Sciences humaines & sociales

  • Conseiller de Néron après avoir été son précepteur, Sénèque est l'un des détenteurs du pouvoir impérial. Lorsqu'il rédige ce court traité, vers 58 après J.-C., il adresse une réponse à tous ses détracteurs, envieux de sa fortune, qui voient en lui un stoïcien de luxe. Comment douter que son aspiration au souverain bien et à la vertu soit sincère ? Comment ne pas entendre l'avertissement adressé à tous ceux qui se laissent gouverner par la débauche et la recherche des plaisirs ?

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  • 5 décembre 1812. Dix heures du soir. Trois voitures quittent le village de Smorgoni et s'enfoncent dans la nuit. Il neige et la température est glaciale. Dans la première voiture ont pris place l'Empereur et son Grand Écuyer, le général Armand de Caulaincourt, duc de Vicence. La Grande Armée est enlisée dans les plaines enneigées de Russie.
    Ayant appris le complot du général Malet, l'Empereur a confié le commandement en chef à Murat et rentre en France. Pendant quatorze jours et quatorze nuits, Caulaincourt partage avec le maître de l'Europe cet épisode unique de l'Histoire. Napoléon médite sa défaite sur le sol russe et dresse un bilan de son action. Le soir, à l'étape, d'une plume vive et libre, sans flatterie aucune, Caulaincourt consigne les confidences de l'Empereur. Malgré la défaite, Napoléon croit toujours en son destin. Il expose à son Grand Écuyer ses vues sur l'Europe et le monde.

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  • Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation.
    On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.

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  • La nature des choses

    Lucrèce

    De l'infiniment petit à l'infini de l'univers, en passant par la psychologie humaine et ses illusions, par l'histoire, enfin, de la civilisation, Lucrèce offre un saisissant raccourci de nos interrogations, inaugurant une morale du matérialisme, une morale du vivant et une morale du sentiment. De cette sensibilité résulte un sens du tragique qui ôte tout triomphalisme à ce poète des lumières et de la raison, le rendant ainsi proche de notre monde sans illusions.

  • Mémoires

    Adrien Bourgogne

    De Moscou à la Bérézina, les soldats de la Grande Armée furent les sacrifiés de l'Histoire. Le journal de route du sergent Bourgogne raconte cette retraite qui coûta la vie à quatre cent mille soldats.

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  • En cette fin de siècle, les Européens, et plus particulièrement les Français, semblent obsédés par le culte de la mémoire.
    Nous devons faire en sorte que soit maintenu vivant le souvenir. Mais faut-il sacraliser la mémoire ?
    Il nous faut veiller à ce que rien ne nous détourne du présent ni de l'avenir. Aujourd'hui, racisme, xénophobie et exclusion ne sont pas identiques à ce qu'ils étaient hier. Et que seront les barbaries de demain ?

  • Les Lettres à Lucilius constituent, sans discussion le chef-d'oeuvre de Sénèque. Plus que ses traités et son théâtre elles dévoilent sa pensée et sa philosophie. Elles sont un fleuve souterrain qui a nourri de nombreuses vies de ses limons. Beaucoup de grands auteurs ont puisé en elles la plus essentielle des leçons : apprendre à vivre. Montaigne ne les cite pas moins de deux cent quatre-vingt-dix-huit fois dans ses Essais qui leur ressemblent tant.

    Des premiers chrétiens éblouis (Tertullien, saint Augustin) jusqu'à Henry de Montherlant ou André Comte-Sponville - qui n'ont cessé d'y faire référence -, combien furent-ils, au cours des siècles, à rester éblouis par l'éclat de cette correspondance ?

    Devant le succès des précédentes éditions proposant les lettres choisies et traduites par Alain Golomb, une nouvelle édition au format poche s'imposait. On trouvera donc dans cette édition les cinquante-six meilleures Lettres à Lucilius.

    Véritable courrier de l'âme, plaidoyer pour la vraie vie, manuel de détachement, invitation à la sagesse et au bonheur, elles sont à mettre sur les tables de chevet, ou plutôt dans les trousses de secours, à côté des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, de L'Ecclésiaste, des Quatrains d'Omar Khayyâm, ou de quelques autres livres essentiels, et nécessaires.

  • " c'est ici un livre de bonne foi, lecteur.
    Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin que domestique et privée. je n'y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire. mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu (ce qu'ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver certains traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive la connaissance qu'ils ont eue de moi.
    Si c'eût été pour rechercher la faveur du monde, je me fusse mieux paré et me présenterais en une marche étudiée. je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention [effort] ni artifice car c'est moi que je peins. mes défauts s'y liront au vif, et ma forme naïve [naturelle], autant que la révérence publique me l'a permis. que si j'eusse été entre ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier et tout nu.
    Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. adieu donc. " de montaigne, ce 1er de mars 1580.

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  • Ces deux fameux traités, La Colère et La Clémence, sont un réquisitoire contre la violence. L'Homme apaisé illustre la fatalité du malheur mais aussi les certitudes d'une vie pacifiée.

  • Quand, le 27 octobre 1795, le général Bonaparte s'installe à l'hôtel de la Ière division militaire, rue des Capucines, à Paris, il y trouve un garçon de dix-sept ans : Agathon-Jean-François Fain. Durant le Directoire, le Consulat et l'Empire, Fain ne quittera plus le consul puis l'empereur. En 1806, nommé secrétaire-archiviste, il devient un proche de Napoléon.
    Dans le cabinet je me taisais ; si depuis je me suis mis à écrire, c'est qu'il m'a semblé que j'avais un dernier devoir à remplir, déclare Fain.
    Avec le baron Fain, nous pénétrons dans le cabinet de travail de l'empereur, mais aussi dans ses appartements privés. Nous suivons Napoléon au conseil des ministres ou au Conseil d'État, nous sommes en voiture lorsque le secrétaire accompagne l'empereur dans cette France aux cent trente départements, ou en campagne, sur le théâtre de ses conquêtes. Fain ouvre grands les yeux, entend tout, note tout. Rien ne lui échappe.
    Voici un portrait de Napoléon - le souverain, l'homme d'État, mais aussi l'homme privé, le travailleur aux capacités exceptionnelles - par un témoin exceptionnel.

  • Oeuvre de la maturité, les dernières Tusculanes récapitulent l'enseignement de Cicéron. Il y définit le souverain bien : la tranquillité intérieure, à laquelle il est parvenu au soir de sa vie.

  • Plutarque se pose ici en défenseur de la cause des bêtes. Reconnaître " l'intelligence des animaux ", le respect auquel ils ont droit, participe d'une réconciliation de l'homme avec le monde.

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  • Pour ce qui est des préceptes de gouvernement, on peut faire confiance à l'homme qui, sachant gagner les bonnes grâces des puissants, a su éliminer ses ennemis, accéder à la première place et la conserver, pendant deux règnes, jusqu'à sa mort. On trouvera donc en ce Bréviaire - suite de maximes et de prescriptions qui jalonnent l'action de l'homme public - une " leçon pragmatique " qui peut, aujourd'hui encore, constituer le vade-mecum de tout homme de pouvoir. " Vous y trouverez, écrit Umberto Eco, plein de gens que vous connaissez pour les avoir vus à la télé ou rencontrés en entreprise. " Contrairement à Machiavel, Mazarin n'est pas un théoricien. Lui importe avant tout l'efficacité. Il ne s'encombre ni de morale, ni, il faut bien le dire, d'équité. " Nous avons là, poursuit Umberto Eco, un modèle de stratégie "démocratique"- à l'âge de l'absolutisme ! Mazarin nous donne une splendide image de l'obtention du pouvoir grâce à la pure et simple manipulation du consensus. "

  • Glané au cours de nombreuses lectures, le butin ici rassemblé se présente en chapitres qui embrassent la foisonnante variété des essais.
    Chacun, à son tour, peut y récolter son miel, ou, mieux, l'élaborer à partir de sa cueillette, comme montaigne l'écrit joliment des abeilles : " [elles] pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur ; ce n'est plus thym ni marjolaine. " cette anthologie aura atteint son but si, après qu'ils l'auront lue, quelques lecteurs, séduits par la pertinence, l'humour et la modernité du discours, osent se lancer dans la lecture des essais afin d'approfondir la connaissance de l'homme qui a eu le constant souci de se peindre, et, se peignant, a peint l'homme universel comme nul ne l'avait fait avant lui, ni ne le fit après.
    On trouvera également en fin de volume une traduction des sentences grecques et latines que montaigne avait fait peindre sur les solives de sa bibliothèque.

  • Ce petit livre traite de problèmes dont nous faisons l'expérience quotidienne, et qui concernent notre vécu concret. Il s'agit des déficiences et des carences de notre civilisation et, par là-même, de nos besoins et de nos aspirations, qui ne sont pas seulement monétaires. Il s'agit de régénérer la vie sociale, la vie politique et la vie individuelle.
    Dans les campagnes, les quartiers, un peu partout dans le pays, se créent de nombreux mouvements régénérateurs, mais ils restent isolés, dispersés.
    D'où cet ouvrage, qui propose non un programme, ni un projet de société, mais qui définit une voie.
    Pour prendre sens, ce texte est insépérable d'une réforme intelectuelle et d'une refondation politique. Un système qui n'a pas en lui les moyens de traiter ses problèmes est condamné soit à la regression - voire à la mort -, soit, en se dépassant lui-même, à la métamorphose.
    En refusant la régression, en résistant à la mort, oeuvrons pour la métamorphose.

  • Les philosophes ne rient pas souvent. Le sage ne rit qu'en tremblant, dit le proverbe. Non ridere, sed intelligere, il ne faut pas rire, mais comprendre, disait Spinoza.

    Les rares moments où les philosophes « lâchent prise », et se laissent aller à la plaisanterie sont d'autant plus intéressants. Philippe Arnaud les recense ici, de Socrate à Michel Foucault, dans de courts chapitres érudits et plaisants.
    Ce livre ne vise pas à l'exhaustivité. Il n'a qu'une ambition, celle d'instruire en amusant.

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  • Les Tusculanes définissent l'attitude du sage devant les réalités qui mettent l'âme au défi : mort, souffrance, chagrin, passion, bonheur. Il s'agit ici du livre I, le plus ample et le plus profond.

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  • Il ne faut pas s'y tromper : c'est bien par amour pour sa ville qu'olivier boura recherche les racines de la mauvaise réputation de marseille.
    évoquant l'histoire, la mémoire littéraire et cinématographique, la culture populaire de la grande cité, l'auteur brosse son portrait en une succession de chapitres à caractères historique, anecdotique, voire polémique. et s'il n'hésite pas à évoquer la mauvaise réputation de marseille, c'est bien souvent pour apporter un démenti à celle-ci.

  • Quand ces choses commenceront

    René Girard

    • Arlea
    • 16 Octobre 1996

    Sans doute peut-on compter sur les doigts d'une main les " intuitions " comme celle de René Girard qui, en un siècle ou peut-être même en un millénaire, déchirent et restructurent le ciel des idées. Ces entretiens avec Michel Treguer montrent à quel point les événements qui secouent la planète confortent les thèses de René Girard. Les " choses " auraient-elles vraiment commencé ?...

  • Traduit et présenté par Claude Terreaux, à qui l'on doit, chez Arléa, des traductions d'Ésope, de Sénèque, de Plutarque et de Cicéron, et surtout la très ludique grammaire latine Vous reprendrez bien un peu de latin, qui fut un vrai succès de librairie (14 400 exemplaires), le Mulierum virtute (" la vertu des femmes ") - que nous publions sous le titre De l'excellence des femmes - n'est pas un traité de morale.
    En fait, Plutarque entend prouver ici que " l'excellence de l'homme et de la femme sont une seule et même chose ". Il rassemble à cet effet une collection de récits dont les femmes sont les héroïnes, laissant au lecteur le soin de faire la comparaison avec les personnages masculins de son choix.
    Plutarque montre que certaines femmes, refusant de subir un sort qui ne leur convient pas, prennent en main leur destin et, parfois, parviennent à changer le cours de l'Histoire. Dans la plupart de ces textes, on est frappé par leur liberté à la fois de parole et d'action. Peut-être Plutarque embellit-il la réalité, en tout cas, il présente ces récits comme authentiques - et d'ailleurs beaucoup sont historiquement datables.
    Si les femmes - autant à Rome qu'à Athènes - étaient soumises à toutes sortes de règles et de contraintes, cela ne faisait pas d'elles des esclaves, ni des êtres de catégorie inférieure. C'est à l'évidence ce dont Plutarque témoigne à travers ces historiettes.

  • Plaidoyer pour la paix

    Erasme

    • Arlea
    • 7 Janvier 2005

    Citoyen de l'Europe avant la lettre, Érasme, né à Rotterdam, étudie tout jeune à Paris, apprend le grec à Oxford, revient en France, se rend en Italie, obtient la dispense de ses voeux monastiques, ce qui lui permet de vivre une vie d'humaniste voyageur, en témoin engagé de la vie intellectuelle de son temps, au coeur des débats religieux, philosophiques et linguistiques (il choisit d'écrire en un latin d'une grande pureté, mais en un latin vivant, qui intègre les apports du Moyen Âge). Sacré «prince de l'humanisme» par les siens, puis modèle pour Montaigne, Descartes et Leibniz, Érasme est le premier à témoigner à ce point d'un esprit européen, qui le pousse à mener inlassablement, sa vie durant et d'oeuvre en oeuvre, une «guerre contre la guerre» ; à exhorter empereurs, rois et princes, grands et notables, évêques, prêtres et moines à travailler, chacun à sa place, à l'enterrement des conflits qui ravagent l'Europe depuis des années, afin d'établir une paix définitive. Tel est l'enjeu de ce véhément Appel de la Paix (1516). S'adressant à nous à la première personne, la Paix est à la recherche d'un lieu où se réfugier, se mettre à couvert de la violence. Mais partout, l'homme, qui a pourtant reçu le message de l'Ancien Testament et celui du Christ, se montre violent envers son semblable. Nulle part ne règne l'allié véritable de la Paix : le souci du bien commun.

  • Dans les cinq traités réunis ici - Le Vice et la vertu, La Fausse Honte, L'Envie et la haine, Chanter ses propres louanges sans donner prise à l'envie, Comment on peut s'apercevoir que l'on avance vers la vertu -, Plutarque nous montre la nécessité de faire parfois son propre éloge.

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