Sciences humaines & sociales

  • Pendant deux ans, Cyril Dion a sillonné 18 pays, près de 200 villes pour accompagner le succès de son documentaire «Demain», co-réalisé avec Mélanie Laurent. Pendant ce temps, la litanie des mauvaises nouvelles s'allongeait : accélération du réchauffement planétaire, disparition de 80% des insectes en Europe et de 50% des populations de vertébrés ces 40 dernières années, explosion des inégalités, des migrations, des déchets... Comment faire face à une telle conjonction de catastrophes alors que de nombreux scientifiques parlent désormais d'une poignée d'années pour réagir ? Dès lors, n'est-il pas nécessaire d'entrer en résistance contre la logique à l'origine de cette destruction massive, frénétique, de nos écosystèmes. Sans chercher à apporter de réponses définitives, Cyril Dion propose de nombreuses pistes d'action : individuelles d'abord, dans l'espace de notre vie quotidienne, collectives ensuite, à l'échelle de nos quartiers, de nos villes, de nos territoires, et politiques enfin à travers des exemples de mobilisation à large échelle qui ont pu faire basculer des pays entiers. Plus encore, l'auteur nous invite à renouer avec notre élan vital, à mener une existence où chaque chose que nous faisons, depuis notre métier, jusqu'aux tâches les plus quotidiennes, participe à construire le monde dans lequel nous voulons vivre.  

  • Une idéologie toxique gouverne le monde, celle de la compétition et de l'individualisme. Pour combattre cette vision du monde néfaste, incarnée par le système économique et politique néolibéral, il est urgent de la remplacer par un nouveau récit qui engage les gens à s'inscrire dans une action politique et éclaire le chemin vers une société meilleure. George Monbiot nous montre comment nous pouvons nous appuyer sur les qualités propres à notre espèce pour imaginer et mettre en place de nouvelles politiques, qu'il qualifie de politiques de l'appartenance et faire de nous les héros d'un monde plus juste.

  • Et si... le pouvoir de changer le cours des choses en profondeur était entre nos mains ? Et si..., en réalité, nous avions à disposition, sans en avoir vraiment conscience, un des outils les plus puissants qui existe ? Et si..., en plus, on se mettait ensemble pour y arriver ? Rob Hopkins nous invite dans son nouveau livre à rêver. Mais à rêver en grand, en remettant l'imagination au coeur de nos vies quotidiennes, professionnelles, sociales et familiales. Et si...? est un appel à l'action pour libérer notre imagination collective, qui prend racine dans l'his-toire d'individus et de communautés venant du monde entier qui ont d'ores et déjà emprunté le chemin de l'imagination et initié des changements rapides et profonds pour un meilleur futur.

  • Il est urgent de se demander à quoi ressemble la mission scolaire d'instruire, d'éduquer, de socialiser, dans un monde numérisé plus chaud de 2 degrés au moins. Adaptation, entraide, solidarité, échanges de savoir-faire, coopération - les principes sont assez évidents. L'Ecole ne peut pas à court terme régler les problèmes civilisationnels que notre société traverse, elle peut en revanche préparer les adultes de demain à y faire face, puis à les résoudre. L'école, notre école, est hors-sol comme notre agriculture, hors-sujet comme notre économie, hors-champ comme notre perspective politique. Le temps est venu de la repenser.

  • Cet ouvrage présente une analyse innovante des nouveaux modes de production et d'organisation économique ayant émergé ces cinquante dernières années et montre qu'ils forment une seule et même économie, apparue de façon cohérente et non concertée dans le monde. Réinscrivant les activités humaines dans les grands cycles de la planète, couplant leur productivité à la régénération des écosystèmes et des liens sociaux, ils forment ensemble une économie que l'on peut qualifier de symbiotique.

  • Partout dans le monde, depuis une quinzaine d'années, des citoyens-reporters, des bloggeurs, de nouveaux médias et des journalistes se font désormais le relais des initiatives qui peuvent nous inspirer à agir. Sans tomber dans le travers d'un journalisme de "bonnes nouvelles" qui traiteraient l'information de façon naïve, ils s'engagent à nous raconter le monde, à le décrypter en racontant ce qui ne va pas, mais également les efforts qui sont faits pour améliorer la situation. En alliant une approche constructive des problèmes et des solutions, à la demande de participation des citoyens et à une plus grande écoute de la part des journalistes, les médias peuvent trouver un nouvel élan, et les citoyens retrouver le goût de l'engagement.

  • Omment est-il possible qu'un lien créé entre l'homme et le cheval puisse aider à soigner? Ce mystère partagé intuitivement par tous les passionnés de chevaux est ici décrypté ou carrefour de plusieurs disciplines.
    Ce livre est écrit comme une partition "à quatre moins", une conversation entre deux professionnels de la santé et du handicap. Hélène Viruego-Bogros est une spécialiste des chevaux oyant travaillé étroitement avec les Indiens d'Amérique du Nord sur les médecines traditionnelles dons le Montana. Manuel Govirio est médecin et a consacré sa carrière à étudier les maladies neurologiques graves en accordant une importance capitole aux différentes potentialités de l'individu dons sa réadaptation.
    De leur rencontre naît une réflexion qui les amènera petit à petit à s'interroger sur les mécanismes physiologiques expliquant l'évolution des patients pris en charge à l'Institut Équiphorio. Leur collaboration permet d'explorer des connexions jamais encore formellement proposées entre les bienfaits du cheval dons la thérapie et le monde des neurosciences.

  • Toutes les expériences structurent le cerveau, les bonnes comme les mauvaises. Celles d'avant même la naissance du bébé aux premières années sont les plus fondatrices. Si le cerveau est alors sensible et fragile, il peut aussi être particulièrement résilient. Les comportements répétés sont encodés dans le cerveau de l'enfant, ils s'inscrivent de plus en plus profondément et, à force de répétition, ce qui n'était qu'un encodage devient un câblage, un petit réseau autonome, qui sera activé au moment voulu. Très riche en informations et offrant des exemples concrets, des exercices pratiques et des jeux faciles à expérimenter dans la vie de tous les jours, cet ouvrage couvre une multitude de sujets : des émotions aux croyances, en passant par le fonctionnement de la mémoire, l'hygiène de la pensée et l'importance de l'engagement physique. Il permet d'appréhender comment tout est imbriqué, et ouvre des pistes de réflexion originales pour comprendre le fonctionnement du cerveau afin d'aider les enfants et les éducateurs à révéler leur plein potentiel. Stéphanie Brillant est réalisatrice du film documentaire "Le cerveau des enfants" sorti en salle en mai 2018.

  • Ramïn Farhangi a créé une école où les enfants font ce qu'ils veulent. Risible folie, dangereuse rébellion ou révolution copernicienne ? L'enfant dispose déjà en lui de tous les outils nécessaires à l'épanouissement naturel de son potentiel, à condition qu'on lui permette de vivre sa propre expérience, unique et imprévisible, au contact du monde réel. Partout dans le monde, ces écoles dites Sudbury offrent une bouffée d'optimisme et inspirent une réinvention radicale de l'école de la République.

  • Dans cet essai, le sociologue et philosophe américain George Marshall propose une nouvelle approche à l'une des plus épineuses questions de notre temps : alors que le réchauffement climatique se manifeste par un nombre croissant de signaux, comment se fait-il que nous puissions encore ignorer son impact sur notre planète ? Il a découvert que nos valeurs, nos opinions, nos préjugés ont leur vie propre. Par le biais d'histoires vécues et sur la base de longues années de recherches, Marshall soutient que ce qui nous amène à nier notre responsabilité dans les changements climatiques repose sur la manière dont nos cerveaux sont formatés. Après avoir assimilé ce qui stimule et menace notre intellect et nos motivations, l'auteur nous amène à envisager le changement climatique comme un problème soluble.

  • Isabelle Peloux développe une pédagogie qui repose sur la coopération plutôt que sur la compétition et vise à apprendre aux enfants à travailler autrement tout en respectant le programme scolaire habituel. À cette fin, elle s'inspire de trois grands courants pédagogiques : le mouvement Freinet fondé sur l'expression libre des enfants et le tâtonnement expérimental, la gestion mentale d'Antoine de La Garanderie qui explore, décrit et étudie les gestes mentaux de la connaissance, ainsi que le conflit sociocognitif qui permet à l'enfant de prendre conscience du point de vue d'autrui et de reformuler le sien. Elle l'enrichit de dispositifs facilitant une découverte de la relation et une éducation à la paix.
    Cette approche pédagogique donne des résultats extrêmement positifs. Naturellement, l'enfant aime apprendre s'il en comprend le sens et si la pédagogie proposée lui permet d'être actif dans ses apprentissages. Arrivés au collège, les élèves de l'école du Colibri gardent intacte leur soif de connaissance et manifestent du respect envers les autres.
    Cette expérience de terrain n'est pas une méthode mais plutôt le résultat de trente ans de recherche, que chaque lecteur s'appropriera comme il le souhaite et que chaque enseignant enrichira de sa personnalité. Cet ouvrage est émaillé d'exemples concrets, pris sur le vif en classe, et d'éléments plus théoriques sur lesquels repose la pédagogie de la coopération.

  • Parce que la politique à l'échelon local est une source incroyable de renouveau pour le dialogue citoyen et l'action publique, cet ouvrage donne la parole à des maires qui ont décidé de penser la relation aux habitants et au territoire de façon innovante. Destiné aux citoyens, élus, militants, ce livre peut donner des clés pour agir et être un outil de réflexion dans sa propre pratique.

  • Au début des années 2000, Roland Feuillas quitte une carrière de chef d'entreprise pour se tourner vers le pain. Mais pas n'importe quel pain : un pain issu des variétés anciennes et qui en restitue la puissance nutritionnelle. Pour ce faire, il a travaillé à maîtriser toutes les séquences du cycle de la transformation du grain au pain, en ingénieur qu'il est de formation, en artisan dans la famille desquels il s'est inscrit, en artiste des longues fermentations et des cuissons au feu de bois, en paysan qu'il rêve de devenir.

  • Jouer

    André Stern

    "Le jeu est pour l'enfant la manière la plus directe de se connecter à la vie de tous les jours, à lui-même et au monde. Pour l'enfant, le jeu libre est une nécessité. Une prédisposition, un penchant, souvent un impératif. Il est, pour l'enfant, un accomplissement profond. " André Stern.

  • En se fondant sur des faits anthropologiques, psychologiques et historiques, Gray prouve que le jeu en toute liberté est le meilleur moyen pour apprendre à gérer sa vie, à résoudre ses problèmes, à vivre en communauté et à devenir émotionnellement équilibré.
    Quand les enfants sont en charge de leur propre éducation, ils apprennent mieux et sont plus heureux.

  • Le revenu pour tous est-il une utopie ou une solution contre la précarité ? En 7 points, sans parti pris idéologique, les auteurs poussent à une profonde réflexion sur ce concept qui pourrait tout changer.

  • L'une des significations du mot «éduquer» est «tirer hors de», c'est-à-dire soustraire à l'ombre la partie la plus généreuse et la plus ingénieuse des individus pour les accompagner vers leur épanouissement. Atteindre ce but par l'éducation et l'école semble le chemin le plus simple pour faire des adultes responsables, autonomes et libres, engagés dans des parcours de vie choisis plutôt que subis.
    En France et dans le monde entier, des initiatives éducatives novatrices naissent tous les jours. De plus en plus d'écoles publiques ou privées, à la maison, à la ferme, en communauté, autogérées, démocratiques, ouvertes, libertaires, osent aujourd'hui se détourner d'une conception de l'éducation imposée par les institutions. Partout, des gens s'organisent pour trouver des alternatives au système éducatif actuel : des enseignants qui aiment leur métier et qui, au sein de l'école publique, tentent des expériences épanouissantes ; des parents qui se fédèrent pour créer des écoles dans leur village, des mères qui enseignent leurs savoir-faire traditionnels au sein de l'école de leurs enfants. Des jeunes aussi, qui inventent de nouvelles façons de s'éduquer par l'autoformation ou l'apprentissage par les pairs, comme à la Brockwood Park School en Angleterre ou à Last School à Auroville, en Inde, où ils décident librement d'étudier les matières qu'ils aiment, sans se préoccuper de notions d'évaluations, d'examens ou de niveau scolaire.
    Ainsi, naissent des mouvements et des courants nouveaux, basés sur des pédagogies alternatives. Si certaines d'entre elles - quoique mal connues - sont relativement familières, comme les pédagogies Steiner, Montessori ou encore Freinet, d'autres se développent et sont à découvrir, comme celle de l'éducation lente (la «Slow School» ou la pédagogie de l'escargot), de l'éducation démocratique inspirée par les idéaux libertaires (EUDEC, Aero, etc.), de l'école à la maison ou de l'instruction en famille.
    Ce livre, richement documenté, propose un tour d'horizon de toutes ces initiatives éducatives innovantes, en détaillant à la fois la spécificité et l'originalité de chacune d'elles.
    Conçu de manière pratique, il fournit aux parents, citoyens et enseignants des informations et références pour découvrir des écoles qui replacent l'enfant et son épanouissement au coeur du processus éducatif.

  • Qu'est-ce qui permet le passage d'une idée à sa réalisation ? Grâce à qui et à quoi - qualités des personnes, contexte, «retournement» des contraintes, imagination, audace - les choses se font-elles, en matière politique et culturelle ? Au-delà du pur plaisir du récit, telles sont les questions que pose ce livre dans lequel Patrick Bouchain et Jack Lang racontent vingt ans de projets communs. Avec un espoir : contribuer à transmettre la liberté et la joie d'entreprendre, et donner à de nombreux lecteurs le désir de s'emparer du pouvoir de faire - pour agir, penser, partager, révéler les possibles ignorés.

  • L'objectif, éminemment politique, de cet ouvrage est de proposer pour 2012 une alternative aux programmes court-termistes et consensuels qui pourraient être développés par les candidats lors de la campagne officielle pour les élections présidentielles. Il vise à offrir une perspective de long terme de ce à quoi la société pourrait ressembler d'ici trente à cinquante ans si nous prenons un véritable virage écologique et humain et si nous opérons un changement concret de paradigme.
    Si, ces dernières années, un grand nombre d'ouvrages et de films ont dénoncé les pires crises que traverse l'humanité, si d'autres se sont évertués à mettre en lumière des alternatives, force est de constater que très peu se sont attelés à la tâche d'offrir une vision articulée, écologique et positive de l'avenir. Loin des «yaka-fokon» et des déclarations d'intention pleines de bonne volonté, cet ouvrage met en lumière des solutions qui ont fait leur preuve, à petite comme à grande échelle, dans la plupart des domaines de la société. Pour chaque thématique, une personnalité «experte», ayant développé une vision du sujet - voire souvent conduit ou observé une expérimentation -, propose en quelques pages des voies de transition concrètes, ainsi que les moyens à disposition de tous, qu'ils soient citoyens, élus ou entrepreneurs, pour les mettre en action. Chacune de ces propositions s'appuie sur un «cas pratique» : un exemple concluant mené à l'échelle d'un territoire européen (canton, département, région.).
    Au-delà d'une simple compilation, ces propositions sont mises en relation comme un véritable projet de société.

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