Littérature générale

  • Ce livre, qui raconte l'histoire d'une enfance heureuse, comble une lacune : jusqu'ici, personne ne savait ce qu'il advient d'un enfant qui, profondément enraciné dans notre société et sa modernité, grandit loin de toute scolarisation, sans stress, sans compétition, sans programme préétabli ni référence à une quelconque moyenne.
    Combler cette lacune permet de tordre le cou à certaines idées reçues. Grandir loin de l'école ne conduit pas fatalement à devenir un sauvage analphabète, asocial et incompétent ; les moyens d'accéder au savoir et à la réussite sont nombreux et inattendus ; et le cas d'André Stern n'est pas l'apanage d'une famille aisée.

  • À l'heure où les appareils connectés ont totalement envahi notre quotidien et où une toute nouvelle génération d'enfants a grandi entourée de tous ces objets numériques, Sherry Turkle se questionne sur l'impact de cette hyper-connexion sur notre vie privée, mais aussi sur notre gestion des émotions et nos relations interpersonnelles. Malgré un constat qui pourrait paraître sans appel, l'autrice apporte une solution simple en apparence mais aux effets indéniablement multiples : se réapproprier la conversation. Ainsi on pourra reprendre notre place dans le débat public, redevenant acteur à part entière de nos démocraties.

  • L'arbre au coeur de la cité a cédé sa place aux voitures, au bitume. En disparaissant, c'est l'espace de déploiement du lien social qui disparaît. Un maire s'insurge contre ce phénomène d'isolement de sa population et entreprend d'agir. Cette nouvelle en forme de conte appelle à rêver de l'enchantement d'un monde où la ville retrouverait la proximité de la forêt qui lui a fait place. On peut également lire ce texte comme un manifeste politique qui évoque des solutions concrètes pour les cités de demain.

  • Un jour de 2007, Pam Warhurst assiste à une conférence sur l'état de la planète. Elle écoute les discours se succéder et pense : «Ça fait des années que j'entends les gens dire que la planète va mal, que l'économie va mal, mais je ne vois jamais personne faire quoi que ce soit.» Pam habite Todmorden, une ville du Nord de l'Angleterre qui a subi de plein fouet la désindustrialisation. Elle cherche ce qu'elle pourrait faire pour aider à résoudre le problème, lorsque lui vient une idée : pourquoi ne pas proposer aux habitants de planter des légumes en pleine ville ? N'importe où, dans des bacs, dans des parcs. Et si changer la société commençait simplement par nous parler et faire pousser notre nourriture ? En quelques mois, puis quelques années, elle va sans le savoir lancer un mouvement qui se répand bientôt dans quatre-vingts autres villes du Royaume-Uni, plus de quatre cents en France et des centaines d'autres dans le monde. Un mouvement qui, au travers de l'alimentation, propose de relocaliser l'économie et le pouvoir. Des visiteurs viennent désormais du Japon, d'Australie, d'Afrique pour analyser le phénomène. Cet ouvrage raconte, de l'intérieur, l'histoire de ces personnes toutes simples, qui, en se rassemblant aussi joyeusement qu'intelligemment, ont inspiré une dynamique mondiale qui n'a pas fini de faire parler d'elle.

  • À mon allure est l'histoire singulière de William Kriegel, enfant malade et dyslexique dont la vie s'éclaire grâce au cheval, aux livres et aux voyages. Jeune homme, il parcourt le monde avant de dessiner le sien, devient à l'âge adulte un des premiers acteurs indépendants de la production d'électricité aux États-Unis, fait d'un ranch délabré du Montana un modèle écologique et performant d'élevage et crée ce qu'on appelle aujourd'hui en France l'équitation éthologique, dans laquelle la relation homme/cheval est profondément modifiée. Une autobiographie au style tonique et percutant qui permet de revenir sur le parcours iconoclaste d'un homme que tout condamnait à l'ennui s'il n'avait su vivre son inadaptation comme une différence et sa différence comme une ressource et donc la rendre inépuisable.

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