Editions De L'olivier

  • À quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2,4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption.

    Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.

  • C'est l'été 1938 en Europe centrale. Et comme chaque année ils sont là, sur la rive, en villégiature.

    Il y a Rosa Klein, qui lit dans les lignes de la main. Mais peut-on se fier à ses prédictions ? Et Karl Koenig, l'écrivain. Pourquoi fréquente-t-il les autres vacanciers au lieu de consacrer toute son énergie au roman qu'il est en train d'écrire ? Qui sont vraiment « l'homme à la jambe coupée » et la jeune femme amoureuse que tous les Juifs appellent par l'initiale de son prénom ? Et le père et la mère d'Erwin, l'enfant si sensible à l'anxiété de ceux qui l'entourent ?

    Dans ce roman magistral publié quelques années avant sa mort, Aharon Appelfeld tisse les questions intimes, littéraires et métaphysiques qui l'ont accompagné toute sa vie. Sous sa plume, ces dernières vacances avant la guerre sont le moment où l'humanité se dévoile dans ses nuances les plus infimes, à l'approche de la catastrophe que tous redoutent sans parvenir à l'envisager.

  • « Des millions de gens vont mourir à cause du réchauffement climatique. Des centaines de millions de gens vont devenir des réfugiés climatiques. Ces chiffres comptent, parce que ce ne sont pas seulement des chiffres - il s'agit d'individus, avec chacun une famille, des habitudes, des phobies, des allergies, des aliments préférés, des rêves récurrents, une chanson qui lui est restée dans la tête, des empreintes uniques et un rire particulier. [...] Il est difficile de prendre en charge des millions de vies. Mais il est impossible de ne pas prendre soin d'une seule. Cependant, peut-être n'avons-nous pas besoin de nous soucier de ces millions de gens. Il nous suffit de les sauver ».

    Après l'immense succès de Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer revient à la charge : l'élevage intensif des animaux est responsable du dérèglement climatique. L'extinction de la planète aura lieu parce que nous mangeons trop de viande. Avec empathie, avec humour, l'auteur analyse les défis auxquels nous devons faire face. Parce qu'il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Et que l'avenir de la planète commence maintenant, dans notre assiette.

  • De quoi parlent les histoires d'Alice Munro ?

    De baisers donnés.

    De meubles encombrants dont on ne parvient pas à se séparer.

    De trahisons nécessaires.

    De mots d'adieu.

    De femmes déchirées entre la passion et la vie domestique, le désir d'être libre et la bonne éducation.

    Neuf histoires d'amour, en somme

  • « Vous pouvez continuer d'espérer que la catastrophe est évitable, et éprouver toujours plus de frustration et de colère face à l'inaction du monde. Ou vous pouvez accepter que le désastre est pour demain, et commencer à reconsidérer ce que cela veut dire d'espérer ».

    Romancier célébré, Jonathan Franzen est également un brillant essayiste et le prouve dans ce recueil composé de textes écrits entre 2001 et 2019. À travers des récits personnels et des réflexions plus vastes sur l'Amérique, le réchauffement climatique, la littérature ou les nouvelles technologies, Franzen nous pousse à interroger notre rôle dans la marche du monde.

    Aujourd'hui, ses mots résonnent d'un écho particulier. Comment réagir face à l'inéluctable ? Jonathan Franzen décrit la lutte qui se joue en chacun de nous entre l'optimisme béat, le déni et le pessimisme, proposant une voie médiane : celle du pragmatisme combatif.

  • Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu'il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d'abandonner à l'approche des Russes. Il n'a qu'un seul but : retrouver la maison familiale.
    Errant sur les chemins, blessés au plus profond d'eux-mêmes, les déportés qu'il croise lui rappellent l'horreur à laquelle il a survécu, tandis que d'autres figures émergent de son passé. Celle de sa mère, Yetty, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, qui aimait les églises, les monastères et l'oeuvre de Bach. Celle de Martin, un père trop discret que Theo va apprendre à mieux connaître à travers une autre rencontre.

    Des jours d'une stupéfiante clarté raconte son voyage à travers les paysages d'Europe Centrale baignés de lumière. Chaque pas, chaque être croisé, suscite en Théo d'innombrables questions. Comment vivre après la catastrophe ? Comment concilier passé et présent, solitude et solidarité ?
    Comment retrouver sa part d'humanité ?
    Par-delà le fracas de l'Histoire, ce livre admirable est le récit d'une résurrection.

  • Aharon Appelfeld a dix ans lorsqu'il s'évade du camp de concentration. Il se réfugie dans la forêt, survit grâce aux marginaux voleurs, vagabonds, prostituées qui le protègent. Nous sommes en Roumanie, à la frontière de l'Ukraine, en 1942.
    À la fin de la guerre, après plusieurs années d'errance, Aharon Appelfeld s'embarque pour la Palestine. Sa solitude est totale, son désarroi absolu. Quelques grands aînés lui ouvrent le chemin. Grâce à Gershom Scholem, il comprend qu'il est porteur d'un héritage, celui du judaïsme européen, et que son refus équivaudrait à un suicide. Grâce à Max Brod, il découvre Kafka : une écriture sèche, débarrassée du « kitsch allemand » ; et surtout une description rigoureuse de ce qu'il a vécu, lui, pendant la guerre, et qu'il ne peut formuler avec des mots.
    Aharon Appelfeld deviendra l'un des plus grands écrivains juifs de notre temps. Pourtant, il récuse avec énergie le statut d'« écrivain de la Shoah » dont on a voulu l'affubler. Il n'a jamais voulu être un chroniqueur. Il lui a fallu en effet se forger une langue et créer un monde bien à lui pour accéder à la vérité intérieure qui est l'objet même de sa recherche. Une langue péniblement arrachée au silence, puis au bégaiement, nourrie du yiddish qu'il apprend tardivement cette « langue sacrée » que parlaient ses grands-parents, et qu'il n'avait pas le droit d'utiliser à la maison, lorsqu'il était enfant.

    À la fin des années 80, Philip Roth découvre cette oeuvre avec émerveillement. Il comprend qu'il est en présence d'un écrivain exceptionnel, proche de Kafka et de Bruno Schulz par sa puissance et sa singularité, et fait de lui l'un des personnages de son roman, Opération Shylock.
    En France, Pierre Belfond, puis les Éditions Gallimard ont tenté dans le passé de l'imposer, sans y parvenir. Si nous reprenons aujourd'hui le fil de ce travail interrompu, c'est parce que nous sommes convaincus que l'oeuvre d'Aharon Appelfeld est, enfin, devenue audible. C'est nous qui n'étions pas prêts à recevoir ces livres empreints d'une terrible douceur, et qui nous parlent, comme on murmure à l'oreille, d'un monde qui n'a jamais cessé d'être présent.

    Quatre ouvrages paraissent simultanément : deux de ses plus beaux romans, Le Temps des prodiges et Tsili, dans la collection « Points » au Seuil. Et deux inédits, Histoire d'une vie et L'Amour, soudain aux Éditions de l'Olivier Dans Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld nous livre des fragments qui sont autant de clefs pour la compréhension de son oeuvre : souvenirs de sa petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents, un couple de paysans dont la spiritualité simple le marque à jamais. Puis des scènes brèves, d'une violence inouïe, visions arrachées au cauchemar de la déportation et de l'extermination. Vient ensuite l'arrivée en Israël, et l'élaboration progressive de son oeuvre.
    L'Amour, soudain est un roman d'amour qui met en scène un écrivain vieillissant et malade et une jeune fille inculte est une confrontation permanente entre le proche et le lointain, l'identification et la distanciation, la vie quotidienne et la métaphysique. À l'arrière-plan de cette idylle entre le vieil homme et l'orpheline qui prend soin de lui comme d'un bébé, c'est toute la vie de l'auteur qui se déroule en accéléré, traversée par le thème de la politique, et particulièrement du communisme. Pourtant, cette méditation sur l'Histoire n'est là que pour nous ramener au coeur même de l'oeuvre d'Aharon Appelfeld, dans une confrontation avec cette présence divine que connaissaient les « Juifs Célestes » des Carpates dont il sait si bien nous parler.

  • « Il marche, Walker. C'est son nom et sa nature ».

    Jeune soldat canadien de retour des champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale, Walker s'installe à New York en 1946. Hanté par la violence des combats, il peine à trouver sa place dans une Amérique où l'argent et la corruption règnent désormais en maîtres.

    Il se lance alors dans une odyssée qui le conduit à San Francisco puis Los Angeles, tente de gagner sa vie en travaillant dans la presse et côtoie le monde du cinéma et du film noir qui le fascine. Mais point de salut pour cette âme perdue, condamnée à errer dans un décor qui n'est autre que le reflet de son chaos intime.

    Road novel en forme de poème épique aux images puissantes, Walker est une évocation en noir et blanc de l'Amérique de l'après-guerre, une sublime parabole sur la nature du Mal.

  • Aharon Appelfeld a dix ans lorsqu'il s'évade du camp de concentration. Il se réfugie dans la forêt, survit grâce aux marginaux voleurs, vagabonds, prostituées qui le protègent. Nous sommes en Roumanie, à la frontière de l'Ukraine, en 1942.
    À la fin de la guerre, après plusieurs années d'errance, Aharon Appelfeld s'embarque pour la Palestine. Sa solitude est totale, son désarroi absolu. Quelques grands aînés lui ouvrent le chemin. Grâce à Gershom Scholem, il comprend qu'il est porteur d'un héritage, celui du judaïsme européen, et que son refus équivaudrait à un suicide. Grâce à Max Brod, il découvre Kafka : une écriture sèche, débarrassée du « kitsch allemand » ; et surtout une description rigoureuse de ce qu'il a vécu, lui, pendant la guerre, et qu'il ne peut formuler avec des mots.
    Aharon Appelfeld deviendra l'un des plus grands écrivains juifs de notre temps. Pourtant, il récuse avec énergie le statut d'« écrivain de la Shoah » dont on a voulu l'affubler. Il n'a jamais voulu être un chroniqueur. Il lui a fallu en effet se forger une langue et créer un monde bien à lui pour accéder à la vérité intérieure qui est l'objet même de sa recherche. Une langue péniblement arrachée au silence, puis au bégaiement, nourrie du yiddish qu'il apprend tardivement cette « langue sacrée » que parlaient ses grands-parents, et qu'il n'avait pas le droit d'utiliser à la maison, lorsqu'il était enfant.

    À la fin des années 80, Philip Roth découvre cette oeuvre avec émerveillement. Il comprend qu'il est en présence d'un écrivain exceptionnel, proche de Kafka et de Bruno Schulz par sa puissance et sa singularité, et fait de lui l'un des personnages de son roman, Opération Shylock.
    En France, Pierre Belfond, puis les Éditions Gallimard ont tenté dans le passé de l'imposer, sans y parvenir. Si nous reprenons aujourd'hui le fil de ce travail interrompu, c'est parce que nous sommes convaincus que l'oeuvre d'Aharon Appelfeld est, enfin, devenue audible. C'est nous qui n'étions pas prêts à recevoir ces livres empreints d'une terrible douceur, et qui nous parlent, comme on murmure à l'oreille, d'un monde qui n'a jamais cessé d'être présent.

    Quatre ouvrages paraissent simultanément : deux de ses plus beaux romans, Le Temps des prodiges et Tsili, dans la collection « Points » au Seuil. Et deux inédits, Histoire d'une vie et L'Amour, soudain aux Éditions de l'Olivier Dans Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld nous livre des fragments qui sont autant de clefs pour la compréhension de son oeuvre : souvenirs de sa petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents, un couple de paysans dont la spiritualité simple le marque à jamais. Puis des scènes brèves, d'une violence inouïe, visions arrachées au cauchemar de la déportation et de l'extermination. Vient ensuite l'arrivée en Israël, et l'élaboration progressive de son oeuvre.
    L'Amour, soudain est un roman d'amour qui met en scène un écrivain vieillissant et malade et une jeune fille inculte est une confrontation permanente entre le proche et le lointain, l'identification et la distanciation, la vie quotidienne et la métaphysique. À l'arrière-plan de cette idylle entre le vieil homme et l'orpheline qui prend soin de lui comme d'un bébé, c'est toute la vie de l'auteur qui se déroule en accéléré, traversée par le thème de la politique, et particulièrement du communisme. Pourtant, cette méditation sur l'Histoire n'est là que pour nous ramener au coeur même de l'oeuvre d'Aharon Appelfeld, dans une confrontation avec cette présence divine que connaissaient les « Juifs Célestes » des Carpates dont il sait si bien nous parler.

  • Jules Epstein a disparu. Après avoir liquidé tous ses biens, ce riche new-yorkais est retrouvé à Tel-Aviv, avant qu'on perde à nouveau sa trace dans le désert. L'homme étrange qu'il a rencontré, et qui l'a convié à une réunion des descendants du roi David, y serait-il pour quelque chose ?

    A l'histoire d'Epstein répond celle de Nicole, une écrivaine américaine qui affronter le naufrage de son mariage. Elle entreprend un voyage à Tel-Aviv, avec l'étrange pressentiment qu'elle y trouvera la réponse aux questions qui la hantent. Jusqu'au jour où un étrange professeur de littérature lui confie une mission d'un ordre un peu spécial...

    Avec une grande maîtrise romanesque, Nicole Krauss explore les thématiques de l'accomplissement de soi, des métamorphoses intimes, et nous convie à un voyage où la réalité n'est jamais certaine, et où le fantastique est toujours à l'affût.

  • "Toute vie est un processus de démolition", écrivait Scott Fitzgerald. James Salter semble lui donner raison avec ce roman cruel et subtil.
    Nedra est belle, assurée, et sait donner aux gestes quotidiens une sorte d'élégance. Viri est architecte. Il rêve d'accomplir une oeuvre qui lui survivra, et dévore les biographies d'hommes illustres.Ils habitent une vieille demeure non loin de New York, ils s'aiment. Peut-être sont-ils moins heureux qu'ils ne le disent.
    Quand le temps aura fait son oeuvre, il ne restera plus, des amours de Nedra et Viri, que des ruines et des regrets.

  • Et si les enfants ne naissaient que pour corriger les erreurs de leurs parents ? Nos vies familiales ressembleraient alors à des copies surchargées de ratures et de remarques - " faux ", " mal dit ", " à revoir " -, ponctuées de points d'exclamation ou d'interrogation.
    Dans le livre de Jonathan Franzen, la famille s'appelle Lambert, mais c'est de l'Amérique qu'il s'agit, de sa manière de vivre, de ses idéaux : un continent entier en train de sombrer doucement dans la folie.
    Alfred, Enid, et leurs trois enfants - Gary, Chip et Denise - sont les cinq héros de ce roman-fleuve où défilent toutes nos contradictions : le besoin d'aimer et la guerre conjugale, le sens de la justice et l'obsession des stock-options, le goût du bonheur et l'abus des médicaments, le patriarcat et la révolte des fils, la libération des femmes et la culpabilité de tous.
    C'est cela, Les Corrections : une " tragédie américaine " dont la puissance balaye tout sur son passage.
    Mais aussi une comédie irrésistible, un humour qui s'autorise à rire de tout, une férocité sans limites Et le sens aigu de notre appartenance à la communauté humaine.

  • Patty, Walter et Richard , ou Les chemins de la liberté.
    Patty a décidé une fois pour toutes d'être la femme idéale. Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l'épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le couple " bobo " par excellence. En devenant madame Berglund, Patty a renoncé à bien des choses, et d'abord à son amour de jeunesse, Richard Katz, un rocker dylanien qui se trouve être aussi le meilleur ami de Walter. Freedom raconte l'histoire de ce trio, et capture le climat émotionnel, politique et moral des Etats-Unis de ces 30 dernières années, dans une tragi-comédie d'une incroyable virtuosité. Comment vivre ? Comment s'orienter dans une époque qui semble devenue folle ? Jonathan Franzen relève le défi et tente de répondre à cette question, avec cette histoire d'un mariage d'une implacable cruauté.

  • Monsieur Pain.

    Conseils d'un disciple de Morrison à un fanatique de Joyce.

    L'Esprit de la science-fiction (inédit).

    La Littérature nazie en Amérique.

    Des putains meurtrières.

    Les Déboires du vrai policier (inédit).

    Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu.

  • Après l'effondrement de sa famille, une écrivaine déménage à Londres. Mais pour habiter une nouvelle ville, il lui faut avant tout habiter une nouvelle vie, et construire une nouvelle réalité pour elle et ses enfants. C'est pourquoi, profitant d'un moment où ses deux fils retournent vivre chez leur père, la narratrice de Transit se livre à la rénovation de leur appartement. Ce qui n'était qu'une étape très matérielle de son existence prend des tours inattendus, et débouche sur des bouleversements bien plus profonds : comment se remettre d'un divorce ? Est-il vraiment possible de transformer ce qu'on est ? Ce sont quelques-unes des questions que la narratrice va affronter.
    D'autant plus qu'elle doit faire face à la vie idyllique de ses voisins, et à la réapparition d'un ancien amant, Gerard, qui n'a pas vraiment tourné la page...

    Maniant à la fois l'humour, la lucidité cruelle et une capacité d'observation ravageuse, ce roman est également l'émouvant portrait d'une femme qui cherche sa place dans le monde.

  • Pour Russell et Corrine Calloway, la vie new-yorkaise est un rêve : lancements de livres, vernissages et sorties dans la haute société se succèdent ; ils ont des métiers qu'ils adorent, une vie de famille parfaite, un loft à TriBeCa et passent leurs vacances dans les Hamptons.
    Mais tout cela a un revers : Russell, éditeur indépendant, peine à faire fonctionner sa maison. Corrine, quant à elle, se consacre à aider les plus démunis que compte cette ville incroyablement riche.
    Leur vie de couple est subitement mise à l'épreuve quand Russell se lance à corps perdu dans la publication d'un roman dont il veut faire un succès, tandis que Corrine retrouve Luke, l'homme avec qui elle avait eu une liaison au lendemain du 11-Septembre...
    Les Jours enfuis est le plus « salterien » des romans de Jay McInerney.
    Car les héros ont vieilli. La folle énergie des années 90, le cynisme des années 2000 ont cédé la place à une forme de nostalgie. On retrouve dans Les Jours enfuis tout ce qui fait de Jay McInerney un des écrivains les plus brillants de sa génération : l'humour, la légèreté, l'élégance, et cet art de croquer avec férocité la comédie sociale.

  • Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...

    Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers « keretien », où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.

  • « Quand la destruction d'Israël commença, Isaac Bloch se demanda s'il valait mieux se tuer ou emménager dans une maison de retraite juive ».

    Jacob et Julia Bloch vivent à Washington (D.C.) avec leurs trois enfants.
    Derrière la façade rassurante qu'offre cette famille juive typiquement américaine, une crise majeure se prépare. Elle éclate lorsque Sam, le fils aîné, se fait expulser du lycée, et que son père est surpris en train d'envoyer des textos pornographiques à une inconnue. D'autres secousses vont suivre, menaçant les Bloch d'une dislocation définitive.
    Pendant ce temps, au Proche-Orient, un cataclysme se prépare. C'est finalement un tremblement de terre qui ravage la région et déclenche un conflit géopolitique de grande ampleur, mettant en péril l'existence même de l'État d'Israël, lequel lance un appel au secours à la diaspora. Comment tout cela va-t-il finir ?

    Hilarant, excitant, bouleversant, mêlant la satire et le tragique, Me voici est sans aucun doute le roman le plus captivant de Jonathan Safran Foer.

  • Après Disent-ils (2016) et Transit (2018), acclamés par la critique, Rachel Cusk conclut son ambitieuse trilogie.

    Dans ce troisième volet, nous retrouvons le personnage de Faye, romancière britannique, divorcée et mère de deux enfants. Elle passe quelques jours en Europe pour participer à un festival littéraire et promouvoir son travail. De cette ville où a lieu l'événement, nous ne saurons rien ou presque, tant l'essentiel est ailleurs dans le projet romanesque de Rachel Cusk.

    Faye est le point névralgique du roman, la chambre d'échos, recueillant la parole des hommes et des femmes qu'elle croise sans en dévoiler beaucoup sur elle-même. Cette observatrice singulière regarde le monde avec une précision tranchante. D'un livre à l'autre se dessine un autoportrait en filigrane de l'auteur. Tout l'art de Cusk est d'interroger notre rapport au réel à travers des scènes de la vie quotidienne, des rencontres, des conversations. Le lecteur tisse alors avec Faye une relation fascinante, oscillant entre intimité et distance.

  • Louis Holland, jeune homme passionné par l'univers de la radio, vient de s'installer dans la région de Boston. Sa vie suit un cours normal, entre petits boulots et relations familiales compliquées, jusqu'au jour où un phénomène naturel vient tout remettre en cause. Ce n'est qu'un séisme de faible magnitude, mais il a une répercussion inattendue, car la seule victime n'est autre que l'excentrique grand-mère par alliance de Louis Holland. Laquelle laisse derrière elle une fortune estimée à 22 millions de dollars, provoquant déchirures et affrontements dans le clan Holland...
    La comédie familiale se mue en véritable roman politique quand Louis rencontre sur la plage une sismologue de Harvard. Celle-ci pense avoir découvert l'origine du tremblement de terre et de ses répliques, mettant en cause une entreprise pétrochimique. Pendant ce temps, une secte anti-avortement, voyant dans les catastrophes la marque d'une réprobation divine, compte bien se servir de tout cela pour avoir une influence dans le débat public...

    Publié à l'origine en 1992, ce roman de Jonathan Franzen est aussi drôle et grinçant que Les Corrections, aussi addictif que Freedom et Purity. On y trouve, en germes, le talent polymorphe d'un grand écrivain et sa maîtrise impeccable de l'intrigue.

  • Nous sommes à Great Falls, Montana, en 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents commettent un hold-up, avec le fol espoir de rembourser ainsi un créancier menaçant. Mais le braquage échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite ou le placement dans un orphelinat. Il choisit de fuir, passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan. Il est alors recueilli par un homme, Remlinger, qui fait de lui son apprenti et son factotum. Remlinger est un " libertarien ", adepte de la liberté individuelle intégrale, qui vit selon sa propre loi en organisant des chasses. Canada est le récit de ces années d'apprentissage au sein d'une nature magnifique, parmi des hommes pour qui seule compte la force brutale, comme le montre l'épisode final, d'une incroyable violence. Des années plus tard, Dell, qui est devenu professeur à l'Université, se souvient de ces années qui l'ont marqué à jamais.
    Qualifié de " page-turner " par le NY Times, ce roman d'une puissance et d'une beauté exceptionnelles rappellera aux lecteurs de Richard Ford le premier de ses livres publié à l'Olivier en 1991, Une saison ardente. Il marque le retour sur la scène littéraire d'un des plus grands écrivains américains contemporains.

  • Quelle différence y a-t-il entre une jeune paysanne grecque fuyant Smyrne incendiée par les Turcs en 1922, et une lolita américaine qui découvre, à l'âge de quinze ans, qu'elle est aussi un garçon ? Deux générations.
    C'est en effet ce qui sépare Desdemona et Cal, la grand-mère et la petite-fille. C'est aussi la durée dans laquelle s'inscrit cette extraordinaire saga gréco-américaine. Mi-épopée (à la troisième personne), mi-roman d'apprentissage (à la première), ce livre est un hybride. Tout comme son héros/héroïne, qui connaît la joie - et la douleur - d'appartenir aux deux sexes, avant d'opter définitivement pour celui qui lui convient.
    Des collines d'Asie Mineure aux villas cossues de Grosse Pointe, du fracas des canonnières dans le Bosphore aux explosions des grenades lacrymogènes dans les rues de Detroit, du ragtime au rock'n'roll, un demi-siècle d'Histoire se déroule sous nos yeux. Pour aboutir à ce conte de fées moderne la transformation d'une teenager en un personnage mythologique. Dix ans après Virgin Suicides, Jeffrey Eugenides est de retour avec ce livre qui transcende tous les genres : c'est une idylle, une comédie postmoderne, une histoire de la littérature, un récit érotique, une confession, une élégie.
    Bref, un roman irrésistible.

  • Purity, alias Pip, ne sait pas qui elle est. Sa mère lui cache l'identité de son père et vit recluse sous un faux nom. Sans repères, criblée de dettes après son diplôme, Pip traîne dans un squat à Oakland, Californie, et se demande quoi faire de sa vie. C'est alors qu'elle rencontre Annagret, une activiste allemande qui la dirige vers Andreas Wolf, un lanceur d'alertes charismatique - lequel rappelle par bien des côtés Edward Snowden et Julian Assange.
    Depuis la base de son O.N.G. en Bolivie, Andreas se livre à des attaques ciblées sur internet. Alors qu'ils se rapprochent et que leur relation devient de plus en plus trouble, Andreas avoue à Pip son secret.
    Dans un récit époustouflant de virtuosité, Jonathan Franzen plonge dans le passé d'Andreas, qui fut un dissident dans l'Allemagne de l'Est des années 80, et jette ses personnages dans les courants violents de l'histoire contemporaine.
    Purity est un livre où tout le monde ment, pour cacher ses erreurs, ses fautes et ses crimes. C'est un thriller qui n'épargne pas les pouvoirs et ceux qui en abusent. Mais aussi un roman d'amour désespéré dans lequel le sexe et les sentiments s'accordent rarement. On l'aura compris : jamais Franzen n'aura été aussi audacieux, aussi imprévisible que dans ce roman à la fois profond et formidablement divertissant.

  • Dans Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, sorti en Angleterre il y a quelques mois, le personnage n'en est plus un. Il s'agit de l'auteur, Jeanette Winterson. Elle écrit sans fard le « roman vrai » d'une vie : la rigueur mystique d'une mère adoptive à l'esprit étroit, l'Angleterre des années 60, les démons de la dépression. Comment devient-on écrivain alors qu'on se destinait à entrer dans les ordres ? Winterson nous raconte sa trajectoire hors du commun. Dans une maison interdite aux livres, elle a su malgré tout nourrir et préserver la toute-puissance de l'imaginaire.
    Ce texte exceptionnel est surtout le récit d'une quête d'identité, celle de Jeanette et, à travers elle, de toutes les femmes engagées dans la bataille pour leur liberté. Mères, amantes, amies, écrivains, modèles, adorées ou honnies, Winterson leur rend hommage dans ces mémoires d'une jeune fille issue du prolétariat de Manchester.

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