Engelaere

  • C'est sur les côtes de la Manche, du milieu du XIXe siècle jusqu'en 1914, que s'est développé le tourisme balnéaire en France. La baie de Somme et en particulier Le Crotoy, avec sa longue plage de sable exposée au sud, a été le témoin privilégié de cet engouement pour les bains de mer.
    Le célèbre parfumeur de l'impératrice Eugénie, Pierre Guerlain, originaire d'Abbeville, fut l'un des premiers fondateurs de la station. À sa suite, de nombreuses personnalités littéraires ou artistiques ont fréquenté la cité. Jules Verne a vécu plusieurs années dans le village et y a rédigé romans et notes scientifiques. Paul Eudel, célèbre collectionneur et chroniqueur d'art parisien, a consacré un volume de souvenirs à sa ville natale. Colette, qui y a séjourné quatre années de suite, a laissé de nombreuses pages sur la baie, non seulement dans Les Vrilles de la vigne mais dans ses chroniques journalistiques et sa correspondance privée. Quant au peintre Toulouse-Lautrec, grand amateur de chasse, il fréquenta plusieurs fois la station pendant les dernières années de sa vie, laissant derrière lui un souvenir encore bien présent aujourd'hui.

  • Une vie de pêche en baie de Somme. Pierre Devismes raconte. Propos recueillis par Jeanine Bourgau Cet ouvrage richement illustré de photographies d'archives souvent inédites, propose une approche vivante destinée à tous les amoureux de la baie de Somme et de la mer. Il donne des informations indispensables à la compréhension de l'évolution de ce milieu si fragile et qui s'efface chaque jour un peu plus.
    Par la sauvegarde de cette mémoire et par l'évocation de ces activités de pêche, la plupart disparues, ce livre veut à la fois rendre hommage aux travailleurs du siècle dernier, à leur culture et être un outil de découverte de la baie de Somme sous l'angle de son histoire maritime.

  • « Mes amis ! déclama Lawrence. Depuis trop longtemps, la Picardie a attendu son heure de gloire. Depuis trop longtemps, nous courbons l'échine sous le joug des Francs.
    « Voilà mille six cents ans que ces barbares bafouent notre droit à l'indépendance et à la souveraineté sur nos ressources naturelles. La Picardie était l'une des régions les plus belles et les plus fertiles d'Europe, et que nous ont apporté nos envahisseurs ? La misère, les guerres et l'impôt qui tue. Durant leurs guerres stupides contre Albion ou la Germanie, notre région fut le champ de bataille de l'Europe entière. Et maintenant, ils cherchent à nationaliser nos champs de betteraves ! À nous déposséder de tout ce que nous avons ! » L'insurrection générale de la Picardie m'a frappé comme un impératif littéraire et politique. Dans « Lawrence » comme dans notre réalité, ce ne sont pas les Picards qui rejettent le « système », mais la société qui les rejette dans ses marges. À une élite qui les méprise ou les ignore, ils opposent leur débrouillardise, leur sens de l'entraide et leur esprit d'indépendance. L'indépendance des Picards est leur respiration : j'ai voulu leur donner un grand bol d'air.

    Jean Saintot.

  • Je suis écrivain et guide à la Maison de Jules Verne. Une nuit, un SMS signé Satania m'a emmené au-delà du réel :
    Je m'appelle Satania, j'ai 7 ans et demi, cheveux noirs et yeux rouges. Je n'ai pas de nez ni d'oreilles, mais je possède un corps hanté. Je suis morte en 1666. Si tu n'envoies pas ce message à dix personnes à part moi dans les cinq prochaines heures et si tu ne fais pas suivre ce message, je resterai, cette nuit, à côté de ton lit avec un couteau et je te ferai sentir ma présence. Alors, à tout à l'heure. Ouvrage préfacé par Jean Verne, arrière-petit-fils de Jules Verne.

  • Sur le littoral picard, la nature est généreuse. Elle offre ses paysages, ses lumières et des produits d'exception. Entre terre et mer, ce livre raconte comment les hommes et les femmes ont épousé une des plus belles baies du monde. Conquérants ou humbles face à la mer, aux galets et au sable, ils ont su préserver l'authenticité de leur terroir.

  • Compatriote et contemporain de Jules Mousseron, Élie Larvent nous a laissé une série de textes originaux et pleins d'esprit. Rédigés entre 1943 et 1947, ils évoquent, souvent avec un humour grinçant, cette période de libération de la France et de l'immédiat après-guerre. Le personnage fétiche d'Élie Larvent, Rintdinldainne, qui n'est pas sans rappeler Cafougnette, y est tour à tour représentant de commerce, instituteur et journaliste. Il affronte avec bravoure, et un peu de naïveté comique, les tourments de son époque : la guerre, les privations, le marché noir, l'inflation, le rationnement et même... la bombe atomique !

  • L'estaminet est connu comme lieu de convivialité et d'humanité. Organisé autour de trois axes principaux et complémentaires, il propose un bon choix de bières, une gastronomie locale typique et une offre de jeux captivants. Plusieurs ouvrages ont décrit la vie quotidienne de ces établissements et étudié leurs rôles social et culturel mais ils n'ont fait qu'effleurer la part des jeux dans cet ensemble en les considérant principalement comme des objets.
    Ce livre est essentiellement consacré à l'étude des jeux traditionnels qui jouent un rôle si important dans l'animation de ces lieux de vie (description, règles, ambiance et origine). Il prend le parti de ne présenter que les jeux présents avant les années 1950, période de déclin des estaminets traditionnels. L'ambition est de distinguer les jeux provenant d'une tradition ancestrale de ceux créés dans les années 1980 pour accompagner la renaissance des estaminets en Flandre française. Pour ce faire l'auteur s'est appuyé sur un méticuleux travail de recherche en Flandres, plus particulièrement du côté français, dans les musées et leurs réserves, chez les collectionneurs et les antiquaires, auprès des artisans, menuisiers, fabricants, mais aussi en recueillant les témoignages des anciens tenanciers et en rassemblant des documents écrits. Ce travail de collectage a été enrichi de très nombreuses photographies qui fournissent la base de l'iconographie exceptionnelle de cet ouvrage.

  • L'heure bleue est un moment magique qui se situe entre chiens et loups : à la tombée du jour, le ciel devient bleu avant d'être noir. Le chien symbolise le jour puisque, tout comme lui, il sert à nous guider ; le loup, lui, représente l'obscurité qui menace et fascine à la fois. Ce livre vous fera découvrir Amiens pendant ce moment unique.

  • La chemise du capitaine

    Laetitia Baudu

    Ce conte met en scène un bateau qui, pris dans la tourmente d'un orage, perd peu à peu sa proue, sa poupe et sa cheminée. Au final la seule chose que l'on retrouve parmi les poissons, c'est la chemise du Capitaine.
    Les enfants sont invités à confectionner le bateau en origami et à déchirer au fur et à mesure de l'histoire la proue, la poupe et la cheminée pour ne rester que la chemise du capitaine.

  • Le soleil s'obscurcira, nous dit-on, une pluie de soufre et de sang s'abattra sur les villes et les campagnes ! D'ici là, les lecteurs de 666 auront le temps de se préparer à leur survie. Collection ô combien salutaire, 666 donne la parole à un illustre et très discret contemporain de Rubens, l'Anonyme d'Anvers, immortel lié à la Rose-Croix. Héritier de l'alchimiste Nicolas Flamel, on le croise souvent sans le savoir et son rôle n'est pas négligeable dans un monde rongé par le mal lié à l'argent. C'est peut-être grâce à lui que tout n'a pas encore pris fin. Humour et mystère garantis dès les premières pages d'Entretiens avec un très vieux vampire grâce aux pérégrinations du Chevalier Le Clément de Buirette, vieux vampire roublard, ravi de rendre service à L'Anonyme d'Anvers. Même fatigué d'avoir traversé les siècles, notre chevalier ne manquerait pour rien au monde l'assemblée annuelle de la Confrérie des saigneurs de la nuit dont il est l'un des plus solides piliers. Quitte à devoir faire mentir la prophétie maya et se lancer à la recherche de l'Évangile de Sang, un film muet projeté à une poignée de verriers, en 1910, à l'Idéal cinéma, le plus vieux cinéma ouvrier du monde, situé à Aniche.

  • Cet ouvrage richement illustré propose une description précise de nombreux jeux traditionnels comme les jeux avec animaux (combats de coq, colombophilie, tir à l'oie...), les jeux de lancer (jeu d'écu, javelot, billon...), les jeux de boules (boules plates, quilles du Ponthieu et de Thiérache...), ou les différents jeux d'estaminets. Les jeux sont montrés dans leur environnement avec leur histoire, leurs règles et leur évolution.
    Ce livre, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et documents inédits, donne les clefs indispensables à la compréhension et la préservation de ce patrimoine culturel des régions du nord de la France.

  • « Je ne regrette rien de ce que j'ai fait au micro de Rencontre en Nord.
    Je ne regrette pas mes tête à tête avec Alain Decaux, Pierre Mauroy, Jean-Claude Casadesus, Francis Perrin, Frédéric Cuvillier, Marc-Philippe Daubresse, Annie Degroodt, Michel Quint, Frank Thilliez, Jean Stablinski, Mahjoub Ben Bella, Florence Cassez et les autres, tous les autres, comédiens, flics, sportifs de haut niveau, chirurgiens, chercheurs, chanteurs, chorégraphes, skippers, cuisiniers, grands reporters, chefs d'entreprise...
    Toutes ces rencontres ont donné du sens à ma vie de petit Polonais, de fils de mineur, de petit-fils de cosaque.
    J'ai eu deux vies à Radio France. Oui pour bien comprendre ce qui m'est arrivé, il faut savoir que j'ai eu deux vies. Celle de journaliste et animateur, ma première vie, sans l'ombre d'un nuage, ni même d'un reproche. Aux yeux de sa direction, le type parfait. Mais ensuite, il y a eu mon engagement social dans l'entreprise. Ma seconde vie. » Julien Wzorek Entretiens avec Roger Facon & Serge Ottaviani Une terre n'existe que par les hommes qui l'habitent, la collection « Une vie en nord » vous propose de découvrir le destin de ces femmes et de ces hommes qui font la richesse de notre région. Tous ont le « Nord » en commun.

  • La survie de l'humanité ne tient peut-être qu'au fil d'un écrit. Quelques lignes dans un grimoire qui donnent la vie éternelle et permettent de transfigurer le plomb en or, ou les notes consignées dans un petit carnet par un écrivain en repérage pour un de ses romans majeurs. L'Anonyme d'Anvers, contemporain de Rubens, héritier de Nicolas Flamel, alchimiste du Moyen Âge qui aurait découvert le secret de l'immortalité, part en quête d'un des plus terrifiants mystères de l'Histoire. Ce secret est aussi important pour l'humanité que les bouleversements qui ont amené la disparition des dinosaures et le règne d'une nouvelle race animale, la nôtre. Après avoir rencontré les plus grands personnages des temps qu'il a traversé, l'Anomyne finira par aller au terme de sa quête, mais cela suffira-t-il ? Quel est ce secret qu'il a enfoui au plus profond des archives de la fosse Delloye de Lewarde ? Parfois le destin ne tient qu'à une fenêtre trop largement ouverte un soir d'été...

  • Diable ! Quel est ce corps qui frappe aux portes de l'écluse du Petit-Bail ? Pourquoi ces étranges disparitions ? Raoul sait-il des choses que les autres ignorent ? Et d'abord, d'où vient-il ? Une tranche de vie au sein d'un des plus vieux quartiers de Douai, faite de brouillard et de mystère. Les quais de la Scarpe font se rencontrer l'histoire, le romanesque et le merveilleux !

  • Né dans les rues de Chicago dans les années 80, le slam est le fruit de la volonté de démocratiser et populariser la poésie. Débarquant en France dans les bistrots parisiens, il fait le pont entre sa version « street » dite « slam sauvage » et le slam plutôt « hype » d'un Grand corps malade ou encore Abd al Malik, mais sans jamais renier ses convictions et sa verve, car le slam a toujours quelque chose à dire.
    Et ces choses à dire, sur le Nord, en langue ch'ti/picard ou en français s'expriment par la plume de Serial Crieur, métis né à Roubaix. Au travers de ses textes souvent humoristiques, parfois sensibles, il parle du Nord, son Nord, Roubaix, la Belgique voisine, une région qui a souffert, une région qu'il a quitté, pour y revenir. en poésie.
    Revenir en poésie pour rendre hommage à sa convivialité, sa solidarité populaire, son ardeur au travail. son âme.
    «Transmettant la flamme à de nouvelles recrues. Afin de créer des cercles de poètes dix par rues ! ».
    Que ce flambeau culturel soit cédé à la nouvelle génération, qu'elle se l'approprie, qu'elle le rende contemporain, et que sur la scène culturelle on accueille de nouveaux artistes régionaux, notamment par ce « gimmick » d'introduction des nouveaux participants, typique des scènes slam : « Et maintenant voici notre prochain(e) slameur/euse. » « Et à s't'heure ch'est eul Serial Crieur ».

  • Au printemps 1972, une lycéenne est retrouvée assassinée, sur un terrain vague : c'est le (trop) fameux crime de Bruay-en-Artois.
    En arrière-plan de cette tragédie, des mineurs abattent du charbon, une fille d'ouvrier poursuit ses études, des maoïstes machinent un sanglant Tribunal Populaire.
    Et Maxence Débauchin, lui, avec «sin garde-boue qui clique», il pédale sur son vélo. De corons en ducasses, d'églises en estaminets, il cherche à comprendre le sens de la Comédie Humaine qui se joue sous le ciel du Nord.
    Les Athées ou J'ai min garde-boue qui clique est une pièce de théâtre pour rire et pour pleurer, un parcours farcesque et mystique, en Flandres et en Artois. L'univers de Brel tutoie, en français et en picard, celui de Bernanos.

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