Langue française

  • « Pour éviter que la ville soit défigurée par des ruines ». C'est ainsi que le juriste romain Ulpien justifie de ne pas démolir des édifices illégalement construits par des particuliers sur sol public. Si les ruines invitent le voyageur moderne à la rêverie ou à la contemplation, il n'en était pas de même dans l'Antiquité. Dans le monde romain, les bâtiments détruits - vestiges d'un passé ancien ou stigmates d'une catastrophe - sont toujours envisagés comme une source de laideur et de désordre pour la cité. Cet ouvrage entend donc démontrer que le refus des ruines dans les villes antiques révèle un idéal politique, celui de la cité ornée et ordonnée comme fondement de l'empire romain.

  • Le luxe en Gaule Nouv.

    Vaisselle précieuse, bijoux en or et pierres gravées, décor des demeures, vins et produits gastronomiques recherchés, parure monumentale des villes et mobilier luxueux des tombes, toutes ces manifestations du luxe se caractérisent par des matériaux coûteux, rares, travaillés par des artisans de talent. Leur possession relève de l'ostentation et du superflu. Pourtant, le seuil à partir duquel un artefact entre dans la catégorie du luxe n'est pas toujours clair : il change selon l'époque, le lieu, l'échelle. Le luxe de la parure individuelle, de la maison privée, de groupes professionnels, du prince ou de la cité ne s'expriment pas de la même manière et n'ont pas la même vocation.
    Cet ouvrage rassemble 14 communications d'un colloque qui s'est tenu au musée de l'Arles antique en 2017, autour de l'exposition sur le Luxe antique et le trésor de Berthouville. En se fondant sur des découvertes et des travaux récents, il interroge cette notion complexe du luxe à travers l'étude de grands trésors, des pratiques funéraires, des monuments, de la circulation des richesses et de leur thésaurisation.

  • La passion des Romains de l'Antiquité pour les jeux du cirque, en particulier pour les courses de chars, semble n'être, à première vue, qu'un poncif propre à la littérature ancienne. Néanmoins, ce phénomène est confirmé par de nombreux objets et vestiges archéologiques. Après une présentation des sources dont nous disposons sur les spectateurs des cirques romains, cette étude essaye de comprendre leurs réactions dans les gradins en s'appuyant notamment sur des recherches récentes en psychologie des émotions et en sociologie du sport. Enfin, la dernière partie de ce livre est consacrée à l'empereur et elle met en évidence les nombreux intérêts, mais aussi les dangers, que représentaient ces divertissements de masse pour le pouvoir impérial..

  • Ce volume présente les résultats d'investigations menées par une équipe de chercheurs européens et propose une approche renouvelée des dieux de Rome et du monde romain, en mettant l'accent sur les réseaux dans lesquels ils s'insèrent. Dans le sillage des études sur le polythéisme grec et des analyses de G. Dumézil, les dieux sont considérés selon une perspective anthropologique qui vise à éclairer leurs terrains et modes d'action, ainsi que les facettes de leur identité et fonctions. Les dieux formant une «société divine», il s'agit de montrer qu'une telle approche gagne à recourir à l'outil heuristique du «réseau», en faisant porter l'analyse des dieux de Rome et du monde romain sur les systèmes de relations qui les unissent et les font interagir. Nombreux sont en effet les documents qui connectent plusieurs divinités, tissant entre elles des liens dynamiques et multidirectionnels et hiérarchisant ou non les noeuds de la section de toile panthéonique qu'elles forment.
    Aussi, même si les réseaux qui font interagir les dieux sont difficilement quantifiables ou modélisables, la métaphore du réseau se révèle opératoire. Ce terme reflète, mieux que celui de panthéon, le caractère partiel et polycentrique de toute combinaison de divinités.
    Il peut ainsi rendre compte à la fois de la relative stabilité des structures relationnelles entre les dieux et du dynamisme interactionnel qui les fait évoluer selon les contextes.
    L'analyse des réseaux divins à Rome et dans le monde romain est déclinée à partir de différents cas d'études. Une attention particulière a été portée au caractère dynamique et contextualisé de ces interactions divines qui peuvent varier dans le temps et dans l'espace.
    Le caractère exploratoire des investigations et de la démarche qui les sous-tend est mis en exergue dans les trois premières contributions, qui proposent des pistes de réflexion pour penser les dieux romains et leurs réseaux. Les quatre contributions suivantes s'attachent à l'étude de réseaux divins en un contexte donné et visent à éclairer les systèmes de relations polycentriques qui se nouent entre différents dieux et ce, à différentes échelles, qu'il s'agisse d'une province ou d'une cité. Les quatre derniers articles sont davantage centrés sur l'étude d'une divinité, dont sont explorés l'identité plurielle, les modes et champs d'action, la question des réseaux divins permettant d'enrichir significativement la réflexion sur les dieux envisagés.

  • Les Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord ont déjà consacré des colloques où les animaux étaient associés à l'histoire des châteaux, du xe jusqu'au xxie siècle. Mais, cette fois, dans cet ouvrage, ils occupent le devant de la scène et ils le méritent amplement depuis que des travaux récents leur ont donné, au sein des sociétés châtelaines, un rôle éminent, utilitaire et ludique, esthétique et symbolique. C'est pourquoi ce livre se présente à la façon d'un parcours animalier dont les allées conduisent à des lieux châtelains : les parcs avec leurs ménageries et leurs pigeonniers ; les pièces d'apparat avec leurs immenses tapisseries aux bestiaires familiers, exotiques et imaginaires ; les cabinets de curiosités si bien nommés et tellement accueillants à l'étrangeté animale, maritime et terrestre ; enfin, les bâtiments eux-mêmes, ressources inépuisables de sculptures animalières.
    Tout compte fait, c'est à une chasse aux trésors de la gent animale que vous invite cet ouvrage !

  • Jean-Michel Roddaz ; de Jules César à César Auguste : cinquante ans de Révolution romaine Nouv.

    Professeur émérite de l'Université Bordeaux Montaigne et premier directeur de l'Institut Ausonius, Jean-Michel Roddaz compte à un niveau international au nombre des meilleurs spécialistes de la période qui vit le passage de la République romaine au régime du prince, le Principat. Connu pour sa biographie d'Agrippa, publiée en 1984, il n'a depuis lors cessé de prolonger sa quête scientifique en approfondissant certains des thèmes développés dans son premier livre et en ouvrant également de nouvelles pistes de recherche.
    Il a consacré de nombreuses études aux figures centrales de cette période, depuis Jules César jusqu'à son fils adoptif Auguste en passant par Marc Antoine, son frère L. Antonius et Lépide, mais aussi à des acteurs secondaires de la vie politique tel L. Cornelius Balbus. Il a également élargi ses horizons géographiques au-delà de Rome en cherchant à mieux définir l'impact de la crise politique et de la naissance d'une monarchie impériale sur les sociétés provinciales ; il a fait de la péninsule Ibérique son principal champ de recherche en remontant jusqu'à la deuxième guerre punique, sans s'interdire de parcourir également l'Orient romain et en croisant sur son chemin la figure d'Hérode. Il a contribué à élaborer au fil de ses recherches une analyse si cohérente que plusieurs de ses amis et de ses élèves ont jugé nécessaire de rassembler en un seul volume les textes de vingt-huit de ses articles, répartis en deux thèmes principaux : tout d'abord l'histoire d'une « révolution » politique vue depuis Rome ; ensuite l'histoire de Rome telle qu'elle fut vécue à cette époque dans le monde provincial et par les provinciaux eux-mêmes.

  • Les recherches sur les sols construits dans l'Antiquité ont fait des avancées spectaculaires ces dernières années en raison, surtout, de l'intérêt qu'archéologues et chercheurs commencent à y prêter d'un point de vue technique et non plus uniquement stylistique. Par ailleurs, les développements des connaissances sur les techniques antiques, grâce aux analyses poussées tant par les restaurateurs que par les géologues et les spécialistes de l'étude des matériaux, montrent tous les possibilités de recueil d'informations nouvelles afin de mieux appréhender le travail du «pavimentarius», ou mosaïste antique. Cependant, les sols en béton - terme qu'il convient de préférer désormais à ceux de mortier ou d'«opus signinum» - ont été très peu concernés par ces recherches qui se sont surtout intéressées aux pavements en tesselles (juxtaposition de cubes de pierre, marbre ou terre cuite).
    Les spécialistes réunis à l'occasion du colloque international tenu à Aix-en-Provence se sont penchés sur ces sols, tant d'un point de vue technique qu'archéologique et historique. Les communications présentent ici des dossiers variés aussi bien en termes de chronologie que de géographie. La large diffusion de ces sols, qui va de l'époque hellénistique aux églises de l'Antiquité tardive, souligne combien ce type de pavements a été mis en oeuvre et apprécié durant une très longue durée, bien plus longue que ce qui était traditionnellement admis. On trouvera dans ces vingt contributions des discussions sur les découvertes anciennes comme très récentes du Sud de la France, provenant de villes importantes de Narbonnaise aussi bien que de sites plus modestes, mais aussi deux incursions plus nordiques portées l'une vers Reims, l'autre vers Avenches en Suisse. Enfin, d'exceptionnels pavements ont entrainé le colloque de Grèce en Égypte, d'Espagne en Italie, où le décor se révèle souvent complété par des apports colorés. Entre peinture et pavement, on est à la rencontre de deux métiers.
    La moisson de documents que les chercheurs ont bien voulu présenter pour la première fois a été un étonnement pour beaucoup. Et d'une extraordinaire richesse pour les discussions sur la question ardue du vocabulaire à employer pour désigner ce qui apparait désormais comme d'une belle et grande diversité.
    La chronologie large examinée, incluant l'Antiquité tardive et l'époque médiévale - cette dernière plus en avance sur les études des mortiers -, a montré son intérêt, soulevant des questions de mises en oeuvre et d'approvisionnement, pointant la maîtrise technique des mosaïstes antiques.

  • Dans nos sociétés contemporaines, occidentales tout particulièrement, la tyrannie de la minceur est le reflet de codes esthétiques, associés à ce que nous appelons un corps sain. Cet idéal à atteindre peut conduire à des comportements extrêmes et entraîner de graves troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie). Quelles représentations et conceptions avaiton dans l'Antiquité, dans des sociétés préindustrielles, souvent menacées par la famine, de la maigreur et de la minceur ? Étaient-elles valorisées, cachées ou redoutées ? En Égypte, en Mésopotamie, au Proche-Orient ou dans les mondes grecs et romains, que signifiait un corps amaigri, élancé ou fluet ?
    Quand et pour qui était-ce la norme ou, selon les contextes, le reflet d'une attitude marginale (ascèse, jeûne) voire d'un statut particulier (étrangers, prisonniers, esclaves) ? Rassemblant plus d'une vingtaine de contributions, en langues française et anglaise, cet ouvrage se penche pour la première fois sur la façon dont les Anciens concevaient la minceur et la maigreur, et donne au lecteur une vision renouvelée des rapports à la nourriture, des conceptions esthétiques et des statuts sociaux dans l'Antiquité, sur la longue durée et dans des sociétés très différentes.

  • En Grèce comme à Rome, c'est à travers la nourriture que l'opulence prend forme et se donne en spectacle ; symétriquement, l'annihilation d'une richesse se conçoit d'instinct comme une ingestion. Dans l'imaginaire des Anciens, gloutonnerie et prodigalité, frugalité et parcimonie permettent de penser tous les comportements marqués du signe de l'excès, aussi bien que le bon exercice du pouvoir ou de la parole. Les études réunies dans ce volume étudient cette contiguïté des normes économiques et alimentaires, et la façon dont elles s'entrecroisent dans les discours politique, éthique, médical ou rhétorique des époques hellénistique et impériale.

  • Vit-on vraiment dans une époque de décadence et si oui, depuis quand ?
    Quelle est la différence entre crise et décadence ? Quelles ont été les étapes, les symptômes et les causes de la « maladie » de la décadence ? Dieu ou ses agents ont-ils une place dans la formation de l'histoire humaine ? La crainte d'un ennemi extérieur peut-elle mettre les États à l'abri du déclin ? La nature de l'homme le rend-il apte à intervenir pour changer l'histoire ? Y a-t-il une issue à la décadence ou va-t-elle mener à la fin de la société humaine ? Ces questions philosophiques ne sont pas seulement celles de l'homme contemporain. Les auteurs antiques se les posaient déjà. Les historiens romains, Salluste et Tite-Live les ont prises comme point de départ pour créer, peut-être pour la première fois dans l'histoire humaine, leurs propres histoires du progrès et du déclin de la res publica romaine. Leurs réponses à ces questions constituent le sujet abordé par ce livre.

  • Cinquante-quatrième volume de la collection de l'Atlas historique des villes de France, l'Atlas historique de Mont-de- Marsan relève d'un programme Région intitulé : « Les villes-têtes de l'Aquitaine : approches historique, cartographique et comparative », et visant à la réalisation des atlas historiques (selon le modèle établi pour celui de Bordeaux en 2009) de cinq villes de rang urbain supérieur à l'échelle régionale (Agen, Bayonne, Mont-de-Marsan, Pau, Périgueux), ainsi que d'un 6ème volume d'analyse spatiale comparative. Dernier à paraître de la série, l'Atlas historique de Bayonne, élaboré par une équipe scientifique de 20 intervenants, renouvelle profondément les connaissances sur la ville-port. À partir des données archéologiques et d'une étude des archives de la ville, la formation de l'espace urbain des origines protohistoriques à nos jours y est retracée selon trois perspectives complémentaires : le Plan historique, établi à partir des cadastres de 1830-1831, la restitue cartographiquement, alors que deux tomes de commentaires en donnent les clés de lecture, tant d'un point de vue global et diachronique (t.1 : Notice générale) qu'à l'échelle de chacun des monuments (t. 2 : Sites et monuments).

  • L'auteur reprend dix-neuf articles qu'il avait consacrés à l'histoire de la cité d'Argos. Ils ont trait à la genèse de la ville et de son territoire, à la constitution de l'État-cité, à la consolidation de ses frontières, à sa place dans le monde méditerranéen après la conquête romaine. Sous le titre Points d'histoire, sont repris quatre articles consacrés à des textes connus de longue date, mais que de nouvelles découvertes archéologiques ou épigraphiques invitent à relire autrement. On a signalé, chaque fois que c'est possible, les progrès accomplis par la recherche depuis la première publication de ces travaux. Le dernier chapitre, Repentirs et mises au point, complète ces indications.

  • Les économies de l'Antiquité changent, et elles changent profondément. Il n'y a pas une seule économie antique, plus ou moins identique à elle-même d'Homère à Constantin. Les contributions rassemblées dans ce livre instaurent un dialogue entre historiens des textes, archéologues, technologues et environnementalistes pour comprendre les ressorts de ces transformations.
    De l'Inde à l'Atlantique, en accordant la première place à l'évaluation des sources existantes et à la production de données nouvelles, elles suivent certains produits et certaines techniques de leur mise au point à leur diffusion, sans cacher les revers et les retours. C'est la diversité et les dynamiques des mondes antiques, dans leur originalité, qui se révèlent ici.

  • Quatre-vingts ans après la dernière biographie scientifique sur Catilina, ce livre se propose, sinon de réhabiliter ce personnage, au moins de rétablir la part de vérité que sa « légende noire » a jusqu'à présent largement occultée. A partir d'une documentation fragmentaire (livres, discours, lettres, pamphlets...) et jusque-là sous-exploitée, l'auteur démontre, contre l'autorité de Cicéron et de Salluste, que l'opinion des contemporains sur la « conjuration de Catilina » ne fut pas unanimement négative, mais que l'affaire fut récupérée et déformée par des propagandistes de talent.
    Catilina, le faux populiste est donc la reconstitution passionnante des étapes d'un parcours hors du commun, et le portrait, inattendu et saisissant, d'un homme et d'un politicien bien éloigné du « monstre » forgé par la tradition littéraire et historiographique.

  • Qu'est ce qui faisait qu'un homme politique romain était cru ? Ni la vérité de ce qu'il avançait, ni la haute tenue de ses propos. Mais ce qu'on appelait l'auctoritas.
    Une qualité personnelle fondée sur une éthique, qui se gagnait ou se perdait. Curieusement ce concept n'a guère été étudié. Le colloque qui s'est tenu en septembre 2018 à l'Université Paris X à l'initiative de J.-M. David et Fr.
    Hurlet a permis de combler cette lacune.
    Contributions de R. Baudry, Y. Berthelet, Cl. Bur, J.-M. David, E. Deniaux, J.
    Dubouloz, E. Famerie, Ch. Guérin, K.-J. Hölkeskamp, Fr. Hurlet, M. Jehne, Th.
    Lanfranchi, Ph. Le Doze, D. Mantovani, Fr. Pina Polo, A. Schiavone, Fr. Van Haeperen, G. Zecchini.

  • Dans les cités grecques de l'empire romain, la diffusion de la citoyenneté romaine introduit une nouvelle façon de se nommer, un nouveau droit, une nouvelle forme de distinction sociale.
    Au ????e siècle, après plusieurs décennies de développement de la citoyenneté romaine mais avant le choix de l'empereur Caracalla de la donner à tous les habitants libres de l'empire, les cités connaissent une situation originale : les citoyennetés locales, fondement de l'activité politique quotidienne, coexistent avec la citoyenneté impériale, universelle. Les études rassemblées dans cet ouvrage explorent les conséquences d'une telle situation, inédite dans le monde antique, et s'interrogent sur l'impact de la citoyenneté romaine sur les sociétés grecques.

  • L'Asie mineure occidentale au IIIe siècle Nouv.

    Le long IIIe siècle a.C. est un pont entre un monde issu des conquêtes d'Alexandre et l'arrivée des Romains sur la scène « internationale ». La partie occidentale de l'Asie Mineure est alors une région où les monarchies naissantes tentent de consolider leurs territoires. Elles développent avec les cités grecques des relations et l'on assiste à un épanouissement de la vie civique : constructions, inscriptions, monnayage connaissent alors une véritable efflorescence.
    Des dynamiques plus profondes voient les sociétés de la région se transformer sous l'effet de nouvelles normes culturelles et institutionnelles que l'on ne peut plus résumer à un simple processus d'hellénisation. L'ouvrage propose un florilège de recherches actuelles sur ces questions.

  • Cinquante-troisième volume de la collection de l'Atlas historique des villes de France, l'Atlas historique de Périgueux relève d'un programme Région intitulé : « Les villes-têtes de l'Aquitaine : approches historique, cartographique et comparative », et visant à la réalisation des atlas historiques (selon le modèle établi pour celui de Bordeaux en 2009) de cinq villes de rang urbain supérieur à l'échelle régionale (Agen, Bayonne, Mont-de-Marsan, Pau, Périgueux), ainsi que d'un 6 e volume d'analyse spatiale comparative. Quatrième à paraître de la série, l'Atlas historique de Périgueux, élaboré par une équipe scientifique de 27 intervenants, renouvelle profondément les connaissances sur la ville. À partir des données archéologiques et d'une étude des archives, la formation de l'espace urbain des origines protohistoriques à nos jours y est retracée selon trois perspectives complémentaires : le Plan historique, établi à partir des cadastres de 1811- 1817, la restitue cartographiquement, alors que deux tomes de commentaires en donnent les clés de lecture, tant d'un point de vue global et diachronique (t.1 : Notice générale) qu'à l'échelle de chacun des monuments (t. 2 : Sites et monuments). Le passage de la Protohistoire à l'époque gallo-romaine en ressort plus complexe, sans rien ôter de la grandeur de la cité antique et de ses monuments. La grande richesse du Moyen Âge à Périgueux est confirmée par l'étude des nombreux édifices qui structurent l'agglomération, tandis que des tensions se font jour entre les deux pôles constitutifs de la ville, la Cité et le Puy-Saint-Front, jusqu'à un basculement au profit du Puy. Après un moment faste à la Renaissance où s'épanouissent des élites cultivées, la ville subit les guerres de Religion et leurs séquelles. Désignée comme Préfecture, elle ne retrouve véritablement une dynamique de croissance qu'avec le chemin de fer.

  • Les renouvellements récents de l'historiographie ont multiplié les perspectives d'analyse sur le rôle et la place de l'écrit dans la pensée et l'exercice du pouvoir au Moyen Âge. Pour des sociétés et des cultures de l'oralité et du geste, l'écrit est en effet à la fois un instrument du/de pouvoir, un acte de pouvoir, une expression du pouvoir. En mettant l'accent sur les écritures du pouvoir, ces treize études questionnent les pratiques, leurs formes autant que leurs sens, au sein des cultures et des expériences politiques en péninsule Ibérique et au Maghreb. L'approche pluridisciplinaire - histoire, numismatique, diplomatique, épigraphie, histoire de l'art, de la littérature, du droit...- croisée à des échelles d'analyse variables dans l'espace et dans le temps, permet d'éclairer la production, la réception, la conservation, mais aussi la transformation et la circulation des textes et des écritures qui servent, expriment, monumentalisent le pouvoir, de part et d'autre des frontières et du détroit de Gibraltar, des Pyrénées au Sahara et dans le bassin méditerranéen occidental...

  • Ce premier volume des Suppléments à la Bibliotheca Isiaca livre les résultats de vingt années d'enquête de part et d'autre de la Méditerranée, à la recherche du mobilier cultuel issu des fouilles menées il y a plus d'un siècle à Carthage, au pied de la colline de Byrsa, sur le site du Serapeum de la colonie romaine.
    Outre la localisation précise du sanctuaire, et celle de l'Iseum voisin, les auteurs publient près de 80 monuments, pour la plupart quasi-inédits, dispersés aujourd'hui dans quatre collections muséales.
    La richesse de l'iconographie réunie, le caractère exceptionnel de certaines statues en ronde-bosse et bas-reliefs place désormais le Serapeum au premier plan des sanctuaires isiaques du monde gréco-romain. Plus aucune étude sur le sujet ne pourra se faire sans s'y référer.

  • Le thème de la liste fait l'objet depuis quelques années d'une attention croissante dans le champ universitaire, pour des périodes extrêmement diverses, au point qu'il apparaît comme une forme universelle de structuration du discours, ou au moins un motif transculturel. Les articles réunis dans ce volume proposent à la discussion l'hypothèse que la forme liste, très fréquente dans l'Antiquité et présente sur une diversité de supports, à la fois exprime et construit une façon antique de comprendre le monde. Dans un dialogue pluridisciplinaire (littérature, histoire, archéologie, géographie...), les contributions invitent à adopter un point de vue épistémique, et à penser la liste comme une forme-savoir dont la valeur tient, plus que dans l'accumulation des données, dans la combinaison signifiante et la mise en parcours de celles-ci.

  • Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés.
    À l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana).
    Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric.
    Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule.
    Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.

  • «Tibère se livrait à des débauches sur l'île de Capri», «Néron a mis le feu à Rome», «Vitellius ne pensait qu'à manger» : ces affirmations sont fausses, mais représentent souvent ce que le grand public a retenu de ces empereurs. Elles sont en effet le résultat d'un processus narratif mis en oeuvre dès le ier siècle de notre ère, qu'une comparaison entre les historiens romains Tacite et Suétone permet de mettre en évidence. Comment se sont constitués ces premiers récits des débuts du Principat ? Quels en étaient les enjeux méthodologiques et narratifs pour leurs auteurs ? Qu'en attendait leur public ?
    Voilà quelques-unes des questions abordées par ce livre.

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