Arts et spectacles

  • « Quand une chose entretient une relation heureuse avec le lieu où elle se trouve, nous ressentons cette chose comme naturelle. C'est le mariage heureux de l'architecture et du lieu qui engendre l'architecture naturelle ».

    Architecte du stade olympique ou du musée Hiroshige de Tokyo et en France, de la cité des arts de Besançon, du FRAC de Marseille ou de l'étonnant conservatoire d'Aix-en-Provence, avec ses panneaux disposés en origami, du musée Albert Kahn, de la station de métro Saint-Denis Pleyel en 2023, mais aussi de nombreuses maisons audacieuses en bambous ou en bois, Kengo Kuma décline le principe fondamental de l'architecture japonaise, qui unit l'homme et la nature. Il n'y a pas d'opposition entre le dedans et le dehors. Tout est affaire de gradation, de superpositions, de syntonie. À l'opposé de l'architecture occidentale pour qui la monumentalité est l'aboutissement.
    En huit chapitres, huit matériaux, huit réalisations emblématiques, cet architecte radical nous entraîne dans de nouvelles voies de respect de la nature.
    Ce livre est à la fois, un livre d'histoire subjective de l'architecture, un manuel d'application pratique (toujours enlevé et souvent drôle) et le portrait d'un architecte épris de nature.

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  • La désobéissance de l'architecte est, par le biais d'une conversation avec Renzo Cassigoli, une biographie de Renzo Piano qui, de Gênes, nous mène au centre Georges-Pompidou, à Paris, de la Potsdamer Platz de Berlin à l'auditorium de Rome, du centre culturel Djibaou, en Nouvelle-Calédonie, au musée de Sarajevo, mais c'est aussi le manifeste d'un créateur enthousiaste, frondeur et réaliste, qui poursuit une véritable réflexion sociale sur les villes et les banlieues, enrichie d'une pensée éthique et esthétique sur le sens que nous entendons donner à nos vies.

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  • L'auteur fait le point sur son oeuvre en évoquant souvenirs d'enfance, relations avec la presse et la justice. Il livre des clés sur son passage de l'écrit au cinéma, et sur quelques-uns de ses désirs les plus profonds.

  • Être Paul Chemetov, c'est avoir le souci de construire et de transmettre en possédant le sens de l'engagement.
    Au travers de ces conversations avec Frédéric Lenne, Paul Chemetov aborde son rapport au temps et à la postérité ; ses engagements ; sa vision de l'évolution de la commande en architecture ; son intérêt pour la technique, le détournement et le réemploi des matériaux, comme des bâtiments.
    Frédéric Lenne dessine l'itinéraire non seulement professionnel mais aussi intellectuel et moral d'un grand architecte célèbre à la fois par sa production féconde et par ses prises de positions vigoureuses dans le débat public.
    Conçu comme une conversation à voix nue, ce livre dit en quoi et pour quoi Paul Chemetov est, avant tout, architecte.

    Paul Chemetov est né en 1928. On lui doit de nombreux logements sociaux et des équipements, aussi bien que des grands travaux comme ceux des Halles ou le ministère des Finances, à Paris.

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  • Yann Nussaume a déjà conquis un large public avec un premier livre Tadao Andô, Réflexions sur l'architecture et le paysage. Ce deuxième livre en est le complément. Il traite de la notion de milieu : c'est-à-dire des particularités géographiques et climatiques du contexte dans lequel l'architecture de Tadao Ando s'est développée, et s'interroge sur la différence de perception du lieu, au cours du temps, par ceux qui l'habitent - tant nous sommes inséparable d'un contexte, d'un mode de vie et d'une époque donnée.
    Tadao Andô a toujours posé comme postulat la relation entre l'architecture et l'environnement et comme préoccupation première le bouleversement de cette relation, consécutif à l'apparition de la modernité.
    Tadao Andô, né à Osaka le 13 septembre 1941, architecte japonais, est lauréat du prix Pritzker, a obtenu la Royal Gold Medal for architecture et la Médaille Alvar Aalto.

  • « Minuscule et vaste comme le monde, le jardin de ma mère était posé sur sa table à ouvrage. [...] C'est grâce à cet objet, en apparence insignifiant, que le Japon associé aux jardins est entré dans mon imaginaire ».

    Ainsi commence Ce monde qui ressemble au monde, traité merveilleux des jardins de Kyoto où Gérard Macé déploie, avec le style et l'élégance d'un acteur du Nô, le bel éventail des émotions allant de l'enfance à la promenade et de la photographie à l'érudition.
    On apprend dans ce livre comme on rêve. Le détail magnifie le parcours. Tout est feuille d'érable ou mousses impériales, dessins sur la sable et vanité du monde.

    Ce livre édité d'abord chez Marval, puis chez Gallimard et Au temps qu'il fait, est désormais un classique du Jardin Japonais.

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  • Plutarque raconte que, des sept mille Athéniens faits prisonniers durant les guerres de Sicile, échappèrent aux travaux forcés dans les latomies, et donc à la mort, ceux qui surent réciter à leurs vainqueurs Grecs comme eux, quelques vers d'Euripide. Les nazis n'appliquèrent pas ce trait de clémence antique aux déportés des camps.
    Pourtant la mémoire - la culture - joua un rôle majeur dans le destin de certains déportés. En septembre 1944, le peintre Zoran Mušic est déporté à Dachau. Il y réalise, au risque de sa vie, une centaine de dessins décrivant ce qu'il voit : les scènes de pendaison, les fours crématoires, les cadavres empilés par dizaines, c'est-à-dire l'indescriptible.
    La question que pose ce livre est la suivante : que pouvait alors la mémoire contre la mort, l'art contre l'indicible ? Non pas « après », mais dans le quotidien de la vie des camps ? Et que peut-elle aujourd'hui ?

  • La conversation entre Pei et Maki est éblouissante de liberté de ton et d'amour du métier.
    Rares sont les témoignages d'une telle intensité et d'une telle liberté entre Maîtres (centenaire pour l'un) de l'architecture.
    Ieoh Ming Pei est né à Canton en 1917. Il a fait ses études au MIT (Massachusetts Institute of Technology), puis à Harvard (1948) où il est l'élève de Walter Gropius, fondateur du Bauhaus, et de Marcel Breuer, l'un des pères du modernisme. Il va fonder en 1954 la Pei Cobb Freed & Partners, aujourd'hui mondialement reconnue.
    En 1983, année où Mitterrand lui confie la pyramide du Louvre, lui est décerné le prix Pritzker pour son extension du Metropolitan Museum of Art. Pour Pei, c'est son premier projet en Europe (viendront par la suite l'intérieur du Musée Guimet en 1989, la Tour EDF à la Défense en 2002, le Musée historique allemand à Berlin en 2004 ou la Tour Espace de Madrid en 2007).
    En cumulant sens du vertige, inspiration cubiste et matériaux bruts (pierre, béton, verre et acier), il réalise entre autre la JFK Presidential Library and Museum à Boston en 1979 ; la JP Morgan Chase Tower, plus haut gratte-ciel de Houston de 305 mètres (1982) ; la Bank of America de Miami (191 mètres, 1986) ; la Bank of China à Hong Kong (305 mètres, 1990) et le Rock And Roll Hall of Fame de Cleveland en 1995 (qui ressemble à la pyramide du Louvre). À plus de 90 ans en 2008, il conçoit encore le magnifique musée d'art islamique de Doha au Qatar et l'année suivante le Macao Science Center en Chine.

  • Contre l'architecture est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent les grands architectes. A travers une multitude d'exemples, New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en « marques » labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables.

  • Cet entretien inédit, donné au directeur de l'Institut culturel italien de New York, est celui d'un homme plus que jamais habité par la création sous toutes ses formes - littérature, théâtre cinéma -, mais aussi par un questionnement politique, celui qui agita l'Italie et l'Europe des années 1970 à nos jours.

  • Carpaccio, Botticelli ou Renoir, les peintres réels sont nombreux à faire cortège au personnage d'Elstir, allégorie du peintre qui dessille les yeux. Ses tableaux, tels ceux de Chardin que Proust admirait tant, enseignent au narrateur comment « trouver de la beauté là où [il] ne [s'était] jamais figuré qu'elle fût, dans les choses les plus usuelles, dans la vie profonde des «natures mortes» .

    On sait que le récit de la mort de Bergotte a été inspiré par un grave malaise que Proust lui-même a eu en visitant, en 1921, une exposition de peinture hollandaise au musée du Jeu de Paume.
    La Recherche du temps perdu rend compte de la totalité d'une vie, mais l'aboutissement de cette vie est précisément de commencer à écrire La Recherche. La vie du héros n'aboutit pas à la mort du héros. Pourtant sa mort s'y trouve inscrite : elle est reflétée par la mort de Bergotte.
    La belle méditation de Jean Pavans sur le petit pan de mur jaune, autrement dit sur la peinture, la lecture et la mort, est suivie de Rembrandt convoque Ruskin et de La mort de Bergotte, qu'il nous donne ainsi à relire et à penser.

  • Dans ce livre d'entretiens avec le philosophe Didier Éribon, paru pour la première fois en 1991, Ernst Gombrich évoque l'atmosphère culturelle, intellectuelle et sociale de sa ville natale, la Vienne d'avant le nazisme.

    Il raconte ce qu'a été l'installation d'un groupe de savant autour de l'Institut Warburg, à Londres, dans les années 1930. Il nous fait parcourir ce continent de la recherche qu'est l'histoire de l'art. Il nous explique son intérêt pour la psychologie, la biologie ou la zoologie. Il brosse les portraits de Julius von Schlosser, Ernst Kris, Roman Jakobson, Oskar Kokoschka, Karl Popper.

    C'est l'autoportrait d'un grand savant qui se compose ainsi, à touches légères.

    Que fait-il ? Comment travaille-t-il ? Quel jugement porte-t-il sur l'art d'aujourd'hui ? Toute ces questions trouvent ici leur réponse grâce au questionnement de qualité de Didier Éribon.

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  • Qu'est-ce qu'un objet singulier ? c'est ce qui n'est échangeable avec rien d'autre. Un sentiment, une couleur, un bâtiment.
    Cette singularité représente aussi un danger. Car comment résister dans sa singularité quand tout va vers la concentration et la mondialisation. Où trouver encore des objets singuliers ? Comment les définir, les créer, les reconnaître ?
    Et comment redonner à la ville de demain sa singularité ?
    Cette conversation, cette méditation entre architecture et philosophie, publiée chez Calmann-Lévy en 2000, n'a rien perdu de sa pertinence ni de son acuité.

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  • Nicolas de Staël incarne comme nul autre la fracture entre le besoin de création et le tourment d'exister. Stéphane Lambert donne la parole à Nicolas de Staël lors d'une nuit d'intense bouillonnement intérieur, qui le vit revenir, au volant de sa voiture, de Paris à Antibes où il devait se suicider une semaine plus tard après avoir réalisé sa dernière oeuvre, Le Concert.
    Puis face à ce même tableau, au musée Picasso d'Antibes, il revient sur la vie du peintre, sa fièvre visionnaire et sa solitude, qui donnent à l'oeuvre son vigoureux mystère et à l'artiste sa tragique fragilité.

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  • Ce livre est issu de la rencontre de Michel Thiollière, alors maire de Saint-Étienne, et de Fumihiko Maki.
    Fumihiko Maki, né au Japon en 1929. Il étudie l'architecture à l'université de Tokyo dont il est diplômé en 1952. Parmi ses professeurs figure Kenzo Tange de quinze ans son aîné. Il poursuit sa formation aux États-Unis et il est diplômé de Havard. C'est un grands témoins et acteurs de l'histoire des villes des soixante dernières années, dans le sillage de Le Corbusier, Alvar Aalto, Mies van der Rohe, Gropius ou Franck Lloyd Wright.
    En 1993, Fumihiko Maki est le deuxième Japonais à recevoir le prix Pritzker, sorte de Prix Nobel d'architecture.
    En juillet 2003, Fumihiko Maki, Jean Nouvel (France), et Norman Foster (Grande-Bretagne) ont été choisis pour édifier trois des cinq tours du projet de reconstruction du site « Ground Zero » du World Trade Center, à New York.
    Début 2004, il emporte le concours pour l'extension du palais de l'Onu à New York.
    Lorsqu'on lui confie des oeuvres majeures, déclare Michel Thiollière, il les veut sobres et respectueuses des victimes du 11 septembre 2001 lorsqu'il s'agit de New York, de l'art s'il s'agit de musées au Canada, en Chine ou au Japon, des étudiants si c'est pour des campus universitaires ou centres de recherche. Partout où se joue l'avenir de nos sociétés il apporte sa sensibilité, sa compétence et son regard tendre et bienveillant sur l'avenir de l'humanité. Sans se départir d'un sourire, d'une aménité et d'une élégance qui forcent le respect.

  • Le jardin du Ryoanji : ce lieu unique a fait couler beaucoup d'encre au Japon et plus encore peut-être en Occident. Chef-d'oeuvre de l'architecture japonaise pour celui qui sait voir au-delà de quinze pierres posées sur 200 m2 de sable. Un dépouillement extrême qui déconcerte et invite à la méditation. Ce jardin abstrait et très contemporain a pourtant été construit par des moines aux XVe et XVIe siècles pour incarner la pensée zen.
    Le livre retrace les conditions de sa conception et son influence déterminante sur l'art du jardin japonais.
    François Berthier parle merveilleusement de ce non-jardin, de son mystère et de sa force.
    Tout nous est soudain éclairé par sa pensée si limpide : il ne dévoile pas le mystère : il le met à notre portée.

  • Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité.
    Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.

    Précédé de « Portrait de l'écrivain en amateur de peinture ».

  • On sait par d'innombrables contes et légendes, comme par les textes de la littérature classique japonaise, que le Japon est un pays habité de fantômes.

    Le fantôme d'Hokusaï (peintre japonais, 1760-1849) est venu, pour ce texte, hanter Bruno Smolarz, qui a écrit, sous sa dictée, et donc à la première personne, cette vie peu commune d'un homme " fou de dessin ".

    C'est âgé de quatre-vingt-dix ans qu'Hokusaï commença seulement à saisir l'essence du monde. Au fil du pinceau, il revit son passé, mêlant à ses souvenirs des réflexions sur l'art (l'importance de la nature et des voyages, la négligence du nu, le charme d'une courbe, la découverte du bleu et de la perspective en Occident). Sur son époque (sa famille, ses pairs et ses rivaux, les gouvernements et les famines),sa mémoire est parfois fidèle, par moment aussi riche en invention que son imagination d'artiste. Plus il raconte, plus la mort se tient à distance, peut-être même finira- t-elle par l'oublier, lui permettant de continuer à peindre jusqu'à ce qu'il atteigne la perfection. C'est du moins ce qu'il espère...

  • " Kitano est de la race des poètes taciturnes. Nul mieux que lui ne sait introduire la digression au coeur de l'action, faisant alterner des plages contemplatives et des clignotements de violence sèche. " Voici comment Michel Boujut introduit ces conversations de Takeshi Kitano avec Kurosawa, Imamura, Kassovitz et Hasumi. Créateurs et techniciens, ils sont à la fois du côté de ceux qui doutent et de ceux qui savent. Ils sont tous engagés dans la beauté et la violence du monde, et leurs échanges ont la fulgurance et la précision d'un éclairage choisi sur une situation donnée. Ils travaillent en artisan, jamais en théoricien. Ils ont des convictions, non des certitudes. Ils vont de l'avant.

  • éloge de la danse

    Lucien De Samosate

    • Arlea
    • 21 Juin 2007

    L'Éloge de la danse est le premier écrit complet que nous ait légué l'Antiquité sur un art que manifestement elle a toujours tenu en haute estime. L'érudition s'y mêle à des considérations morales, enrichies d'anecdotes savoureuses qui se déroulent aux quatre coins du monde. L'Éloge du parasite est un chef-d'oeuvre cruel et comique : Lucien s'y moque des philosophes plus préoccupés par ce qu'ils peuvent trouver dans leur assiette que par la discipline en laquelle ils sont censés exceller. L'Éloge de la mouche est un de ces discours que les sophistes prononcaient devant un public de connaisseurs, où le sujet traité n'était qu'une occasion de faire admirer leur virtuosité rhétorique.

  • « Il faut accepter d'emblée la logique du désordre urbain. D'où le chaos. Un chaos sublime ».

    Ce livre est l'histoire d'une amitié, puisqu'il est issu de vingt ans de conversations avec Paolo Conti, écrivain et journaliste italien. Il est né aussi du besoin de comprendre les processus de création contemporains, en tenant compte des passions politiques et sociales de notre temps qui ont bouleversé et bouleverseront notre façon d'habiter la ville.

    C'est à travers cette vision de l'architecture que sont abordés tous les grands thèmes contemporains des croissances des villes, des banlieues, des oeuvres d'art comme des faillites de l'architecture.

  • On écrit pour exister, on écrit parce qu'on a quelque chose à dire, on écrit parce qu'on a le courage de le faire, on écrit pour comprendre. Quand on commence à comprendre. On écrit pour déchiffrer le chaos.
    Une des qualités de Michelangelo Antonioni a toujours été la curiosité. La curiosité comme antidote à l'ennui ou à l'effroi. Une façon élégante de déchiffrer la vie.
    Les notes prises par Antonioni sont des concentrées d'attention, de réflexion, des fragments de mémoire, d'émotion, d'intelligence, d'intuition.
    Elles peuvent s'apparenter aux Notes sur le cinématographe de Robert Bresson, un classique désormais sur la création.
    L'intimité d'Antonioni nous est ainsi offerte par Enrica Antonioni avec la générosité de ceux qui ont aimé.

  • La quasi obsession de Bruno Smolarz pour Morandi a commencé par une rencontre fortuite dans un musée de Londres en 1970. Ce fut d'emblée un saisissement. Ce texte provient d'une lente méditation, fidélité de ce qu'on a aimé et qui résiste au temps, et s'y déploie.
    Mais comment parler de Morandi dont la vie est à l'image de sa peinture : discrète, intime, secrète et silencieuse, presque évanescente, toute en promesse et en retenue ?
    Bruno Smolarz parie sur le temps, il épouse les heures et les jours, les inflexions douces de la lumière et des saisons. Il recueille les témoignages de ceux qui ont approché le peintre dans la vie ou dans la passion de la peinture. On retrouve Braque ou Nicolas de Staël, les ors de Giotto ou les nuits de Leopardi, mais aussi la courbe d'une colline près de Bologne et le chant des rossignols.
    « La peinture, disait Alberti en 1450, a moins pour but de représenter les choses qui tombent sous le sens de la vue que tout ce qui est matière de pensée. » Il en va de même pour la littérature.

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