Entremises

  • Dérèglement climatique, disparition de la biodiversité, changement de la composition chimique de l'atmosphère, déforestation, acidification des océans,... En quelques dizaines d'années, l'humanité est devenue une véritable force géologique, qui menace désormais les conditions physiques de sa propre existence sur Terre en faisant basculer la planète vers un nouvel état environnemental.
    Au-delà d'un état des lieux détaillé, Alain Papaux et Dominique Bourg proposent une méditation croisée d'une rare profondeur sur ce monde en gestation. Ainsi interrogent-ils les facteurs, notamment politiques, qui nous ont conduits à devenir « modernes » - pointant par là même ce qu'il y a lieu d'abandonner, mais révélant aussi certaines lignes de force que l'humanité pourrait déployer pour entrer dans ce nouveau monde sans perdre les conditions d'une vie décente. Alors s'engage une vaste réflexion sur l'avènement des biens communs, les quotas de ressources, le droit nouveau, la liberté positive, un rééquilibrage de faber par sapiens. Par là, les auteurs nous invitent à une prise de conscience lucide des difficultés, nombreuses et dramatiques, qui nous attendent, mais également des opportunités que présente cette situation inédite.

  • Hier, journalistes : ils ont quitté la profession Nouv.

    Dans ce livre, Jean-Marie Charon et Adénora Pigeolat exposent et analysent les résultats d'une enquête motivée par un constat surprenant : la durée moyenne des carrières des journalistes est de 15 ans, le nombre de détenteurs de carte de presse a reculé de 10 % ces dix dernières années (un ryhtme de recul qui a doublé en 2020) et l'omniprésence, sur les réseaux sociaux, de discussions entre journalistes autour de la question « Pourquoi je quitte le journalisme ». C'est peu dire que l'enquête révèle une réalité de l'activité de journaliste qui ne correspond pas à l'image que le public se fait de celle-ci, pas non plus d'ailleurs à celle que la profession a d'elle-même.
    Cette enquête s'ouvre sur le portrait des personnes impliquées, puis vient l'évocation des principaux motifs de quitter le journalisme - autrement dit, le « pourquoi ? ». Suivent plusieurs focus, à commencer par les conditions concrètes d'une activité qui est devenue trop dure, trop intense. Ainsi est abordée la question d'un épuisement, jusqu'à la rupture physique et psychique, avec les « burn out ». Les femmes, qui sont les plus nombreuses dans ce panel, connaissent aussi des conditions particulières qui doivent être décrites et analysées. C'est alors le moment de s'interroger sur la nature des reconversions, autrement dit le « où vont-ils ?
    » et comment ? Le dernier chapitre, conclusif, est consacré à ce que nous disent de l'évolution des médias, de la production de l'information et du journalisme, ces choix de quitter la profession.
    Quelque chose comme la part d'ombre de la mutation en cours des entreprises de presse et du système d'information.

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  • Autrement que Félix Guattari et Arne Naess, qui ont employé ce terme, Jean-Yves Leloup nous introduit ici à cette écologie intégrale qu'il appelle écosophie. Elle intègre en effet l'écologie rationnelle et scientifique, l'écologie instinctive ou chamanique, l'écologie intuitive ou non dualiste et l'écologie affective et religieuse ou écologie sacrée. Changer notre regard sur nous- mêmes et notre environnement est le préalable à tout désir de préserver ou de changer le monde.
    Aux regards de la politique, de l'économie, de la science et de la philosophie, il faut joindre celui de la contemplation et de la Philocalie ; Rumi et François d'Assise ont été les précurseurs de cette écosophie qui respecte, prend soin de la nature et en célèbre la beauté - l'Être infini y est manifesté et caché.

  • Comment affronter la mort ? Cette question semble se poser de manière particulièrement insistante dans les moments critiques où notre vie se voit mise en danger, mais en réalité elle ne nous quitte pas et nous accompagne de manière plus ou moins patente tout au long de notre existence. Comment ne pas voir en effet dans cette frénésie d'action qui meut tant de nos contemporains une pathétique fuite en avant face à ce qui inéluctablement les attend et dont ils croient ainsi obscurément retarder l'échéance ?
    La mort a pour eux le visage d'un événement à venir, dont les sépare encore une suite indéfinie de jours, et contre lequel il s'agit à tout prix de trouver une parade.
    Nous cachons la mort, minimisant ainsi l'importance des rites funéraires qui rendaient possible le deuil. Nous voulons croire que la technique nous permettra d'en repousser les limites, nous jouons nous-mêmes à défier la marche du temps, ou au contraire à décider de notre propre fin. Pourquoi donc ne pas tenter au contraire d'assumer la mort ? Non pas la subir comme un échec, ou un scandale, mais la vivre comme le fondement même de notre existence ? Non pas nier la peur, voire l'épouvante, qui toujours l'accompagnera, mais regarder la mort comme une capacité de l'homme, nullement incompatible avec la joie d'exister.

  • Mettre au jour et démêler les confusions qui gravitent autour d'un concept, celui de « race », qui apparaît d'emblée comme des plus flous, analyser les fondements des constellations mythiques et des idéologies politiques qui se nourrissent de ce concept - alors même que les idéologies assument dans le monde occidental les mêmes fonctions que les mythologies dans les sociétés traditionnelles -, telle est la délicate tâche de démystification qu'entreprend Frédéric Monneyron dans ce livre.
    Ainsi comprend-on comment les élaborations historiques qui se développent au XIXe siècle pour justifier la suprématie ethnique voire biologique des peuples blancs - des origines aryennes et sémites aux Hamites, en passant par les Hyperboréens - ont imprégné durablement l'imaginaire occidental et continuent aujourd'hui d'influencer nos représentations sociales, notamment à travers nos canons esthétiques. Un livre magistral et salutaire.

  • Sur nos petits écrans de manière quasi continue depuis sa première diffusion, la série télévisée Columbo traverse les âges. Pourtant, le goût du public et l'air du temps auraient pu la faire disparaître des grilles de programmes depuis longtemps... C'est qu'au-delà de la particularité des enquêtes policières (les meurtriers sont identifiés dès les premières minutes par les téléspectateurs), il est possible de percevoir des thématiques intemporelles dans le parcours de l'enquêteur mal fagoté ; que ce soit l'aspiration à une « justice pour tous » ou la remise en cause des acquis des classes supérieures, des sujets abrasifs que l'on ne s'attend pas forcément à retrouver dans un programme grand public...
    Un ouvrage critique documenté et enthousiaste qui balaye l'univers du célèbre lieutenant Columbo et qui dépasse certaines analyses devenues lieux communs.

  • Tribulations du mieux vieillir : apport de la médecine traditionnelle chinoise Nouv.

    La médecine occidentale moderne a une approche différente de la médecine traditionnelle chinoise : c'est particulièrement vrai pour le vieillissement, considéré par la médecine occidentale comme une maladie à soigner, alors que la médecine traditionnelle chinoise le présente comme une évolution de la personne, dépendant de son équilibre de vie. L'ouvrage So Ouenn Nei King, rédigé depuis environ deux mille deux cents ans, précise même comment bien vieillir dès le premier chapitre, et distingue quatre niveaux de succès dans la démarche de chacun.
    Pour illustrer ce savoir ancien basé sur des observations cliniques, les auteurs proposent un jeu avec des personnages « typés » selon les classifications de la médecine traditionnelle chinoise, dont il faudra analyser et comprendre les comportements. Deux façons de jouer :
    ? rapprocher les personnages de relations connues, tout en faisant attention aux différences ;
    ? imaginer le « moteur » de chaque personnage, ce qui le fait agir ou réagir de cette façon.
    La raison de cet essai est d'éclairer la liberté que nous avons de préparer l'hiver de notre vie en toute sérénité.

  • En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l'Église - et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions - comme « corps, âme, esprit ».
    Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette « seconde naissance », naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé.
    Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême, puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort - ou de notre éternité.

  • Fruit d'une quarantaine d'années d'études théoriques et surtout de pratique spirituelle, ce petit traité propose une mise au point particulièrement claire et précise sur ce qu'est l' « ego » et sur le possible « travail » le concernant. Qu'est-ce donc que l'ego ? Une maladie dont il s'agit de guérir ? Un stade du développement humain à dépasser ? Une pure illusion, ainsi que le soutiennent certains enseignements ? Enfin, qu'implique réellement une vie « libre de l'ego » du point de vue de la personne humaine ?
    Mettant en garde contre les approximations, les interprétations morbides et partielles des enseignements spirituels, Gilles Farcet voit plutôt en l'ego un aspect de notre fonctionnement à connaître et à réguler pour, en fin de compte, s'en trouver de plus en plus libre.
    Au fil de ce petit traité, il se propose d'abord de tenter de mieux cerner la nature et l'identité de ce fameux ego pour énoncer, ensuite, les fondements d'une relation de bonne intelligence avec lui. Autrement dit, comment instaurer avec l'ego une relation consciente qui nous permette d'en faire usage plutôt que d'être son jouet...

  • Dans ce livre, c'est l'alliance apparemment indéfectible entre esthétique et métaphysique qu'il est nécessaire selon Stéphan Vaquero de mettre radicalement en question. Il s'agit en effet pour lui d'entreprendre une « réhabilitation de l'esthétique » en montrant que chez Heidegger le sensible et le sentiment sont pensés non pas en fonction de la relation sujet-objet, mais à partir de leur caractère ontologique qui fait d'eux des expériences de l'immédiate présence de l'apparaître.
    C'est donc à une lecture profondément renouvelée des textes que Heidegger a consacrés à l'oeuvre d'art qu'il nous invite, en montrant qu'il s'agit de trouver en eux une pensée non métaphysique du sensible, de la sensibilité et du beau. Comme il l'affirme dans la conclusion, la critique heideggérienne de l'esthétique vise dans l'esthétique ce qui n'est pas elle, à savoir essentiellement la pensée métaphysique de la re-présentation, qui en fait une théorie de la médiation entre sujet et objet, alors qu'il s'agit au contraire de retrouver le caractère originaire de l'esthétique qui est celui d'une épreuve immédiate de l'être telle qu'elle se donne à voir dans l'oeuvre d'art. C'est donc une telle réhabilitation ontologique de l'esthétique qui constitue l'enjeu des quatre chapitres du livre, lesquels traitent chacun d'un aspect essentiel de l'expérience artistique.

  • Comment vivre avec l'autre librement Nouv.

    Vivre à deux ou simplement être en relation avec quelqu'un nous confronte souvent à deux difficultés : préserver notre liberté et préserver celle de l'autre. Pourquoi est-ce difficile ?
    D'abord, parce que nous-mêmes ne sommes pas libres d'une peur fondamentale, la peur de ne pas être aimé, qui influence beaucoup notre façon d'être en relation : nous désirons tellement être aimés que nous mentons, ne savons pas dire « non », ne nous affirmons pas, bref, nous ne sommes plus nous-mêmes. Sans compter que nous attendons aussi de l'autre qu'il nous guérisse de nos peurs. Finalement, les problèmes qui surgissent dans nos relations sont souvent liés à la problématique de l'estime de soi, de la valeur que l'on se donne et à la difficulté de nous accepter tels que nous sommes.
    Comment, dans ces conditions, cultiver notre liberté et aimer la liberté de l'autre ou, pour le dire autrement, comment être nousmêmes et autoriser l'autre à être autre ? Comment donc ne pas faire d'une relation une prison ? Comment ne pas m'emprisonner et comment ne pas emprisonner l'autre ? C'est à ces questions et à bien d'autres que répond le psychothérapeute Pascal Dion dans ce livre, qui nous donne des clés de compréhension décisives et nous encourage à accueillir l'autre comme le partenaire de notre changement et le révélateur de notre être.

  • En cette vie, que cherchons-nous ? Nous avons tous en nous la nostalgie du bonheur et, au fond, nous agissons toujours en vue d'atteindre ou de retrouver une forme de paix et de joie, et ce même lorsque nous nous trompons et que nos choix nous conduisent à souffrir davantage. C'est en acceptant de nous voir tels que nous sommes que nous pouvons espérer comprendre comment nous fonctionnons et dans quelle mesure nous sommes prisonniers de nos peurs et de nos attentes.
    Or, contrairement à ce que prétendent aujourd'hui nombre de marchands de prêt à penser et à vivre, il n'existe pas de formule pour être heureux. Ce texte n'est donc pas un recueil de « recettes » visant au bien-être ; plutôt un petit traité de pratique spirituelle. Gilles Farcet s'appuie ici sur son parcours et sa longue expérience d'une voie pour tenter de dissiper quelques illusions, proposer de nouveaux positionnements intérieurs et surtout montrer ce qui nous exile du simple sentiment : ici et maintenant, je me sens ouvert, positif et content.

  • L'Algérie étouffe. Toutes ses frontières sont sous pression. Le pays donne l'impression d'être encerclé, tant son environnement régional est incertain. À l'Est, la Tunisie n'arrive pas à retrouver sa stabilité, alors que la Libye peine à se débarrasser des milices nées dans la contestation du régime de Mouammar Kadhafi.
    À l'Ouest, la frontière avec le Maroc et le Sahara occidental est fermée. Au Sud, le pays doit gérer 3500 kilomètres de frontières avec la Mauritanie, le Mali, le Niger et la Libye.
    La crise malienne, qui a pris une dimension internationale, a augmenté d'un cran la tension côté sud, complétant un tableau redouté par les autorités algériennes. La région a en effet fini par attirer ce que le pays craint par-dessus tout : la présence simultanée de groupes jihadistes et de forces militaires des grandes puissances...
    Dans ce livre, Denis Bouclon expose, analyse et décrypte de façon magistrale une situation aussi délicate que confuse.

  • Dans notre société, nous sommes placés entre deux injonctions : d'un côté, nous apprenons que nous devons aimer l'autre sans discuter et, d'un autre côté, il est fait l'éloge d'une certaine culture de soi. Or, faire de l'amour de l'autre un impératif qui vient de l'extérieur, un devoir coupé de notre désir intime, est justement ce qui provoque une distance par rapport à nous-même et nous éloigne d'un véritable amour de soi. Et la difficulté, c'est aussi que l'amour de soi se constitue toujours en relation avec l'autre... Autrement dit, l'amour de soi n'est pas compatible avec un nombrilisme qui rejette l'autre ou s'en écarte, mais il éclot toujours à travers l'autre. Apprendre à s'aimer soi-même implique donc un certain travail sur notre relation à nous-même et à l'autre.
    Dans ce livre, le psychothérapeute Pascal Dion nous accompagne sur ce chemin vers l'amour de soi et nous invite à interroger de nombreuses dimensions de notre existence : notre passé, la façon dont nous vivons les valeurs auxquelles nous tenons, notre enfant et nos parents intérieurs, notre peur de ne pas être aimé, notre dépendance, notre difficulté à nous affirmer... Ses paroles représentent une aide précieuse pour comprendre comment tous ces aspects peuvent être éclairés, accueillis, parfois dépassés, souvent réconciliés, jusqu'à ce que nous puissions vivre paisiblement en amour avec nous-même.

  • Créer sa santé durable Nouv.

    Cet ouvrage n'est pas un énième livre à slogans ni une compilation fantaisiste de recettes miraculeuses, mais une main tendue qui offre une prise solide. Une prise solide, parce qu'il invite d'abord à comprendre, à partir d'une approche pluridisciplinaire et humaine de la santé et de la maladie, les mécanismes de maintien de la santé et d'un vieillissement réussi : or c'est de cette compréhension que pourra éclore la conviction, seule capable de motiver une mise en pratique des connaissances acquises et de changer - en douceur - le cours de nos habitudes. Dans ce livre dense mais d'une écriture toujours fluide et élégante, Josette Dall'Ava- Santucci explique pourquoi il est nécessaire d'associer le bienêtre, le bien-bouger et le bien-manger : réconciliation entre les rythmes du corps et les rythmes de la nature, importance capitale du plaisir, de l'activité physique et de l'amour de soi, sans oublier l'alimentation, la perte de poids, et tant d'autres choses...
    Mais si une mise au point experte sur les connaissances les plus pointues est certes nécessaire pour nous convaincre, il s'agit aussi de passer à l'action : c'est à cette pratique que nous invite également Josette Dall'Ava-Santucci, nous offrant de multiples conseils éclairés (jusqu'aux plats à privilégier et à éviter dans nos restaurants préférés !) et n'hésitant pas à aller à contre-temps de nos conditionnements. Jamais culpabilisant et toujours bienveillant, ce livre pédagogique nous responsabilise. Il propose une aide essentielle à toutes celles et ceux qui aspirent à prendre vraiment soin d'eux-mêmes.

  • Assurément, nous vivons une crise du politique. A peu près personne ne le conteste, mais les choses se compliquent dès lors qu'il s'agit d'en révéler les origines et les principes. Quant aux solutions proposées pour en sortir, elles sont aussi diverses que contradictoires. Or, la force de l'analyse et de la proposition avancées par Jérôme Bonnemaison tient sans doute précisément à la façon dont il positionne le problème - non pas dans telle ou telle option politique, idéologique ou structurelle de surface, mais en-deçà de tous les ajustements éventuels : dans le paradigme de la démocratie représentative en elle-même. Car cette crise n'est pas passagère, mais le symptôme d'une fin : nous sommes arrivés au terme d'un fonctionnement possible du politique tel que la modernité l'avait inventé. C'est pourquoi, parce qu'elles s'appuient sur le paradigme de l'ancienne politique que pourtant elles dénoncent, les différentes attaques adressées au système politique que nous connaissons sont vouées à l'échec.
    Aussi, après une analyse à la fois fine et musclée de la crise et de ce qui l'a provoquée, Jérôme Bonnemaison développe l'idée d'un autre modèle de fonctionnement, celui d'une société à la fois délibérée et délibérative, où chacun, à nouveau responsabilisé face aux choix collectifs, peut devenir un acteur direct de l'économie politique et prendre son destin en main. Pour autant, nulle utopie ici, car cette société est déjà là, parfois en germe, souvent en pratique - et l'obstacle à franchir, finalement, n'est autre que l'illusion de croire que nous vivons encore dans un système politique représentatif... Ce livre est là pour encourager ce modèle d'une société d'hommes libres à prendre conscience de lui-même.

  • Le devoir de mémoire et l'approche purement fonctionnaliste de la Shoah escamotent le fait qu'une connaissance de la Shoah dans ses structures constitue un véritable réquisitoire de la modernité, dans son rapport à la raison comme rationalité pure, indépendamment du raisonnable, de la question du sens, et de l'autre sens du rationnel comme relationnel. Les approches les plus aiguës de la Shoah ont profondément modifié la manière d'appréhender, de penser l'événement historique jusqu'à en faire un moment phare, un moment époqual qui résume et condense la modernité.
    Nous n'en avons pas fini avec la Shoah comme telle, nous avons, à vrai dire, à peine commencé à en dire quelque chose. Non seulement le renversement de la raison qui a rendu possible la Shoah est encore à l'oeuvre aujourd'hui, mais ce renversement s'impose comme un paradigme planétaire. Cette première génération, qui fera face à l'absence de survivants de la Shoah, prendra-telle la mesure du danger et de sa planétarisation ?
    Après la Shoah, qui peut nier que l'homme a la charge de l'homme ? Je suis le gardien de mon prochain.

  • En ces temps si troublés, les Etats sont appelés à repenser leurs processus internes et externes pour répondre avec le plus d'efficience et d'efficacité possible aux défis contemporains : le numérique et l'intelligence artificielle leur imposent une réforme globale concernant leurs structures, leurs pouvoirs, leurs compétences, leurs principes d'organisation, leurs outils de gestion, leurs mécanismes de coopération et d'évaluation de leurs rapports avec les citoyens et administrés, entre le centre et la périphérie, entre le public et le privé, entre les élus et les électeurs, créant ainsi une nouvelle forme de démocratie, la démocratie 2.0. Mais que devient l'Etat de droit dans une démocratie 2.0 ?
    Dans cet ouvrage, Patrice Cardot propose une réflexion aussi vaste que précise autour de cette question décisive, avec l'objectif de proposer une exploration des principaux défis posés à l'Etat de droit et à la démocratie par la révolution numérique, ainsi que des principales transformations qu'ils induisent. A partir de cette analyse, il présente un état du droit applicable aux problématiques en jeu - analyse qui lui permet ensuite d'évaluer la façon dont l'Etat de droit français fait face à ces différents enjeux de transformation dans le contexte où sont exposées les principales initiatives européennes et internationales entreprises pour y répondre. C'est ainsi qu'il dégage des pistes de progrès sur le double registre du droit et de l'éthique pour que la promesse démocratique ne soit pas irréversiblement altérée par l'incapacité de l'Etat et des institutions européennes et internationales à anticiper les risques et menaces que font peser sur elle des usages inappropriés du numérique.
    Une réflexion majeure sur l'avenir de la politique et de la place de l'homme dans le futur.

  • Une attente écologique t.1 : poser le problème Nouv.

    Sans nul doute, une menace plane sur l'humanité et la biodiversité - une menace d'extinction. Le professeur Jean Paul Escande estime que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir à y échapper. Mais, avertit-il aussi, c'est loin d'être gagné : pour la raison, entre autres, que, si l'on a certes pris conscience de l'orage qui gronde, aucune solution aux problèmes n'a encore été apportée - peut-être parce que les problèmes eux-mêmes, trop souvent, ont été mal posés...
    Dans ce premier tome, Jean Paul Escande propose donc de poser le problème. Pour ce faire, il explore d'un regard nouveau les grandes problématiques de notre temps et de notre condition. Sont ainsi convoqués et mis en perspective l'écologie, l'informatique, les médias, l'industrie, la biologie, le transhumanisme,... dans une réflexion qui veut ouvrir sur de nouveaux - et salutaires - horizons.

  • Une attente écologique t.2 : reprendre la main Nouv.

    Sans nul doute, une menace plane sur l'humanité et la biodiversité - une menace d'extinction. Le professeur Jean Paul Escande estime que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir à y échapper. Mais, avertit-il aussi, c'est loin d'être gagné : pour la raison, entre autres, que, si l'on a certes pris conscience de l'orage qui gronde, aucune solution aux problèmes n'a encore été apportée - peutêtre parce que les problèmes eux-mêmes, trop souvent, ont été mal posés...
    Dans ce deuxième tome, Jean Paul Escande poursuit sa réflexion pour, finalement, montrer que l'on ne pourra résoudre le problème écologique que si les biologistes et les neuroscientifiques acceptent de prendre un risque : celui de postuler que l'ADN n'est pas le Maître Unique de la Vie et qu'une autre instance, encore mystérieuse mais à découvrir, organise les relations établies par les êtres vivants, entre eux et avec leur environnement...

  • Numérologie et tarologie : de la date de naissance aux énergies de l'être Nouv.

    Daphnée est née le 7 mai 1980. A un peu plus de quarante ans, elle vit une année de questionnements auxquels elle ne trouve pas de réponse. Tiraillée entre les projections de ses parents et grands-parents durant son enfance et ce qu'elle perçoit de ses qualités profondes aujourd'hui, elle cherche des réponses qui soient enfin SES réponses.
    Au travers de cet exemple, David Dierickx, accompagnant, conférencier et professeur de numérologie et de tarologie, vous dévoile les secrets des énergies contenues au coeur de la date de naissance. Vous découvrirez comment, par cette seule analyse, vous pourrez extraire les énergies fondamentales de l'individu et comment il vous sera possible de les interpréter pour analyser ses tendances naturelles.
    Vous pourrez ainsi aller plus loin dans la plus essentielle des connaissances : vous-même.

  • De la beauté Nouv.

    De la beauté

    Frédéric Monneyron

    Dans le contexte actuel où l'interrogation métaphysique semble avoir déserté le champ de la pensée et où la seule efficacité technocratique et économique remplace l'exigence politique - voire l'éthique elle-même, bref, dans un monde privé de valeurs et de questionnements essentiels, une autre perte se profile, peutêtre la plus grave : celle du sens esthétique. L'homme pourrait-il y survivre ? C'est la question qui a motivé ce livre, car certaines évolutions des sociétés contemporaines peuvent laisser craindre que la beauté elle-même, au moins en tant que valeur, ne puisse être remise en cause.
    Passant d'abord au crible une tradition esthétique qui a progressivement réduit notre appréhension de la beauté, Frédéric Monneyron propose une réflexion qui, en nous donnant les moyens d'identifier la sensation du beau, pose les bases de ce que pourrait être une anthropologie esthétique fondée sur l'image plutôt que sur le concept. Par là, il invite à reconsidérer l'esthétique occidentale pour en faire une philosophie de la nature plutôt qu'une philosophie de l'art. Ce renversement de perspective rend possible une nouvelle herméneutique dans laquelle non seulement les apparences peuvent être profondes, mais ce qui était devenu invisible est rendu de nouveau manifeste...

  • Le constat du mal Nouv.

    Le constat du mal

    Jean Granier

    La misère mentale, que l'on déplore jusque dans les sphères les plus élevées de la réussite sociale, gagée souvent sur les diplômes !, se manifeste par l'inaptitude, de nature ou de mauvais vouloir, à penser le monde et l'expérience humaine selon une authentique exigence de vérité. Néanmoins, surtout à l'occasion des épreuves les plus douloureuses, et à l'approche de la mort, peut se produire un sursaut de conscience ; mais il est alors trop tardif pour modifier notablement le style global d'une existence. Les miséreux mentaux quittent la vie sans en avoir saisi le vrai sens, ils ont raté la destination humaine.
    Aussi, nulle tâche n'est-elle plus urgente et impérative, aux yeux du philosophe, que celle de montrer comment la vérité de la destination humaine, telle que la pensée métaphysique la conçoit, résiste à toutes les objections que l'on peut tirer de la misère mentale, malgré son angoissante extension ; ce qui suppose un esprit de justice et une résolution de lucidité prêts à envisager des solutions fort éloignées de l'humanitarisme idéaliste et de la théologie de fraternité lénifiante...

  • Les nouvelles routes de la soie : un projet chinois pour le monde Nouv.

    Décrypter le projet des Nouvelles routes de la soie, c'est comprendre l'émergence de la Chine sur la scène internationale, avec ses défis et ses risques. C'est se plonger au coeur de la renaissance chinoise, avec tout ce qu'elle soulève d'enjeux en termes de puissance économique, politique et militaire. Pesant près de 1000 milliards de dollars et englobant 55% du PIB mondial, ce projet concerne tous les continents. Or, si son ambition affichée est d'améliorer la communication entre les pays, la connectivité des routes, de faciliter le commerce, la circulation financière et les déplacements des personnes, ce projet soulève aussi des craintes : par son ampleur, il recompose l'équilibre des forces dans plusieurs régions - qui plus est, lorsque l'arrivée des investissements s'accompagne de navires militaires. Finalement, ces Nouvelles routes de la soie seraient-elles destinées à diffuser un modèle économique, social et politique ?
    Dans cet ouvrage, Florent Detroy soulève et analyse de façon magistrale les problématiques majeures que ces Nouvelles routes de la soie font émerger.

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