Editions Dialogues

  • Découvrez Ile Grande, le livre de Jean-Pierre Le Dantec. Victime de la malaria, Joseph Conrad est contraint en 1896 d'abandonner la marine pour la littérature devenue désormais "son seul moyen d'existence". Il épouse une jeune secrétaire londonienne prénommée Jessie et se retire avec elle pour écrire, à Ile-Grande. C'est ce séjour de six mois, décisif dans la carrière littéraire de l'auteur de Lord Jim, Typhon ou Au Coeur des ténèbres, qui constitue la trame de ce roman. Dans l'un des lieux les plus sauvages de la côte nord de Bretagne, en proie aux doutes et aux colères, mais aussi parfois aux bonheurs, Conrad s'efforce de venir à bout d'un roman qu'il n'achèvera que vingt années plus tard : La Rescousse. Si, pour donner forme à son récit, Jean-Pierre Le Dantec - qui a habité lui-même un temps à Ile-Grande - a pris appui sur toute la documentation disponible, ce livre n'est pas pour autant un exercice biographique. Brisant le cadre réaliste au nom de la liberté du roman qui permet d'atteindre, selon lui, des vérités plus profondes, Le Dantec "invente des personnages qui ont existé" et tisse entre Conrad et lui des fils, des doutes et des interrogations partagées sur la littérature et la violence du monde moderne.

  • La Grande Blasket : au sud-ouest de l'Irlande, un gros rocher désolé où quelques familles vivent de la pêche, de la récolte de la pomme de terre et de maigres céréales, et se chauffent à la tourbe, quand les intempéries permettent qu'elle sèche...
    Pendant vingt ans, de 1931 à 1951, Elisabeth O'Sullivan confie à George Chambers, un lettré anglais, des bribes de son quotidien sur l'île, évidemment banal pour la jeune femme, tout à fait singulier pour n'importe quel autre lecteur. Véritable petit chef-d'oeuvre inédit en français, les Lettres de la Grande Blasket décrivent les vingt dernières années de la vie dans l'île, dictée par les saisons, les tempêtes et les privations. Hervé Jaouen s'est attaché à conserver toute la saveur et les intonations de l'anglais maladroit d'Eibhlís Ní Shúilleabháin, influencé par l'irlandais. A la lecture, la ponctuation surprend, les tournures de la jeune femme font sourire. Mais nous voici, sans y prendre garde, sous le charme de ses confidences, et avec elle le coeur en berne, face au déclin irrémédiable d'une île qu'il faudra se résoudre à quitter.

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