendemain à son supérieur.
    Tu ne m'as pas parlé de ton école. Quelles sont les matières que tu préfères ?
    En raison des travaux aux champs, je manque souvent les cours. J'aime bien le calcul, le vocabulaire, l'histoire et surtout la géographie. Durant la période scolaire, je fréquente l'école surtout l'hiver.

empty