Sciences humaines & sociales

  • La pensée paysagère, ce n'est pas la pensée du paysage.
    Ce livre n'est pas une histoire de la pensée du paysage. il pose la question : pourquoi cet étonnant contraste entre, d'une part, ces innombrables générations qui n'avaient pas de pensée du paysage mais qui nous ont laissé tant d'admirables paysages, et d'autre part cette génération qui, tout en ne cessant de parler et d'écrire à propos du paysage, le détruit à grande échelle sur tout son territoire - hormis quelques icônes ? nous avons une pensée du paysage, mais nous n'avons plus de pensée paysagère, c'est-à-dire cette pensée concrète, vivante et agissante qui s'exprimait par de beaux paysages.
    Fétichiser cet objet de consommation (touristique, immobilière, académique etc.) qu'est aujourd'hui le paysage, cela ne suffira pas pour retrouver cette manière d'être qui s'incarnait dans la pensée paysagère. au contraire, même. si nous voulons cesser de " tuer le paysage ", comme disait un poète chinois du ixe siècle, il nous faut au préalable savoir ce que c'était que la pensée paysagère.

  • Depuis des siècles, il est communément admis que l'on vit mieux à la campagne et dans les villes petites ou moyennes que dans les centres denses des métropoles. Moins de "stress", de pollutions, de risques de contagion par voie d'épidémies, et moins de promiscuité auraient pour conséquence un "mieux-être" général - condition sine qua non, dans un monde en voie d'urbanisation généralisée, d'un cadre de vie "durable".
    Or, paradoxalement, les statistiques récentes font apparaître que c'est aujourd'hui dans les hyper-centres (Paris-intra-muros, Manhattan, etc.) des métropoles modernes (Paris, New York, Londres, Tokyo, Singapour, Hong Kong et même Shanghaï) que l'on vît le plus longtemps. Bien entendu, la longévité des habitants n'est pas le seul indicateur du "bien vivre". Bien entendu ce constat s'inverse (plus ou moins) dans les mégapoles du quart-monde ou des pays émergents. Et bien entendu aussi, dans les métropoles modernes, ce privilège des hyper-centres denses a peut-être pour prix la dégradation des conditions du bien-être dans les périphéries diffuses. Reste qu'il y a là un paradoxe qui mérite d'être interrogé : quelles sont en effet, par-delà les évidences portant sur les niveaux de vies différents et la qualité des services, les causes d'un tel phénomène qui bouscule bien des idées reçues ? Et quelles sont surtout les conséquences qu'il convient d'en tirer en matière d'urbanisme durable ?
    C'est à l'analyse de cette configuration inédite du bien vivre urbain contemporain, condition essentielle d'une ville durable, qu'est consacré ce travail de recherche dans le cadre de la Fondation d'entreprise AIA.

  • Yodel, physique quantique, zombies, occultisme, bûcherons, mutants, antimatière, tuning...
    Ce livre revient de manière exhaustive sur la programmation du palais de tokyo de septembre 2006 à décembre 2007. a la manière d'une encyclopédie, il propose plusieurs centaines d'entrées et d'illustrations, allant des artistes exposés à mike tyson, en passant par les concepts clés de la programmation. dans les multiples connexions et mises en relation, qu'il permet, cet ouvrage prolonge ainsi la volonté du palais de tokyo de décloisonner les catégories intellectuelles et esthétiques, de multiplier les interprétations et de questionner en permanence les ponts entre l'art contemporain et la réalité.

  • Livre retraçant l'ensemble des projets menés par Paul Armand Gette lors de ses différents séjours à Sète et de leurs suites sur d'autres sites. Cet ouvrage cartonné est à ce jour la monographie la plus importante réalisée par cet auteur pour qui le livre est un vecteur primordial.
    Invité à la Villa Saint Clair en 1993 pour réaliser " Les chroniques d'Aphrodite " Paul Armand Gette rencontre Bénédicte, alors étudiante à l'école des Beaux Arts de Sète. Suite à sa proposition d'offrir la liberté à qui voudrait lui servir de modèle, Bénédicte devient une égérie. Comme lui fit remarquer Bernard Marcadé, il l'avait trouvée son Aphrodite. L'excitation d'incarner telle Aphrodite déesse de l'amour, de la passion, Paul-Armand Gette ne cesse depuis cette rencontre de croiser à son grand bonheur, nymphes et déesses, ici ou là au bord du bassin dans lequel des nymphea Alba L. s'épanouissent, ou derrière les bosquets du jardin de la Villa Saint Clair. La présence d'un volcan, certes inactif depuis déjà bien longtemps Le Mont Ramus, à Saint Thibéry, la plage au sable noir d'Agde sont des lieux prédisposés à la naissance et l'épanouissement d'Aphrodite. La découverte d'un moulage de l'Aphrodite de Cnide dans les greniers de laVilla Saint Clair n'en est pas moins une surprise fort agréable, PAG s'empresse de lui redonner une certaine jeunesse. Si ce fut Aphrodite en ces temps-là, un peu plus tard il rencontre Diane qui ne manque pas de se dissimuler derrière quelques bosquets revêtant la culotte camouflage, déesse chasseresse, elle n'hésite pas à emprunter la veste de PAG pour tenter de dissimuler sa nudité. L'artiste n'a de cesse de revenir sur ces lieux qui le conduiront de surprises en étonnements, en émerveillements : Bénédicte puis Connie évoquent non sans saveur les menstrues de la déesse et Enna offre à son regard la miction de Diane, tandis que Yumiko glisse entre ses doigts une composition florale. D'ici ou là, de la Villa Saint Clair, à Montpellier, au Japon en passant par la Grèce, Rome ou bien Cali., PAG fait des images. Sur son journal, chaque événement est noté avec minutie et exactitude traduisant ainsi l'émotion de ses rencontres incertaines, fragiles instants où le miracle de la métamorphose se reproduit chaque fois dans l'expression de la délicatesse dans son essence même. Paul Armand Gette a confié ses archives photographiques à Jacques Fournel, lui laissant le soin de faire des choix dans cette profusion d'images, journal, impressions, dessins, notes avec celle de Turid, sa femme, mais aussi de ses modèles témoignant de cet abandon dans l'espace de liberté proposé. Rassemblées dans un livre de 480 pages Les Mythologies apprivoisées est cet espace d'exposition que PAG affectionne tout particulièrement. Un livre que l'on prend entre ses mains, privilégié, le regard y est rapproché. Les mots ont leur importance, les images expriment à elles seules toute la volupté saisie dans ces instants fugaces, entre artiste et modèle, entre les lieux prédestinés et les offrandes des déesses convoitées. La photographie témoigne, donne à voir ce que l'artiste a décidé. Kaléidoscope de l'intime dont il a le secret. Images en résonance sans parole, sans musique, juste un petit silence à peine troublé par le bruit des pages qu'on tourne.

  • La France est-elle condamnée à la crise du logement perpétuelle ? L'action politique est-elle impuissante, voire contre productive ? Le thème du logement accessible à tous est une préoccupation essentielle dans la campagne présidentielle et Benoist Apparu et Jean-Yves Mano nous offrent un dialogue sans langue de bois, au cours duquel ils confrontent avec pragmatisme leurs bilans et projets. Toute la chaîne du logement est abordée et le débat est enrichi de définitions, de données historiques et d'éclairages sur les autres pays.

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