Sciences humaines & sociales

  • 5 décembre 1812. Dix heures du soir. Trois voitures quittent le village de Smorgoni et s'enfoncent dans la nuit. Il neige et la température est glaciale. Dans la première voiture ont pris place l'Empereur et son Grand Écuyer, le général Armand de Caulaincourt, duc de Vicence. La Grande Armée est enlisée dans les plaines enneigées de Russie.
    Ayant appris le complot du général Malet, l'Empereur a confié le commandement en chef à Murat et rentre en France. Pendant quatorze jours et quatorze nuits, Caulaincourt partage avec le maître de l'Europe cet épisode unique de l'Histoire. Napoléon médite sa défaite sur le sol russe et dresse un bilan de son action. Le soir, à l'étape, d'une plume vive et libre, sans flatterie aucune, Caulaincourt consigne les confidences de l'Empereur. Malgré la défaite, Napoléon croit toujours en son destin. Il expose à son Grand Écuyer ses vues sur l'Europe et le monde.

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  • Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation.
    On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.

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  • Cahiers

    Jean-Roch Coignet

    Parus pour la première fois en 1851, les Cahiers du capitaine Coignet ont connu à chacune de leur édition un succès comparable à celui des Mémoires du sergent Bourgogne. Ils figurent parmi les témoignages le plus souvent cités sur les guerres de l'Empire.

    À l'occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon, cette édition de poche des Cahiers du capitaine Coignet vient apporter un témoignage saisissant sur ces épisodes marquants de l'histoire de France.

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  • La nature des choses

    Lucrèce

    De l'infiniment petit à l'infini de l'univers, en passant par la psychologie humaine et ses illusions, par l'histoire, enfin, de la civilisation, Lucrèce offre un saisissant raccourci de nos interrogations, inaugurant une morale du matérialisme, une morale du vivant et une morale du sentiment. De cette sensibilité résulte un sens du tragique qui ôte tout triomphalisme à ce poète des lumières et de la raison, le rendant ainsi proche de notre monde sans illusions.

  • Mémoires

    Adrien Bourgogne

    De Moscou à la Bérézina, les soldats de la Grande Armée furent les sacrifiés de l'Histoire. Le journal de route du sergent Bourgogne raconte cette retraite qui coûta la vie à quatre cent mille soldats.

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  • En cette fin de siècle, les Européens, et plus particulièrement les Français, semblent obsédés par le culte de la mémoire.
    Nous devons faire en sorte que soit maintenu vivant le souvenir. Mais faut-il sacraliser la mémoire ?
    Il nous faut veiller à ce que rien ne nous détourne du présent ni de l'avenir. Aujourd'hui, racisme, xénophobie et exclusion ne sont pas identiques à ce qu'ils étaient hier. Et que seront les barbaries de demain ?

  • Glané au cours de nombreuses lectures, le butin ici rassemblé se présente en chapitres qui embrassent la foisonnante variété des essais.
    Chacun, à son tour, peut y récolter son miel, ou, mieux, l'élaborer à partir de sa cueillette, comme montaigne l'écrit joliment des abeilles : " [elles] pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur ; ce n'est plus thym ni marjolaine. " cette anthologie aura atteint son but si, après qu'ils l'auront lue, quelques lecteurs, séduits par la pertinence, l'humour et la modernité du discours, osent se lancer dans la lecture des essais afin d'approfondir la connaissance de l'homme qui a eu le constant souci de se peindre, et, se peignant, a peint l'homme universel comme nul ne l'avait fait avant lui, ni ne le fit après.
    On trouvera également en fin de volume une traduction des sentences grecques et latines que montaigne avait fait peindre sur les solives de sa bibliothèque.

  • Quand, le 27 octobre 1795, le général Bonaparte s'installe à l'hôtel de la Ière division militaire, rue des Capucines, à Paris, il y trouve un garçon de dix-sept ans : Agathon-Jean-François Fain. Durant le Directoire, le Consulat et l'Empire, Fain ne quittera plus le consul puis l'empereur. En 1806, nommé secrétaire-archiviste, il devient un proche de Napoléon.
    Dans le cabinet je me taisais ; si depuis je me suis mis à écrire, c'est qu'il m'a semblé que j'avais un dernier devoir à remplir, déclare Fain.
    Avec le baron Fain, nous pénétrons dans le cabinet de travail de l'empereur, mais aussi dans ses appartements privés. Nous suivons Napoléon au conseil des ministres ou au Conseil d'État, nous sommes en voiture lorsque le secrétaire accompagne l'empereur dans cette France aux cent trente départements, ou en campagne, sur le théâtre de ses conquêtes. Fain ouvre grands les yeux, entend tout, note tout. Rien ne lui échappe.
    Voici un portrait de Napoléon - le souverain, l'homme d'État, mais aussi l'homme privé, le travailleur aux capacités exceptionnelles - par un témoin exceptionnel.

  • Ce petit livre traite de problèmes dont nous faisons l'expérience quotidienne, et qui concernent notre vécu concret. Il s'agit des déficiences et des carences de notre civilisation et, par là-même, de nos besoins et de nos aspirations, qui ne sont pas seulement monétaires. Il s'agit de régénérer la vie sociale, la vie politique et la vie individuelle.
    Dans les campagnes, les quartiers, un peu partout dans le pays, se créent de nombreux mouvements régénérateurs, mais ils restent isolés, dispersés.
    D'où cet ouvrage, qui propose non un programme, ni un projet de société, mais qui définit une voie.
    Pour prendre sens, ce texte est insépérable d'une réforme intelectuelle et d'une refondation politique. Un système qui n'a pas en lui les moyens de traiter ses problèmes est condamné soit à la regression - voire à la mort -, soit, en se dépassant lui-même, à la métamorphose.
    En refusant la régression, en résistant à la mort, oeuvrons pour la métamorphose.

  • Les philosophes ne rient pas souvent. Le sage ne rit qu'en tremblant, dit le proverbe. Non ridere, sed intelligere, il ne faut pas rire, mais comprendre, disait Spinoza.

    Les rares moments où les philosophes « lâchent prise », et se laissent aller à la plaisanterie sont d'autant plus intéressants. Philippe Arnaud les recense ici, de Socrate à Michel Foucault, dans de courts chapitres érudits et plaisants.
    Ce livre ne vise pas à l'exhaustivité. Il n'a qu'une ambition, celle d'instruire en amusant.

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  • Publié sous la Restauration, en 1815, sous le titre De la traite et de l'esclavage des Noirs et des Blancs « par un ami des hommes de toutes les couleurs », le libelle de l'Abbé Grégoire est émouvant, pragmatique et documenté. Émouvant par l'affirmation des convictions républicaines de fraternité et d'égalité entre les hommes ; pragmatique par les considérations susceptibles de convaincre les plus acharnés esclavagistes de l'inefficacité du système ; documenté, enfin, par la somme d'informations que l'abbé a dénichées dans des livres et auprès de témoins directs, où l'odieux le dispute à l'imbécillité, mais aussi à l'horreur et au crime.
    Nous n'avons retenu de l'ouvrage que la partie concernant la traite et l'esclavage des Noirs.

    On verra qu'Henri Grégoire disposait, pour transmettre ses idées et emporter l'adhésion de ses contemporains, d'une langue riche et précise, servie par un style maîtrisé, concis, bien dans la veine des grands écrivains des XVIIIe et XIXe siècles français.

    La préface du « chantre de la négritude » qu'est Aimé Césaire, émouvante elle aussi, jointe à cette fiche, est en fait le discours qu'il prononça à l'occasion de l'inauguration de la place de l'Abbé-Grégoire à Fort-de-France.

  • " pas d'anges, pas d'anges ! ", s'écrie flaubert corrigeant un poème de louise colet.
    Il n'y a pas d'anges dans ce dictionnaire un peu particulier.
    Hervé laroche s'attaque, avec humour et bonheur, au cliché qui encombre la production littéraire d'aujourd'hui. il nous découvre ce monde " de l'écrit ", où l'on savoure au lieu de manger, où l'on étanche sa soif au lieu de boire, où l'on marche sur des cendres encore tièdes, devant des décors encore fumants, par des chemins semés d'embûches ou jonchés d'obstacles...
    Bourré de clichés littéraires, ce livre, on l'aura compris, se lit comme un roman sans clichés.

  • " Pour ce qui est du bonheur, son ombre me suffit, car je ne sais si me suffirait sa réalité, étant donné l'insatiabilité de notre coeur qui, une fois qu'il a goûté à cette félicité, n'en est jamais rassasié.
    " C'est à la quête d'un bonheur modeste et sans tapage que nous convie Matias Aires, Brésilien installé à Lisbonne, où il mourra en 1770. Mais pour modeste qu'il soit, ce bonheur n'en justifie pas pour autant qu'on néglige de le rechercher, à condition qu'on le fasse sans âpreté, en accueillant les jours qui passent, les ans qui se font lourds, sans redouter la mort, qu'on devine proche et inéluctable.
    Il y a du Montaigne chez ce Brésilien, pour qui la modestie est qualité maîtresse, et qui, dans son ouvrage le plus célèbre, a parfaitement cerné la pauvre vanité des hommes.

  • Dans la tradition des Mémoires du sergent Bourgogne, voici le journal d'un soldat, humble lui aussi, mais cette fois au plus près de l'Empereur, qu'il a servi comme valet de chambre tout au long du règne de Napoléon.
    Présent pendant l'expédition de Russie,au côté de Napoléon pendant l'inter-règne de l'île d'Elbe, ce " faux mameluck ", il était versaillais, fut aussi, et son témoignage nous est sur ce point extrêmement précieux, du dernier carré des fidèles à Sainte-Hélène.
    Ali n'avait pas pris de notes pendant son service ; c'est plus tard, retiré à Sens après la mort de l'Empereur, qu'il a rédigé ses souvenirs. Son rôle, qu'il décrit modestement - " Suivre à cheval Sa Majesté, monter sur le siège de sa voiture, avoir soin de ses armes et savoir les charger, faire office de valet de chambre à la toilette " -, lui a permis, à partir du voyage de Hollande, de vivre le quotidien d'un homme qui, précisément, semble n'en avoir jamais eu.

  • Présenté par Gilles Lapouge, voici le fameux journal de route du sergent Bourgogne, qui vécut, avec la Grande Armée de Napoléon, après d'autres campagnes mémorables, la campagne de Russie.
    De la prise de Moscou au passage de la Bérézina, un extraordinaire récit d'une des plus terribles tragédies de l'histoire militaire. Adoptant le point de vue des plus humbles, Bourgogne raconte dans sa vérité crue cette campagne jalonnée de souffrances inouïes qui, en quelques mois, coûta la vie à quatre cent mille soldats.
    Cet ouvrage est réédité en poche à l'occasion du bicentenaire de la retraite de Russie.

  • L'Europe actuelle est née du souvenir de la Rome antique, mosaïque de nations unies par une même culture, dans un territoire alors aussi vaste qu'il l'est aujourd'hui. L'architecture, la peinture, la sculpture, mais aussi la littérature lui ont servi de langage commun, de l'Espagne à la Turquie, en passant par l'Afrique du Nord. Un forum, un aqueduc, un amphithéâtre, une villa romaine, s'ils semblent ne rien avoir de commun, traduisent bien, pourtant, une cohérence et une unité qui méritent qu'on s'y arrête.
    Avec Rome et la naissance de l'art européen, Michel Meyer nous offre une synthèse inégalée sur l'art romain, montrant que l'art romain est d'une grande originalité, et qu'à bien des égards c'est une excellente voie d'approche pour comprendre cette civilisation qui est l'ancêtre de la nôtre. Il nous en donne une lecture philosophique, historique, esthétique, sociologique et politique d'une grande clarté.
    Un livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à Rome et désirent comprendre ce que ses pierres, ses musées, ses temples et ses stades veulent nous dire, par-delà les ruines qui en restent les traces les plus grandioses, mais aussi les plus mystérieuses.

  • Parus pour la première fois en 1851, les Cahiers du capitaine Coignet ont connu à chacune de leur édition un succès comparable à celui des Mémoires du sergent Bourgogne. Ils figurent parmi les témoignages le plus souvent cités sur les guerres de l'Empire.
    Jean-Roch Coignet (1776-1865) commence sa carrière militaire à vingt-trois ans. Campagne d'Italie, admission dans la Garde, Austerlitz, Iéna, Friedland. Chevalier de la première promotion de la Légion d'honneur (15 juillet 1804), caporal en 1807, sergent en 1809, lieutenant pendant la campagne de Russie, il est nommé capitaine en 1813.
    Retiré à Auxerre après la première abdication, il rejoint l'Aigle lors de son retour triomphal de l'île d'Elbe. Il se battra encore à Fleurus, et enfin à Waterloo. Le 31 octobre 1815, il est renvoyé comme " demi-solde " dans ses foyers, à Auxerre, où il mourra dans son lit, après avoir participé à quarante-huit batailles sans jamais recevoir une seule blessure.
    À l'occasion du bicentenaire de la retraite de Russie, cette édition de poche des Cahiers du capitaine Coignet vient à point-nommé apporter un témoignage saisissant sur ce terrible épisode de l'histoire de France.

  • 5 décembre 1812. Dix heures du soir. Trois voitures quittent le village de Smorgoni et s'enfoncent dans la nuit. Il neige et la température est glaciale. Dans la première voiture ont pris place l'Empereur et son Grand Écuyer, le général Armand de Caulaincourt, duc de Vicence. La Grande Armée est enlisée dans les plaines enneigées de Russie.

    Ayant appris le complot du général Maletr, l'Empereur a confié le commandement en chef à Murat et rentre en France. Pendant quatorze jours et quatorze nuits, Caulaincourt partage avec le maître de l'Europe cet épisode unique de l'Histoire. Napoléon médite sa défaite sur le sol russe et dresse un bilan de son action. Le soir, à l'étape, d'une plume vive et libre, sans flatterie aucune, Caulaincourt consigne les confidences de l'Empereur. Malgré la défaite, Napoléon croit toujours en son destin. Il expose à son Grand Écuyer ses vues sur l'Europe et le monde.

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