Vladimir Maïakovski

  • Fils d'un forestier géorgien, Vladimir Maïakovski avait une allure de bûcheron, et c'est avec une énergie de cette nature qu'il va s'attaquer à la poésie de son temps. Né en 1894, il publie ses premiers textes en 1912. Il adhère alors au futurisme qui lui paraît seul capable de remplacer le symbolisme et l'acméisme dont les raffinements aristocratiques l'ennuient, et peut-être même, l'écoeurent. Après la révolution d'Octobre, il s'engage à corps littéralement perdu, avec la volonté de créer un nouvel art révolutionnaire et, plus précisméent pour ce qui le concerne, de forger un langage accessible aux masses. Désormais, ses écrits vont suivre le cours politique des choses, avec petits et grands événements, difficultés et triomphes. Le poète et le citoyen militant deviennent en lui inséparables.
    La poésie de Maïakovski rompt avec les règles rigides de la prosodie, son vers prend les intonations du langage courant, mais en inventant une scansion qui porte les mots de la rue jusqu'à une sorte d'incandescence ou de frénésie. « Un poète, affirme-t-il, doit développer son propre rythme, abandonnant iambes et mesures canonisées, qui ne lui appartiennent pas en propre. Le rythme magnétise et électrise la poésie ; chaque poète doit trouver le sien ou les siens. »
    Cette nouvelle poétique, Maïakovski la voit comme un grand travail, et même une « industrie ». Cet effort prométhéen, il va le tenir des années durant, les poèmes-fleuves succédant aux poèmes-fleuves, les récitals enfiévrés succédant aux voyages à travers l'URSS et le monde. Jusqu'au suicide soudain du 14 avril 1930, jour où l'élan révolutionnaire n'est plus assez fort pour sauver du naufrage un impossible amour.

  • Lili iourevna brik fut la femme de sa vie au sens total, extraordinaire du mot.
    Soeur aînée d'elsa triolet, elle devait rayonner par son charme et son esprit sur toute la culture russe d'avant-garde, de 1915 à nos jours. pour maïakovski, elle est d'abord une grande passion qui éclate en 1915 - le poète a vingt-deux ans - et culmine en 1923. une vraie passion de légende avec son mélange de torture et de transport, avec l'affrontement de deux personnalités aiguës, jalousement indépendantes, avec aussi l'expérience d'une longue tendresse quotidienne sur le fond dantesque de la guerre civile.
    Toute l'oeuvre lyrique de maïakovski est inspirée nominalement par lili brik. avec un intérêt dynamique et éclairé, lili brik prendra directement part à toutes les entreprises littéraires de maïakovski : la joyeuse bande futuriste de 1915 et sa bohème, l'ascétique engagement militant des années de révolution, les revues du " front de gauche des arts " où de 1923 à 1929 maïakovski a héroïquement lutté pour l'esthétique moderne.

  • L'envie de Maïakovski de se rendre en Amérique tient à l'attrait profond que ce pays exerce sur lui - pays qu'il considère comme celui du futur et de la technologie, un véritable modèle pour le développement de la jeune Russie soviétique -, et ce malgré le fait que les États-Unis soient à ses yeux la terre du capitalisme. Sa séparation, en 1924, d'avec sa maîtresse Lily Brik, lui donne l'occasion de ce voyage. Profondément bouleversé par cette rupture, Maïakovski envisage pour commencer un tour du monde. Contraint par des raisons financières (il se fait voler son argent à Paris où il fait escale pour rejoindre le port de Saint-Nazaire), il se contente d'un séjour sur le continent américain. Après une traversée qui le mène à La Havane, il entre aux États-Unis par le Mexique, en se faisant passer pour peintre - sa position de poète officiel donnant souvent à ses voyages un caractère de propagande, son visa lui est plusieurs fois refusé. New York, Cleveland, Detroit, Chicago, Philadelphie, Pittsburgh?: durant son séjour, il donne de nombreuses conférences, lors desquelles il déclame ses poèmes, évoque l'Union soviétique et parle de ses impressions sur les États-Unis. Et ce devant un auditoire nombreux et enthousiaste.
    Ma découverte de l'Amérique est le récit de ce voyage sur le continent américain. Maïakovski y déploie un large spec-tre stylistique, qui va de la gouaille à la solennité, pour louer cette Amérique industrialisée des années 1920, sa modernité et sa créativité, chères au futurisme. Il n'en décrie pas moins les injustices sociales engendrées par un capitalisme insensible. Le lecteur découvrira ici le talent de prosateur de l'un des plus grands poètes russes du xxe siècle.
    Publié en 1926 en Russie, ce texte n'avait jamais été édité dans son intégralité en français.

  • "Avec Le nuage en pantalon (1914-1915) de Vladimir Maïakovski, le futurisme, en pantalon de nuage annonciateur d'orages et en blouse jaune tournesol, fait son entrée fracassante sur la place publique et la scène littéraire en Russie...
    Pour tout homme qui aime et qui espère, les paroles de Maïakovski restent gravées en lettres de feu dans la chair et le sang de ce siècle." Charles Dobzynski Edition bilingue.

    1 autre édition :

  • Pro eto (De ça), grand poème épique, est certainement le chef-d'oeuvre de Maïakovski. Écrit lors d'une période de crise amoureuse (il rencontre à ce moment-là des déconvenues dans sa relation avec Lili Brik), mais aussi politique (avec la naissance de la NEP, c'est la question du devenir de la Révolution russe qui se pose), il fait surtout l'aveu d'une crise poétique profonde et magnifique.
    Ce poème est augmenté de trois autres longs poèmes, La flûte des vertèbres, j'aime, qui est une autobiographique lyrique et heureuse, et Lénine.?Commencé avant la mort de Lénine et achevé après, Maïakovski y réaffirme son attachement à la Révolution et son refus de toute forme d'idolâtrie.
    Le Temps des Cerises réunit donc ces trois textes accompagné des collages de Rodtchenko, emblématiques du constructivisme russe, et de reproductions des éditions originales des poèmes de Maïakovski.

  • A seize ans, Vladimir Vladimirovitch Maïakovski (1893-1930) fit la connaissance des prisons du tsar de toutes les Russies pour propagande social-démocrate.
    A vingt ans, il publiait son premier recueil de poèmes : Moi ! et faisait représenter sa première pièce Vladimir Maïakovski à Petersbourg ? Elle fut « sifflée à y percer des trous », notera-t-il dans son autobiographie.
    A vingt-cinq ans (1918), la Maison du peuple de Petrograd lui commande le Mistère-Bouffe : « Mistère, c'est ce que la Révolution a de grand. Bouffe, ce qu'elle a de comique. » En 1921, il écrit la Punaise. La pièce est fort mal accueillie par la presse idéologique et acclamée en public.
    En janvier 1930, la Grande Lessive dénonce la bureaucratie. C'est l'échec.
    Trois mois plus tard, Vladimir Maïakovski se suicidait. Applaudissements ni huées n'avaient manqué à ce poète futuriste, provocateur entré vivant dans la légende, auteur d'un théâtre prophétique, aujourd'hui par tous reconnu.

  • Ce volume réunit un choix de poésies qui porte sur l'ensemble de la vie et de l'oeuvre du poète russe Vladimir Maïakovski. Ce choix établi par Simone Pirez et Francis Combes, présente des traductions nouvelles de poèmes déjà connus et une sélection de poèsies jamais traduites en français.

  • Maïakovski, célèbre poète de la littérature russe de l'époque soviétique est moins connu pour ses poèmes pour enfants, "Le cheval-feu", "Quel métier choisir ?", "Chanson-éclair" ou "Histoire de Vlas, vaurien et paresseux". Cet ouvrage en bilingue russe-français est l'occasion de découvrir sa contribution au développement de la littérature de jeunesse de son pays alors en marche vers le "pays radieux du communisme".

  • L'image du poète russe Maïakovski, classique du XXe siècle est comme éclatée en de multiples facettes : dynamiteur du goût bourgeois du calibre de nos surréalistes, figure immense de la possession amoureuse, militant fougueux de l'utopie communiste, homme de " pleine voix " et suicidé inattendu, son oeuvre semble remplie de contradictions que l'on a eu tendance à réduire à des espoirs déçus. La déroute de la Russie soviétique qui l'avait cultualisé paraissait devoir le balayer de la scène du siècle. Il n'en a rien été. Ici, la suite complète de ses poèmes monumentaux constitue le meilleur témoignage de l'univers maiakovskien.

  • L'image du poète russe Maïakovski, classique du XXe siècle est comme éclatée en de multiples facettes : dynamiteur du goût bourgeois du calibre de nos surréalistes, figure immense de la possession amoureuse, militant fougueux de l'utopie communiste, homme de " pleine voix " et suicidé inattendu, son oeuvre semble remplie de contradictions que l'on a eu tendance à réduire à des espoirs déçus. La déroute de la Russie soviétique qui l'avait cultualisé paraissait devoir le balayer de la scène du siècle. Il n'en a rien été. Ici, la suite complète de ses poèmes monumentaux constitue le meilleur témoignage de l'univers maiakovskien.

  • L'image du poète russe Maïakovski, classique du XXe siècle est comme éclatée en de multiples facettes : dynamiteur du goût bourgeois du calibre de nos surréalistes, figure immense de la possession amoureuse, militant fougueux de l'utopie communiste, homme de " pleine voix " et suicidé inattendu, son oeuvre semble remplie de contradictions que l'on a eu tendance à réduire à des espoirs déçus. La déroute de la Russie soviétique qui l'avait cultualisé paraissait devoir le balayer de la scène du siècle. Il n'en a rien été. Ici, la suite complète de ses poèmes monumentaux constitue le meilleur témoignage de l'univers maiakovskien.

  • L'image du poète russe Maïakovski, classique du XXe siècle est comme éclatée en de multiples facettes : dynamiteur du goût bourgeois du calibre de nos surréalistes, figure immense de la possession amoureuse, militant fougueux de l'utopie communiste, homme de " pleine voix " et suicidé inattendu, son oeuvre semble remplie de contradictions que l'on a eu tendance à réduire à des espoirs déçus. La déroute de la Russie soviétique qui l'avait cultualisé paraissait devoir le balayer de la scène du siècle. Il n'en a rien été. Ici, la suite complète de ses poèmes monumentaux constitue le meilleur témoignage de l'univers maiakovskien.

  • L'image du poète russe Maïakovski, classique du XXe siècle est comme éclatée en de multiples facettes : dynamiteur du goût bourgeois du calibre de nos surréalistes, figure immense de la possession amoureuse, militant fougueux de l'utopie communiste, homme de " pleine voix " et suicidé inattendu, son oeuvre semble remplie de contradictions que l'on a eu tendance à réduire à des espoirs déçus. La déroute de la Russie soviétique qui l'avait cultualisé paraissait devoir le balayer de la scène du siècle. Il n'en a rien été. Ici, la suite complète de ses poèmes monumentaux constitue le meilleur témoignage de l'univers maiakovskien.

  • En avril 1927, dans un entretien au journal Prager Presse Maïakovski déclara :
    « Ma plus récente passion est la littérature pour la jeunesse. Il est nécessaire de familiariser les enfants avec des notions nouvelles, avec une nouvelle approche des choses. Mon vif intérêt pour le sujet a récemment donné lieu à deux livres... » Quelques jours plus tôt, Maïakovski avait remis au Département de littérature pour la jeunesse du Gosizdat [Maison d'édition d'État fondée en mai 1919] le manuscrit de deux poèmes pour les enfants Le Cheval de feu et Tu lis et tu t'débines à Paris et en Chine. En mai de la même année, le poète évoqua de nouveau ces livres dans un entretien publié par le journal Epokha : « Je souhaite inspirer aux enfants quelques idées fondamentales sur la société. En procédant, bien sûr, avec toute la précaution requise.
    Je raconte notamment une petite histoire à propos d'un cheval à roulettes. Je saisis cette occasion pour expliquer aux enfants combien de personnes ont dû collaborer à la fabrication d'un tel cheval.
    Il y a par exemple un menuisier, un peintre, un tapissier. Ainsi, l'enfant se familiarise avec la nature sociale du travail. » Le Cheval de feu, superbement

  • Ce volume de traductions des textes en Vers et proses de Maïakovski par Elsa Triolet a été publié par les Éditeurs Français Réunis en 1957. Elsa Triolet a très tôt fréquenté les milieux de l'avant-garde russe artistique et politique. En France, elle jouera un rôle important dans la diffusion de leurs oeuvres.

    Ce choix de textes réunit à la fois des poésies de Maïakovski, certains de ses longs textes épiques - La guerre et l'univers (1915-1916), 150 000 000 (1919-1920), J'aime (1922), De ceci (1923), Ça va ! (1926) -, une de ses pièces de théâtre, Les Bains (1930), ainsi qu'un essai sur la poésie intitulé Comment faire les vers (1926).

    Ce choix est précédé des Souvenirs d'Elsa sur Maïakovski et de l'autobiographie de Maïakovski, Moi-même (1922).

    Ces traductions d'Elsa Triolet ont permis au lecteur français de découvrir vraiment Maïakovski et l'ampleur de son travail poétique.

  • DE ÇA, un des poèmes majeurs de Vladimir Maïakovski, paraît aujourd'hui dans une nouvelle traduction d'Henri Deluy. Écrit en 1923, DE ÇA est ici précédé d'une Adresse à Vladimir où Henri Deluy, écrivain et ancien directeur de la revue Action poétique, dénoue les fils de son attachement viscéral à la poésie de Maïakovski.
    Plus qu'une nouvelle traduction d'un des plus grands poètes du 20e siècle, ce livre est avant tout une forme d'adresse au poète russe, héraut de la Révolution. Dans ce texte, Henri Deluy, poète lui-même, traducteur, mais aussi écrivain très engagé, s'interroge sur ce qu'il reste aujourd'hui de cette oeuvre si marquante en son temps. Cette adresse à Vladimir est remarquable en ceci qu'elle expose les doutes et les interrogations de son auteur, Henri Deluy. C'est bien la relation de la littérature à l'engagement politique qui tout au long de ce livre résonne et nous questionne.

empty