Victor Pelevine

  • Vie des insectes (la)

    Victor Pelevine

    Un quiproquo transforme Piotr Poustota, poète pétersbourgeois poursuivi par la Tchéka, en commissaire de division de cavalerie rouge en pleine guerre civile. Son chef Tchapaïev apparaît sous des traits fort éloignés de ceux, édifiants, que lui prêtent littérature et cinéma : sous son commandement on discute, entre deux combats, de l'irréalité du monde en s'aidant de vodka ou de cocaïne. Il arrive même que, pour mieux comprendre que la vie est un songe, on fasse un tour aux Enfers sous la houlette d'un baron fusillé. Il est vrai que Tchapaïev, détenteur de la « mitrailleuse d'argile », n'est pas seulement Tchapaïev... Les choses se compliquent encore quand on apprend que Poustota est aujourd'hui pensionnaire d'un hôpital psychiatrique de Moscou. En compagnie de « nouveaux Russes » rêvant d'Amérique, du Japon ou de différentes formes de racket, il est soumis à un traitement de choc pour « dédoublement d'une fausse personnalité ».
    Qui est donc Poustota, dont le nom signifie « le vide » ? Un ancien bolchevik qui fait des cauchemars ? Un interné qui délire ? L'un réincarné dans l'autre ? La Russie serait elle devenue une vaste maison de fous ?

  • Neuf personnages participent à un chat sur Internet : Ariane et Thésée, ainsi que sept jeunes gens qui, selon le mythe grec, doivent être sacrifiés au Minotaure comme chaque année. Invisibles et anonymes, ils découvrent qu'ils sont tous prisonniers d'un labyrinthe ressemblant à un jeu vidéo dont ils sont à la fois les joueurs et les pions.
    Il s'agit pour eux de rester vivants à tout prix et de sortir du labyrinthe pour recouvrer leur liberté. Il devient peu à peu clair que chacun a sa propre image non seulement du labyrinthe qui lui apparait à travers ses rêves et ses pérégrinations, mais aussi du mystérieux Minotaure et du heaume qui recouvre sa tête et programme le sort des joueurs.
    /> À l'issue de ce parcours initiatique, les personnages découvriront ils la véritable nature et l'identité du monstre, et parviendront-ils à s'échapper et à retrouver le monde réel ?

  • Andreï, un jeune Russe aux accents de philosophe, est l'un des passagers de la Flèche jaune, un train express qui semble n'aller vers nulle part et trimballer en son sein la Russie tout entière.
    À bord du convoi, évocation de la célèbre Flèche rouge - ce fleuron de la technologie ferroviaire soviétique qui relie Moscou à Saint-Pétersbourg -, la petite société des voyageurs s'organise. Nous suivons Andreï, bien sûr, mais aussi ses étranges compagnons de route : Gricha et Yvan, les businessmen véreux fans de Saddam Hussein, Serioja, le converti au matinisme, une nouvelle religion de la locomotive M-3, ou encore Sergueïevitch, l'éternel nostalgique de l'ère communiste. Dans une atmosphère où le cocasse côtoie le désespoir, l'auteur campe une satire sociale enlevée. Et alors que le train continue sa course folle, Andréï, lui, se choisit un destin.
    Tout l'absurde et l'excentricité de l'univers de Viktor Pelevine se trouvent dans La Flèche jaune, petit joyau littéraire dans lequel l'auteur poursuit son décryptage d'une Russie exsangue, ravagée par le chaos post-soviétique.

  • Les nombres

    Victor Pelevine

    Très tôt Stopia, un jeune garçon conclue une alliance avec le chiffre 7. Un chiffre censé le protéger. Le 7 est universel, tout le monde s'adresse à lui d'ailleurs : des super-agents britanniques, des héros de contes populaires, des villes construites sur sept collines et même des hiérarchies d'anges attachées au septième ciel.Néanmoins, le 7 le déçoit et il décide de choisir un nombre, le « 34 ». Il en fait le chiffre clé de sa vie placé sous le signe de l'empire mathématique et de la pensée magique. En fonction de sa présence ou de son absence sous forme de suite, de multiple ou de nombre, il dit oui ou non aux péripéties dans cette ex-URSS où la grande affaire est de s'enrichir et jouir sans mourir. Sans oublier, âme slave oblige, de lire Pouchkine et consorts de temps en temps. Voilà comment Stopia se dirige dans un monde où les truands, terroristes, affairistes, crapules, ex du KGB putes, et poètes agissent selon leurs raisons.
    Caustique, lyrique et loufoque comme un film de Quentin Tarantino (le surnom d'ailleurs d'un personnage) voici le dernier roman de l'enfant terrible des lettres russes. célèbre, pour sa jubilation verbale et un univers romanesques que l'on peut considérer comme celui de l'anti-utopie.

  • Dans Opération Burning Bush, un juif d'Odessa se voit imposer manu militari par un agent du renseignement russe (FSB) une collaboration ultra-secrète. Via un émetteur-récepteur implanté dans le plombage d'une de ses dents il doit apprendre à se faire passer pour Dieu (l'entraînement est surréaliste) pour ensuite prodiguer de bons conseils à George Bush. Envahir l'Irak par exemple. Le système fonctionne au-delà de ce que les deux parties espèrent. Le président des États-Unis ahuri révèle que son pays est en contact avec Satan.
    Dans Les codes antiaériens d'Al-Efesbi, un brillant agent des services secrets russes est envoyé, lui, en Afghanistan. Les Américains ayant mis au point des drones intelligents, les« freedom liberators », ainsi qu'un module virtuel qui permet de tout régler en régime automatique, ils se retirent. Décimés, les talibans accueillent à bras ouverts l'agent russe, rebaptisé Al-Efesbi, qui vient de retourner sa veste. Ce surdoué met au point une série de codes hyper-sophistiqués destinés à faire dérailler les drones. Les Américains décident alors de rendre inoffensif celui qui les offense. Le procédé laisse coi.

  • Un monde de cristal.
    Les six nouvelles de Viktor Pelevine ici recueillies nous mènent à travers une Russie hallucinée où passé et présent, rêve et réalité, vie et mort se mêlent comme dans La Mitrailleuse d'argile, son précédent livre, que la critique avait jugé " pétaradant de sophismes hilarants et de paradoxes jubilatoires " (G. Anquetil, Le Nouvel Observateur), " cocasse et grave " (J. -L. Perrier, Le Monde), " d'une virtuosité de construction époustouflante " (J.
    -B. Harang, Libération).

  • Un quiproquo transforme Piotr Poustota, poète pétersbourgeois poursuivi par la Tchéka, en commissaire de division de cavalerie rouge en pleine guerre civile. Son chef Tchapaïev apparaît sous des traits fort éloignés de ceux, édifiants, que lui prêtent littérature et cinéma : sous son commandement on discute, entre deux combats, de l'irréalité du monde en s'aidant de vodka ou
    de cocaïne. Il arrive même que, pour mieux comprendre que la vie est un songe, on fasse un tour aux Enfers sous la houlette d'un baron fusillé. Il est vrai que Tchapaïev, détenteur de la « mitrailleuse d'argile », n'est pas seulement Tchapaïev. Les choses se compliquent encore quand
    on apprend que Poustota est aujourd'hui pensionnaire d'un hôpital psychiatrique de Moscou. En compagnie de « nouveaux Russes » rêvant d'Amérique, du Japon ou de différentes formes de racket, il est soumis à un traitement de choc pour « dédoublement d'une fausse personnalité ».
    Qui est donc Poustota, dont le nom signifie « le vide » ? Un ancien bolchevik qui fait des cauchemars ? Un interné qui délire ? L'un réincarné dans l'autre ? La Russie serait elle devenue une vaste maison de fous oe

  • Homo zapiens. Babylen Tatarski, dit Vova, fait partie de cette génération de Russes que l'effondrement de l'URSS a laissés déboussolés et qui " préfèrent Pepsi de la même façon que leurs parents soutenaient Brejnev. " Un hasard va faire entrer cet homme sans qualités particulières dans le monde des nouveaux maîtres, celui de la publicité, puis de la télévision, de l'argent, des mafias et du commerce du vide. Nous assisterons, aussi ébahis que lui, à son ascension fulgurante. Comme toujours dans les romans de Pelevine, le lecteur est plongé dans un univers halluciné, fantasmagorique, où le réalisme sordide côtoie la loufoquerie la plus débridée : le seul, sans doute, à pouvoir rendre compte de cette nef des fous qu'est devenue la Russie. Mais ne s'agit-il vraiment que de la Russie ? Homo zapiens a obtenu le prix Richard-Schönfeld (Allemagne, 2001) et le prix Osterfestspiele Salzburg (jury Nonino, 2001).

  • Dans les quartiers chics de la ville, A. Huli, une lycanthrope millénaire, travaille dur à sa survie : grâce à un organe caché, une queue magique, elle hypnotise les hommes d'affaires et s'approprie leur force vitale. Fine connaisseuse des grandes philosophies asiatiques, elle passe son temps libre à méditer sur ses contemporains.
    Au fil de rencontres toutes plus crues les unes que les autres, dame renarde finit par tomber dans les bras d'un séduisant loup-garou - accessoirement agent secret de son métier et très lié au business du pétrole si cher à sa patrie.
    Pour trouver leur salut, les deux amants devront affronter tout ce que la Russie contemporaine a fait naître de pire - mafieux du pétrole, anciens agents du KGB véreux, hommes d'affaires sans scrupule et vieux lord anglais en mal d'ésotérisme.
    Dans la grande tradition de la satire sociale russe, Pelevine dresse un portrait au vitriol de son pays à travers le regard de ces drôles d'animaux aux pouvoirs surnaturels.

  • Omon-ra

    Victor Pelevine

    Le jeune omon krivomazov rêve de devenir pilote ou cosmonaute. né dans la famille d'un milicien ivrogne qui lui donne ce prénom, pensant déjà à sa future carrière au sein du kgb (omon est une abréviation désignant les troupes spéciales du ministère de l'intérieur), omon est un enfant solitaire qui échappe à la morne réalité en faisant des vols imaginaires. farce cruelle et subversive, "omon ra" fait figure de pionnier dans la littérature russe post-soviétique.
    Né en 1962, viktor pelevine est considéré comme l'un des meilleurs représentants de la nouvelle génération d'écrivains russes.

  • Dans la quiétude de la cale d'un bateau, un certain Charles Darwin s'interroge sur les raisons de la survie des espèces et s'emploie à en percer les mystérieuses lois - en compagnie d'un orang-outan, puis d'un gorille.
    Un banquier au passé trouble confie la conception artistique de sa cérémonie de mariage à un linguiste féru de bandes dessinées - lequel ferait n'importe quoi pour faire financer ses travaux.
    Un tatar fortuné mais dément part en croisade pour sauver l'Europe de la décadence - due, selon lui, à la domination de maîtres penseurs français de l'après-guerre.
    Farce parodique des grands mythes de la civilisation occidentale, satire impitoyable des idéologies totalitaires, critique acerbe de la nouvelle élite moscovite, les douze nouvelles inédites qui composent Critique macédonienne de la pensée française constituent un échantillon représentatif de l'oeuvre de Viktor Pelevine et des interrogations profondes qui parcourent son oeuvre : un condensé de littérature décomplexée, une condamnation férocement drôle d'un monde en déclin.

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