Littérature traduite

  • Ordinary people

    Diana Evans

    Troisième roman de Diana Evans, Ordinary People décrit, à travers deux couples quarantenaires les failles et les errances d'hommes et de femmes issus d'une classe moyenne auxquels le pouvoir d'achat en baisse offre peu de perspectives. L'auteure anglaise plonge le lecteur dans la vie intime et domestique de deux cocons familiaux au bord de la rupture, celui de Michael et Melissa, rencontrés il y a plus de dix ans, parents de deux enfants, et de Damian et Stéphanie, mariés depuis bientôt quinze ans, trois enfants. Que devient le couple face aux ambitions personnelles et professionnelles déçues ? Aux longs trajets pendulaires ? À l'argent qui manque toujours un peu ? Diana Evans se fait l'observatrice de la vie conju­gale confrontée au capitalisme et à la crise, et décrit minutieusement la fragile architecture amoureuse.

  • L'histoire vraie, trouble et tortueuse d'une série de meurtres qui comptent parmi les plus mystérieux et les plus monstrueux de l'Histoire des États-Unis. Dans les années 1920, les hommes les plus riches au monde étaient Amérindiens, et appartenaient à la tribu des Osages. Une fois le pétrole découvert sous leurs terres, dans l'Oklahoma, ils se sont mis à rouler dans des automobiles conduites par des chauffeurs, se sont fait construire de belles demeures et ont envoyé leurs enfants étudier en Europe. Puis, un par un, les Osages ont commencé à disparaître dans d'étranges circonstances. Dans ce Wild West où se croisaient desperados et magnats du pétrole, ceux qui osaient enquêter sur cette tuerie étaient assassinés à leur tour... Le nombre de morts ne cessant d'augmenter, le FBI se saisit de l'affaire, et perça les mystères d'une gigantesque conspiration, mettant au jour une série de crimes aussi choquante qu'effrayante. Fondé sur des années de recherche, La Note américaine est un chef-d'oeuvre de narrative nonfiction : David Grann mène l'enquête, et chacune de ses découvertes amène son lot de surprises sinistres, de rebondissements et de secrets lourds à porter. Un livre percutant, d'une grande puissance, qui constitue un témoignage littéraire bouleversant. Public Adulte.

  • Ses parents viennent de mourir dans un accident de voiture. Désireuse d'accomplir leur dernière volonté d'être enterrés dans leur village natal, Ruth Schwarz, jeune physicienne absorbée par le travail qu'elle mène pour rédiger sa thèse sur l'univers bloc et sous l'emprise d'amphétamines entreprend les démarches. Mais elle est bientôt confrontée à une série d'obstacles qu'on dirait surgis d'un cauchemar.
    Le village en question, Groß-Eiland ne figure sur aucune carte, personne ne le connaît, c'est comme s'il n'existait pas.

  • L'étrange vallée Nouv.

    L'étrange vallée

    Anna Wiener

    2013, l'an 37 après Steve Jobs. Facebook vient d'entrer en Bourse avec une valorisation de cent milliards de dollars, Apple va le faire bientôt pour dix fois plus. Les jeunes, brillants et fougueux, patrons de la Silicon Valley promettent au monde entier, pour son bien, rien de moins que l'ultime révolution, non sanglante. Une nouvelle façon de vivre, de commercer et de communiquer : plus vite, tout le temps, avec tous.

    Dans le vieux monde et dans ses vieux métiers, on s'ennuie ferme et surtout, on gagne petit. Alors, comme tant d'autres, Anna Wiener, vingt-cinq ans, quitte un emploi frustrant dans l'édition new-yorkaise et s'envole pour San Francisco et ses start-up spécialisées dans le Big Data. Elle plonge dans le monde merveilleux de l'hyper-productivité souriante, de l'efficacité extravagante et de l'immédiateté surréaliste, aux mains de jeunes gens qui jonglent avec les millions et le verbe disrupter. On aurait dû se méfier. En anglais, il veut dire détruire. Que faire ? Invoquer le mantra « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » ? Mais qui a lu Rabelais ? Et, de toute façon, dans la Vallée, personne ne vous entend crier.

  • Imaginez un choeur polyphonique réunissant douze femmes dont un homme trans, âgées de 19 à 93 ans, presque toutes noires, chantant leur(s) expérience(s) britannique(s) dans une scénographie multipliant décors et points de vue de Newcastle à Cornwall en passant par Londres et dans une chronologie s'étendant du XXe siècle aux trébuchements d'un XXIe siècle remodelé par les mouve-ments #metoo et #Blacklivesmatter. Cela donne Fille, Femme, autre, un roman-fusion époustouflant où, comme le soutien-gorge en son temps, la ponctuation a été allègrement jetée par la fenêtre. Son auteure, Bernardine Evaristo, a raflé comme une tornade dans son passage tous les honneurs dont le Man Booker Prize 2019 devenant ainsi la première femme noire à recevoir le prestigieux prix. C'est l'histoire entremêlée d'Amma, Yazz, Dominique, Carole, Bummi , LaTisha, Shirley, Winsome, Penelope, Megan/Morgan, Hattie et Grace et d'autres encore. Chacune d'elles cherche un avenir, une maison, l'amour, une mère absente, un père perdu, une identité, un genre - il, elle, iel - une existence, et au passage, le bonheur. Toutes ont traversé l'espace et le temps - pour atterrir au coeur de l'Angleterre, carrefour historique des migrations et échouer aux confins éternellement figés des castes britanniques. Femmes invisibles dans la société anglaise, elles prennent corps et âmes sous la plume libre et libératrice d'une auteure, poète, dramaturge qui, avec ce huitième roman, signe une oeuvre d'une grande vitalité.

  • Maid

    Stéphanie Land

    Il est arrivé qu'un écrivain devienne femme de ménage. Pour vivre de l'intérieur une condition sociale qui n'était pas la sienne, et pouvoir témoigner, dénoncer les conditions de travail indignes, les horaires inhumains, mettre sa plume au service de celles que personne n'écoute. Ce fut le cas de Florence Aubenas, et de Barbara Ehrenreich qui signe la préface de ce livre. Mais il arrive - plus rarement - que ce soit l'inverse. Qu'une femme de ménage devienne écrivain. Au début de ce récit, Stéphanie Land est seule et mère d'une petite fille de 2 ans et, pour (sur) vivre et leur procurer un toit, elle nettoie les maisons auxquelles elle s'amuse à donner des noms romanesques : la Maison du Clown, la Maison Porno, la Maison Triste, la Maison de la Femme qui Entasse... Elle explore ainsi le ventre de l'Amérique depuis sa classe moyenne supérieure à la réalité de ceux qui la servent. À la fin de son récit, sa fille a 7 ans et s'apprête à lui sauter au cou pour la féliciter : Stéphanie va recevoir son diplôme de création littéraire de l'Université de Missoula. Montana. Suivi en cours du soir à distance. Entre les deux, Stéphanie a briqué, balayé, frotté, rangé, et vu l'envers du décor de l'Amérique triomphante. Elle a aspiré la poussière chez les autres, et aspiré à devenir quelqu'un d'autre. Elle raconte.

  • Aucune enquête, aucun chiffre, aucun reportage ne saura nous faire prendre en haine l'esclavage contemporain comme l'image des moignons maculés de sang d'Eddie, 17 ans, conduisant sa Subaru dans la scène d'ouverture, hallucinée, de ce roman. Il vient de s'évader de la ferme Delicious Foods, exploitation géante - et pas seulement agricole -, au coeur de la Louisiane où Darlene, sa mère, a été recrutée 6 ans plus tôt, comme d'autres toxicomanes. Productrice de fruits et légumes, Delicious Foods maltraite ses ouvriers et les maintient prisonniers au coeur de la Louisiane grâce à la triple contrainte de la terreur physique, d'un endettement perpétuel à l'entreprise et d'une addiction à la drogue qui leur est continuellement fournie. Abandonné à son sort, le tout jeune Eddie fera tout pour retrouver la trace de sa mère, la rejoindre et l'aider à se libérer de ce piège. Dans ce prodigieux roman qui a valu à Hannaham tous les honneurs Outre-Atlantique (Pen/Faulkner Prize - roman), trois voix se succèdent pour raconter la spirale infernale : une mère prisonnière, un fils révolté et puis... la drogue, pour une fois présentée sous son jour le plus troublant : elle est un bateleur, un séducteur, un amant jaloux.

  • En l'espace de quatre ans, Jesmyn Ward qui, depuis Bois sauvage a fait de l' État du Mississippi son territoire, a assisté à la mort de cinq jeunes garçons qui lui étaient chers. Ces morts n'avaient à priori rien en commun, si ce n'est le spectre puissant et hors statistique de la pauvreté et du racisme qui conditionne l'avenir difficile des jeunes hommes issus de la communauté noire américaine. Les Moissons funèbres est un roman introspectif, âpre et mélancolique, sur la pauvreté dans le Sud profond des États-Unis.

  • Que sont devenus les rescapés et les survivants de Nagasaki?? Combien sont-ils encore?? Et surtout, qu'ont-ils à nous dire?? Longtemps, Reiko Kruk-Nishioka s'est tue. Aujourd'hui, après mûre réflexion, c'est par un récit romancé, écrit à hauteur d'enfant, agrémenté de dessins de sa plume, qu'elle a choisi de témoigner. Keiko, 10 ans, assiste depuis des mois, fascinée, au ballet des Libellules rouges de l'école d'avia-tion voisine. Un chant affirme « les femmes ne montent pas sur les avions » ? Qu'importe. Keiko sera pilote. En attendant, son coeur bat plus fort quand Koyama, son prince rouge à l'écharpe blanche, l'emmène voir les biplans de près, leurs hélices de bois, leurs ailes de toile peinte, puis lui offre un baptême de l'air improvisé. Mais c'est la guerre et bientôt, les avions pacifiques sont enrôlés pour partir à l'attaque. Tous les autres, plus solides, ont déjà été abattus. A fréquenter les pilotes, Keiko découvre leur peur, leurs doutes, leur soif de vivre, le fait qu'ils ne sont encore que des enfants dans un monde où les adultes mentent et se trompent systématiquement. Un jour, un peu avant midi, à 20 km de là, une bombe pas comme les autres tombe sur la ville de Nagasaki.

  • Coupable

    Reginald Dwayne Betts

    Les livres lus en prison, le temps passé à ré?échir, la peur, la frustration, l'isolement éprouvés en incarcération, mais aussi son intelligence, son caractère, ses décisions, ses choix, le désir fou de devenir, après la centrale, celui qu'il était au fond, ont fait de lui un témoin. Dans cet homme nouveau cohabitent tous les Reginald : celui qui assume, celui qui regrette, celui qui est le même, celui qui est ressuscité?: « Et si c'est en prison que vont les hommes/noirs pour devenir Lazare (ou devenir Jonas). » Celui qui, devenu père, se demande comment dire la vérité sur la violence à ses enfants, et cela donne : « parce qu'est-ce que je dis à mes fils de ce que leurs mains pourraient bien faire, au cours de longues/discussions sur ce que font/les mains des hommes. Leurs mains, les miennes. » Celui qui, devenu avocat et juriste, expurge et caviarde des documents authentiques pour faire comprendre la mécanique judiciaire broyeuse d'âmes, et cela donne : « C'est la politique... d'emprisonner les gens... la pratique... d'emprisonner les indigents... la... pratique... de détenir les prisonniers... indéfiniment. » À sa sortie, Reginald était devenu celui qu'il était : un poète majeur.

  • Hillbilly élégie

    J. D. Vance

    « On les appelle Hillbillies, Rednecks ou White Trash. Pour moi, ce sont mes voisins, mes amis, ma famille. » J.D. Vance. Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D Vance raconte son enfance violente et chaotique dans les Appalaches - cette immense région des États-Unis qui a vu l'industrie du charbon et la métallurgie péricliter - et décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits blancs » du Midwest que l'on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d'un transfuge, Hillbilly élégie nous fait entendre la voix d'une classe désillusionnée et pose des questions essentielles : Comment peut-on avoir du travail et ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l'Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

  • Marié dès l'âge de dix-huit ans à une femme que sa communauté lui a choisie, Shulem Deen a longtemps mené une vie austère encadrée par les règles strictes des skver. Considérés comme trop extrêmes même par les plus fanatiques - les satmar, les belz, les loubavitch -, les skver font revivre les coutumes et les pratiques des premiers Juifs hassidiques et se tiennent à l'écart du monde extérieur. Seulement, un jour, Shulem s'est mis à douter. Dans ce récit passionnant, il raconte le long et douloureux processus d'émancipation qui a poussé sa communauté ultra-orthodoxe à l'exclure pour hérésie. Un parcours poignant qui, loin de tout règlement de comptes, offre une analyse fine des raisons conduisant des hommes et des femmes à quitter leur monde.

  • Crazy brave

    Joy Harjo

    Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu'un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l'Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu'elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer. Brave. Courageux. Oui, c'est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D'appliquer l'enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume. Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d'une bravoure folle. Comme si les guerres indiennes n'étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d'amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l'étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

  • Liao Yiwu fait parler les exclus, les marginaux et les oubliés de la Chine contemporaine?: trafiquant d'êtres humains, pleureur professionnel, embaumeur, migrant, survivant, promeneur de cadavres... Dans la Chine moderne et glorieuse, le mot diceng, qui signifie « les bas-fonds », a été rayé du vocabulaire. Les réformes du Président Mao et de ses successeurs ont aboli toutes les catégories honteuses de la population. Les marginaux, les mendiants, les truands, les lépreux, les proxénètes et les prostituées, les trafiquants d'êtres humains, les promeneurs de cadavres, les perceurs de coffres-forts, les adeptes de la secte hérétique Falun Gong, les experts du Feng shui, cette superstition d'un autre temps ? Ils n'existent plus. Pourtant, Liao Yiwu les a rencontrés. Tout au long des années 2000, au gré de ses séjours en prison, de ses errances dans la rue, de ses escapades et de ses petits boulots, il a sympathisé avec eux et il a recueilli leurs confidences, en poète. Le point commun de ces vingt-huit individus de tous horizons ? Ils ont tous été privés de liberté d'expression, réduits au silence, niés dans leur existence même. Enfin écoutés par une oreille attentive, ils se rattrapent en débordant de sincérité. Et ce foisonnant portrait de groupe, non content de rendre à chacun sa dignité perdue, dresse un tableau burlesque, spirituel et déchirant d'une autre Chine.

  • Fairyland

    Alysia Abbott

    En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s'installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d'expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation - William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy - annoncèrent l'avènement de la révolution psychédélique.
    Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l'époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie a` l'arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu a` peu la ville.

  • Au moment où j'écris, je vis toujours dans cette porcherie qu'est la Chine, et je me languis de pouvoir nettoyer mon âme en profondeur. L'auteur de ces lignes, Liao Yiwu, signe le récit de quatre ans d'enfer dans les prisons chinoises. Sa faute : avoir écrit le poème Massacre à l'aube du jour où l'armée ouvrit le feu sur les étudiants de la place Tian'anmen. "En prison, dit-il, j'ai connu le vrai visage de la Chine." Le visage des truands et des marginaux, des victimes et des bourreaux, des condamnés à mort que l'on vide de leur sang avant de les exécuter...

    1 autre édition :

  • L'auteure raconte son parcours et sa rébellion contre l'éducation musulmane sunnite qui lui a été imposée en Arabie Saoudite. Contrainte de porter le hijab à 9 ans et le niqab à 13 ans, elle découvre le monde par la biais d'Internet puis des livres et de la science. Menacée en raison de son engagement pour les droits de l'homme et de la femme, elle se résout à quitter son pays et sa famille.

  • Amit Chaudhuri - ou son double romanesque - retourne à Bombay, la ville où il a grandi, pour donner une lecture. Il s'attend, comme à chacun de ses séjours, à retrouver Ramu, son ami d'enfance, avec qui il aime tant sortir et dériver dans la ville. Seulement, après des années d'addiction, Ramu est en cure de désintoxication. Esseulé, Amit Chaudhuri, répond aux exigences de sa mère et de sa soeur qui le mènent notamment à l'hôtel Taj Mahal où a eu lieu la sanglante attaque terroriste en 2008. Construit comme un long plan séquence, Ami de ma jeunesse décrit avec précision et par touches impressionnistes le portrait mouvant d'une mégalopole frappée par la mondialisation puis frappée par les attentats terroristes de 2008. Il faut lire Ami de ma jeunesse comme on verrait un film neo-réaliste italien tant la réalité y est regardée sous toutes ses coutures.

  • Un étudiant en sociologie passe dix ans dans les ghettos de Chicago avec un gang de dealers de crack. Il perce les secrets de l'économie souterraine.
    Armé d'un questionnaire à choix multiples, Sudhir Venkatesh, alors étudiant en première année de sociologie, vadrouille dans la cité Robert Taylor, un ghetto de Chicago, afin de collecter des informations sur les conditions de vie de ses habitants et de compléter les statistiques du département de son université. Le jeune étudiant ne sait pas encore qu'il va devenir l'ami de J.T., le chef du gang qui contrôle le quartier, ni qu'il passera la décennie suivante sous sa protection, à écouter et à observer les dealers, les squatters, les prostitués, les proxénètes, les militants, les flics, les travailleurs sociaux, les drogués' et, qu'en consignant ses observations, deviendra le sociologue le plus en vue aux États-Unis. Dans la peau d'un chef de gang décrit les stratégies de survie mises en oeuvre par la communauté. Les habitants de Robert Taylor sont ambigus, compliqués, corrompus, mais ils parviennent à tisser un réseau de confiance et d'échange sur lequel peuvent s'appuyer tous les exclus de l'économie officielle, les marginaux, les laissés-pour-compte' et même Venkatesh, finalement, car Dans la peau d'un chef de gang, c'est aussi l'histoire d'une amitié complexe entre un chef de gang et un universitaire, deux jeunes hommes ambitieux composant avec la réalité pour surmonter les obstacles.

  • Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l'Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar. Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d'un calepin et d'un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les moeurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

  • Inventeur d'un genre littéraire, le gonzo, Hunter S. Thompson était le wild man de la presse américaine. Il se mettait en scène comme élément principal de ses reportages et écrivait sur les gangs de motards et la contreculture des années 1960, sur les élections présidentielles et les drogues psychédéliques, et vivait une vie sulfureuse animée par un cocktail d'alcool et de cocaïne jusqu'à son suicide en 2005. Dans Fils de gonzo, Juan F. Thompson raconte l'histoire de ce père pas comme les autres et se confie sur son enfance, forcément compliquée quand on est élevé par l'auteur génial mais fou de Las Vegas parano...Public : Adulte

  • Résultat de plusieurs années d'enquête, de centaines d'heures d'entretiens avec les amis, la famille mais aussi les détracteurs d'Andy Warhol, cette biographie révèle les origines de l'icône du pop art.
    Jamais un texte ne s'est penché avec autant d'attention sur son parcours, depuis son enfance au sein d'une famille d'émigrés ruthènes dans la banlieue industrielle de Pittsburgh jusqu'à son quotidien tumultueux à New York. Véritable time capsule, ce document est une plongée dans la vie complexe et controversée de l'artiste' Rédacteur en chef de la célèbre revue Interview, Victor Bockris consigne dans un style unique une époque et cristallise les voix de ceux que Warhol aura croisés tout au long de sa vie. Cette biographie, publiée pour la première fois dans son intégralité en France, dépasse la simple anecdote pour raconter mieux que personne l'ascension d'Andy Warhol et sa course effrénée et obsessionnelle vers la gloire.

  • À Manville, New Jersey, un homme, c'est musclé. Un homme, ça veut devenir catcheur ou footballeur. Ça se dessine des muscles dans les salles de muscu et ça s'y connaît en mécanique. Un homme qui aime la poésie n'est pas un homme. Surtout dans la fratrie machiste des Giraldi. William, élevé par son père, a donc tout intérêt à cacher son amour de la littérature. Pour tromper son monde, il commence à soulever de la fonte dans le garage de son oncle, ceinture noire de karaté, ancien bodybuilder et lutteur. À coups de séances d'une heure et demi cinq fois par semaine, d'ingestion de thon et de blancs de poulet en quantité industrielle et d'autant de boissons surprotéinées « aussi appétissantes que de la sciure de bois », l'adolescent maigrelet se transforme en une montagne de muscles de soixante-quinze kilos. Un corps homérique qui correspond bien à la définition de ce que doit être un homme dans la famille Giraldi. « L'Histoire retient les puissants, les faibles disparaîtront. » Sauf que les choses ne se passent pas exactement comme ça à Manville... Le Corps du héros est un roman-mémoire sur la vulnérabilité, la paranoïa et l'ego malmené d'hommes en quête de reconnaissance. C'est aussi une immersion dans un univers saturé de stéroïdes, où les hommes veulent être taillés dans le marbre et où les héros ne sont pas ceux que l'on croit. Public Adulte.

  • Qui aurait cru qu'une poignée de hackers binoclards seraient à l'origine de la plus grande révolution du xxe

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