Arts et spectacles

  • Cette histoire de la musique est un récit chronologique, une histoire qui se raconte à partir des grandes périodes historiques, repères partagés par tous, au-delà de l'histoire de l'art, mais aussi une mise en contexte de la musique, des pratiques musicales, de la sociologie de la musique, au regard des événements, dans le cours de l'histoire, mais encore un point de vue à partir d'oeuvres de référence, connues ou peu connues. Chaque oeuvre, chaque composition est prise et entendue comme un document, une expérience de son temps, comme un symbole, et la marque d'une époque.
    Mais enfin, c'est un récit qui veut donner des clés sur le contexte des oeuvres, ouvrir d'autres horizons, tisser des liens avec le présent, entre temps de l'événement et le temps long.

    Pourquoi écrire une nouvelle histoire de la musique occidentale ?

    Les réponses se trouvent parfois là où se trouvent les auteurs. Élisabeth Brisson est historienne, rompue à l'exercice de l'analyse de documents et de la contextualisation. Jérôme Thiébaux est pédagogue et médiateur de la musique, habitué à la question de la transmission. Les points de vue se mêlent avec un point commun, moteur de l'écriture et de la recherche entre les deux auteurs : celui de donner à lire l'histoire de la musique occidentale pour tenter d'entendre autrement ; découvrir les environnements de la musique ; les relations des compositrices et compositeurs avec la société et les événements marquants de notre histoire européenne. Le fil conducteur de cette entreprise est cependant toujours le même : partager l'histoire pour mieux se plonger soi-même dans l'écoute et la découverte de notre patrimoine.

  • Un panorama incarné de l'histoire de la danse occidentale des débuts de la danse professionnelle au 21e si!ècle

  • Encore une biographie de Beethoven ? Certes, mais brève et au plus près des sources : sa correspondance (authentifiée), les documents permettant de reconstituer le contexte d'élaboration et de création de ses oeuvres, les critiques musicales contemporaines, ses lectures, ses compositeurs préférés.
    Et, surtout, une biographie débarrassée de toutes les anecdotes, le plus souvent inventées et mises en circulation pour faire de Beethoven soit un nouveau héros révolutionnaire, « génie » qui ne doit son succès qu'à lui-même, soit un « héros » national allemand, au point de devenir le précurseur annonciateur des temps nazis..., soit le prophète, voire le dieu d'une nouvelle religion, celle de l'art... autant de modalités d'un « mythe Beethoven » qui, historiquement, a sans doute ses raisons d'être, mais qui a brouillé trop longtemps l'écoute de sa musique.
    Cette nouvelle approche a donc un triple objectif : retracer l'histoire du processus créateur de Beethoven dans son contexte historique, politique et social ; donner un éclairage sur la postérité de Beethoven en essayant de comprendre pourquoi elle culmine en apothéose, puis comment et pourquoi elle retrouve les chemins de la critique ; proposer quelques aperçus sur l'actualité de Beethoven qui continue non seulement à susciter travaux de recherches, interprétations, discussions, accaparement commercial, mais également à être source d'inspiration pour d'autres créateurs, compositeurs, artistes plasticiens, cinéastes, écrivains, etc.
    Une chronologie et la liste des principales oeuvres ainsi que des renseignements biographiques sur les personnes mentionnées complètent cette approche

  • Issu des représentations du mythe d'orphée, célébrant le pouvoir d'une musique plus puissante que la mort, l'opéra a été à son tour créateur de mythes.
    Ainsi, à partir de récits très connus, don giovanni de mozart ou tristan et isolde de wagner sont à l'origine des mythes de don juan et de tristan. comment? par la rencontre du théâtre, qui met l'émotion à distance, et de la musique, qui s'adresse au tréfonds de l'être, notamment grâce à la voix, l'instrument sensuel par excellence. mélomanes comme néophytes trouveront dans cet ouvrage une présentation des opéras fondateurs de mythes ; des oeuvres majeures révélant les dimensions essentielles de la condition humaine que seul le montage artistique peut exprimer.
    D'orfeo de monteverdi (1607) à wozzeck d'alban berg (1925), les douze opéras retenus mettent ainsi en acte le désir, la mort, la vérité de l'être : don giovanni et la flûte enchantée de mozart, fidelio de beethoven, la traviata de verdi, tristan et isolde de wagner, boris godounov de moussorgski, carmen de bizet, tosca de puccini, pelléas et mélisande de debussy, le château de barbe-bleue de béla bartok.
    Chacun des douze opéras est présenté dans son contexte historique de composition et de création. une approche musicale permet ensuite de mesurer les enjeux des choix du compositeur et du librettiste et les significations qui en découlent. enfin, les avatars de la réception de chacun des opéras montrent comment s'est fondée l'importance qu'ils ont prise dans la culture occidentale, voire dans la culture mondiale.

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