Sciences humaines & sociales

  • A une époque où les Italo-Américains ne détenaient pas encore le monopole de la voyoucratie, de jeunes juifs utilisèrent la violence, seul moyen alors à leur portée pour passer du stade de miséreux à celui d'hommes d'affaires. Toutefois, contrairement aux mafieux italiens qui n'imaginaient pas d'autre perspective de société qu'une structure parallèle et criminelle se transmettant de génération en génération, les mafieux juifs n'ont jamais considéré le gangstérisme comme une fin en soi. Il n'a été qu'un moyen de s'élever dans la société à une époque où aucun autre moyen ne leur donnait cette possibilité. Comment trouver de l'argent pour monter un business dans un quartier où l'on passait son temps à se battre pour un bout de pain ? Les études, direz-vous. Pour les juifs, les quotas d'entrée dans les universités étaient alors extrêmement limités. Ils n'étaient pas assez américains pour y être acceptés et trop pauvres pour payer. Ainsi, demeuraient-ils un peuple à la dérive cherchant seulement à assurer sa survie, comme leurs parents avant eux, misérables réfugiés ayant fui l'enfer des pogroms sans même savoir où ils iraient. Ils avaient choisi New York et il leur a fallu un certain temps pour se rendre compte qu'ils avaient finalement débarqué dans un autre ghetto. Oui, l'argent du crime a effectivement permis de soudoyer les recteurs d'universités et d'ouvrir les portes des meilleures facultés aux enfants des gangsters juifs comme à beaucoup d'autres au sein de leur communauté. Je le répète, contrairement aux mafieux italiens, aucun des caïds juifs ne voulait de cette vie-là pour ses gamins qui se sont tous, sans exception, parfaitement intégrés dans la société américaine, accédant à des fonctions tout à fait honorables. Meyer Lansky, le trésorier de l'organistaion l'avoua lui-même : « Voyez mon fils, premier juif américain à intégrer l'académie militaire de West Point. Croyez-vous qu'ils l'ont accepté pour me faire plaisir ? Voilà pourquoi, la mafia juive n'a duré qu'une génération. »

  • Un voyage avec les « cow boys » de la virologie au coeur des zones tropicales et des virus qui y circulent et qui émergeront demain sous nos latitudes. Les épidémies, l'étude des virus, ont fait l'objet de nombreux ouvrages.
    L'originalité de ce livre est d'amener le lecteur au fin fond des savanes africaines à la poursuite des virus les plus dangereux du monde (Ebola, fièvre jaune, Lassa). Un livre autobiographique qui retrace la chasse aux virus réalisée dans les laboratoires des Instituts Pasteur de Bangui (Centrafrique) et de Dakar (Sénégal) puis poursuivie par l'étude de ces virus dans les laboratoires à haute sécurité (P4) des Etats-Unis. Une expérience de « cow boy » de la virologie qui sera suivie, de vingt années de recherche, dans la plus grande société pharmaceutique productrice de vaccins (Sanofi Pasteur) pour le développement de vaccins contre le sida, la dengue, Sars-CoV et chikungunya, Une vie consacrée à la lutte contre les virus, résumé dans un ouvrage écrit au moment ou l'humanité connait la pire pandémie de ce siècle et pour laquelle nous apportons notre contribution pour éclairer le lecteur sur la complexité de celle-ci et en particulier le développement des vaccins.

  • Témoignage sur la vie d'Israël et les actions secrètes menées par l'auteur aux quatre coins du monde et sur lesquelles il lève pudiquement un coin du voile. Il y a une forte dose d'espoir et de désespoir dans ce livre qui offre une occasion de sortir des lieux communs.Comment la narration d'un parcours militaire au sein de Tsahal se fait oeuvre littéraire destructrice de bien des idées préconçues sur l'armée, Israël mais aussi sur la littérature elle-même Au départ, ce récit autobiographique, bilan personnel d'un parisien de 68 devenu officier des services secrets israéliens, ne devait être que la chronique d'un révolté.
    Mais il avait des comptes à régler avec les gens : les israéliens, les Sex Pistols, Arafat, sa concierge, Henri Michaux, les femmes, un bébé du Rwanda, le prophète Moïse Alors, ses « confessions » sont devenues le bilan d'une époque dingue. A travers jungles et palaces, en passant par Normale Sup' et le lycée Henri IV, de Manaus à Gaza, de Manhattan à Bogota, ce n'est pas qu'un aventurier qui roule sa bosse : c'est l'histoire qui roule l'aventure. C'est la totale : thriller, provocation, voyage, poésie. C'est l'actualité brûlante, le danger, un certain opportunisme, le vécu, l'absinthe et les Uzis de l'art en direct ! Le soldat juif qui a bu le café avec Pinochet, Dick Cheney et le Prince de Thaïlande s'explique enfin dans un immense clin d'oeil et avec un style d'écriture inattendu. Alors, oubliez tout ce que vous croyez savoir des arabes, des juifs et des punks, de la guerre et de Dada.

  • Après usage, les héritiers de François Mitterrand ont rendu l'instrument partisan dans l'état où leur mentor l'avait trouvé en 1969, lorsque Gaston Deferre obtint moins de 6% à l'élection présidentielle. Comment le Parti socialiste est-il tombé si bas ? « Socialiste depuis trois générations » comme elle aime à se présenter, Renée Fregosi adhère au Parti socialiste en 1976 et fera partie du personnel permanent de la Rue de Solferino entre 1980 et 1997. Son parcours personnel au Parti Socialiste français des années 70 à nos jours est à bien des égards emblématique de l'évolution et des errements de la gauche non communiste, en France mais aussi dans le monde à travers l'Internationale Socialiste.
    A l'approche du quarantième anniversaire de la victoire socialiste de mai 1981, Renée Fregosi revient sur les relations ambiguës du PS français avec la social-démocratie, mêlant anecdotes vécues, expérience militante, actions de coopération internationale et réflexions. De nombreux personnages célèbres de la vie politique française et internationale des dernières décennies y sont évoqués, les mentalités et les moeurs politiques y sont étudiées en entomologiste. Mais au-delà de ses turpitudes qui l'ont conduit à son déplorable déclin, le PS est aussi coupable de laisser béant cet espace qu'aucun acteur politique n'est réellement susceptible de combler de façon satisfaisante aujourd'hui pour articuler à nouveau ce que Jaurès appelait la République politique, la République laïque et la République sociale.

  • Comment expliquer l'intérêt actuel de l'Iran pour le sud de l'Irak, le Yémen et la Syrie ? Celui-ci est incompréhensible si l'on ignore quel a été le moteur de la puissance iranienne sur la longue durée. Le plateau iranien se présente comme un espace géographique aux contraintes naturelles suffisamment exigeantes pour que la vie ne puisse s'y développer que de façon circonscrite. Des îlots de culture originaux, favorisés par l'isolement relatif, ont pu naître dans cet espace très particulier. L'Iran s'est ainsi doté d'une puissance imaginative, spirituelle et militaire. Il lui est toutefois impossible de rayonner sur le Moyen-Orient en restant confiné sur le territoire isolé qu'il occupe. Sa puissance régionale ne devient effective qu'à la condition que le cerveau imaginatif persan, sis sur le haut plateau, prenne possession du ventre babylonien, nombril de la puissance agricole puis maritime. Lorsque ce couplage du cerveau et du ventre devient effectif, l'Iran peut aller s'emparer d'un moteur secondaire situé sur la côte méditerranéenne. Celui-ci associe les riches provinces de Syrie et d'Égypte, sièges d'une agriculture florissante et portes sur une autre mer. À l'inverse, lorsque les pôles iranien, babylonien et syrien sont dissociés, la puissance créatrice persane se détourne du champ politique pour se tourner vers la poésie ou l'innovation scientifique.

  • Fort de 20 ans d'activité professionnelle en ingénierie informatique et après une dizaine d'années à enquêter comme journaliste sur les problématiques de surveillance et d'influence numérique, j'ai voulu, en écrivant cet ouvrage, faire partager mon travail avec un public le plus large possible.

    Internet : une plongée dans le Web de l'influence est un essai, ainsi qu'une enquête au long cours, traitant des principales problématiques actuelles liées au numérique : surveillance, données personnelles, addiction aux écrans, économie de l'attention, intelligence artificielle, fausses informations, réseaux sociaux, gouvernance algorithmique. Ces différents sujets traités dans l'ouvrage de manière chronologique, permettent de découvrir de façon sourcée comment une nouvelle économie s'est mise en place, celle du Web de l'influence. Particulièrement liée aux élections et aux grandes luttes idéologiques, cette «?nouvelle économie?», invisible, utilise des techniques issues des neurosciences. Le concept de Web de l'influence est traité par l'exemple, tout au long de l'ouvrage.

  • Après Trump ?

    Guy Millere

    Comprendre la présidence Trump, loin de toute haine et de toute caricature, est d'une extrême importance pour quiconque veut saisir le monde contemporain. C'est la clé pour déchiffrer où en sont les États-Unis aujourd'hui et ce qu'ils seront demain.

    Pour écrire ce livre, Guy Millière a parcouru les États-Unis d'Amérique, rencontré des membres de l'administration Trump, des politiciens américains de haut rang, quelques-uns des intellectuels américains les plus importants aujourd'hui. Il offre ici une analyse d'ensemble, explique ce qu'est la «doctrine Trump» en politique intérieure et en politique étrangère, donne à voir les divisions qui parcourent le peuple américain et, dès lors, la vie politique américaine elle-même. Il procède à des révélations essentielles, mais jamais exposées jusqu'à présent dans le contexte français. Son livre est unique, différent en tous points de l'intégralité de ce que vous pourrez lire par ailleurs. C'est ce qui le rend indispensable, et c'est ce qui fait qu'il doit impérativement être au coeur de tous les débats présents et à venir sur le sujet.

  • Un procès d'écrivain convoque l'esthétique autant que l'histoire des sensibilités et des représentations politiques et culturelles. C'est ce que montrent les joutes judiciaires réunies dans ce volume, des exercices de critique et d'histoire littéraires qui convoquent de grands penseurs, de grands artistes ou de grands écrivains à la barre de la littérature.

    Ces procès sur les droits intellectuels, moraux ou patrimoniaux de l'écrivain étaient déjà médiatisés au xixe siècle, tant ils résonaient de sensibilités politiques et sociales nouvelles, dans un contexte de proto-démocratisation des arts et des lettres par les progrès de l'instruction publique, l'invention de quotidiens à bon marché et la publication par eux de romans-feuilletons ou d'autres genres littéraires, les facilités de circulation offertes par le chemin de fer.

    Ce livre théâtral est une sorte d'hommage au barreau littéraire et politique du xixe siècle, aux Odilon Barrot, Chaix d'Est-Ange, Boinvilliers, Lacan, De Nogent Saint-Laurens, Paillard de Villeneuve, Sénard, Allou, Paul-Boncour.

  • Apprendre à communiquer avec son bébé dès la grossesse Lorsque le bébé naît, il a déjà une histoire : dans le ventre de sa mère, il voit, il entend, il réagit, et ces neuf mois le marqueront pour la vie.
    À peine né, le bébé est capable de communiquer, et si le dialogue nous paraît impossible, c'est que nous ne savons pas interpréter son langage. Ce malentendu se poursuivra jusqu'à ce que l'enfant se plie aux règles du monde adulte.
    À travers une enquête passionnante, Bernard Martino nous apprend à créer ce lien intense avec l'enfant pendant la grossesse et à le faire perdurer au moment de son entrée dans la vie

  • Moments privés au quai d'Orsay vous ouvre les portes de la diplomatie française...
    Mais en passant par l'escalier de service. Car si de l'extérieur, le monde des chancelleries ressemble aux pages « décoration » d'un magazine de luxe ; il y a, derrière les façades, des parquets cirés parfois glissants. Les plafonds s'écroulent, les invités volent l'argenterie, et tandis qu'à Pékin les Chinois essaient de nous rouler sur la propriété de nos propres murs, Monsieur l'Ambassadeur demande au Colonel, en plein dîner officiel, s'il aime les sculptures d'éphèbes nus' Dans ce petit ouvrage savoureux, les héros embarquent dans des avions branlants de lignes intérieures post-soviétiques ou sub-sahariennes, ils craignent pour leur vie dans des tempêtes tropicales sur des aérodromes dont il faut chasser, à l'approche de l'appareil, les dromadaires en train de paître sur le pré qui sert de piste' Moments privés au quai d'Orsay vous raconte la France, son incroyable réseau diplomatique (qui reste l'un des meilleurs du monde), mais aussi les petites histoires sans lesquelles ce fer de lance de la grandeur nationale ne pourrait pas fonctionner.
    Car les diplomates ont aussi des chaussettes à laver, des lubies, des faiblesses, ou des allergies et des régimes pas toujours faciles à respecter quand on passe sans transition de la Mauritanie à la Nouvelle-Zélande.

  • Le régime russe actuel est la principale menace de conflit sur la planète aujourd'hui comme le montrent les événements récents en Géorgie, en Ukraine, en Syrie mais aussi la déstabilisation des démocraties occidentales observée par les Parlementaires européens. Ce livre raconte l'évolution du conflit croissant entre la Russie de Vladimir Poutine et les démocraties occidentales et propose des issues à la crise.

    Il y a urgence, en plus du travail diplomatique, de coordonner tous les mouvements de la société civile en France et au sein des démocraties occidentales qui luttent contre le régime autoritaire et anti-démocratique russe. Il ne s'agit pas d'un combat contre la nation russe. Bien au contraire il s'agit d'aider les Russes à se débarrasser de l'excroissance mafieuse et kleptocratique qui a pris le pouvoir au Kremlin avec Vladimir Poutine en 1999. Les Etats, s'ils veulent éviter la partie de domino qui a entraîné le monde vers la guerre en 1939, se doivent de soutenir un mouvement citoyen en faveur de la paix.

    Pour donner de vraies chances à la paix en Europe, un nouveau récit historico-symbolique, capable de dégager les valeurs qui animent historiquement les sociétés européennes, doit être écrit avec la participation de l'ensemble des historiens et des citoyens du continent.

  • Au printemps 2016 Corinne et Laurent Mérer passent trois mois dans les Territoires occupés de Palestine à l'appel des Églises chrétiennes de ce pays. Dès lors, en relation avec les organisations palestiniennes et israéliennes militant pour une paix juste, ils accompagnent les habitants de cette terre, chrétiens et musulmans, dans leur vie quotidienne soumise à l'occupation militaire et aux exactions de colons israéliens : contrôles incessants, humiliations, démolitions punitives, appropriations de terres...

    « Et comme en écho, résonnait encore dans nos deux têtes le verset de Luc (19:40) : S'ils se taisent, les pierres crieront... ».

    Ce livre constitue leur témoignage.

  • « I have a dream », dit un célèbre pasteur chrétien, prophète de la fraternité. Moi aussi, j'ai un rêve. Un rêve pour notre planète et pour nous, les humains qui la peuplons. Je rêve que « bioéthique » soit un mot en harmonie avec gratitude et non plus avec inquiétude.
    Ce rêve est enthousiasmant car la science montre de plus en plus l'admirable complexité et l'étonnante cohérence de la vie humaine et de son développement, ainsi que sa nécessaire relation avec l'environnement, pensée plutôt comme une alliance.
    Dès lors, il s'agit d'avancer vers un monde nouveau. Pour cela, nous devons prendre ensemble le juste virage. Mais comment ? En nous mettant à l'écoute de la planète.
    Elle crie sa souffrance et les plus pauvres en pâtissent.
    Il est impossible de construire le monde de demain si, d'un côté, nous renonçons à nos pouvoirs technologiques malfaisants pour enfin prendre soin de la terre, alors que d'un autre côté nous continuons à laisser les techniques biomédicales nous abuser par leur pouvoir au point d'abîmer les humains. Il serait absurde de vivre en même temps, d'une part, le respect de la planète pour que les plus pauvres soient protégés et, d'autre part, le pouvoir destructeur de techniques séductrices qui, en bioéthique, ne protège pas les plus faibles.

  • Nous appartenons à une génération de transition: la plupart des jeunes femmes de notre âge sont confrontées à des enjeux - familiaux, professionnels et sociétaux - différents de ceux qu'ont connus nos aînées. Quand vient le moment de prendre une décision, de choisir une direction pour notre avenir, nous avons souvent peur de franchir le pas, par crainte ou par autocensure. Ces doutes, que nous pensons particulièrement propres aux femmes, peuvent être la source de blocages et nous empêchent d'agir selon nos réels désirs. L'élan qui nous manque parfois n'est pas forcément synonyme de grain de folie mais plutôt de conviction et de confiance. Nous pensons que la confiance vient en grande partie de l'existence de « modèles » de femmes qui nous inspireraient : des femmes dont nous aurions envie de suivre l'exemple.
    À partir de ce constat, nous avons décidé d'élaborer une série de portraits originaux de femmes d'exception à leur échelle : des femmes qui ont eu le courage de vivre la vie qu'elles souhaitaient indépendamment de la pression et du regard de la société, des femmes qui peuvent s'être surpassées pour atteindre leur rêve ou pour défendre leurs convictions et leurs idéaux.
    À trois, nous sommes parties un an autour du monde :
    - pour rencontrer des femmes des quatre coins du globe, celles qui «occupent la terre», qui constituent le monde et qui n'ont pas peur de le change;
    - pour chercher l'inspiration ailleurs, nous ouvrir à de nouvelles cultures, trouver de nouveaux modèles de vies, qui puissent avoir un retentissement sur les nôtres;
    - pour que les récits de ces femmes stimulent notre ambition et nous encouragent à « constituer la terre » de façon remarquable à notre tour.
    Toutes ces femmes sont des modèles d'inspiration pour les jeunes femmes de 2020.

  • « S'en taper le cul contre la suspension » « Jouer les mères Térésa » « Tu me l'ôtes de la bouche » « Avoir bu l'eau des nouilles » « C'est de la bombe ! » Les expressions du quotidien sont un domaine de la langue française mal exploré par les dictionnaires. Bon nombre de ces expressions circulent aussi dans la francophonie : au Québec « Dormir en cuillère » ; en Suisse « Y'a pas le feu au lac » ; ou en Belgique « Après nous les mouches, sucer de son pouce ».
    Plus de 1600 expressions, avec leurs variantes, sont ici analysées, assorties de la date la plus anciennement connue de leur première apparition à l'écrit, et abondamment illustrées de plus de 5000 exemples. Les auteurs ont puisé aux sources les plus diverses : romans, films, chansons, sketches, journaux, sans oublier de butiner ici et là sur la Toile.
    Un livre à lire et à relire, que l'on consulte à tout moment pour des instants de rire et de détente.

  • Vietnam du Nord, 1972. Les bombardements américains redoublent d'intensité. Thi Hien a 17 ans. Volontaire et ambitieuse, elle est sélectionnée, dans le cadre de la propagande communiste du gouvernement vietnamien, pour partir étudier en Pologne et participer à l'effort de reconstruction du pays.
    A l'issue de quatre ans d'études, Thi Hien rencontre Piotr, jeune enseignant tout juste rentré du Vietnam. De leur amour naît un enfant. Pour Thi Hien, c'est un déchirement terrible : elle ne peut pas repartir au Vietnam où elle risque d'être arrêtée. Commencent alors les heures cruelles d'une vie clandestine, dans un pays exsangue qui manque de tout. Elle décide en 1981 de se rendre en France, laissant derrière elle son mari et sa fille. L'état d'urgence décrété par le gouvernement polonais en décembre 1981 l'obligera finalement à retser à Paris. Il lui faudra traverser de nouvelle épreuves avant que les siens puissent la rejoindre.

    Thi Hien Tran nous livre ici le témoignage émouvant d'une femme, rebelle et insoumise, éprise de liberté. Rongée par la culpabilité d'avoir "trahi" ses proches pour pouvoir vivre son propre destin, elle ne retournera au Vietnam que 19 ans après son départ.

  • Si l'été 1939 engendra peurs et doutes, il fut également un dernier moment d'insouciance pour de nombreuses familles polonaises. Par sa géographie ainsi que par son Histoire, la Pologne s'était toujours trouvée sous la menace de ses deux puissants voisins. Qu'on l'appelât Prusse ou Allemagne, qu'on l'appelât Russie ou URSS toutes deux avaient été nourries depuis la fin de la Première Guerre mondiale par des idéologies radicales, destructrices.
    Proie idéale pour ces deux ogres affamés, septembre 1939 sonna le glas de l'indépendance de ce pays et avec elle, commença un cauchemar qui devait durer de longues années.
    Victime de la première des trois grandes déportations de Polonais organisées par Staline en février 1940 , Adela, jeune adolescente de 14 ans, se retrouva plongée dans l'enfer du Goulag, où elle vit une partie de sa famille disparaître. Sa libération, deux années plus tard, ne marqua pas pour autant la fin de son exil, car du camp dans lequel elle vécut jusqu'à son retour en Pologne en 1948, neuf années s'écoulèrent. Neuf années d'exil passés entre l'URSS, la Perse, Les Indes britanniques jusqu'au Tanganyika. Neuf années marquées par l'espoir et les incertitudes.

  • Ce livre a été entrepris dans l'optique du 25ème anniversaire et du congrès des Mères pour la Paix organisé en octobre à cette occasion, pour décliner l'enchainement des faits qui ont conduit à la création de l'association en 1994, son histoire et son action durant plus de deux décennies. Il est destiné non seulement en direction de ses militants et de ses sympathisants, mais aussi vers toutes celles et ceux qui souhaitent s'engager dans une expérience solidaire ou dans la défense des droits humains et des valeurs universelles.
    Il rappelle aussi quelques pages de l'histoire des deux dernières décennies, évoquant les grandes crises et leurs terribles conséquences, notamment sur les femmes et les enfants.
    Il évoque non seulement les programmes d'autonomisation mis en place par Mères pour la Paix pour les femmes victimes de conflits en particulier, mais il parle aussi de l'importance de l'engagement et des rencontres humaines qui ont su orienter et faire évoluer l'association, de la Bosnie à l'Afghanistan, de la Tchétchénie à la RDC et à la Centrafrique.
    Il apporte en même temps un regard objectif sur les écueils et les échecs qui ont jalonné le parcours de l'association, mais aussi sur ses grandes victoires. Pour alléger un aspect souvent lourd de la situation des femmes en temps de conflit, sont insérés des récits de mission et des anecdotes mais surtout de magnifiques portraits de femmes et de mères restées debout malgré la violence qui a ravagé leur vie et qui ont su rassembler leurs forces pour aider les autres.
    Mères pour la Paix est une Fédération nationale, composée de sept comités en France, et une force militante de plusieurs centaines d'hommes et de femmes très investis non seulement dans une dizaine de programmes dans les pays en situation de post-conflits mais aussi dans une action importante d'information du grand public et de sensibilisation des jeunes dont la plus importante est l'éducation à la paix.

  • Avec les nombreuses prises d'otages et les menaces des groupes djihadistes envers la France, personne ici n'ignore plus la situation explosive créée au Sahel. L'intervention française au Mali, qui a permis d'éliminer physiquement quelques centaines de terroristes, ne règle rien des plaies endémiques qui frappent cette région depuis plusieurs années : corruption, pauvreté, fractures ethniques, montée du fondamentalisme, rivalités régionales, commerce de la drogue venue d'Amérique Latine, clientélisme.
    Or les liens opaques et sur fond d'affairisme qui se sont tissés entre la France et les pays de la zone ont largement contribué à ce triste héritage. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les relations entre les pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger) ont été marquées par le manque de transparence et un interventionnisme souvent calamiteux. Mêlant enquête et réflexions, L'Agonie de la Françafrique démontre le rôle trouble de la France et de ses relais dans la région, les complicités en tout genre et les multiples détournements de fonds publics orchestrés sous le regard bienveillant de Paris.
    L'auteur, ex-journaliste du Canard enchaîné et fondateur de Bakchich démontre les liaisons dangereuses que l'ancienne puissance coloniale entretient notamment avec certains personnages sulfureux de Bamako à Nouatchoc. Il est urgent que le pouvoir en France invente de nouvelles grilles de lecture avec les pays du Sahel, notamment le Mali et la Mauritanie, des pays clefs pour offrir une perspective d'avenir à cette zone géographique sinistrée !

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