Ecole Francaise D'athenes

  • Fondée en 627 av. J.-C. par Corinthe et Corcyre, Dyrrachion est une des cités les plus importantes du monde grec à l'Est de l'Adriatique. Sa situation côtière, au voisinage des peuples illyriens, lui permet de jouer un rôle majeur dans les contacts entre les mondes grec et non grec. L'examen des trois séries monétaires en argent frappées par la cité entre 375 et 60/55 av. J.-C. offre un nouvel exemple des liens entre monnaie, guerre et économie dans l'Antiquité. Il éclaire les rapports de Dyrrachion avec ses deux métropoles, sa politique envers les Illyriens, mais aussi ses relations avec Rome, dont l'intérêt pour l'Adriatique ne cesse de croître à partir du IIIe s. av. ­J.-C. Cet ouvrage apporte ainsi une contribution essentielle à l'histoire de Dyrrachion depuis sa fondation jusqu'à sa transformation en colonie romaine.

  • De 1999 à 2012, une équipe franco-albanaise a réuni, sous l'égide du ministère français des Affaires étrangères, de l'École française d'Athènes et de l'Institut archéologique de Tirana, des spécialistes de l'époque protobyzantine autour de Skënder Muçaj, qui avait mené les fouilles archéologiques sur la ville tardo-antique de Byllis dans les années 1980. Ce premier volume sur le site se propose d'étudier une partie des structures de l'Antiquité tardive mises au jour dans cette cité épiscopale de l'intérieur de l'Épire nouvelle: le mur d'enceinte de la ville remanié sous le règne de l'empereur Justinien, et trois parmi les cinq églises paléochrétiennes connues, les basiliques A, C et D. Outre le rempart et l'architecture de ces édifices de culte, la sculpture, les aménagements et le mobilier liturgique, la décoration des sols et les objets recueillis, offrent une richesse et une variété exceptionnelles, qui font de cet ensemble encore méconnu un jalon urbain essentiel du Sud-Ouest des Balkans.


    From 1999 to 2012, a Franco-Albanian team was brought together, under the aegis of the French Ministry of Foreign Affairs, the French School at Athens and the Archaeological Institute of Tirana. They were specialists of the Protobyzantine period around Skënder Muçaj, who had carried out archaeological excavations on the lateantique city of Byllis in the 1980s. This first volume on the site presents a study of part of the structures of Late Antiquity unearthed in this episcopal city in the interior of Epirus Nova: the city wall, altered during the reign of Emperor Justinian, and three of the five known early Christian churches, basilicas A, C and D. Besides the rampart and the architecture of these cult buildings, the sculpture, layouts, liturgical furniture, decoration of the floors and the collected objects offer an exceptionally rich and varied assemblage, still overlooked, which is an essential urban landmark in the southwest of the Balkans.

  • L'Albanie, qui correspond à la partie sud de l'Illyrie antique, a fait connaître ces vingt-sept « trésors » de monnaies allant du milieu du Ve siècle av. J.-C. jusqu'au règne d'Auguste : le mot trésor renvoie aussi bien à une somme considérable gagnée à la guerre qu'au capital accumulé par un chef de guerre au long d'une carrière menée au-delà des mers, mais aussi à des sommes beaucoup plus faibles rassemblées pour servir à un projet qui ne se réalisera pas, ou à un ensemble de monnaies de bronze ayant perdu toute valeur à la suite d'un changement monétaire.
    Les deux cités fondées par Corinthe, Apollonia et Dyrrachion (appelée aussi Épidamne), commencèrent à frapper monnaie au IVe siècle, mais cette forme de richesse avait déjà excité l'intérêt des Illyriens et la monnaie des deux cités s'impose très vite comme l'instrument financier de la région, utilisée aussi bien par les Illyriens que par les Grecs.
    L'Illyrie est un pays mal connu, dont les auteurs grecs et latins n'ont guère parlé qu'à l'occasion des guerres qui y attirèrent ses voisins de Grèce ou d'Italie. Les trésors sont pour l'historien moderne la meilleure source d'information sur l'histoire du pays, les grands évènements qui transformèrent la monnaie locale, y attirèrent devises et armées étrangères. C'est cette histoire que Shpresa Gjongecaj-Vangjeli reconstruit par ses trésors.

    Albania, located in the southern part of ancient Illyria, is home to these twenty-seven «hoards» of coins dating from the middle of the fifth century BC to the reign of Augustus: the word hoard refers as much to a considerable sum won in war as to the capital accumulated by a warlord during campaigns overseas, but also to much smaller sums collected to fund a project that did not come to fruition, or a set of bronze coins that have lost their value following a currency change.
    The two cities founded by Corinth, Apollonia and Dyrrachion (also called Epidamne), began to coin money in the fourth century, but this form of wealth had already come to the attention of the Illyrians and the currency of the two cities quickly established itself as the financial tool of the region, used by both the Illyrians and the Greeks.
    Illyria is a little-known country, only mentioned by Greek and Latin authors in connection with the wars that involved its neighbours from Greece or Italy. For the modern historian, the hoards are the best source of information on the history of the country, and the great events which transformed the local currency, attracted foreign currencies and armies. It is this story that Shpresa Gjongecaj-Vangjeli reconstructed through these hoards.

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